Posté en tant qu’invité par Alexandre Simon:
Le débat est intéressant effectivement.
D’abord je voulais te féliciter pour ton apport, car force est de constater qu’un conflit d’intérêt existe entre randonneurs et motoneige, et là-dessus je suis à peu près d’accord avec ton analyse.
Je réagis encore sur quelques points ci-dessous du texte. (j’utilise —>>)
BioKer50 a écrit:
O.K,
D’abord tu n’es pas blessant du tout, surtout qu’autant le dire
tout de suite, Je serai plutot du genre randonneur-ours.
J’avoue je me suis un peu amusé à jouer l’avocat du diable. Je
desteste les moto-neige et si ça ne tenait qu’à moi je les
brulerai toutes (celles de loisir évidemment).
Mais par mon intervention, je voulait soulever d’autres aspects
du pb. J’ai lu dans un des message « on est pas dans le grand
Nord Canadien » ou un truc dans le genre. Et alors? qu’est ce
que ça change? Quand on avance des arguments d’ordre écologique
(dérangement de la faune, polllution,…) le pb des moto neige
de loisir devrai nous interpeller autant pour le Canada que
pour le fond de la combe Madame ! C’est pour cela que le pb
soulever me semble plus de l’ordre du conflit d’interet entre
humain. Bien sur que ces engins ont des conséquences
désastreuses sur l’environnement, mais il ne faut pas se voiler
a face, si nous n’en voulons pas en montagne, c’est d’abord
pour préserver notre tranquilité et non pas la nature que nous
dégradons tous les jours dans nos comportements de
consomateurs.
–>> j’ai l’impression que ces dernières années (mais je me trompe peut être car je suis jeune) on prend de plus en plus conscience que l’on pollue continuellement et en chaque recoin notre planète. Dans la volonté de s’opposer aux motoneiges qui jusqu’à présent ne circulaient pas en montagne alors qu’elles en avaient peut être le droit ou que personne ne connaissait la juridiction exacte, ça correspond peut être à un mouvement qui veut dire ne polluons pas plus, même si cette pollution ne représente qu’une goutte d’eau (dans un premier temps en tout cas pour les motoneiges). Avant on vivait très bien sans les motoneiges, l’idée est de dire n’ajoutons pas de pollution supplémentaire.
Pour te répondre plus précisement
Est-il besoin d’invoquer des concepts aussi théoriques pour
expliquer des choses aussi simples que l’utilisation des
motoneiges en montagnes.Je ne cherche pas à expliquer quoi que ce soit, j’essaie
d’apporter un autre point de vue, à quoi sert un forum si tout
le monde doit être d’accord?
–>> ok ok je cherchais un peu la polémique là…
En plus elle est fausse ou partielle ?? changement des
éléments
d’un système à l’équilibre. Le son est-il un élément ? Pour
moi
le son est une onde de surpression de l’air qui se propage
dans
l’espace ? Où est le lien avec système à l’équilibre ?D’ou le terme « par extension » on peut considérer dans la
société des seuils acceptables que ce soit pour le son ou la
pollution atmosphèreique, c’est là que par extension ceux qui
parle de « pollution sonore » considère que le seuil représente
ce point d’équilibre.
Avec des raisonnements globaux comme ceux-là on va droit dans
le mur : mais bien sûr par rapport à la production de gaz
toxiques globale c’est une goutte d’eau.
Vous êtes ?@;& ou quoi ? Honnêtement vous avez un peu
réfléchi
aux conséquences des gaz d’échappement en montagne ? Toutes
les
saloperies qui retombent au sol, métaux lourds et autres
cochoneries ? Vous avez vu que quand vous mettez le pot
d’échappement de votre voiture sur un tas de neige celle-ci
devient grise ? Et les fuites d’huile et autres cochoneries,
vous y pensez ? Je crois rêver, là, c’est du concret tout ça
pas besoin de grandes théories!! On a quand même le droit de
garder des espaces préservés au maximum non ???Désolé de te décevoir mais ce que tu considères comme des
espaces préservés, sont en réalité pollués. Actuellement par la
pollution Globale (Réchauffement climatique, pollution
atmosphérique, pluie acide,…) mais aussi dans le passé :Par
exemple, l’exploitation forestière dans les alpes par les
romains=> disparition de la forêt des étages subalpins ( en
gros de 1700 à 2300m avec des variantes en fonction de
l’exposition et de la climatologie)
–>> Tout à fait d’accord avec toi, vu les échanges dans la biosphère on ne peut pas considérer que par ex la zone centrale du PN Ecrins est exempte de pollution. Même si peut être il faudrait plus s’inquiéter de la hausse du CO2 dans l’atmosphère qui est le problème le plus préoccupant…
Mais évidemment qu’on est aussi des pollueurs, MAIS VOTRE
MANIERE DE RAISONNER ME FAIT HURLER : ce n’est pas parce
qu’on
pollue aussi nous les randonneurs qu’il FAUT POLLUER ENCORE
PLUS EN MOTONEIGE ???Non, je suis d’accord, mais qui te donne le droit de dire: moi
j’ai le droit d’y aler mais pas toi?
–>> Et bien ça c’est historique… Les randonneurs à skis étaient les premiers on ne les a pas interdit, c’est eux (nous quoi!) qui avons gagné. Ce sport se pratiquait à une époque où l’écologie était moins un souci que maintenant, il est ancré dans nos habitudes il fait partie de notre culture. Nous sommes maintenant à une époque où l’écologie compte plus, et nous ne voulons plus de sources de pollution supplémentaire de celles que nous pratiquons déjà.
On peut
considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de
terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à
lesutiliser!).
Mais qu’est-ce que cette lapalissade ?? Le paysan exploite la
terre agricole, c’est la définition du paysan, non ? C’est
typiquement le genre de remarques qui ne fait pas avancer le
débat, mais ça s’appelle une ruse de communication pour
s’attirer un public, de la démagogie en quelque sorte comme
le
font les hommes politiques.Cette phrase n’est pas de moi mais de toi (12-01 à 23h21)!!!
–>> Je crois qu’on ne s’est pas compris. La remarque portait sur la phrase entre parenthèses qui suit la partie entre guillemets.
Evidemment à l’échelle des temps géologiques c’est une goutte
d’eau, mais dans ce cas-là je vais vider mon huile de vidange
dans le champs du voisin, car finalement on s’en fout, non ?
A
l’échelle des temps géologiques quand les Alpes seront sous
l’eau de mer il n’y aura plus aucune trace !Cette remarque n’a pour objectif que de souligner que tout le
monde essaie de tirer la couverture à soit et que donc
argumenter par de grande vérité quand ça nous arrange me semble
un peu hypocriteTout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi,
plus
une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il
est
sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son
impactsur les écosystèmes)
–>> ok pour maintenir le point d’équilibre dans certains écosystème je t’accorde qu’il y a sûrement des pb + préoccupants que les motoneiges!!
MAIS EVIDEMMENT QUE NON !!! Si vous faites preuve
d’anticipation vous vous apercevez que permettre aux
motoneiges
de grapiller du terrain, c’est leur permettre d’aménager la
montagne un peu plus loin et de diminuer l’espace laissé
vierge
au mieux.
En motoneige vous pouvez ravitailler, monter des matériaux de
construction, aménager, faire du fric, bouffer des espaces
vierges; il est là le danger.Il ne faut pas donner le petit doigt pour se le faire couper
sinon on nous coupe le bras. On peut faire confiance à
certains
pour utiliser leurs motoneiges pour aller toujours plus loin
et
haut ans l’aménagement de la montagne et reculer de plus en
plus les espaces laissés « au plus loin » de l’action de
l’homme.Alors pourquoi hurle-t-on quand on veut nous interdire d’aller
en montagne (en « hors-piste »)? Cf la campagne de l’hiver 99
« Non à la Montagne Interdite ».on devrai être content de
participer à la préservation de la nature…puisque nous sommes
aussi pollueurs.
–>> ah là c’est du pur conflit d’intérêt ! Bien d’accord avec toi !
D’où je me répete encore, l’idée du conflit d’intêret.
–>> J’en tire les conclusions suivantes :
1/ du point de vue de l’étude de la pollution des écosystèmes je veux bien concéder qu’il y a des pb + préoccupants comme la hausse du CO2 dans l’atmosphère.
2/ On aurait tendance à penser que le pb des motoneiges est un pur conflit d’intérêt mais c’est trop réducteur à mon avis. Mais ce que je crains c’est que l’on pollue encore plus avec les motoneiges, à force d’ajouter et d’ajouter au fil des ans et des siècles il y a de quoi s’inquiéter, non ?
3/ Les randonneurs à skis polluent également mais les randonneurs à skis étaient les premiers on ne les a pas interdit, c’est eux (nous quoi!) qui avons gagné. Ce sport se pratiquait à une époque où l’écologie était moins un souci que maintenant, il est ancré dans nos habitudes il fait partie de notre culture. Nous sommes maintenant à une époque où l’écologie compte plus, et nous ne voulons plus de sources de pollution supplémentaire de celles que nous pratiquons déjà.
Dans un avenir plus strict on en viendra peut être à interdire le ski dans certaines zones (retour en arrière), là c’est de la pure « écologie » (au sens on élimine autant que possible toute trace de l’homme considéré comme pollueur) , même plus du conflit d’intérêt!!

