Posté en tant qu’invité par Christophe:
« Mon cher Lionel », je me permets de reprendre tes termes en soulignant qu’après m’être relue, je n’ai pas trouvé traces de mes insultes permettant d’expliquer les cons, barbots, merdes.
Jusqu’à présent le débat avait une relativement bonne tenue. Mais est ce qu’il y a réellement un débat. Trois personnes estiment qu’une voie doit être rééquipée et ils la rééquipent. Aucun débat n’a été ouvert, il s’agit d’une décision unilatérale. Le seul débat qui reste à faire est celui à posteriori de la justification ou non de ce rééquipement. Il faut avouer que les débats sur les voies rééquipés se font rarement avant le rééquipement mais que généralement c’est la politique du fait accompli qui prime.
Si à cela tu ajoutes que les professionnelles (guides, BE mais également gardien de refuges, vendeur de topos ….) sont souvent (mais pas toujours) à l’origine des rééquipements, tu peux comprendre que c’est « pénible » pour les intégristes du coinceur. Cela nous amène au propos qui ont probablement provoqué ta réaction rapide. Nous savons tous que certains rééquipement réalisés par des professionnels trouvent leur justification non seulement dans le dévouement à la communauté grimpante mais également dans la mise en place d’un équipement dans un rôle sécuritaire pour favoriser le développement et la pratique d’une activité. Si la dite activité est le gagne-pain du rééquipeur, il est parfaitement possible de parler d’équipement facilitant le business. Il est tout a fait « logique » qu’un professionnel souhaite se faciliter la vie, Je fais la même chose tous les jours dans mon boulot : je mets en place des choses pour me simplifier la tache. Par ailleurs, étant donné la judiciérisation rampante, nous savons tous qu’il est de bon ton d’avoir quelques bons goujons à présenter à un éventuel juge. Cette problématique ne s’adresse pas uniquement à l’encadrement par des professionnels. Lorsque j’encadre bénévolement, il est clair que la notion d’aventure n’existe que dans l’intitulé de la sortie. Tout est fait pour qu’il n’y ait pas de pépins et donc un équipement à demeure facilite nettement les choses. J’imagine que la problématique est encore amplifiée pour un professionnel ayant déjà réalisé 10 fois la voie, Mais ces considérations « pratiques » sont elles suffisantes pour justifier un équipement (quelque soit la nature de l’équipement : spits, pitons, lunulles, sangles sur arbres etc).
Je te prie de m’excuser si je me suis trompé et si j’ai posé à tord la question de savoir si ce rééquipement provenait d’une volonté de faciliter le business. Tu remarqueras cependant que l’interprétation négative est de ton fait.
et j’ai bien peur d’avoir certainement fais beaucoup plus de terrain d’av que toi, tu vois, je te connais >même pas mais ca se sent et si j’ai équipé et même rééquipé quelques trucs dans les calanques, >j’en ai ouvert bien plus encore du bas alors je t’emmerde.
Je constate que le fait de jouer à celui qui a la plus « grosse » est une caractéristique fréquemment rencontrée chez certains équipeurs. Je ne trouve rien d’anormal au fait qu’un professionnel ait fait plus de TA que l’amateur que je suis. Cependant, si tu souhaites que nous évoquions ensemble nos souvenirs de rocher mais également d’autres activités alpines et « d’expédition », il sera plus sympa de le faire devant un verre. Afin de comparer ce qui est comparable j’aimerais également mon CV « professionnel » et nous pourrons essayer de s’avoir qui « emmerde » l’autre. Par ailleurs pourquoi penses tu qu’avoir la plus grosse te donnes plus de voies au chapitre sur l’équipement de cette voie. Relie ce qui est écrit un peu plus haut en ce qui concerne la concertation. Bien évidement, je n’ai pas plus de voie au chapitre que toi.
Je te sens tout imbibé de FFME et cela me fait de la peine, tu cherches quoi, des amis??? une justification??
Je note, cela va bien faire rire les potes. Rappelle toi que c’est toi qui a été ou sera un notable du milieu grimpant. Je ne suis rien dans ce milieu, n’ait rien à prouver et n’ait pas besoin de « vendre » mon image. Cela changera peut être mais pour l’instant, je n’en ai quasiment rien à foutre de l’opinion de la nomenklatura.
Si cela te branches, je suis un des moins cher du marché…et je peux acheter des coinceurs si tu me montres >comment on s’en sert…
Je peux toujours essayéOk, ayant ouvert quelques topos, j’ai bien compris que la tienne est bien plus grosse que la mienne. Mais, cela ne me donne pas de complexe : je revendique de pouvoir grimper à mon petit niveau en placeant mes protections dans des voies qui ne sont pas nécessairement difficile, éloignées ou des bouses. Mais il doit y avoir pas mal de BE français qui ont du poser nettement moins de coinceur que moi ou que n’importe quel grimpeur même de 3+ ayant pratiqué dans un pays de grimpe traditionnelle. C’est différent pour les guides, mais en comptant le nombre de pitons (et spit) qui sont placés dans les classiques de montagne, je n’ai pas réellement l’impression que la pose coinceurs soit l’activité principale.
Pour en revenir à l’objet du débat
Les spit etaient presents dans la fissure et il y en a même un en moins maintenant.
premiérement la nécessité évidente de relifter cette voie sans qu’aucun doute ne se pose(et sans en modifier >une seule seconde le niveau ou l’engagement)
Tes propos sont en contradiction avec les propos de Xavier
Alors , certes il y a trois goujons neufs ( sur trente mètres!!!) dans la fissure en 6a/ 6a+.
en cas de vent d’est (c’était le cas aujourd’hui) cette fissure " off width " se transforme en laminoir gras et >glissant ou une chute , quelque soit son niveau , n’est pas à exclure ;
enfin , c’est la seule sortie possible de cette voie sans échappatoire et , en cas de pluie 99% des grimpeurs >seront heureux de les y trouver .
La dernière phrase indique clairement que le rééquipement a modifié notablement l’engagement de la voie. Tu ne peux pas nier qu’il y a une grande différence entre mettre des coinceurs à coté de pitons pourries et les placer entre 2 goujons inox. Faisons un petit calcul : la fissure fait 25-30m (plutôt 25m que 30m). 3 goujons en plus du relais cela donne un goujons tous les 6m. Cela correspond bien à la définition du TAP 1992 de Xavier. Je dois avouer ne pas comprendre comment il est possible de vouloir « Laisser la plus large part possible à l’assurage naturel » et en même temps rééquiper cette superbe fissure dans laquelle j’ai retrouvé les sensations que je connaissais dans des voies traditionnels. Je ne détiens pas la vérité mais tant qu’a rééquiper la fissure autant le faire complètement mais faire le boulot à moitié c’est se donner bonne conscience pour continuer à parle de voies non-sportives.
Pour Xavier : je viens de lire rapidement tes longs messages et il me faudra un peu de temps pour les digérer. Tu as raison, je ne suis pas plus « propriétaire » de la voie que Lionel. Cela veut également dire que je le suis autant que lui. Je me suis déjà exprimé à différentes reprises sur la notion de propriété (relis plus haut), il est clair qu’il n’y qu’un seul propriétaire au niveau du droit Français. Les propos de Djamoul me semblent très cohérent. Avant une certaine date la nature de l’équipement des voies n’étaient qu’une question de grimpeurs se « masturbant » la tête en parlant d’éthique (qui n’est qu’un mot intelligent définissant les règles du jeux). Malheureusement pour les grimpeurs, le propriétaire a changé la règle du jeu. Les rééquipeurs sont bien plus exposés aux velléités du propriétaire que les partisans de l’assurage sur protections naturels. On peut regretter ce fait mais c’est devenu totalement irresponsable de ne pas en tenir compte et d’utiliser son perfo sans concertation.
Pas de chance pour les rééquipeurs, mais auprès du propriétaire, « l’intégriste » de service sera celui qui a mis les goujons et non pas celui qui parle de les enlever. Au final, il est probable que les deux seront perdant.
Concernant l’écologie. Mes propos n’étaient qu’une réponse à ceux de Lionel utilisant ce terme pour vendre son « ancrage ». Je ne sais pas s’il existe une grimpe écologique mais il est évident pour tous le monde que l’ancrage qui laisse le moins de trace c’est celui que l’on remplace par une protection naturelle. Si maintenant on fait un eco-bilan complet, il est fort probable que le grimpeur qui a le moins d’impact sur l’environnement est celui qui prend son métro pour grimper dans une salle et non pas celui qui prend sa bagnolle pour aller poser des protections naturels dans un site naturel.
Dix messages à toi tout seul ou tu te poses en garant d’une éthique "pure " de l’escalade " écologique " et ou tu disribues l’anathème >envers ceux qui ne partagent pas tes opinions
Mes nombreux messages ne sont que le reflet du plaisir que j’ai eut à faire cette voie. Nous sommes au moins d’accord sur ce point.
Laisser vierges les itinéraires qui se protègent bien sur coinceurs ( Toit branlant , Coryphène) .
-Rééquiper de manière fiable les rappels des grandes traversées ( je veux bien que l’on m’explique l’intérèt de conserver des rappel sur >des amas de clous rouillés et de sangles cuites… ).
-Sécuriser les relais des voies qui ne peuvent se faire sur coinceurs et /ou sangles.
-Nettoyer les fissures infestées de ferrailles pourries
-Laisser la plus large part possible à l’assurage naturel .
Je suis d’accord avec toi et je serais le premier à t’aider à faire cela. Mais il faudra m’expliquer comment c’est compatible avec les 3 goujons de la fissure. Cela me rappelle étrangement le baratin FFME qui sert essentiellement à se donner bonne conscience et que tous les mondes s’empressent d’oublier pour aller mettre des goujons à la place des protections naturels. On peut se dire que « je sodomise les diptères » pour 3 goujons placés à coté d’une fissure, mais c’est la partie de la voie qui se prête parfaitement à l’usage des protections naturels en libre.
[%sig%]
Ok, ayant ouvert quelques topos, j’ai bien compris que la tienne est bien plus grosse que la mienne. Mais, cela ne me donne pas de complexe : je revendique de pouvoir grimper à mon petit niveau en placeant mes protections dans des voies qui ne sont pas nécessairement difficile, éloignées ou des bouses. Mais il doit y avoir pas mal de BE français qui ont du poser nettement moins de coinceur que moi ou que n’importe quel grimpeur même de 3+ ayant pratiqué dans un pays de grimpe traditionnelle. C’est différent pour les guides, mais en comptant le nombre de pitons (et spit) qui sont placés dans les classiques de montagne, je n’ai pas réellement l’impression que la pose coinceurs soit l’activité principale.
