Dibona, équipement et TA

Posté en tant qu’invité par Glop glop:

Bonjour Claude…
Moi ça m’interesse bine de connaitre tous les sommets dont tu parle en TA et vraiment pas dure…
Peux tu m’indiquer dans quel rubrique de C2C je peux trouver les topos que tu as fait…
Merci beaucoup !

Posté en tant qu’invité par malopié:

Et voila l’habituelle rengaine du grimpeur aigri!!!
J’ai pas dit qu’il fallait l’équiper tout décathlon, mais quand même il faut qu’elle puisse être répétée sans que la personne se trouve en danger. Je suis d’accord pour un minimum de point si on peut poser les protections mais je suis pas suicidaire, des voies en dalles avec 10 ou 15 m entre les points dans du 6a et une grosse vire en dessous c’est pas la joie, meme si tu est le pro du crochet goutte d’eau !
j’éxagère un peu mais pas tant que ça !

Posté en tant qu’invité par Etienne:

« 10 m entre les pauvres pitons dans du 6a c’est normal, mais quand ça passe a 6c-7a comme c’est étrange les points sont bien rapprochés ! c’est vraiment très étrange … »

Pas toujours, mon gars, pas toujours…

Tu écris de Montpellier, tu connais donc Claret, tu sais donc que c’est plutôt le contraire là-bas ( ne serait-ce que pour limiter le tirage dans les toits…).

Posté en tant qu’invité par malopié:

Binsur je connais claret et je connais aussi l’oasif et ces fameuses voies dans le tarn, mais il ne faut paas confondre engagement et exposition, dans un cas tu te fais une grosse peur, dans l’autre tu peux y laisser beaucoup !

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ta remarque va exactement dans le sens de la philosophie actuelle du tout-sécuritaire. Si on trouve que c’est trop dangereux, ou mal équipé, ou trop difficile eh bien! on n’y va pas. C’est pas compliqué!
Il faudrait savoir quelles sont les motivations de l’ouvreur: se faire plaisir en ouvrant une belle voie avec le minimum de moyens ou bien drainer les foules dans ma belle voie, regardez voir un peu si j’ai pas fait qq chose de joli! et sécurit, vous ne risquez rien!

Posté en tant qu’invité par malopié:

éllitisme quand tu nous tient …

Posté en tant qu’invité par Francois:

Nous y voilà!

Posté en tant qu’invité par Claude:

mes sorties :
http://alpinisme.camptocamp.com/guide.html?reason=sbrowse&uid=2544
(les plus belles de la saison en TA facile : Coolidge, Astazou, et surtout Aiguille d’arves mais plus expo)

celles d’ITA :
http://alpinisme.camptocamp.com/guide.html?reason=sbrowse&uid=4832
(mon coup de coeur dans cette liste toujours parmi les pas dures : la Joseph Gaillard)

sinon tu peux aussi utiliser le filtre :
http://alpinisme.camptocamp.com/guide.html?reason=filter

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Fascisme quand tu nous tiens…

Posté en tant qu’invité par malopié:

je suis assez d’accord avec toi Michel , l’élitisme et parfois une certaine forme de fascisme !!

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Je ne le pensais pas dans ce sens : je pensais aux personnes qui estiment qu’elles ont le droit d’imposer leur manière de voir aux autres sous prétexte qu’elles représentent la majorité.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Mon cher malopié, explique-moi voir un peu en quoi ne pas se balancer dans des voies trop difficiles ou dangereuses est une forme d’élitisme (avec un seul « l ») ou de fascisme. Ca me semble plutôt ressortir d’une exacte conscience de ses possibilités et de son niveau et donc d’un esprit sain et bien assis, ce qui, comme chacun sait, est indispensable dans une activité comme l’escalade.

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Est-ce vraiment mieux d’imposer sa manière de voir aux autres sous prétexte qu’on représente une minorité « au juste choix » ?

Posté en tant qu’invité par Tonio:

Loi Godwin

Vous conaissez? Parce que vous nous faites un bel exemple d’application…

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Hélas, très souvent, d’un même équipement tu diras qu’il est engagé si tu as la quasi-certitude de ne pas tomber et qu’il est expo si tu as de grosses chances de te rater.

Et il ne faudrait pas non plus confondre hauteur de chute et exposition. Il y a une voie dans les dalles à Pagès (ça, il y a peu de chances que tu connaisses, alors que c’est aussi tout près de Montpellier) dans laquelle une chute de guère plus de deux mètres présente un risque non négligeable de très grave blessure. Tu démarres juste au-dessus d’un lapiaz, et le bord de la fissure qui longe le bas de la voie est coupant comme un rasoir. En tombant, alors que le spit est à peine à 2m du bas, tu as toutes les chances d’y passer la jambe, et de l’entailler profondément. L’escalade se passe sur des cannelures très évasées qui ne permettent l’usage d’aucun type de coinceur… (je précise que le second ne peut pas parer la chute non plus, pour des raisons trop longues à expliquer).

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Pas mal…

Posté en tant qu’invité par malopié:

Mon cher françois,
Tu constatera que j’avais corrigé ma faute de moi même, excuse moi pour les fautes involontaires qui pourrait se trouver dans ce post.
Il est bien sur tout a fait sain de ne pas se jetter dans une voie trop dure surtout si c’est du TA. Ce que je repproche juste à certains c’est de vouloir limiter l’accés à certaines falaises à l’étiquette pour le moins mal définie (entre TA et grande voie « sportive ») en imposant un ticket d’entré à un niveau excluant une grande partie des grimpeurs même des plus aguéris. Pour ce faire les voies « faciles » sont mal équipées et très engagées avec des protections pas toujours faciles a placer. Et les voies plus « dur » (bien sur en fonctionne en relatif par rapport a leur niveau, plus élevé que la moyenne) sont bien équipées.
Je trouve ça vraiment regretable.
J’ai jamais dit qu’il fallait amener les hordes décathloniennne sur ce genre de falaise, mais on peux quand meme équiper les voies d’une façon assez cohérente et indépendante du niveau. c’est quand meme plus sympa. Biensur il est necessaire de conserver des endroits pour le TA, mais combien de gens le pratique vraiment ?

Posté en tant qu’invité par Claude:

Peut-etre qu’il existe des grimpeurs de TA égoistes, masochistes et élitistes comme tu les décris mais ce n’est pas le cas de la plupart d’entre eux, en tout cas pas de ceux que je fréquente ou qui se sont exprimé avant toi sur le forum.

égoistes ?
Ils font de la pub pour leur activité, ils diffusent leur topos et ils essayent de répondre aux questions techniques qu’on leur pose. En général ils pratiquent aussi l’escalade sportive, ne se battent pas pour que toutes les voies soient en TA, mais pour qu’il reste des voies TA, et pas seulement des bouses en mauvais rocher avec une approche infame.

masochistes ?
Tu devrais relire (je devrais dire « lire ») les précédents messages. Tu verrais que l’on a à plusieurs reprises parler de plaisir à trouver soi-meme son chemin et à poser ses protections. En général, les grimpeurs de TA choississent la voie en fonction de leur niveau et se font rarement peur.

élitistes ?
Au lieu de rendre les voies plus faciles en ajoutant de l’équipement, on préfère former les grimpeurs pour les compétences nécessaires à la pratique du TA. C’est juste une approche différente. Personnelement je suis responsable de l’alpinisme dans mon club et je fais en sorte d’amener les adhérents hors des voies spitées et de leur donner les moyens d’etre autonome.

Posté en tant qu’invité par Alain Coetmeur:

en passant, pourqoi les tenants
de l’étique ne mousquetonnen pas un point
sur 2 ou 3, ou ignorent les points en posant
des coinceurs ?

a mon modeste niveau, quand ma vie n’est pas en jeu,
je m’interdis de choisir la facilité
et je décide de passer sans tire au clou, sans
shunter le pas dur…

mais quand c’est réception à 6m dessous sur une vire,
je commence a utiliser mes méninges plus que mes gonades.

et puis je découvre récemment ce que c’est que d’être
responsable de soi et de son(sa) collègue.

quand je suis leader j’ai pour mission de sortir la voie
pour mon second, en essayant d’en profiter pour apprendre
a engager pour sortir des voies plus dur quand je n’aurais
plus le choix. en plus je dois
veiller a pas flinguer la journée de mon collègue
par un voyage en ambulance.

mon éthique a moi c’est qu’il faut apprendre
pour pouvoir se sortir de la merde. et pour apprendre
il faut s’y être mis un peu, au moins mentalement,
et s’en être sorti.

c’est comme ca qu’en couenne je veille a l’éthique,
et qu’en grande voie je veille a la sécu et a l’économie.

moi le TA ne m’attire pas comme certain par le gout du risque,
mais par l’autonomie offerte, les nouveaux paysages,
les itinéraires « perso »… en TA on est comme un cyclo-campeur,
pas comme un touriste…

a coté de l’éthique
d’exo/engagement il y a une contrainte qu’il faut intégrer
en plus, c’est la PROPRETE…
mais a bien y réfléchir je trouve plus « salissant »
pour une falaise d’enlever et remettre des pitons/copper
plutot que de les laisser une fois mis… la roche est
moins ré-abimée alors…
le mieux restant de repartir avec ses coinceurs
en laissant une face propre. et plutot que des pitons,
poser des rings est plus propre.

quand aux spit et broches, une fois posés, les
puriste de l’exposition au risque
(je parle pas d’engagement, mais d’expo)
peuvent les ignorer s’il sont si couillus que ca,
et les laisser a ceux qui ont encore une famille
a fonder, et des enfants a initier.

en tout cas je suis d’accord qu’il n’y a pas
grand honneur a espacer les points
pour les niveaux qu’on maitrise soi-même
en y excluant donc les débutants…
espacer les poinst dans du 4+ sur une grande voie en 5+,
c’est logique, mais mettre tout les 5/5+
d’une falaise avec des points tout les 10m,
c’est vouloir y virer les débutants sans que les
expérimentés ne montrent grand courage a passer
1 grade sous leur niveau.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Il n’a jamais été question d’imposer quoi que ce soit aux gens.
En l’occurence malopié cherche à « interdire » toutes les voies pour lesquelles il n’a pas le niveau en abaissant leur difficulté et ça on ne peut pas le tolérer.
Chacun est libre d’apprécier ou non l’engagement en escalade, je comprend très bien que certains ne s’intéressent qu’à l’aspect gymnique, mais personne n’a le droit de refuser que d’autres incluent l’engagement et l’exposition parmis les valeurs de l’escalade.
Si malopié a reçu mission d’ouvrir une voie, il l’équipe comme il l’estime juste ; mais en ce qui concerne les autres voies, il n’a pas à imposer un style d’équipement sous prétexte qu’il n’a pas le niveau.