Technique de relais ENSA

Néanmoins il faut tout de même veiller, dans le cas d’une tête d’alouette sur une boucle non fermée, à ce que la tête d’alouette laisse suffisamment de longueur de corde sur le brin qui serait court, coupé, au cas où… tout comme sur un noeud de 8.
Mais oui, je l’ai déjà dit, une tête d’alouette bien serrée tient sans problème dans la « majorité des cas », après, bien évidemment, il y a toujours le rapport au diamètre de la corde, de l’état de la corde ou de la cordelette (plus ou moins souple), du mousqueton et de sa forme, etc, etc,…bien entendu, mais il faudrait voir réellement à quelle valeur (en tension constante, et en tension « choc ») elle glisse, ou se rompt…?

Beaucoup de chose sont dans les croyances populaires car non réellement testées et vérifiées !
Dans le même ordre d’idée, on l’a déjà dit là aussi, un noeud français bloque dans les deux sens, alors que beaucoup pensent et disent qu’il est unidirectionnel ! Ou encore sur un autre post, la légende qui consiste à penser qu’un Grigri est auto-bloquant et va faire tout, tout seul…

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Pour ajouter un avis supplémentaire, voici les préconisations du bouquin « Sports de montagne d’été » (Winkler/Brehm/Haltmeier), édité par le Club Alpin Suisse :

Sur points béton ils préconisent eux aussi un relais « précontraint à la mode germanique », avec un mousqueton central dans l’ancrage du bas, et un renvoi sur le point du haut :

(si la sangle est trop longue, la raccourcir avec un noeud de huit)

  • En conditions « normales », le second assure le leader au pontet, en se positionnant suffisamment bas par rapport au point de renvoi.
  • Par risque de chute très dure, ou dangereuse pour l’assureur (ex: se faire catapulter dans un toit juste au-dessus du relais), passer à un assurage au relais, sur demi-cabestan, et sans point de renvoi sur le point du haut.

Je précise qu’il ne s’agit pas d’une expérience ou d’un avis personnels. Je résume juste les préconisations du bouquin, dont le parti-pris est plutôt d’exposer des techniques simples à mettre en oeuvre et passe-partout.

(Une coquille sur le passage de la corde dans la dégaine de renvoi)

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J’avoue, ça fait pas très sérieux ! :smiley:
La figure est issue dudit bouquin, je l’ai retrouvée en ligne sur le site escalroc26. Chez moi j’ai la nouvelle édition, et la coquille est corrigée : la corde sort bien de la dégaine côté grimpeur.

Oui car nous l’avions déjà signalé…

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ils viennent de publier deux nouvelles vidéos :

et même une troisième, mais ça nécessite un nouveau topic (chic, on va s’écharper :smiley: )

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La météo va changer, ça tombe bien ! :joy:

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Ce qui m’étonne quand même c’est que là, D est posée avec une tête d’alouette ! Sur la vidéo ENSA récente (quand ils ont changé de dogme), on utilise un noeud de chaise, il suffit de le prévoir prêt d’avance sur A avec une sangle en bandoulière (et régler avec un cab sur C).

Le schéma du post que tu cite ne correspond effectivement pas au « relais point fixe » de l’ENSA, puisqu’il n’y a pas de répartition de l’effort entre les deux points :wink:

Hormis la qualité du dessin, incontestable, je ne vois pas l’avantage de ce système par rapport à ce qui a été longtemps enseigné et, sauf erreur étrangère à la logique d’assurage, a toujours bien fonctionné : assurage au pontet puis passage de la corde dans un mousqueton vissé placé au niveau du couplage des points du relais, puis la corde passe ensuite dans un mousqueton connecté au point le plus haut ou directement dans le premier point de la longueur si celui-ci peut être placé depuis le relais. Dans cette configuration le choc en cas de chute va être amorti par le système de couplage (répartition des forces) de sorte que l’assureur, à condition d’être bien positionné, va bloquer la corde sans difficulté. Le dessin 1 montre un système dangereux car le brin de vie doit être remonté au lieu d’être baissé, ce qui est très peu commode. Le dessin 2 reproduit le système classique mais avec l’inconvénient de donner du mou plus difficilement.
En cas de doute sur la tenue du relais d’un choc de gros facteur, le mieux est d’assurer à l’épaule, le corps servant d’amortissement, et le relais à assurer le second. D’ailleurs il est à se demander si l’assurage à l’épaule ne devrait pas être réhabilité car il a fait ses preuves et facile à manier.
Dans tous les cas de figure, si le second est plus léger que le premier ou que le relais est douteux, des gants sont recommandés (ils serviront également pour les rappels, étant un élément basique de sécurité)

Assurer un leader à l’épaule ??? A ec un leader bien plus lourd que le second ???

C’est pas si con. Perso j’en ai encaissé sans souci et surtout pour le plus gros vol que je me suis pris (plus de 20 m …eh oui) c’est à l’épaule qu’on m’assurait. C’est pas confortable pour l’assureur, mais (si on ne met pas la corde dans le mauvais sens) je pense en effet que c’est très sûr.

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Bonjour,
Avec de pareils certitudes je doute que la discussion soit très utile, mais j’essaye quand même :wink:
L’assurage sur le relais fonctionne extrêmement bien, son utilisation est un vrai progrès en terrain d’aventure.
Ses avantages :

  • l’utilisation du « vertaco » (mousqueton placé sur le relais dans lequel on clippe la corde du mou) permet d’éviter de mettre un point de renvoi sur le relais, et évite donc l’effet poulie qui multiplie le choc par deux. Plus de sécurité.
  • en cas de chute, particulièrement en début de longueur ou grosse différence de poids, l’assureur n’est pas éclaté contre la paroi… Et assure donc mieux en plus d’éviter de se faire mal.
  • l’assurage est très facile.
    Formez vous avec une personne compétente et vous pourrez vous faire votre propre avis, ce sera mieux que des techniques plus qu’hasardeuses comme l’assurage à l’épaule, qui fonctionne en neige mais c’est bien tout !!!
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Je comprends pas cette phrase

C’est le montage du schéma :wink: De toute manière ce sont des manips à apprendre sur le terrain pour éviter des soucis :wink:

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Comme quoi une phrase ajoutée peut mettre de la confusion là où tout est clair :wink:

C’est vrai ! Mais c’est difficile de ne pas insister sur l’importance du « vertaco » car sans lui cet assurage est très dangereux jusqu’à la mise en place d’un point solide au dessus du relais :skull_and_crossbones:

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pas plus que quand on assure au pontet nan ? Si, y’a pas de point de clippé, le leader se retrouve en dessous de l’assureur et l’ATC/reverso ne fonctionne plus, on a juste un demi tour autour d’un mousqueton…

Oui pareil, sauf que quand tu assures au Pontet tu es obligé de mettre le point de renvoi et de créer une poulie sur ton relais. En assurant au relais correctement tu t’en passes et tu gagnes en sécu👌

Sauf quand tu oublies, ou que tu dis « ça ira bien comme ça » :wink:

Ça a l’air bien l’assurage au relais… Vais tester ça les prochaines fois (avec un vertaco).