Rééquipement au Roc Des Boeufs

Posté en tant qu’invité par J2LH:

p’tetbenquoui a écrit:

bien je pense que oui, l’initiative de l’action leur revient,
je doute que le propriétaire soit allé les chercher…

Bien sûr mais le proprio reste le principal intéressé. C’est chez lui que ça se passe et sa responsabilité peut être mise en cause en cas d’accident.

De plus, le proprio étant rarement l’initiateur du projet, un ouvreur qui veut équiper une voie a beaucoup plus de chance d’y parvenir si il a une fédération derrière lui pour obtenir les autorisations nécessaires. Les fédérations ayant besoin de voies équipées aux petits oignons et les adeptes du TA étant très peu nombreux au sein des clubs…

On parle d’une voie rééquipée par le CAF d’Annecy, le CAF d’Annecy c’est 3200 adhérents, beaucoup de grimpeurs, pas d’activité TA (c’est marginal) et une demande importante de nouvelles voies sportives dans des niveaux abordables.

Posté en tant qu’invité par Simon:

J2LH a écrit:

Bien sûr mais le proprio reste le principal intéressé. C’est
chez lui que ça se passe et sa responsabilité peut être mise en
cause en cas d’accident.

ben oui, tout ce qui l’interesse c’est de dégager sa responsabilité …

On parle d’une voie rééquipée par le CAF d’Annecy, le CAF
d’Annecy c’est 3200 adhérents, beaucoup de grimpeurs, pas
d’activité TA (c’est marginal) et une demande importante de
nouvelles voies sportives dans des niveaux abordables.

le TA demande un certain apprentissage, et ca devrait etre aux clubs de promouvoir le TA et de faire des formations ! Le CAF ne parle t-il pas de protection du milieu montagnard ?

Que font les adhérents de ton club lorqu’ils vont faire une course en montagne, s’ils ne savent pas poser de coinceurs ? Ils ne vont pas en montagne et se contentent de voies sportives ? Ils prennent un guide ? Ils demandent a ce qu’on leur équipe la voie en goujons ?

Posté en tant qu’invité par p’tetbenquoui:

il faut faire attention aux raisonnements consistants à dire qu’avec plus de points, plus de sécu et tant mieux, y compris le proprio, parce que sinon, c’est via ferrata sur toutes les anciennes lignes en poussant un peu plus ce raisonnement. et les gougeons des uns sont les cables de autres, tout est affaire de point de vue…

si il est vrai que de la demande existe pour des lignes « sportives », tu le disais toi même, c’est pas le caillou vierge qui manque (en tout cas, si il est censé être dispo et assez bon pour le TA, il doit l’être aussi pour y mettre des gougeons…). est ce une raison pour venir transformer des itinéraires classiques et appropriés à d’autres pratiques ?
je ne le pense pas, quelle que soit la demande…

« l’opinion publique a t elle tjrs raison ? » c’était un des sujets proposés lorsque j’ai passé le bac. si il y avait moyen par certains d’y développer des thèses entières, c’est bien qu’un argument de type « demande majoritaire » ne peut suffire pour justifier cette évolution…

j’ai tout de même l’impression qu’équiper devient un phénomène de mode, longtemps, ce fût un peu l’apanage des vieux routards connus et respectés, maintenant, ça fait « in » comme dirais un jeune à la télé, il faut aller planter du gougeon pour « rendre service » à notre société de grimpeur qui veut du tout lisse tout propre, quitte à marcher au passages sur les autres pratiques plus marginales et que l’on ne comprend pas forcément.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

p’tetbenquoui a écrit:

si il est vrai que de la demande existe pour des lignes
« sportives », tu le disais toi même, c’est pas le caillou vierge
qui manque (en tout cas, si il est censé être dispo et assez
bon pour le TA, il doit l’être aussi pour y mettre des
gougeons…). est ce une raison pour venir transformer des
itinéraires classiques et appropriés à d’autres pratiques ?
je ne le pense pas, quelle que soit la demande…

La question ne se pose pas comme ça.
Pour simplifier je dirais qu’un organisme (club, fédé ou autre) a besoin d’un certain type d’équipement, elle trouve des sites, obtient les autorisations et équipe en fonction de ses besoins sans avoir à demander l’avis d’autres pratiquants qui n’ont aucune légitimité et qui seraient de toute façon bien difficiles à contacter.
Comment lutter contre l’équipement à outrance (ou ailleurs) ? Prendre part à la vie des organismes équipeurs.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Simon a écrit:

ben oui, tout ce qui l’interesse c’est de dégager sa
responsabilité …

Il est normal que ce soit le proprio qui décide de ce qui se passe chez lui.

le TA demande un certain apprentissage, et ca devrait etre aux
clubs de promouvoir le TA et de faire des formations !

Sans doute.

Le CAF ne parle t-il pas de protection du milieu montagnard ?

Pas de protection sur coinceurs :wink:

Et puis il y a une énorme différence entre le discours du CAF et son action sur le terrain.

Que font les adhérents de ton club lorqu’ils vont faire une
course en montagne, s’ils ne savent pas poser de coinceurs ?
Ils ne vont pas en montagne et se contentent de voies sportives
? Ils prennent un guide ? Ils demandent a ce qu’on leur équipe
la voie en goujons ?

Franchement, je n’en sais rien et je n’en entend jamais parler.

Au sein du CAF TA et escalade sportive font partie de 2 commissions différentes (alpinisme et escalade). Dans le cadre de la commission escalade on ne fait que de l’escalade sportive et il faut un brevet de la commission alpinisme pour poser un coinceur.

Posté en tant qu’invité par p’tetbenquoui:

et pourquoi un club serait il plus légitime qu’un particulier ?
si demain, la ffrp bitume tes sentiers de montagnes, tu te tairas parce que toi, simple randonneur lambda « tu n’as besoin d’aucun équipement », tu es là sans légitimité, on sais pas comment te joindre, et en plus, sur du plat, t’as moins de chances de te faire une cheville, donc le proprio est content : bilan, tu dis rien, et tu vas te balader ailleur ?

une certaines notion de respect des autres pratiques devraient peut être un jour germer de manière plus spontanée, cela éviterait que les uns piétiennent les pratiques des autres sous prétexte d’assouvir les besoins d’aventure et de sécurité du reste de la population verticale…

il n’était quand même pas sorcier de se rendre compte que cette voie était appréciée et parcourue en l’état. réequiper, en toute connaissance de cause, reste peu correct à mon sens

Posté en tant qu’invité par J2LH:

p’tetbenquoui a écrit:

et pourquoi un club serait il plus légitime qu’un particulier ?

Le seul qui a une réelle légitimité est le proprio et le proprio aura en général plus confiance dans un organisme reconnu que dans un particulier.

Posté en tant qu’invité par gc:

Et si on enlève tout … le poprio sera encore plus content… car il n’y aura plus personne chez lui.

Posté en tant qu’invité par pierre:

Pourquoi ne pas organiser une journée de nettoyage au Roc des Bœufs ?
Nous pourrions inviter un représentant de la FFME et de la FFCAM (Annecy) afin qu’ils nous donnent le bon exemple en appliquant les textes fédéraux sur l’équipement.

Faut-il rappeler que rien n’est irréversible. Un goujon s’enlève plus facilement qu’il ne se met. Tout bon pratiquant de TA calcaire a un fond de sac constitué d’un marteau et de 3 pitons. Il suffit de rajouter une clé à molette pour régler pas mal de problèmes d’équipement :

  1. Dévisser l’écrou
  2. Si l’équipeur a bien réalisé son travail, il a percé plus profond que la longueur du goujon. Il suffit donc de l’enfoncer à coup de marteau pour le faire disparaître.
  3. Si l’équipeur n’a pas bien réalisé son travail, il n’est pas possible de l’enfoncer. Pour empêcher une ré-utilisation futur du goujon, il est possible d’endommager le pas de vis avec quelques coups de marteau. Un amoureux du travail bien fait préféra entailler la base du goujon avec une petite scie à métaux. Quelques coups de marteau bien placés suffiront ensuite pour casser le goujon.

Posté en tant qu’invité par p’tetbenquoui:

une espèce de « clean up’ day » de c2c alpi ?

pourquoi pas, la région est bien belle !

;o)

Posté en tant qu’invité par J2LH:

gc a écrit:

Et si on enlève tout … le poprio sera encore plus
content… car il n’y aura plus personne chez lui.

Le proprio n’est pas toujours un particulier.

Posté en tant qu’invité par Thierry A:

1c+ à vue a écrit:

Faites la sans AUCUN goujon, peut être que certains
apprécierons de risquer de mourir en cas de chute.

Bonjour,
J’ai l’impression que tu t’énerves, …peut-être que je me suis mal exprimé, je veux juste t’apporter quelques précisions.

Je ne connais pas la voie dont tu parles, peut-être qu’un équipement partiel était nécessaire et puis si l’ouvreur a donné son accord pourquoi pas.
Mon intervention concernait plus l’équipement systématique des voies considérées comme TA sous prétexte de sécurité ou d’acces au plus grand nombre… Je pratique l’escalade sous toutes ses formes de la SAE au TA en passant par les voies spitées qui finalement représentent la majorité de mes sorties, je ne pense pas que l’on peut donc me qualifier d’intégriste et dire que je suis contre les goujons…
Je veux simplement dire que grimper sur une voie peu ou pas équipée et poser ses protections est une pratique ludique et qu’il est dommage de changer ses voies en voies spitées car elles perdront de leur interet. Il est bien qu’il reste des voies abordables pour cette pratique ailleurs qu’à la Sainte Victoire,…

Je pense vraiment que tous les types d’escalades peuvent (et doivent à mon avis) coexister.

Bonne grimpe,
Thierry

Posté en tant qu’invité par gegene:

J2LH a écrit:

Un truc que je ne comprends pas bien, pas besoin d’équipement
pour le TA donc les possibilités doivent être nombreuses non ?
Tout n’est pas équipé et loin de là mais peut-être manquez-vous
simplement d’imagination pour aller faire autre chose que ce
qui a été répété et répété.

Un truc que je ne comprend pas, pour équiper une voie, il suffit d’aller planter des spits dans un beau caillou tout neuf.tout n’a pas été déjà grimpé Mais peut etre manquez vous d’imagination pour aller équiper des voies nouvelles pour aller faire autre chose que ce qui s’est toujours fait sans spits…

Posté en tant qu’invité par Michel:

1c+ à vue a écrit:

Pour rendre une voie au roc des beufs accessible au plus grand
nombre.
Pourquoi vouloir rendre les voies accessibles à tous ? Comme je ne passe pas le 6b, je pourrais aussi y tailler des prises et rajouter du sika, histoire que le plus grand nombre puisse passer !!

Grimper en trad exige un savoir faire particulier
Oui, et alors… est ce genant que le parcours d’une voie, d’un itinéraire requiert un savoir faire ? La Via-ferrata elle requiert moins de savoir faire. Il faudrait en faire une au roc de boeufs comme au rocher de l’Ours (Ubaye).

Posté en tant qu’invité par OlivierC:

J2LH à écrit:
Au sein du CAF TA et escalade sportive font partie de 2 commissions différentes (alpinisme et escalade). Dans le cadre de la commission escalade on ne fait que de l’escalade sportive et il faut un brevet de la commission alpinisme pour poser un coinceur.

Ben, voila, les coupables de l’équipement son démasqués, se sont des mecs qu’on pas été reçu à la commission alpinisme du CAF, ils pouvaient pas poser des coinceurs, alors , ils équipent…en goujons…
Putain, ça sans la friture de goujons ce post!

Posté en tant qu’invité par J2LH:

OlivierC a écrit:

Ben, voila, les coupables de l’équipement son démasqués, se
sont des mecs qu’on pas été reçu à la commission alpinisme du
CAF,

Ou qui n’ont même pas essayé parce qu’ils s’en foutent.

Posté en tant qu’invité par 1c+ à vue:

ce n’ai pas vis à vis de toi qui débat sur le sujet de manière posée et avec dilpomatie.
je trouve ça rageant qu’en ayant rééquipé une voie au roc des boeufs, il y ait une généralisation.
je n’ai d’ailleurs même pas pris l’initiative de ce rééquipement, c’est un ami qui m’a proposé de le faire avec lui, ami qui bien sûr a consulté Vincent Sprungli (qui a ouvert la voie) afin de lui « demander » la permission quant à son projet.
c’était mon premier équipement du bas, j’étais très heureux de pouvoir partager ça avec la communauté grimpeuse. Si j’avais su j’aurai fermé ma gueule ; j’ai d’ailleurs viré le topo que j’avais publié dans c2c pour ne le laisser que sur mon blog.
Quant à la nécéssité du rééquipement, tu peux lire les explications que j’ai essayé de donner précédement.
ce qui m’énerve aussi c’est la méchanceté dont font preuves certaines interventions.
je pense aussi que toutes les formes d’escalade doivent co-exister.
je ne connais encore que très peu le TA, j’ai été tout initié à l’M, mais j’ai hâte de découvrir ce terrain de jeu.
bonne grimpe à toi et éclate toi longtemps à la montagne.
Pierre-Michaël

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

J2LH a écrit:

Au sein du CAF TA et escalade sportive font partie de 2
commissions différentes (alpinisme et escalade). Dans le cadre
de la commission escalade on ne fait que de l’escalade sportive
et il faut un brevet de la commission alpinisme pour poser un
coinceur.

C’est faux, J2, et je te l’ai déjà dit ! Certes, le diplôme initiateur TA est rangé dans le cursus de formation alpinisme, mais un tel diplôme s’obtient grâce à un stage que l’on peut organiser aussi bien au sein de la commission alpinisme qu’escalade. Et je le sais, car depuis 2002, j’en ai organisé un en alpinisme, deux en escalade, et le prochain sera à nouveau organisé avec la commission escalade. Ce choix est dailleurs prévu par l’extranet de la FFCAM, lors de l’élaboration du contrat d’objectif, et j’ai pu choisir escalade. Contrat accepté par mon DTR escalade.

Mais assez de cuisine administrative, le fait que l’activité escalade d’un club CAF intègre ou non le TA est d’abord une affaire de personnes. En temps que responsable escalade de mon club, aidé pour ça d’un petit noyau de passionnés, nous avons créé une dynamique TA chez les grimpeurs, et près de la moitié de nos chefs de course encadrent en TA autant qu’en sportif (avec un diplôme TA escalade ou alpinisme ou un initiateur alpi, qu’importe !).

Posté en tant qu’invité par le yéti:

Peut-être que quand les caf verront leurs investicements en spits disparaitre sous les coup de marteau, ils réfléchiront avant de fournir du matériel.
Domage si il faut en arrivé là.

Posté en tant qu’invité par 1c+ à vue:

Etant un membre de la cordée ayant participé à ce rééquipement je suis, je dois l’avouer froissé, pour ne pas dire blessé par toutes ces interventions. Pas à cause du débat sur le fait du rééquipement d’une anciene voie mais à cause de l’animosité et de la méchanceté latente qui règne dans certains posts. Je trouve cela dommage. Je n’ai aucune légitimité dans le fond, pas plus que les personnes dénonçant le rééquipement en général à travers cette voie ; si ce n’est peut être que ce rééquipement a été effectué après consultation de l’ouvreur qui trouvait l’initiative bonne au regard de l’exposition de la voie (ce n’était même plus une voie engagée tellement les possibilités de protection naturelles étaient faibles).
Je comprends et partage un peu la colère de toutes ces personnes, je ne participerai plus à un rééquipement afin de ne pas être l’acteur de quelque chose qui prouve (il faut l’admettre) un manque de créativité.
Je ne manque pas d’imagination, de l’expérience oui, mais pas d’imagination. Je rêve de trouver une ligne qui sera un peu la mienne (d’un point de vue sentimental) et de placer des protections aux endroits judicieux afin de faire profter de ma découverte à la communauté grimpante.
A cela s’ajoutera le plaisir de la découverte et de fouler un rocher vierge de tout passage humain. Je parle uniquement de découverte et pas de création car les voies ouvertes et celles à venir existaient déjà avant l’Homme. L’érosion et la tectonique on modulé le minéral afin de permettre à l’homme de s’élever.
Cette voie fût initiatique pour moi en matière d’équipement du bas, j’ai accepté d’y participer pour apprendre mais j’ai l’impression d’avoir marché sur les plates-bandes d’un autre type de grimpeur, d’avoir « violé » un terrain de jeu qui n’est pas encore le mien et que j’ai hâte de découvrir.
Comme je l’ai écris plus haut, je ne toucherai plus à aucune ancienne voie mais j’espère simplement que l’équipement de cette voie ne sera pas détruit car en plus d’avoir été « défigurée » par les goujons, cette voie sera anéantie, pour ne pas dire morte. Elle a perdu de son caractère certes mais je vous assure qu’elle reste belle d’un point de vue sportif. C’est sur que lorsque l’on préfère la grimpe « trad » on est choqué par ces morceaux de métal placés ou bon nous semble dans le rocher afin de minimiser la gravité physique d’une chute.
Je ne veux pas faire mon mea culpa à travers ce post ; juste livrer, partager ce que je ressens et qui me « travaile » depuis quelques jours.
Je ne veux pas passer pour un équipeur fou, je veux même pas passer pour un équipeur ; je suis juste amoureux de l’escalade et passionné par la montagne.
Il y a de la place pour tout le monde et tous les points de vues même si c’est dur parfois de cohabiter mais je pense que l’on a a tous droit à l’erreur ; c’est une des sources de la progression.
Vous m’avez bien mis l’eau à la bouche, j’ai hâte d’être au printemps prochain afin de pouvoir découvrir le TA (j’ai tout juste été initié cet été à l’aiguille de l’M) ; je songe même à me former dans ce domaine (ça ne date pas d’aujourd’hui) afin d’avoir une pratique plus diversifiée et plus enrichissante de l’escalade et de pouvoir la partager et la faire décourvir.