Intérêt des "grosses" par rapport aux chaussures d'approche

Salut tout le monde !

Progressant en grande voie, j’avais envie de m’orienter progressivement dans de l’alpinisme rocheux pas trop difficile (PD à D). Et de fait, en me renseignant sur le matos à acquérir, une question assez importante m’est venue. Dans de nombreuses sorties ne comportant pas nécessairement d’approche en glace ou en neige, j’ai vu des personnes mentionner avoir effectué l’ascension en « grosses ». N’ayant jamais acheté de telles chaussures, je n’ai pas connaissance de la sensation qu’apportent ces dernières en grimpe, mais évoluant personnellement dans du 6a/b max environ en chaussons, j’ai l’impression que passer du 5 avec des chaussures d’un tel volume me serait tout bonnement impossible. D’autre part, je n’envisage pour le moment pas de réaliser de réelles courses d’alpinisme sur glacier (attendant une future formation pour assurer ma sécurité, sûrement le CAF de Saint-Etienne bien que celui-ci n’ait pas été très proactif cet été).
De ce fait, j’aimerais donc savoir si les chaussures d’approche, matériel visiblement assez récent dans l’histoire de la montagne, serait un bon choix pour de l’alpi rocheux avec je le répète aucune approche glaciaire ou très technique. Si éventuellement les amateurs de grimpe en grosses me présentaient l’avantage de celles-ci, je serais aussi preneur bien sûr !

Yann

Jusqu’au 5 il n’y a pas vraiment de grosse technique, en étant un peu dégourdi même un débutant peut être cinquogradiste.
Tu peux aller jusque dans le 5 sans trop de souci avec des grosses si la cheville est un peu souple (de base ou avec un laçage réduit). Tu auras juste le pied un peu lourd et peu de sensations. Intérêts principaux: pied au chaud, pied protégé, cramponnable, une seule paire pour l’approche et l’ascension, quel que soit le terrain tu ne te poses pas de question et tu peux bourriner, courir, taper …
Avec des chaussures d’approche si tu es doué tu peux aller jusque dans le 6. Avec tu as plus (+) de sensations, généralement une meilleure accroche en rocher sec que des grosses (ça reste à voir en fonction des modèles…), moins de protection du pied, course/trot facile, gare aux entorses en courant dans les moraines.
À mon avis avoir les 2 c’est bien. Suivant la forme, ou juste l’humeur, tu peux choisir. Comme un sac à main. Ou un caleçon, mais à 200€…

d’accord avec alexis (encore que pour taper le 6 sans chaussons, va falloir que je progresse).
On parle de haute montagne, voir de grimpe en haute montagne. Les chutes de pierres, le froid et la pluie (qui peut accentuer le froid, si les pieds ont pris l’eau), sont des choses qui arrivent régulièrement, et un cailloux sur le pied n’a pas le même impact si t’es en grosses ou en chaussures basses. Grimper avec les pieds froids change vraiment la difficulté.
Il y aura probablement des amateurs de légèretés (riches) qui te diront qu’on peut tout faire en chaussures d’approche. C’est vrai (à condition de choisir une semelle très rigide, qui crochète mieux les petits grattons, d’où le fait que jusqu’au 5, ça passe en grosses). Mais pour les raisons évoquées plus haut, on joue avec les probabilités pour gagner du poids.
C’est toi qui voit, de toutes façon il te faudra autre chose que des chaussures d’approche pour ta formation glacier.

Bonjour,
Dans les Pyrénées, où la majorité des courses sont rocheuses, nous utilisons des tennis pour l’approche et on prend les chaussons pour grimper (confortables pour les grandes voies, arêtes…).
Je n’ai pas mis de grosses depuis le déconfinement par exemple, et j’adapte mes très vieux crampons à lanières sur les tennis pour éventuellement aller sur la neige.
Nous n’avons pas la même culture montagne que dans les Alpes et je me suis bien rendu compte que nous étions les seuls à procéder comme cela dans les Alpes cet été.
C’est le choix de la légéreté, de l’agilité, de l’aisance et personnellement, je suis plus sûr, plus rapide en grimpant avec des chaussons.
A toi de tester et de faire ton choix.
L’avantage est que tu n’as aucun matériel à acheter dans un 1er temps.

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Si t’as l’habitude de grimper en grosses ou s’il faut cramponner ou s’il y a une longue progression en neige, tu grimpes en grosses. En revanche, si tu grimpes en chaussons d’escalade habituellement, alors là tu t’equipes en chaussures d’approche qui te permettront de franchir des terrains avec des pas d’escalade ou éboulis (par exemple) pour te rendre à l’attaque. Chaussons et approches sont complémentaires (neige/glace exclues).

Le concept de chaussures d’approche n’est pas nouveau. Il a existé par le passé des chaussures légères à semelles rigides vibram pour le même usage : Super Calcaire de Galibier (une Super Guide allégée couleur peau de chamois, très efficace et très confortables ou les Lionel Terray, autres Super Guide légères, mais en cuir). Elles permettaient la rando jusqu’à l’attaque, sans le poids des « grosses » mais étaient équivalentes en termes d’efficacité (gratonnage, massifs calcaires, calanques, etc).

Le 6 de jadis en grosses (soit un 6c de maintenant), ça se fait mais il faut « réapprendre » à grimper et oublier les techniques utilisées avec les chaussons ! (C’est radicalement différent).

34 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Equivalence anciennes cotations et cotations ouvertes modernes

J’aime pas les semelles rigides pour marcher, c’est comme ça pour moi, je les supporte pas, au bout de 3km de descente (hors névé) / plat j’ai affreusement mal aux pieds (peut-être du ma manière de marcher, j’ai jamais trop approfondi la chose).
Du coup, j’évite un maximum de prendre mes chaussures d’alpi quand il n’y a pas de névé à la descente (ni quand pas besoin de cramponner non plus). Et c’est le même combat avec des chaussures d’approche, semelle trop rigide. Donc c’est pas pour moi non plus.

Tout ce que je peux faire en baskets, je le fais en baskets (approche et grimpe). Que ce soit en grosses, en baskets ou en chaussures de rando montantes, j’ai jamais perdu beaucoup / grimpe en chaussons (6a chaussons, 5b/c chaussures de rando/grosses, 5a/b baskets grosso modo), mais ça dépend beaucoup des voies et de leur config.

Salut, j’ai effectivement mentionné les grosses pour l’arête des Lézards au vallon de la Selle. Mes « grosses » ne sont pas si grosses puisqu’il s’agit des Trango SL rouges. Je n’ai jamais eu de problème de mal de pied, et pour ce WE, j’avais pris une seule paire de chaussures pour tout faire quand ma partenaire avec trois paires de chaussures.

Jusqu’au 5+, ça ne modifie pas trop ma grimpe d’avoir des baskets, des chaussons ou ces petites chaussures de montagne à tout faire. Donc perso, c’est confort de ne jamais changer de chaussures.

Après, ça m’est bien arrivé de faire des WE juste en basket aussi avec les crampons sur des baskets. J’utilise des chaussures d’approche super adhérentes d’Arctéryx.

Mais bon, j’ai la chance de ne (pratiquement) jamais avoir d’ampoule ou mal au pied. Et je ne grimpe plus assez pour qu’il y ait une différence significative entre mes niveaux max en chaussons, basket, grosses … Ce serait genre 6b, 6a/b et 6a …

Une question : qu’appelez vous des grosses ?
Pour moi ce serait des chaussures de randonnée qui montent au dessus de la cheville, correspondant vraiment au terme « grosses » peut-être bonnes pour certaines courses d’alpinisme à la limite, mais vraiment limite, éventuellement avec crampons, pour les vias ferratas, pareil, trop lourd et pas assez précis, mais pas pour l’escalade.
Après il y a des chaussures de marche ou de trail ou encore « d’approche », peuvent convenir sur des grosses prises.
Puis il y a les chaussons.

Les grosses, c’est les chaussures classiques d’alpinisme, lourdes, rigides, pour l’altitude.
Des chaussures de randonnée ne sont pas des grosses, ce sont des chaussures à tige haute.

Le terme grosses est réservé à l’alpi.

aux grosses pompes en fait. Lourdes, pas forcément. Les titan rock de Kayland (grosses d’alpi pour crampons auto) font 1400g la paire, contre 1100g pour une paire de lowa renegade destinées à la moyenne montagne… c’est pas beaucoup plus.
J’utilise aussi des kayland globo, tout cuir et gtx, comme chaussures à tout faire en haute montagne. Assimilable à des grosses, mais pas cramponables auto ni semi auto (et semelles un peu plus souple)

Par rapport à des chaussons ou des pompes d’approche (c’est le sujet), ça reste proportionnellement lourd (ou volumineux, plus exactement).

Grosses = chaussures d’alpi tiges hautes cramponables semi-auto
Chaussures de rando (ma définition perso) = chaussures de randonnée tiges hautes, semelle « souple » (elles passent avec des crampons à lanières, mais faut pas faire des choses trop compliquées ou sur glace bien dure).

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J’ai des grosses (chaussures d’alpi), des semi-montantes de rando (ou plutôt des chaussures d’approche puisque c’est la version semi-montante de mes chaussures d’approche), des chaussures d’approches (basses donc) et plus spécifiquement des chaussons d’escalade. Sans même faire de l’alpinisme il y a des terrains où je suis bien content d’utiliser les grosses, par exemple en terrain gras et pentu (je pense là à une marche d’approche en particulier) où je peux franchement utiliser la pointe à la montée pour faire une marche ou de la même façon y aller franco avec le talon à la descente. Idem évidement dans la neige.

C’est toi qui rédiges pour Wikipédia ?

Heu… non. Tu as trouvé un article de Wikipédia qui dit la même chose que moi ?

Ok, y’a un gars qui rédige sur WP, particulièrement sur des sujets de montagne et qui emploie le mot "spécifiquement ", à chaque phrase, en dépit du bon sens souvent :smile:
'Scuse-moi.

Je sens poindre une remarque sexiste,… les filles et les chaussures,…et en plus elle a pris trois sacs à main/dos assortis aux chaussures :slight_smile:

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Ben déjà un sujet sur l’intérêt des grosses je trouve ça plus que limite.

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un terrain a grosses

raide, pierres, … la j’ai pris les grosses d’ete
idem dans l’herbe raide