Vous aviez remarqué que l’initiateur de ce fil avait écrit avec l’IA? Relisez ça! En fait Paul il s’en fout du vélo, il voulait juste tester l’IA en octobre 2023 quand c’est sorti…
Vélo traditionnel ou électrique pour randonnée
Purée tu as l’oeil…
Mais en 2023 je n’aurais jamais imaginé ça… j’avais juste trouvé ce ton un peu bizarre, « trop propre sur lui » aujourd’hui effectivement je dirai 80% de chances que ça soit généré par un modèle IA ( ou fortement assisté par lui)
Comment vous voyez ça ?
C’est con, il y a autant à voir, ressentir, découvrir … et être heureux entre deux pissenlits sur 10 m qu’entre deux cols sur 100 km !
C’est juste une capacité à trouver du plaisir et du bonheur sans assistance. Et pour avoir été éduqué à l’environnement dans les années 80 par des éducateurs dans la lignée de Steve Van Matre ou Joseph Bahrat Cornel, je dois avouer en vieillissant qu’ils avaient raison (Van Matre surtout m’apparaissait particulièrement ardu à comprendre). Ce n’est pas si facile évidemment et encore moins quand on est accro à la consommation capitalistique et à l’accumulation qui va avec.
Ça commence, chez nous, dès l’expression « faire la croix ».
Le problème qui apparaît est que « les choix des autres » (ainsi que les miens, probablement), oblitèrent la vie future des suivants sur cette planète. Il est probable qu’il ne s’agisse pas d’un jugement…mais plutôt d’une condamnation in fine !
« Après moi le déluge » semblant être la norme, il est normal que toute position un tant soi peu décroissante soit rejetée et vue comme un jugement chez les tenants de la croissance.
Mon jugement repose sur la dure réalité scientifique. Nos émissions de carbone, les miennes comprises, oblitèrent le futur de nos enfants. Le VAE « sport » n’est que le nième avatar de cette logique mortifère, sous couvert de se donner bonne conscience avec des excuses : « je pollue moins qu’en avion » (alors que je prends aussi l’avion), ou « c’est pour ma santé » (alors qu’un moteur n’améliore pas la santé).
Avec plusieurs accidents et maintenant une ALD handicapante, j’ai eu l’occasion de redémarrer l’activité physique plusieurs fois, en repartant de zéro, ou plutôt de moins que zéro. Par la force des choses, j’ai donc eu « l’opportunité » de réapprendre à prendre du plaisir avec très peu. La seule chose réellement nécessaire, c’est d’en avoir la volonté. L’outil, le moteur, l’assistance … n’ont finalement que peu d’importance : c’est juste une histoire de confort pour ceux ayant besoin de dépenser de l’argent.
Pour se faire plaisir avec peu, une astuces consiste à changer d’activité pour avoir le plaisir de découvrir et de progresser. Gamin, je faisais beaucoup de VTT, maintenant c’est de la route et parfois du triathlon en autonomie. Compte tenue de mon ALD et de mon horreur de la natation, je partais de très très loin pour traverser des lacs à la nage en autonomie. Qlq part, c’était donc facile de progresser et de trouver du plaisir dans la progression. Avec un handicap et en vieillissant, c’est « facile » de ne pas se comparer aux autres et donc de ne de pas regarder la performance absolu qui est misérable mais de se focaliser sur sa pratique personnelle. Je n’avance pas très vite. Néanmoins, je ne rencontre pas grand monde pour traverser Aiguebelette à la nage, avec mon ALD, mon âge, en y allant/revenant à vélo, en faisant le tour en courant, le tout en réelle autonomie (zéro assistance y compris sécurité au milieu du lac). Même pour l’amour propre, c’est donc bien mieux de ne pas avoir de moteur pour faire du sport, hormis celui me facilitant la gestion de mon ALD.
Pour l’Eurovélo, ça me semblerait ridicule de prendre un moteur, un VAE à 5000€-10 000€, alors que j’avais passé mes premières vacances de jeune adulte à traverser toute la France avec un vélo de postier, 3 balles en poche, en avançant au jour le jour, en dormant sans karrimat … Qlq part, il faudrait surtout les plaindre ceux ayant besoin de dépenser autant pour aussi peu, en passant à coté d’une partie des plaisirs et des avantages du voyage à vélo.
Les VAE sports encombreront les décharges dans moins d’une décennie, parce que les batteries n’aiment pas une utilisation épisodique. Il suffira d’un ou deux hivers froids et pluvieux avec le VAE au garage, car on a besoin de confort pour faire du VAE, pour décharger, entamer la batterie et donc condamner le VAE. A titre de comparaison, mon vélo transport aura bientôt 30 ans ! La randonneuse de mon père a plus de 50 ans et roule toujours. Un peu d’entretien et elle tiendra 10 ans de plus.
On était impatients de lire la prose définitive de l’élu omniscient, donneur de leçons des forums, et qui n’en est pas à une contradiction près. On n’est pas déçu par ce florilège d’auto-passage de pommade, c’est grandiose de pudeur et de modestie.
Condamner tout progrès technique ou technologique au nom d’un hypothétique bilan carbone zéro au quotidien va nécessiter d’être cohérent jusqu’au bout et s’atteler à un grand ménage de printemps, à commencer par nos bons vieux vélos musculaires, et revenir au 100% pédibus qui a été notre seule alternative durant plusieurs millions d’années.
Sapiens et ses ancêtres du genre homo étant, comme nous le savons tous, un prédateur ultime, anatomiquement et physiologiquement adapté à la pratique de la chasse à l’endurance, il me parait donc pour le moins incohérent et inapproprié de justifier l’utilisation d’un moyen mécanique quel qu’il soit pour se déplacer, surtout dans le cadre (de vélo) de ses loisirs.
Alors quand je regarde les vélos (de route, ou vtt) des cyclistes (sportifs), c’est généralement des engins récents, et chers.
C’est rare que je croise quelqu’un sur un vélo du 20è siècle.
Avec mon vélo de route à patins et jantes alu, je passe pour un dinausaure…
À mon avis, un sportif à vélo change de monture bien plus souvent qu’un vélotafeur.
+1.
Franchement, l’impact du VAE, à côté de nos voitures, nos transports avion, nos logements et notre alimentation, ca me semble vraiment peanuts.
Je veux bien faire bcp d’effort pour les générations futures, mais je préfère que ces efforts soient utiles.
Tout dépend tout de même de s’il s’ajoute ou s’il remplace. S’il s’ajoute, le pas est certes petit, mais toujours dans la mauvaise direction, peanuts ou pas. Et vu le nombre qu’on est sur cette planète, y’a pas de peanuts qui tienne… Sauf à considérer que le système tient parcequ’on est certain qu’une grande partie de la planète n’aura jamais accès ni à ce peanuts, ni à autre chose. Mais le point de vue est extrêmement égocentré et égoïste, même si changer ce monde dépend assez peu de nos actions individuelles, plutôt de nos actions collectives… Mais pour cela, il faudrait être nombreux à tirer dans la même direction ! Le petit pas est déjà moins petit.
Si le VAE remplace, càd, s’il permet de supprimer une voiture du foyer par exemple ou permet que vous fassiez du vélo-ski, même en partie, c’est vrai que c’est plutôt vertueux. S’il s’ajoute, ma foi, il ne s’agit que d’un joujou de plus, bien plaisant, je l’avoue aisément. Mais ne pas se cacher derrière son petit doigt, c’est aussi être en capacité de voir qu’il ne s’agit que d’un joujou de consommation de plus pour personne aisée.
Joujou qui plus est, comme toute nouveauté technologique pensée par des industriels, n’est à ce stade pas durable du tout. Il suffit de faire 5 à 10 mille km par an de VAE en remplacement d’une voiture pour s’en rendre compte. Pièces de rechange, compatibilité, notices des fabricants, etc …tout manque comme d’hab. On est comme au début des smartphones de masse, sauf que l’objet est plus gros et plus impactant… Déjà moins peanuts, la blague.
Il est certain que les positions extrêmes n’aident pas, voire favorisent l’immobilisme par le rejet de ceux qui hésitent à changer. Et ça, l’immobilisme depuis les années 80 où le problème a été énoncé, quantifié, etc, c’est terrifiant vu d’aujourd’hui.
Il y a longtemps que je n’étais pas venu sur C2C, ce qui me frappe, c’est que le changement, ce n’est pas pour maintenant visiblement. Je ne donne de leçon à personne, je suis très loin d’avoir changé à la hauteurs de l’enjeu. Comme en plus mon pouvoir d’achat augmente, il y a fort à parier que la baisse de CO2 par euro dépensé par mes convictions ne compense pas l’augmentation du nombre d’euros dépensé…
L’écologie, c’est toujours beaucoup de contradictions, cela ne changera jamais. Et comme on est en période de backlash, même le compromis n’a plus le vent en poupe.
A priori la batterie représente de l’ordre de 30% des émissions carbones liées à la production d’un VAE, soit de l’ordre de 65kg. C’est l’équivalent de 300km en voiture thermique. A amortir sur la durée de vie de la batterie.
Je ne connais pas le coût carbone des recharges mais quand on les fait en France on peut supposer que c’est très minime.
On peut toujours discuter des « peanuts » mais perso il ne me viendrait pas à l’idée d’interpeller mes contacts qui roulent en VAE pour leur reprocher le bilan carbone de leur monture…
Ce qui me pose problème dans une partie de mon entourage, c’est la consommation effrénée de l’avion et dans une moindre mesure de la bagnole thermique. Là on est à une toute autre échelle.
Bof, c’est un vélo. En dehors de l’électronique, tout est basé sur de la transmission et périphériques de vélos normaux.
Globalement, c’est beaucoup moins cher à entretenir qu’une voiture, et t’as pas 4l d’huile de vidange à changer (sans parler de l’essence).
Pour l’électronique, en prenant une marque de vélo « normale » basée sur un moteur « normal » (genre bosch) ça reste dispo sans soucis en cas de problème. J’ai un collègue qui a changé son moteur bosch de 10 ans c’était toujours dispo. Perso j’ai changé une batterie j’ai eu aucun soucis à la trouver d’occasion.
Mon vae de vélotaf vient de passer 70 000 km sans gros soucis.
Il m’a remplacé 70 000 km de voiture thermique, donc niveau bilan carbone c’est pas si mal.
Le bilan carbone moyen d’un VAE est à la louche de 300 kg de CO2 sur une durée de vie théorique de 15 000 km.
C’est à la louche mais ce n’est donc pas négligeable, et cela d’autant plus que la plupart des VAE loisirs ne feront jamais les 15 000 km et encombreront les décharges dans moins d’une décennie. Un hiver au garage avec une batterie déchargée (ce qui est classique pour le touriste ne faisant du vélo loisir qu’à la belle saison) suffira bien souvent à clore le sujet. 300 kg de CO2 à multiplier par potentiellement 8 milliards d’individus voulant faire du sport avec un VAE.
Rouler en VAE pour ses déplacements quotidien est très bien si cela remplace des km équivalents en voiture. C’est nimp’s pour une activité loisir visant à effectuer du sport. Jouer sur l’ambiguïté « VAE-déplacement » versus « VAE-loisir » n’aide généralement pas plus à avancer que les excuses santé ou moindre pollution que le camping car/fourgon/avion/navette spatiale.
Non, c’est sûr.
Pas facile d’essayer d’être sobre, quand t’as l’autre abruti qui sort « drill, baby, drill ! » dans son pays où les émissions de CO2 sont déjà énormes.
Perso je dois dire que j’ai relaché la pression. Les efforts individuels sont limités quand t’as des immenses pays qui années après années émettent de plus en plus.
Et les énergies renouvelables viennent en addition des fossiles, jamais en remplacement.
Si on raisonne sur la durée de vie, on peut partir sur 5 ans, ce qui fait 60kg de CO2 par an. J’arrondis à 100kg pour prendre en compte tt le reste et le chargement.
L’impact moyen d’un français est de 8 ou 9 tonnes par an, ca fait autour de 1%.
A côté de ça, un peu plus de 2 tonnes par an pour les déplacements, autant pour l’habitat, même chose pour l’alimentation, c.a.d. 20 à 25 fois plus d’impact que le VAE.
L’urgent me semble de réduire l’utilisation de la voiture, des voyages en avion, d’habiter ds de plus petites surfaces par personne, de devenir progressivement végétarien, ou si l’on veut rogner ailleurs limiter les achats impulsif type « fast fashion ».
En tt cas perso ce sont les pistes que je travaille, je ne me vois pas donner mauvaises conscience aux utilisateurs de VAE, ca me semble parfaitement contre productif