Faut trouver un miroir de sci-hub pas encore bloqué par ton FAI, tu peux regarder là les miroirs actuels https://whereisscihub.now.sh/
Ensuite « 10.1016/j.smr.2018.07.001 » c’est juste le DOI (identifiant unique) de l’article
Edit : Pour résumer, c’est une étude en Allemagne, ça parle seulement d’empreinte carbone liée à la pratique sportive, donc des déplacements et pas de cohabitation avec les oiseaux, donc c’est pas tant dans le sujet de départ. L’impact des pratiquants d’escalade est plutôt élevée par rapport aux autres sports. Contrairement à la plupart des sports la « conscience environnementale » mesurée par questionnaire n’apparaît pas corrélée à une empreinte carbone réduite pour les sports de nature. C’est cohérent avec l’hypothèse que cette conscience environnementale influe sur les actions qui coûtent peu (trier, ne pas jeter ses déchets n’importe où) mais pas beaucoup sur les changements à plus fort coût perçu (changer de mode de transport). À part ça un revenu plus élevé est aussi corrélé avec un impact plus important sur la plupart des sports.
Bonjour je relance ce sujet car je travaille dessus pour mon grand oral. " L’escalade en milieu naturel est elle sans conséquence sur l’environnement ". J’ai déjà trouver beaucoup d’information grâce a vos précédant poste, mais je voudrais savoir si vous avez des infos complémentaire et si vous connaissez la vitesse d’érosion des prises due au frottement des différents brosses a magnésie. (par exemple si on utilise une brosse en nylon plus utiliser en intérieur car fortement abrasive )
Déjà, l’utilisation de la magnésie en site naturel est loin d’être une évidence et une nécessité. Quelques débats sur le sujet, ici :
Les grimpeurs de blocs, à Fontainebleau, ont longtemps utilisé le « pof » (résine de pin en poudre, placée dans une poupée de chiffon qu’on tamponne sur les mains ou les prises), pour améliorer l’adhérence en produisant un effet collant. Elle est 100% naturelle et ne transforme pas les prises en patinoire sous l’effet de l’humidité, contrairement à la magnésie… qu’il est donc impératif de brosser, du moins si on en met sur le rocher.
La magnésie, à l’origine, était utilisée par les gymnastes pour absorber la sueur des mains. Elle n’a aucun effet utile quand on l’applique sur le rocher en site naturel, mais certains s’en servent pour « marquer » les prises d’une voie à répéter (ce qu’on appelle des « tickets »).
Sur la magnésie et son effet sur l’érosion, tu trouveras d’autres éléments ici :
Ensuite, c’est sûr : on peut débattre de la qualité des poils des brosses et de leurs vertus plus ou moins abrasives .
Je pense que l’usure des prises est bien le dernier des impacts de l’escalade sur l’environement car : ultra localisé (prise utilisé) et impact faible pour ne pas dire inexistant : est-ce que ça pose vraiment un probleme environnemental que 10cm2 de caillou soit localement lisse ? Ça embête surtout les répétiteurs, la génération suivante de grimpeur etc. Pour moi ça fait un peu « faux cas de conscience ».
C’est loin derrière :
les pollutions liées au déplacement des grimpeurs (voiture, avion etc.)
la pollution lié à la présence des grimpeurs notamment les excréments (le paroxysme étant le fameux cas buoux des année 80, mais avec l’avènement de la « van life » dont les grimpeurs sont parmi les pionniers, on continue a trouver ce probleme…)
le dérangement des la faune (aviaire principalement mais probablement d’autre)
la destruction du biotope et environnement lié à l’équipement et le parcourt de la voie : la purge des rochers + enlèvement de la végétation (mousse, plante etc.) sur une certaine largeur (disons un couloir de 2m centré sur la voie/le bloc )
Y’a pas spécialement un petit nombre de sites, il y en a quand même beaucoup.
Mais les grimpeurs aiment bien les sites à la mode.
Cela dit, vaut-il mieux avoir beaucoup de pratiquants agglutinés sur un seul site, ou bien autant de pratiquants mais dispersés sur tous les sites ?
Je ne sais pas.
Pour la hausse des pratiquants, je ne sais pas si ça se fait au détriment d’autres sports natures (auquel cas l’împact environemental de ces autres sports nature diminue), ou bien si ce sont de nouveaux pratiquants qui avant restaient chez eux à regarder Netflix (auquel cas c’est quand même mieux pour leur santé de pratiquer une activité physique).
Ainsi que le chemin d’approche qui souvent n’existait pas.
L’usure du rocher est un non-sujet d’un point de vue environnementale, hormis qlqs rares spots. L’usure du rocher est principalement un sujet « éthique » au sens de la pratique sportive. Idem pour le pof ou la magnésie : un non sujet d’un point de vue environnementale mais un sujet sensible d’un point de vue éthique de la pratique.
Le principal impact environnementale de l’escalade est tout simplement l’impact carbone (déplacement, matériel …) comme pour toutes les pratiques sportives outdoors. Il y a également l’impact direct sur la faune et flore : purge, nettoyage, brossage des voies, la présence de l’homme (nidification …).
Pas nécessairement : 20 personnes sur une falaise tous les week-ends qui dérangent un nid c’est la même chose que 2 personnes tous les week-ends qui dérangent ce nid. Dans les 2 cas il y a un stress animal qui amènera peut-être à l’abandon de la portée. Autre exemple, le sachet de macdo jetté en vrac avec gobelets etc… c’est l’oeuvre d’une seule personne. Était-elle seule ou noyée dans une foule de 20 ? (Pas sûr qu’elle oserait jetter sa merde sous le regard des autres).
Il y a des chose contre-intuitives: une couvée dans un nid dans une falaise fortement fréquentée a moins de chances d’échouer qu’une couvée dans une falaise rarement fréquentée. Les oiseaux ont comme nous des comportements individuels variables et sont capables de plus ou moins s’adapter; Si un couple s’installe dans une falaise très fréquentée c’est qu’il n’est pas très sensible aux humains et s’habitue bien à leur présence. un couple qui s’installe dans une falaise isolée cherche la tranquillité et sera très dérangé par une perturbation non naturelle inhabituelle. Précisons aussi que ce qui est important c’est la durée du dérangement. Une cordée qui passe près d’un nid dans une voie de plusieurs longueurs et s’éloigne rapidement a moins d’impact qu’une cordée qui reste longtemps dans la voie ou s’installe à son pied pour la journée.
Pas grand chose à rajouter à ce qui a été très bien dit par d’autres et donc @Anna oublie les brosses c’est pas le sujet.
J’ajouterais quand-même l’impact des accès aux voies qui est loin d’être négligeable si la fréquentation est forte et le milieu fragile. Tu peux te rapprocher du PN Calanques par exemple là-dessus qui a sûrement des choses à dire.
Un peu d’optimisme : j’ai pu constater une fois de plus la rapidité avec laquelle la nature a repris ses droits et sa place sur un site déconventionné depuis 3 ou 4 ans proche de chez moi que je suis allé visité récemment (en simple marcheur je précise….)
Chemin d’accès quasi disparu, broussailles, herbe et buissons à gogo dans toutes les voies, calme absolu,…
merci pour vos conseils je vais laisser les brosses de coté et privilégier les impact du nettoyage des voies et de la nidification. J’ai une autre question qui peut faire débat que pensez vous de l’impact des réseaux sociaux ? Point positif ou négatif?
Bonjour,
Je ne vais pas répéter ce qui a été bien dit juste au dessus, mais il y a une nuisance qui s’étend au environnement ou les grimpeurs se déplacent en van (surtout) et voiture. Exemple criant à Orpierre sur le long week-end ; bien sûr les excréments, mais surtout des véhicules qui arrivent jusque très tard, qui de fait dérange la faune présente et, probablement, les locaux.
Concernant les réseaux sociaux il faudrait, je pense, interroger directement qui fréquente voir se met à l’escalade suites aux RS. D’un point de vue objectif, les RS ont pour moi, dans toutes les disciplines de montagnes, un impact négatif ;
Survalorisation de lieux contribuant donc à sa surfréquentation
Vision « partielle » de la réalité, contribuant à des dérives ou des accidents (minimisation du risque, absence de connaissance des lieux ou de la réglementation du lieu)
De façon plus individuelle, renforcement du sentiment de toute puissance et d’égoîsme que véhicule la mise en avant de "sa "personne en train de faire du sport ou d’aller dans un endroit ‹ cool ›
Cette problématique de diffusion du « spot » via les réseaux sociaux amène un problème que doivent ressentir beaucoup d’individus qui se rendent sur les lieux à savoir l’agacement de voir du monde : la consommation individuelle (ou en tout petit groupe)du contenu et cette prise de décision également individuelle créer une dissonance cognitive. L’absence de discussion avec les personnes autours de soi (en grimpe comme en rando bivouac) sauf en cas de situation difficile, participe à l’isolement et au mépris d’autrui.
Les réseaux sociaux ont je pense donc des multiples impacts : individualisation d’une pratique qui ne peut pas l’être ; survalorisation et minimisation des risques, idéalisation d’un lifestyle, qui ne profite qu’a une personne : celui qui veut se mettre en scène, et qui n’a pas conscience que l’environnement ou il se situe à une histoire et une vie hors de lui
Globalement, aujourd’hui, les RS ont un impact négatif quelque soit le domaine, ou presque. L’idée était belle au départ mais elle a été pervertie. Les RS sont devenus incompatibles avec le tourisme, comme avec la démocratie.
[ok, je digresse un peu…]
A Orpierre, on a effectivement des vans qui montent sur la piste d’accès à certains secteurs, pour s’installer en « campement » sauvage sur de petits espaces qui, en principe, sont dédiés au stationnement à la journée. Ce ne sont pas forcément des grimpeurs d’ailleurs : je me souviens d’être arrivée un matin et d’y trouver un couple de retraités installés devant leur camping car, avec chaises et tables pour le petit déj au soleil… Du coup, le tiers du parking était inutilisable. Sans même évoquer les questions sanitaires, effectivement, s’agissant des vans.
C’est aussi le cas à Vieux Château, où d’ailleurs il n’y a guère de camping proche. A Clécy aussi : le camping du Rocher des Parcs étant souvent plein (et devenu cher…), les vans s’installent pour camper sur le parking près du viaduc, au pied du site de grimpe).
C’est un problème qui pourrait déjà être géré par une interdiction des parkings de 22 h à 6 h, comme c’est maintenant le cas à Fontainebleau, avec un passage inopiné, de temps en temps, de la gendarmerie sur ce créneau horaire en saison. C’est possible pour les falaises sportives, avec sorties à la journée. Plus délicat sans doute pour les parkings constituant des points de départ de courses en montagne, impliquant bivouac ou nuits en refuge.
Cela demande aussi de repenser les aires dédiées (camping, aires dédiées aux vans…, implantation des parkings, barrières interdisant de monter en véhicule, etc…).
Sinon (peut-être l’as-tu déjà fait), tu peux visionner ce film, c’est un beau résumé d’actualité de ce que tu cherches
Et effectivement comme dit plus haut, la « Vanlife » est un pur concept issu et dopé par les réseaux sociaux, ce terme affligeant étant apparu avec et sur les réseaux sociaux ; le reste (= dormir dans le coffre de sa bagnole ou dans son camtar) existe depuis des lustes…
Cette « Vanlife » dopé aux réseaux sociaux (et à l’essort de l’escalade) est effectivement devenu un sacré nuisance dans beaucoup d’endroits…
Certains me diront que c’était déjà le cas à Buoux il y a quelques décénies (et on a vu ce que ça a donné), mais là on est passé au stade supérieur.