Dibona, équipement et TA

Posté en tant qu’invité par xav:

Évidemment je risque de me mettre du monde à dos, mais je trouve dommage qu’un sommet comme la Dibona soit équipé(bon, je connais pas la nature de l’équipement aussi, je parle donc pas en connaisseur).

Je pense plutot qu’un équipement comme il y en a dans les voies Piola au Mont Blanc (spits dans les dalles, rien quand c’est protégeable sans trop de difficultés) n’est pas malvenu.

La haute montagne ne devrait pas être spitée (et désolé si c’est la 553-ième fois qu’on lit ce genre de message sur ce forum).

Posté en tant qu’invité par philFlip:

Salut Xav,

Dans le cirque du Soreiller il y en a pour tous les gouts. De la montagne tres aventure (va faire les pointes du Burlan par exemple) aux voies spitées.
On est en montagne et la proportion de voies spitées reste negligeable par rapport aux voies montagnes.
Et je trouve bien que ces deux types d’escalade coexistent, ca permet de varier les plaisirs.
Et comme tu dis, tu ne parle pas en connaisseur, car sur l’aiguille de la Dibona l’esprit reste tres montagne. « Visite obligatoire », si je ne me trompe, est l’une des plus equipée. Les autres voies: les savoyards, la Madier par ex sont du terrain d’aventure.
Enfin « Visite obligatoire », dans sa 1ere moitié est entirerement en dalle, alors va poser tes friends la dedans…

Je trouve donc qu’il y en a pour tout le monde au Soreiller, et c’est bien comme ca.

Phil

Posté en tant qu’invité par céreal climber:

lam adier, la fissure a l’air terrible

Posté en tant qu’invité par Polo:

Pour Visite Obligatoire :
http://alpinisme.camptocamp.com/sortie1260.html?cname=*Dibona*&sidc=2370&
Pour La Voie des Savoyards :
http://alpinisme.camptocamp.com/sortie201.html?cname=*Dibona*&sidc=2370&

Posté en tant qu’invité par seb:

Moi je comprend que certains craignent un équipement trop important et je suis d’accord mais il est cool que les équipeurs pensent aussi à des gens comme moi, c’est à dire qui aiment la montagne sans avoir encore les connaissance pour faire un sommet sur coinceurs mais veulent faire quelques petits trucs sympas autres que de la falaise école.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Xav, qu’est-ce qui te gêne dans l’équipement en spits ?

  1. Si c’est l’argument « en montagne faut en chier comme les anciens », d’accord avec Phil : il y en a pour tous les goûts et c’est bien comme ça. Finissons-en avec l’élitisme sectaire (pour ne pas dire l’intégrisme) qui sévit quelquefois et pas seulement en montagne (qui n’a pas entendu parler des pièges invraissemblables et quasi-criminels des pionniers du Saussois pour éviter l’invasion de leur sacro-saint sanctuaire par tous ces jeunes « blancs-becs » qui avaient surtout le défaut majeur de grimper très fort, peut-être plus fort qu’eux ???)
  2. Si c’est le côté « les plaquettes et les spits ça défigure la montagne », eh bien quel grimpeur, dans une de ces voies « défigurées », n’a jamais cherché un petit moment le point suivant avant de le trouver ? J’ai grimpé il y a quelques semaines avec dans une voie en Oisans (super-équipée, désolée) avec son ouvreur ; nous avons cherché un petit moment, lui comme moi, le premier point qui se confondait avec les lichens du rocher. Si les spits défigurent les parois, que devrait-on dire, alors, des via ferrata ???

Posté en tant qu’invité par Claude:

Christine, d’après ce que tu as écris sur les précédents forums, tu n’as jamais grimpé dans du vrai TA. Tu devrais peut-être essayer avant de critiquer.

Je peux déjà te dire que le TA n’est pas élitiste. D’une part il est possible de s’y mettre progressivement en faisant des voies TA presque sportives comme point trop n’en faut à Presles ou le Pilier Sud à la Dent de Crolles. D’autre part, il existe beaucoup de TA facile et beau. J’ai fait 7 voies TA cotées AD (4c max) cette saison. Sur les 7, il y avait 2 bouses, les autres allaient de belles à splendides (si ça t’intéresse, j’ai mis tous les topos sur c2c, sauf de la première bouse).

Ensuite, la plupart des TAistes n’ont rien contre les jeunes grimpeurs. Si tu regardes de temps en temps le topo-guide du site alpinisme tu as sans doute vu des topos rédigés par un certain ITA = Initiative Terrain d’Aventure. C’est un groupe de grimpeurs dont le but est de protéger les voies TA mais aussi de promouvoir le TA et de former les jeunes TAistes. Sinon ils ne donneraient pas leurs topos.

Si jamais tu as une journée de libre dans la semaine, je veux bien t’emmener faire un (vrai) TA en Belledonne.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Tu m’as mal lue. Je n’ai jamais critiqué les TA ni leurs amateurs. Je défends uniquement le droit de grimper AUSSI pour ceux qui cherchent des voies spittées.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Sur le fond : Cf. réponse précedente.

d’après ce que tu as écris sur les précédents forums, tu n’as >jamais grimpé dans du vrai TA
PS : si mais dans des voies si faciles qu’on progressait le + souvent en corde tendue, en utilisant au mieux les becquets.
Je sais donc bien que les TA ne sont pas en elles-même élitistes et je comprends parfaitement la défense des TA existantes, mais je m’élève contre l’affirmation qu’il ne faudrait rien spitter en montagne.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ben dans la montagne, il y en a pour tous. Mais il est vrai que le terrain spité et un peu (très?) réducteur et évacue pas mal de ce qui, à mon sens, fait l’intérêt de l’escalade (outre l’aspect purement gymnique). A savoir: engagement, recherche d’itinéraire, bon mental, bagage technique, adaptation au milieu, aptitude à se tirer d’affaire qq soient les circonstances etc.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Et justement, à la Dibona, il y en a pour tous les goûts. Ce que je trouve navrant, c’est que des voies « historiques » (cf voie Madier par exemple) soient maintenant sptitées, du moins en partie.

Posté en tant qu’invité par Roland:

Claude,

Quelques questions sans arrière pensée ni parti pris :

  • c’est quoi du « vrai TA » ? Quelle est la frontière (+ ou - objective) entre du TA, une voie avec des spits « un peu » éloignés, une voie montagne avec quelques clous ?

  • Est-ce que tu peux nous donner un ou deux exemples de voies TA que l’on pourrait définir comme classique ou représentative du TA ?

  • Est-ce que tu peux nous donner quelques exemples de voies TA faciles ? Quels seraient les pré-requis (whaou, je parle bien aujourd’hui) pour se lancer là-dedans ?

Merci !

Roland

Posté en tant qu’invité par Claude:

Dans ce cas tu t’es très mal exprimé. Tu nous as tout de même qualifié de masochistes, d’intégristes, de quasi-criminels pour certains et d’écolos rétrogrades.

Bon, j’exagère un peu mais ce que tu as écris fait tout de même preuve d’une grande méconnaissance des problèmes liés à l’escalade en terrain d’aventure.

Posté en tant qu’invité par Claude:

Oulha! Trois messages pendant que j’écrivais, faut dire que j’ai été distrait.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Certes. C’est pourquoi il est bon de trouver divers niveaux (et types) d’équipement. Du reste, en montagne, on trouve tous les degrés intermédiaires entre le TA et le machin spitté de partout.
De nombreuses voies (merci les ouvreurs) sont protégées judicieusement : des points là où il faut, et pas de points ou moins de points là où on peut s’en passer.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Tu nous as tout de même qualifié de masochistes,
d’intégristes, de quasi-criminels pour certains et d’écolos
rétrogrades
C’est qui « NOUS » ? J’ai répondu à l’affirmation explicitement formulée qu’il ne fallait pas ouvrir de voies spittées en montagne. (Cf. l’historique du fil de discussion). Donc à ceux qui souhaitent exclure toute autre pratique que la leur.

Posté en tant qu’invité par Claude:

Francois a écrit:

Et justement, à la Dibona, il y en a pour tous les goûts. Ce
que je trouve navrant, c’est que des voies « historiques » (cf
voie Madier par exemple) soient maintenant sptitées, du moins
en partie.

Sur le rééquipement de la Madier, Cambon est assez clair sur les raisons dans son topo. Quand une voie est très fréquentée, il finit toujours par y avoir des points à demeure. Si il n’y avait pas eu des spits il y aurait eu au moins autant de bons pitons, eventuellement moins bien placé. Au final on ne s’en sort pas trop mal, ça fait un intermédiaire entre visite obligatoire et les Savoyards.

Posté en tant qu’invité par Christine:

Je trouve dommage que personne n’ait pour l’instant répondu à cette excellente question. Comment définit-on les niveaux et les types d’équipements, car la combinatoire des critères est somme tout relativement importante : fréquence des équipements, type et qualité des équipements, exposition de la voie (pour une même fréquence de points, doit-on considérer qu’il s’agit du même niveau déquipement selon que ces équipements sont le strict nécessaire ou qu’on aurait pu s’en passer ?).
Un grand dévoreur de voies de tous types pour répondre ???

Posté en tant qu’invité par Claude:

Roland a écrit:

Claude,

Quelques questions sans arrière pensée ni parti pris :

  • c’est quoi du « vrai TA » ? Quelle est la frontière (+ ou -
    objective) entre du TA, une voie avec des spits « un peu »
    éloignés, une voie montagne avec quelques clous ?

vrai (ou pur) TA -> voie avec (presque) aucun point en place. Si on est puriste, on ajoute que le topo doit être succinct.
frontière -> elle est floue. Tout le monde n’est pas d’accord. En gros, une voie TA est une voie qui n’est pas sportive. J’appelle sportive une voie dans laquelle la seule chose que j’ai à faire pour me protéger en cas de chute est de clipper des points à demeure. Par exemple si je dois éviter de tomber car le point précédent n’a pas l’air solide, ce n’est plus de l’escalade sportive. Je parle du risque de blessures pas juste de la peur du vol que l’on ressent parfois en couennes ou même en SAE. Il existe aussi d’autres définitions basées sur la recherche d’itinéraire ou le nombre de points à ajouter.

  • Est-ce que tu peux nous donner un ou deux exemples de voies
    TA que l’on pourrait définir comme classique ou
    représentative du TA ?

La dénomination TA est très large. Elle englobe beaucoup de choses qui n’ont rien à voir. On pourrais citer les voies d’Archiane, par ex Livanos, pour les TA calcaires et la directe S à la Meije pour les TA montagne mais il y a plein de TA qui ne ressemblent à aucune de ces deux voies.

  • Est-ce que tu peux nous donner quelques exemples de voies
    TA faciles ? Quels seraient les pré-requis (whaou, je parle
    bien aujourd’hui) pour se lancer là-dedans ?

Dans quel région ?

Il y a deux semaines j’étais dans les Pyrénées. Le mur du cirque à Gavarnie ou le petit astazou doivent convenir. Du coté de Grenoble, tu peux faire les couloirs-cheminés aux deux soeurs. J’avais particulierement aimé le pilier SE de la Joseph Gaillard en Belledonne (jeux complet de friends nécessaires pour cette voie). On trouve de bonnes idées dans les topos de T.Margueritat.

les prérequis : il vaut mieux s’être fait expliquer le manimment des coinceurs avant afin qu’au moins certains tiennent. Ensuite, le reste vient en pratiquant. En général la première fois on double l’horaire et la moitié des coinceurs se décrochent d’eux-même. C’est pas un gros problème, on devient vite plus rapide. Au début il ne faut pas hésiter à mettre plus de points que nécessaires ; on apprend plus vite comme ça. C’est pas un gros problème, on devient vite plus rapide.

Tu peux consulter le topo-guide du site alpinisme, on commence à y trouver beaucoup de choses.

Posté en tant qu’invité par Claude:

On ne me laisse même pas le temps d’écrire…
En général, on se fout bien de savoir le nom exacte de ce que l’on fait. Du momment que l’on se fait plaisir (si si les TAistes grimpent aussi pour le plaisir) …
Dans certains cas, par exemple liste de courses pour le BE, il faut être d’accord avec l’examinateur. J’ai déjà donné ma définition au-dessus. La FFME propose une autre définition sur son site :

http://www.ffme.fr/escalade/site/classification.htm