Message a Bruno Spit

Posté en tant qu’invité par Christophe:

L2 ou c’est large et on j’ai engage; toi, tu me diras remarque que c’est sur equipe la).

Au lieu d’engager et donc de vouloir justifier un équipement inutile, tu aurais due apprendre à placer du matos. De mémoire, il n’y a rien qui engage dans l’éperon Sublime. Soit tu peux mettre un coinceur tous les mètres, soit tu as un goujon, soit tu as sur-estimer ton niveau. L2 est coté 5 alors que la voie est TD+. Le niveau de le longueur est donc bien inférieur au niveau général de la voie => tu es donc sensé avancer sans avoir besoin d’un point tous les mètres.
Voir : [alpinisme.camptocamp.com/sortie2121.html]

L’eperon Sublime est l’exemple parfait de TATA : TA très aseptisé (ou TA totalement aspetisé) dans lequel tu trimbales les coinceurs pour les placer entre 2 spits qui sont souvent placer à coté d’une fissure.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Je suis pour me battre et défendre ces voies historiques
Tu vas avoir du boulot : en Chartreuse/Vercor il n’y a quasiment plus de voies « faciles » qui n’aient pas été revisité.

Tiens, un exemple concret près de chez moi. A Baden-Baden, 45mn de Strasbourg en >Allemagne, le Battert, 300 voies de 20 à 60m, en semi TA (des broches ou pitons >uniquement là où on ne peut pas poser de coinceurs ; relais équipés, et entre zéro et 3 >ou 4 points par longueur).

Ce serait génial si nous pouvions faire cela en France. Mais ce n’est plus possible depuis bien longtemps.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Oui cela garde parfaitement tout son intéret surtout si tu enchaines sur la traversé des arêtes. Les pitons en grand nombres sont souvent synonimes de but.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Christophe a écrit:

Ce serait génial si nous pouvions faire cela en France. Mais ce
n’est plus possible depuis bien longtemps.

C’était le cas en Corse il n’y a pas si longtemps… Mais il semble que depuis peu l’Ile rentre dans le rang.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Christophe a écrit:

Oui cela garde parfaitement tout son intéret surtout si tu
enchaines sur la traversé des arêtes. Les pitons en grand
nombres sont souvent synonimes de but.

Si on est assez rapide c’est prévu, j’ai trop envie de retourner sur ces Arêtes !

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Le débat a effectivement déjà eut lieu. Mais il va falloir attendre le printemps pour écrire la conclusion.
Je suis peut être nostalgique mais pas des voies sur-pitonné à la Francaise mais plutôt des voies classiques que j’ai parcouru à l’étranger sans rencontrer de spits ou même de pitons placés à coté des fissures. Ces pays dans lesquels on ne me dit pas que pour faire des voies non-sportives, il faut :

  • aller ouvrir
  • faire du ED
  • aller dans des bouzes avec 3heures d’approches. etc…
    Ces mêmes pays qui ont réussi à passer du piton au coinceur sans aller directement aux spits. Ces mêmes pays qui arrivent à faire coexister sur une même falaise des voies à l’équipement variés : trad, sportif et mixte.
    Par ailleurs, il n’y a pas de nostalgie à preferer le modernisme d’un friend zéro de Wildcountry à la technologie du goujon pour laquelle lequelle la modernité a été d’importer de rendre portatif des perforateurs du BTP/bricolage (merci au maçon).

Posté en tant qu’invité par TotoXe:

Au lieu d’engager et donc de vouloir justifier un équipement inutile

je suis bien d’accord avec toi. j’avais de tte facon mes coinceurs et friends a cote de moi. je n’en ai pas pose parce que, effectivement, c’est plein de prises, et je me suis dit que c’etait le moment de me desinhiber des spits. ca justifie peut-etre un desequipement alors…

desinhiber me parait etre le mot aproprie. les spits, on s’y attache trop facilement, je le reconnais. la chaire est faible. l’esprt aussi…

Posté en tant qu’invité par Nukem:

TotoXe a écrit:

desinhiber me parait etre le mot aproprie.

Moi j’aurai dit désintoxiquer, mais bon … De toutes façons, en cas de rechute, tu seras bien content de tomber sur un spit

Posté en tant qu’invité par Rachid:

desinTotoXiqué…

Posté en tant qu’invité par jean:

Petite comparaison d’évolution de l’escalade dans le temps au niveau de l’équipement. Deux voies de 600m , région montagne oberland bernoise , 6c+ max 6b obl. espacées l’une de l’autre de 100m . La 1ere de 88 , 60 spits ; l’autre de 2001 ,117spits , je n’ai pas comptabilisé les spits du relais . Petite précision l’équipeur est le mème. . La configuration de la 2eme voie est systématique pour les ouvertures des années 2000 , un transfert d’un équipement d’école en voie de terrain montagne.Moralité , les grimpeurs ne prennent pas du poids , mais du spits.

Posté en tant qu’invité par hervé:

La plupart des ouvreurs sont atteints du même mal : avec l’âge, l’espacement des points diminue.
D’où le théorème : « l’espacement des points est inversement proportionnel à l’âge du capitaine ».
La représentation graphique montre une courbe inexorablement décroissante (snif !).

On peut donc proposer un plan social de mise en retraite obligatoire pour tous les ouvreurs atteints par la limite d’âge qui devrait être fixée à 40 ans.

Des mesures particulières seront prévues pour ceux qui n’auraient pas cotisé pendant un nombre suffisant de trimestres, ou qui n’auraient pas atteint le quota du nombre de points imposés par le Code du Travail en Montagne et Falaises : rachat de trimestres ou de longueurs équipées, dans la limite de 12 trimestres ou 150 longueurs.

Posté en tant qu’invité par TotoXe:

pas con comme idee ca. vous pourriez calculer les points retraites en fonction du nbre de spits/m. a 20 ans, 0.01 spit/m (ITA) 100 points. a 40 ans, 0.5 spits/m 2 points retraite. comme ca, plus tu equipes longtemps sans equiper, plus tu peux partir en retraite tot ou surequiper tot.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Tu confirmes donc bien que ce n’était pas engagé. :slight_smile:
Une fissure est rarement engagé. Il suffit d’avoir le matos adéquat en taille/nombre et le temps necessaire pour la franchir. Au pire, tu mets un coinceur tous les 30cm pour te rassurer le moral ou tu passes en tirant quelque peu sur tes coinceurs. C’est toujours mieux que de rajouter un spit/piton ou de tirer sur un spit/piton. L’intéret du coinceur par rapport à l’équipement à demeure (spit/piton) est que la cordée suivante pourra toujours choisir son propre style en posant plus ou moins de points.

Autre chose, je ne souhaite pas donner de leçons, mais j’ai observé souvent que les grimpeurs sportifs font les mêmes erreurs quand ils passent à la grimpe sur coinceurs :

  • Ils posent peu de points car ils sont limites dans le niveau.
  • Ils tappent trop dur.
    Au début, il faut poser beaucoup de points pour apprendre et pour prevenir un mauvais placement du coinceur qui peut être « pénible » en cas de chute.

Posté en tant qu’invité par TotoXe:

Autre chose, je ne souhaite pas donner de leçons, mais j’ai observé souvent que les grimpeurs sportifs font les mêmes erreurs quand ils passent à la grimpe sur coinceurs :

  • Ils posent peu de points car ils sont limites dans le niveau.
  • Ils tappent trop dur.

oula… j’ai tt les symptomes ! c’est grave docteur ?

ps: la grimpe en fissure coute cher… il faut 3 jeux de friends et coinceurs pour etre sur de pouvoir aller ds ttes les fissures qqe soit leur largeur. en fait, les spits c’est plus economique. en tt cas, au niveau du grimpeur. non… je deconne… c’est une blague.

Posté en tant qu’invité par pierre rouzo:

Déconnez pas (!) :
à vous entendre, j’ai déjà passé l’âge, de plus de sept bonnes grosses années.
Et (circonstances aggravantes) je viens de SURéquipé -exprès- une voie nouvelle à St bauzille de Montmel.

J’ai les enfants et les grands dadais pour alibi…
Mais cela suffira-t-il ?

pierre


http://escalade.camptocamp.com/forums/read.php?f=15&i=58792&t=58744

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Bruno FARA:

Christophe ton exemple est aussi un contre exemple…
je suis allé en 2002 à indian creek avec l’ojectif justement d’aller dans super crack (j’avais le matos… je savais bien que du 1er coup ça ferait pas en libre en posant les protections… mais je m’en fichais, c’était pour une tranche d’histoire) … et bien le fameux style americain que tu vantes sans cesse m’en a empeché!
Un mec visiblement très fort (puisqu’ensuite il travaillait un 7c sur la gauche… (pendu comme un saucisson mais sur des protections NATURELS) est arrivé, à ramassé les N° 4 en pagaille de tous les mùecs présents, à escaladé à fond la fissure (jusqu’à R1) et ensuite la journée durant … la mouilinette a usée le relais avec les locaux (ce n’était ni des Frenchy ni même des europeens) en moulinette! Nous on a fait des photos (je peux te montrer la grappe humaine qui attend la moule… comme à Mur mur) et on s’est barré …
Vu que dans pas mal de sites vistés cette année là je me suis heurté à un dérapage hallucinant de l’éthique … alors que l’engagement et la pose de protection naturelles voudraient en être la vitrine parfaire (les moulinettes sont posées pour la journée jusqu’à apprentissage du mouvement par coeur avant l’essai final en tête, les coinceurs et friends sont utilisés pour pratiquement grimper éternellement en second, et la canne télescopique sempble être bien plus à la mode que chez nous (je me suis fais traiter de crétin parceque je n’avais pas de canne à smith rock et que je n’osais pas affronter l’exposition du 1er point).
Avant d’admier une climbing way of life…il faut aussi avoir l’esprit critique et voir les déviances criticables des autres systèmes…
J’ai peut être pas eu de chance… mais j’ai quand même fréquenté pas mal de sites en 1 mois sur place et beaucoup de collègues semble m’ont confirmé avoir le même ressenti!

Posté en tant qu’invité par Bruno FARA:

Une attitude sage est d’essayer de ne plus aller dans des lignes qui était de notre niveau 15 ans avant … et de choisir des voies de son âge (parfois il y a qq mètres qui nous dépassent…on essaye de pas trop faire de conneries… et on se dit qu’on nous excusera pour les 190 autres mètres!).
Et puis il y a trop d’équipeurs pour le 8… c’est dans le 5c/6a que sa manque… la mise à la retraite risque de tarir le main d’oeuvre pour ce niveau :-))

Posté en tant qu’invité par jv:

Oh Bruno !
On a tous connu des hauts et des bas (surtout ceux des femmes … pour moi).
Aujourd’hui, bien qu’étant ton aîné, je grimpe mieux qu’avant. Pas toujours en terme de difficulté pure mais mentalement et techniquement.
Regarde autour de toi, il y a parfois mieux, mais souvent pire.
Bises à RG.
PS. Je t’ai préparé un nouveau thème … un ou deux brins.

Posté en tant qu’invité par jv:

D’accord avec toi.
A Indian Creeks (je n’y suis resté que quelques heures, because business), j’ai été dans cette voie mythique et aussi dans Uncredible Finger Cracs que j’ai sorti à la Rébuffa : wide off ou layback (surprise pour eux car eux, ils passaient de face).
Mais il est vrai que ce n’est pas une référence leur free way of climbing.
Ce jour là, il y avait deux pyrénéens (probablement très forts) qui se préparaient pour une certaine vallée. Ils étaient écoeurés.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

ou alors c’est moi qui ait eut de la chance. :slight_smile: Je n’ai jamais rencontré cela. Mais j’étais en majorité sur la cote Est où les voies sont nettement moins courrues.

Pour ma part, j’ai travaillé une fois une voie plusieurs journées mais j’étais seul et ne faisait chier personne par mes répétions successives. Travailler une voie sur coinceur me parait pas plus « bête » que travailler une voie sportive. C’est toute la différence entre réaliser une voie à vue et une voie après travail. Une partie de « l’aventure » disparait dans les 2 cas (coinceur et sportif).

Mais admet tout de même que une fois que les gonzes sont parties, il n’y a plus rien en place et que la cordée suivante peut choisir son propre style. Ce qui n’est plus cas si la voie est goujonnée. C’est cela qui n’importe : quand j’arrive au pied de la voie, il n’y a rien et quand je repart c’est la même chose.

Par ailleurs, choisir la voie mythique à Indian Creck revient à vouloir faire la Rebuffat Paquet à l’Aiguille du midi ou je ne sais qu’elle classique mondialement connue :-). Il est préférable de bien choisir ses dates ou de se lever très tôt si on ne souhaite pas être à Dysneyland. Idem pour Camp4 au mois d’Aout. Tous mes potes américains m’ont déconseillé cette expérience difficile. La proportion « d’abruti » étant la même quelque soit la tranche de la population, la sur-fréquentation engendre autant de problème en grimpe que le soleil un 15 aout sur les plages du midi.

Canne à pèche : pas d’opinion car c’est un ustensile que ne disposait pas la plupart de mes partenaires grimpeur trad.
Coté esprit critique : je trouve que les grimpeurs américains se trainent, n’arrivent pas à grimper légers et on toujours besoin d’une chier de matos. J’ai vue des gens se trainer dans du 5.5 avec 3 jeux de camalots mais sans prendre de coinceur. C’est le principe américain : big is nice. Il ferait mieux d’acheter moins de matos et de s’entrainer plus. Par ailleurs le coté emphasique de la langue américaine est difficile à comprendre par rapport au anglais : aux USA tout est le plus grand, le plus beau, le plus difficile, le plus quelque chose etc…