Posté en tant qu’invité par Christophe:
ou alors c’est moi qui ait eut de la chance.
Je n’ai jamais rencontré cela. Mais j’étais en majorité sur la cote Est où les voies sont nettement moins courrues.
Pour ma part, j’ai travaillé une fois une voie plusieurs journées mais j’étais seul et ne faisait chier personne par mes répétions successives. Travailler une voie sur coinceur me parait pas plus « bête » que travailler une voie sportive. C’est toute la différence entre réaliser une voie à vue et une voie après travail. Une partie de « l’aventure » disparait dans les 2 cas (coinceur et sportif).
Mais admet tout de même que une fois que les gonzes sont parties, il n’y a plus rien en place et que la cordée suivante peut choisir son propre style. Ce qui n’est plus cas si la voie est goujonnée. C’est cela qui n’importe : quand j’arrive au pied de la voie, il n’y a rien et quand je repart c’est la même chose.
Par ailleurs, choisir la voie mythique à Indian Creck revient à vouloir faire la Rebuffat Paquet à l’Aiguille du midi ou je ne sais qu’elle classique mondialement connue :-). Il est préférable de bien choisir ses dates ou de se lever très tôt si on ne souhaite pas être à Dysneyland. Idem pour Camp4 au mois d’Aout. Tous mes potes américains m’ont déconseillé cette expérience difficile. La proportion « d’abruti » étant la même quelque soit la tranche de la population, la sur-fréquentation engendre autant de problème en grimpe que le soleil un 15 aout sur les plages du midi.
Canne à pèche : pas d’opinion car c’est un ustensile que ne disposait pas la plupart de mes partenaires grimpeur trad.
Coté esprit critique : je trouve que les grimpeurs américains se trainent, n’arrivent pas à grimper légers et on toujours besoin d’une chier de matos. J’ai vue des gens se trainer dans du 5.5 avec 3 jeux de camalots mais sans prendre de coinceur. C’est le principe américain : big is nice. Il ferait mieux d’acheter moins de matos et de s’entrainer plus. Par ailleurs le coté emphasique de la langue américaine est difficile à comprendre par rapport au anglais : aux USA tout est le plus grand, le plus beau, le plus difficile, le plus quelque chose etc…