Impact de l'escalade sur l'environnement

C’est sur qu’on fait un peu la même chose ici sur c2c. Je trouve que la différence c’est que la plupart des membres de la communauté sont déjà initiés à la montagne et y iront de toute manière.

Quand à la sufréquentation de certains sites, je me pose toujours la question du moindre mal, car si on prennait tous ces gens qui y sont et les étalait de manière plus uniforme, je pense que ça serait encore pire pour la flore et la faune locale.

La création de la surfréquentation des sites naturels commence à être documentée : la presse spécialisée évoque l’explosion, depuis 20 ans, du nombre des structures artificielles d’escalade d’une part, et le classement de l’escalade comme discipline olympique, ce qui a contribué à la populariser ces dernières années. On est passé de 300 000 pratiquants à plus d’un million, en France.

L’escalade est devenu un sport urbain, facile d’accès. D’une soixantaine de salles en 2010, on est passés à plus de 200, avec des exploitants qui à présent font des levées de capitaux et aspirent au gigantisme. La logique pour un bon nombre de ces nouveaux grimpeurs, et on la comprend, c’est ensuite d’aspirer à pratiquer en site naturel, d’autant plus depuis la fin de la crise Covid : les gens ont eu besoin d’air…


Rhaaa les souvenirs ! j’adore la photo du pan d’EV1 dans l’article :heart: :heart:

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Quand je dis

je ne veut pas forcément dire les gens dans la film (même s’ils en font partie) mais tout ceux qui font parti de cet écosystème axé autour de la vente du matériel (ce sont globalement des marques d’équipement qui sponsorisent tout ça). C’est le fait de sortir des films du genre « l’escalade et tellement cool venez grimper » puis dire « mince y’a trop de monde en falaise » que je trouve un peu incohérent.

Je n’ai rien contre les salles d’escalade non plus (ils me permettent de maintenir un certain niveau que j’aurais du mal a garder sans).

Là où je me pose des questions, c’est autour de tous les films destinés à un publique général qui font que l’outdoor devient un truc à la mode. Je préfère de plus en plus les choses plus discrets, destinés au connaisseurs contenant des informations vraiment utiles (comme les blogs de Lionel Tassan ou Pascal Sombardier pour citer deux exemples grenoblois, ou encore la chaïne TVMountain sur YouTube). Mais là j’avoue que je commence à râler de manière une peu HS…

Depuis 30 ans, j’ai toujours connu des squats, avec des personnes dormants dans les voitures/van, ou à coté des voitures qd elles étaient trop petites. Pour moi, il n’y a rien de nouveau. La van life est bien plus médiatisée, à fortiori avec les RS, mais je doute qu’il ait plus de monde, hormis sur qlqs rares spots à la mode. Presles a tjtr été blindé durant les beaux we du moi de mai, idem au Verdon … Est ce qu’il y a aujourd’hui beaucoup plus de monde à Balme, l’Auberge Espagnole, St Léger ou Céuse ? J’en doute. Par contre, il y a assurément moins de monde dans les vieux sites passés de mode.

Qt à fustiger les RS ? Les RS sont simplement la mode actuelle pour « partager » des informations, sous-entendus comme toutes les modes depuis 70 ans. Rien de plus, rien de moins. Ce n’était pas mieux avant, juste sur un autre support.

Le principal impact écologique de l’escalade étant l’impact carbone, il est osé de ne pas l’aborder. Il faut déjà espérer que l’examinateur n’y connaisse vraiment rien.
Le Shift vient de publier son rapport final sur la grande consultation du sport. Je ne l’ai pas lu mais il y a assurément des bonnes informations si on s’intéresse à l’écologie dans le monde du sport Présentation du rapport final de la Grande Consultation du Sport | The Shifters

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Il y a beaucoup moins de mondes à Presles qu’à une autre époque, pour vivre dans les environs. Il y a des effets de modes
Et si, il y a structurellement plus de mondes, il y a plus de pratiquants ; lire plus haut. De même pour les RS

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Des chiffres avec des sources sérieuses ? Qu’il y ait plus de monde en salle, je n’en doute pas, idem pour les spots pas trop loin des routes. Qu’on en parle plus sur les RS, oui. Mais est ce qu’il y a plus de monde ? Pour ma part, je n’ai toujours aucun soucis pour ne rencontrer personne qd je le souhaite.

Ce n’est pas étonnant.

Le premier à avoir fait ça, c’est Jean-Paul Janssen en 1982, lorsque le grand public a découvert « La vie au bout des doigts ».

Le film était passé dans les « Carnets de l’aventure », une émission qui était assez largement regardée le samedi. Il a suscité un grand engouement et a largement contribué à l’essor de ce qui était encore une activité assez confidentielle.

La différence est qu’avec les réseaux sociaux, la possibilité pour chacun de diffuser ses propres vidéos, la montée des influenceurs, on n’est plus tout à fait dans le rêve, avec la conscience que le film met en scène des grimpeurs d’exception, on est maintenant davantage dans la création d’une norme sociale. Enfin je le ressens de cette façon, mais c’est un autre débat.

Quant à l’impact carbone de l’escalade, il est naturellement augmenté par la hausse du nombre de pratiquants (hors de toute distinction entre légitimité supposée des anciens par rapport aux nouveaux).

On évoque les déplacements en voiture, mais on peut y ajouter :

  • les émissions liées au fonctionnement des salles elles-mêmes, dont les prises, renouvelées régulièrement, ne sont pas toujours recyclables,
  • au matériel et à son renouvellement, très normé.

A raison de 150 g de CO2 par km de voiture, les déplacements sont de très loin le facteur le plus impactant. On diminue d’ailleurs son impact carbone en allant grimper en salle (si on utilise son vélo ou les TC pour y aller).

Le rapport détaillé du shift, avec notamment p16, 94% des responsables de clubs se déclarant vulnérables aux chocs énergétiques et climatiques.

Ce qui n’empêche pas de s’interroger aussi sur les autres facteurs. D’ailleurs, dans le cadre de leurs obligations RSE, les exploitants et fabricants y sont à présent contraints.

Cela dépend de la voiture. La mienne, qui avait 15 ans, était à 137g/km. Maintenant, je suis autour de 100g/km. Une tout électrique, c’est 8 à 12 g/km.

Perso je sais toujours pas si la hausse de pratiquant vient de rien, ou bien d’un report d’autres pratiques.
Pour ma part je grimpe depuis pas très longtemps. Avant je ne faisais que du vélo, et mon impact carbone était bien pire que maintenant car j’avais des compètes presque tous les week-end (que je n’ai plus maintenant).
Personnellement je trouve ça plutôt bien que l’escalade devienne un sport populaire. C’est un super sport.

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J’ai en tête que l’impact carbone d’une paire de chaussure est de l’ordre de 10-15kg, probablement moins pour des chaussons car nécessitant moins de matière. C’est donc grosso modo l’équivalent de moins de 100 km en voiture, cad pas grand chose pour un pratiquant de sport outdoor motorisé thermiquement.

C’est bien de vouloir tout prendre en compte mais c’est préférable d’avoir en tête les ordres de grandeurs, et d’avancer sur les causes principales. Qlq part, c’est comme pour le marathon de Paris où on ne donne plus de gobelets mais où des milliers de personnes prennent l’avion pour courir : du greenwashing.

Bien évidement.
J’ai donné un chiffre simple, moyen à la grosse louche, et surtout facile à retenir et à utiliser. Prends 137 g CO2Eq/km si tu le souhaites. Ca ne change rien. On n’a pas besoin de rentrer dans les détails du véhicule pour savoir que c’est de très loin le 1er facteur émissif des sports outdooors.

Une source sérieuse qt à l’impact carbone des véhicules, toujours au Shift https://theshiftproject.org/app/uploads/2025/02/2020-02-04_Etude-de-limpact-carbone-de-loffre-de-vehicules_V1.pdf
Voiture électrique p41. Avec la fabrication et fin de vie, sur une base de 150 000 km citadine, ça arrive à 50-60 gCO2Eq/vkm, sur un mix électrique français, donc fortement décarboné. Mais c’est une petite électrique de 1500 kg.

Edit : mon propos au départ est surtout d’alerter qu’oublier l’impact principal du transport, ça ne va pas le faire si l’examinateur de l’oral s’y connait un peu. @Anna

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On est dans un cas assez classique dans les questions d’évaluation de l’impact environnemental ou on a des échelles très différentes en termes d’impact et ou ça peut valoir le coup de préciser la question.

En gros on a trois échelles d’impact:

  • l’impact global ou comme l’a dit @CHNOS5808, le transport motorisé prédomine largement
  • l’impact local sur le milieu naturel (dérangement d’espèces, ouverture de sentiers, etc…)
  • l’impact sur la pratique (patine du rocher, suréquipement, …), qui est à la limite de ce qu’on considère être un impact environnemental

Le paradoxe, encore une fois assez courant dans ce genre de situation, c’est que les impacts les plus graves dans l’absolu sont les plus diffus et les moins locaux. On ne voit pas directement l’impact des gaz à effet de serre émis quand on va grimper, hors ça a des impacts importants dans le monde entier. Par contre on voit l’usure des prises, ce qui n’a en réalité aucun impact pour les non-grimpeurs (humains ou non).

Ça ne veut pas dire que c’est pas important de se poser la question de l’impact local, mais il ne faut pas non plus oublier l’impact global du fait qu’il n’impacte pas directement la pratique ou le site.

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Le tableau p. 38 est étrange. Les émissions pour une voiture électrique sur sa durée de vie sont supérieure à une voiture thermique.

Pour les kilométrages des véhicules c’est aussi étrange. Mes voitures ont toujours dépassé 350 000 km. 150 000 km me parait très faible.
Pour un vélo 15 000 me parait également très faible.

Capture d'écran 2026-05-21 090837

Pour désigner un vélo normal, ils utilisent le terme vélo végétarien.
Un peu étrange, je vois pas trop le rapport.

Capture d'écran 2026-05-21 091850

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Si tu fais une moyenne, il faut compter les véhicules accidentés à 5 000 km et les vélos qui font 100 km par ans. Ça fait vite baisser la moyenne.

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350000 pour une bagnole c’est quand même beaucoup, c’est pas la norme.
vélo végétarien c’est assez logique : quand tu fais du vélo, tu forces et donc consomme des calories. Si ces calories viennent d’un régime végétarien, elles sont bien moins carbonnées que si elles viennent d’un régime carnivore.
Bon après il faudrait faire les régimes végétariens locaux contre les régimes végétariens mercosur :rofl:

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Peut-être, mais 150 000 me parait ultra faible. Y’a vraiment des voitures qui partent à la casse à 150 000 km ? À part les peugeot moteur puretech peut-être.
Pour les voitures accidentées ça doit pas représenter grand chose.

Les ordres de grandeur pour les vélo me paraissent également bizarres.
D’ailleurs on le voit puisque le bilan carbone d’un vélo électrique est le même qu’une voiture électrique.
Ou qu’un vélo électrique a un bilan carbone 6 fois pire qu’un scooter électrique. Auquel ils mettent pourtant une correspondance à 1 en vélo végétarien.
D’ailleurs le vélo végétarien n’apparait pas. Il y a juste un vélo musculaire.
Bref je comprends rien à leurs calculs.

Les constructeurs se basent en thermique sur une durée de vie de 200000 km. En électrique on a pas encore un recul suffisant pour équilibrer mais tu as une moindre usure hors batterie. En concevant les véhicules pour éviter un coté trop monobloc des électroniques qui rendraient la réparation économiquement impossible tu peux très vite viser des 350k km

D’après le document cité leur source est :

On y trouve page 91 :

Ou l’on constate que les chiffres ne matchent pas du tout entre la source et l’autre document :
Citadine électrique 2016 : 12,3 Mt/150000 km = 82 gC02-eq/km
Citadine thermique 2016 : 33,2 Mt/150000 km = 221 gC02-eq/km
Ni en valeur absolue, ni en valeur relative (la voiture électrique à une ACV bien plus favorable que la thermique dans le document source…)
Étrange… peut être ont-ils pris juste le C02 et pas le C02-eq ? Mais j’ai pas trouvé ca dans le document source

edit:
avec la remarque @jp13 :
Citadine thermique 2030 : 5,4 Mt/150000 km = 36 gC02-eq/km
Citadine électrique 2030 : 8,6 Mt/150000 km = 57 gC02-eq/km
ça ressemble déjà plus

QUELLE CONTRIBUTION
DU VÉHICULE ÉLECTRIQUE
À LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE
EN FRANCE ?

Ah, c’est une analyse purement pour la France ? Ou les ACV sont des calculs mondiaux ?
Car si une voiture est vendue et part ensuite dans un autre pays (Europe de l’est, Afrique, comme c’est souvent le cas) elle est considérée comme détruite ?

Mmh. C’est biaisé, pour mon trajet vélotaf le matin j’ai un régime ptit dej végétarien (croissants ptits pains) même si en général j’ai un régime omnivore.
Je mange pas une entrecôte avec mon café à 9h.

Il faudraut voir si les velotafeurs consomment plus de viande que les gens en SUV. Ça me parait pas évident.