[Digression] Pour ou contre le GPS en rando ?

Perso gérer des cartes papiers m’a toujours gonflé : comme je ne vais jamais deux fois dans le même coin, que j’aime pouvoir changer de destination à la dernière minute et improviser des changements de parcours sur le terrain c’était une vraie plaie à l’époque de la carto papier : forcément tu te découvres le vendredi soir (ou pire sur le terrain) qu’il te manque un bout de carte et c’est le début des emmerdements…

Donc maintenant j’ai mon smartphone de base avec toutes les cartes dont j’ai besoin, plus un vieux smartphone dans le fond du sac en backup.

Pour le GPS si, par jeu on trouve plus amusant de faire sans il suffit de couper le positionnement : on se retrouve avec l’équivalent d’une carte papier…
Perso je trouve qu’il est surtout amusant de pouvoir vadrouiller et tenter des itinéraires inédits sans le stress de perdre le fil de la navigation et de se paumer : quand je n’avais pas de GPS je me sentais beaucoup moins libre de sortir de l’itinéraire prévu et préparé (surtout quand j’emmène du monde : pas envie de mettre le groupe dans la galère)
Et je ne parle pas de l’orientation avec visibilité nulle, c’était du grand art pour certains mais pour la grande majorité d’entre nous c’était quand même très hasardeux voire carrément dangereux (même si le gps n’est pas la panacée dans ces situations)

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Si on aime s’orienter, il faut surtout faire de la course d’orientation, y aller de nuit …

L’orientation, la recherche d’itinéraire, peut être une source de plaisir. Mais pour ma part, il me faut un terrain un minimum technique, par exemple les voies Bédouines de Wadi Rum, ou des itinéraires d’alpinisme. En terrain de randonnée, mon plaisir vient plutôt de l’effort physique, du cardio, ou, si je suis en famille/groupe, du plaisir d’être ensemble. Mais certainement pas de sortir la carte à chaque croisement.

En France, on ne peut de toutes façons pas se perdre très longtemps. Carte ou GPS, la recherche d’itinéraire est faible en randonnée avec des sentiers. En VTT, on se perdait souvent avant le GPS, tout simplement parce que cela gonflait de s’arrêter pour regarder la carte. Sans GPS et sans moteur, on se perdait beaucoup plus à la descente qu’à la montée. :slight_smile:

La carte est plus conviviale pour regarder à plusieurs le soir la sortie du lendemain.
Je prends également la carte lors des sorties, ça a son charme.
Et quand je suis pressé, bim coup de GPS.
Mais chacun voit midi à sa porte selon ses priorités, son confort etc…

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Et tu aurais un souvenir de moins :blush: les galères ne font elles pas aussi partie de notre plaisir ?

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Mais ça en émet tout de même plus que sans GPS… Quand on cherche à être moralisateur sur les autres, il faut d’abord s’assurer qu’on est soit même irréprochable, il faut être exemplaire en tous points, et ne pas se chercher d’excuses !

Citation
Le VAE « sport » n’est que le nième avatar de cette logique mortifère, sous couvert de se donner bonne conscience avec des excuses : « je pollue moins qu’en avion » (alors que je prends aussi l’avion), ou « c’est pour ma santé » (alors qu’un moteur n’améliore pas la santé).

Mais bon, n’étant certainement pas irréprochable moi-même, je me garderai bien de faire quelque morale qu’elle soit… A bon entendeur :neutral_face:

As-tu des chiffres ?

  • Surconsommation de mon téléphone à cause du GPS => 1W pendant 200 h par an en France ? disons 0,1 g de CO2 par an
  • Emission carbone pour le réseau satellite : à toi de donner les chiffres.

Versus une centaine de carte papier. 100 x 100g = 10 kg de papier transporté.

Pour le reste, je le laisse le soin de relire :

Comme tous les occidentaux, je fais bien évidement parti du problème, même si j’essaie d’améliorer les choses dans la mesure de mes moyens.

La susceptibilité, encore un stratagème, excuse classique qd on aborde la décarbonation.

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Ne te méprends pas, je ne juge aucunement tes choix de vie…

Essaie juste de ne pas chercher imposer aux autres ces choix qui ne sont pas les leur !
Si quiconque souhaite user d’un VAE pour une activité loisir, tache simplement de respecter son choix, sans immédiatement chercher à dénigrer son point de vue…

Sérieusement ?

Ben non. Je ne respecte pas son choix, je le subis. Ou plutôt nos enfants vont le subir.

Schopenhauer dirait argumentum ad hominem avec une attaque sur la cohérence morale et un tu quoque.

Dans ce cas, on ne peut rien y faire ! Alors ne change rien… L’argumentaire est imparable !

Bon résumons. Le gps c’est bien la carte papier c’est mal. Le vélo c’est bien le VAE c’est mal.

Moi je fais pas de vélo du tout et je me promène avec mes cartes papier. Du coup c’est bien ou pas? Je m’y perds.

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Ca dépends. Tu randonnes avec du saucisson et des barres que tu as fait toi-même avec les produits de ton jardin et le cochon que tu as élevé? Ou avec des produits achetés au supermarché?

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Non j’amène toujours mon cochon en randonnée et je le tue sur place dès qu’il bute sur un obstacle. Ça évite de porter.
Je mange ce dont j’ai besoin et je laisse le reste aux gypaètes c’est donc également bénéfique pour la biodiversité.

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C’est bien. Par contre il ne faut pas t’habiller avec des vêtements en mérinos tricotés toi-même avec la laine de ton mouton. Il vaut mieux du bon synthétique fabriqué en Asie.

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Compte tenu que les 2 sont fabriqués en Asie, je ne serais guère étonné d’un impact carbone plus faible du synthétique grâce à sa durée de vie bien plus importante.

Il y a qlqs années, j’avais rédigé des fiches de déclaration environnementale pour des produits manufacturés et comparé des fibres naturelles avec des fibres synthétiques. Force est de constater que des produits en fibres naturelles ont parfois des impacts environnementaux supérieurs à des fibres synthétiques.

Exemple :
Tee-shirt coton : 4,2 kg CO2
https://www.decathlon.fr/p/t-shirt-de-randonnee-femme-nh500/_/R-p-308122

Tee shirt polyester 3,5 kg CO2
https://www.decathlon.fr/p/manches-courtes-de-randonnee-montagne-mh100/_/R-p-172246

La différence n’est pas importante. Mais, ça illustre bien.

Le grand public n’a pas envie de rentrer dans ces détails et de trop se poser des questions. La couleur et le branding sont plus importants.

GPS, VAE … il faudrait surtout se baser sur des chiffres. Le GPS de mon téléphone, c’est rien en terme d’émissions carbone si je ne prends en compte que ce téléphone que j’ai déjà. Reste les émissions carbones des réseaux de satellites. On attend donc les chiffres ramenés à l’heure d’utilisation du GPS.

Google donne un bilan carbone du papier de l’ordre de plusieurs kg de CO2 par kg de papier. Je n’ai pas regardé dans les détails mais ça illustre bien que le papier n’est pas sans avoir un impact et qu’on n’émets pas nécessairement moins de carbone en achetant une carte papier qu’en utilisant un téléphone qu’on a déjà. Bien évidement, si on utilise une même carte tous les jours pendant 50 ans, son impact carbone sera assurément plus faible. Mais la vraie vie, c’est également des dizaines de cartes papiers utilisés qlqs jours dans une vie, voire même jamais.
Ceci étant dit, l’impact carbone de la carte ou du GPS est faible à comparer du restant de la pratique. Pour courir mes 2000 km de l’année passé, j’ai notamment besoin de 1-2 paires de chaussures. Néanmoins, avec 500 km de CAP déplacement, je diminue mes émissions déplacements de 75 kg (500 km x 0,15 kgCO2/km). Le bilan est donc positif car j’utilise la pratique sportive pour mes déplacements quotidiens, en plus d’améliorer ma santé et donc de réduire également mes émissions carbones « santé ».

C’est pas faux. D’ailleurs, les galères deviennent des bonnes histoires qu’on aime à raconter ensuite…

Exactement, j’ai oublié un paquet de courses si j’en crois mes carnets et photos, mais aucune de celles où un imprévu s’est manifesté :slight_smile:

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Pour le GPS mais pas aveuglément, j’utilise plusieurs fonds de carte en fonction de l’activité, parfois je charge un gpx ou je trace une route avec des points de passage posés à la main pour avoir une trame de fond, mais ça sera toujours la lecture du terrain qui prime pour ne pas s’engager n’importe où.
Je ne possède pas de carte papier.

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A propos de galère, le GPS m’a sauvé une fois. J’avais perdu plus de 2 h, la nuit est tombée avant que j’atteigne mon campement à la fin d’une boucle d’excursion d’une journée, j’avais oublié ma lampe, et perdu le chemin dans une forêt bien sombre et dense, avec des branches partout, de la rocaille, au bord d’un ravin au fond duquel chantait un cours d’eau. Enfin bref, je me voyais déjà dormir sur place pour éviter de faire un faux pas et tomber dans le ravin. Le GPS m’a permis de retrouver le chemin (une section du GR-20). Il n’était qu’à 50 m, mais je ne l’aurais pas retrouvé sans ça, en l’absence de toute visibilité, dans cette végétation dense et anarchique, la faible lueur de l’écran du smartphone ne permettait même pas tout à fait de voir où je mettais les pieds.

Ah c’était toi dans les randonneurs ? :slight_smile:
Plus sérieusement par curiosité tu te souviens où c’était ?

Ça me rappelle une situation vécue : J’emmenais un groupe de randonneurs/alpinistes, et je devais traverser un glacier (non crevassé) dans le brouillard. Heureusement, j’avais un GPS, ce qui m’a permis de nous situer et de trouver le sentier au bout du glacier.
A l’époque, on utilisait un GPS qui nous donnait les coordonnées géographiques que l’on reportait sur la carte à l’aide de petites réglettes en plastique graduées. Ça se faisait bien avec un peu de pratique, même avec du brouillard et du vent.
Le GPS constituait déjà un complément de sécurité à la lecture des cartes.

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