Posté en tant qu’invité par Claude:
Roland a écrit:
Claude,
Quelques questions sans arrière pensée ni parti pris :
- c’est quoi du « vrai TA » ? Quelle est la frontière (+ ou -
objective) entre du TA, une voie avec des spits « un peu »
éloignés, une voie montagne avec quelques clous ?
vrai (ou pur) TA -> voie avec (presque) aucun point en place. Si on est puriste, on ajoute que le topo doit être succinct.
frontière -> elle est floue. Tout le monde n’est pas d’accord. En gros, une voie TA est une voie qui n’est pas sportive. J’appelle sportive une voie dans laquelle la seule chose que j’ai à faire pour me protéger en cas de chute est de clipper des points à demeure. Par exemple si je dois éviter de tomber car le point précédent n’a pas l’air solide, ce n’est plus de l’escalade sportive. Je parle du risque de blessures pas juste de la peur du vol que l’on ressent parfois en couennes ou même en SAE. Il existe aussi d’autres définitions basées sur la recherche d’itinéraire ou le nombre de points à ajouter.
- Est-ce que tu peux nous donner un ou deux exemples de voies
TA que l’on pourrait définir comme classique ou
représentative du TA ?
La dénomination TA est très large. Elle englobe beaucoup de choses qui n’ont rien à voir. On pourrais citer les voies d’Archiane, par ex Livanos, pour les TA calcaires et la directe S à la Meije pour les TA montagne mais il y a plein de TA qui ne ressemblent à aucune de ces deux voies.
- Est-ce que tu peux nous donner quelques exemples de voies
TA faciles ? Quels seraient les pré-requis (whaou, je parle
bien aujourd’hui) pour se lancer là-dedans ?
Dans quel région ?
Il y a deux semaines j’étais dans les Pyrénées. Le mur du cirque à Gavarnie ou le petit astazou doivent convenir. Du coté de Grenoble, tu peux faire les couloirs-cheminés aux deux soeurs. J’avais particulierement aimé le pilier SE de la Joseph Gaillard en Belledonne (jeux complet de friends nécessaires pour cette voie). On trouve de bonnes idées dans les topos de T.Margueritat.
les prérequis : il vaut mieux s’être fait expliquer le manimment des coinceurs avant afin qu’au moins certains tiennent. Ensuite, le reste vient en pratiquant. En général la première fois on double l’horaire et la moitié des coinceurs se décrochent d’eux-même. C’est pas un gros problème, on devient vite plus rapide. Au début il ne faut pas hésiter à mettre plus de points que nécessaires ; on apprend plus vite comme ça. C’est pas un gros problème, on devient vite plus rapide.
Tu peux consulter le topo-guide du site alpinisme, on commence à y trouver beaucoup de choses.