Posté en tant qu’invité par Alexandre Simon:
Mais je suis en désaccord avec votre analyse, bon sang (désolé si je vais être blessant!)
BioKer50 a écrit:
Ca fait un moment que je traine sur ce forum sans avoir jamais
pris la parole, mais là je suis tenté d’intervenir.
Je viens de lire toute l’arborescence des messages et même si
ça se calme vers la fin j’ai quand même un peu l’impression
d’être sur greenpeace.org
Je n’ai rien contre les militants écolos ( je partage moi-même
pas mal de leurs conviction) mais je crois qu’il y a une
confusion à la base de ce débat:
Sur le concept de pollution d’abord: Un changement des
proportions des élements d’un système à l’équilibre ( qu’il
s’agisse de l’atmosphère ou d’un cours d’eau, ou par extension
un système sonore ou un paysage visuel).
Et l’entropie elle augmente sans cesse elle-aussi ?
Est-il besoin d’invoquer des concepts aussi théoriques pour expliquer des choses aussi simples que l’utilisation des motoneiges en montagnes.
En plus elle est fausse ou partielle ?? changement des éléments d’un système à l’équilibre. Le son est-il un élément ? Pour moi le son est une onde de surpression de l’air qui se propage dans l’espace ? Où est le lien avec système à l’équilibre ?
J’ai l’impression qu’il vaut mieux garder les pieds sur terre plutôt que de faire des grandes théories là-dessus !
Puis sur les systèmes dont on parle:
-1 La Nature en tant qu’ensemble d’écosystèmes.
Si on parle d’écologie au sens strict, la pollution engendré
par les motoneiges et autres 4X4 en été et surtout d’ordre
mécanique. La pollution atmosphérique par les gaz
d’échappements ne représente pas grand chose, puisque ce type
de pollution est à l’échelle régionale (par disssipation) et
que donc la proportion de gaz émis par ces engins par rapport à
une ville à proximité du massif est quasi nulle. Pour ce qui
est du dérangement de la faune, la prolifération des
randonneurs (été et hivers confondus) et surtout leur
éparpillement fait qu’ils dérangent autant la faune que les
engins motorisés.
Avec des raisonnements globaux comme ceux-là on va droit dans le mur : mais bien sûr par rapport à la production de gaz toxiques globale c’est une goutte d’eau.
Vous êtes ?@;& ou quoi ? Honnêtement vous avez un peu réfléchi aux conséquences des gaz d’échappement en montagne ? Toutes les saloperies qui retombent au sol, métaux lourds et autres cochoneries ? Vous avez vu que quand vous mettez le pot d’échappement de votre voiture sur un tas de neige celle-ci devient grise ? Et les fuites d’huile et autres cochoneries, vous y pensez ? Je crois rêver, là, c’est du concret tout ça pas besoin de grandes théories!! On a quand même le droit de garder des espaces préservés au maximum non ???
Donc d’un point de vu écologique, nous, randonneurs,
alpinistes…, sommes aussi des pollueurs. Sans compter que
nous aussi avons un effet mécanique non négligeable sur les
écosystèmes: un dérapage en neige de printemps qui dégage un
tapis herbacé peut l’exposé prématurement au gel nocture est
provoquer sa mort… La réélle action de pollution dean notre
cas est plus précisément l’augmentation du nombre de
skieur/surfeur de rando, de randonneur en été, de
grimpeurs,etc.
Mais évidemment qu’on est aussi des pollueurs, MAIS VOTRE MANIERE DE RAISONNER ME FAIT HURLER : ce n’est pas parce qu’on pollue aussi nous les randonneurs qu’il FAUT POLLUER ENCORE PLUS EN MOTONEIGE ???
-2 La Nature vue (est surtout utilisée) par l’Homme
(Anthroposystème).
Maintenant si on considère la nature depuis notre position
d’être humain, la on peut parler de pollution visuelle et
sonore des engins motorisés comme des stations. On peut
considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de
terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à les
utiliser!).
Mais qu’est-ce que cette lapalissade ?? Le paysan exploite la terre agricole, c’est la définition du paysan, non ? C’est typiquement le genre de remarques qui ne fait pas avancer le débat, mais ça s’appelle une ruse de communication pour s’attirer un public, de la démagogie en quelque sorte comme le font les hommes politiques.
Il y a quantité d’autres personnes qui polluent également les terres agricoles SANS les utiliser (déchêteries sauvages, rejets d’usines chimiques à proximité de terres agricoles, …)
La plupart des arguments anti-motoneige que j’ai lu
dépendent de ce deuxième type de système.
Aujourd’hui en écologie on parle de « service rendu par les
écosystèmes » et ça reprend un peu ce que j’ai lu dans ces
messages: l’agriculteur cherche des terres à cultiver et
considère que les touristes n’ont rien à foutre là, le mec sur
ça motoneige veut pouvoir s’éclater comme il l’entend et le
montagnard veut pouvoir profiter de sa montagne dans le calme
et considère donc qu’il faut « préserver » la Nature. Mais
préserver, ça veut dire quoi? qui peut dire dans quel état il
faut préserver telle ou telle région. Le parc National des
Ecrins considère par exempe qu’il faut préserver les bocages du
champsaur comme au début du siècle. Pourtant il s’agit là de
maintenir une image de l’exploitation de la Nature par l’Homme
! Je crois qu’on a un peu le regard faussé par nos convictions,
notre éducation, ect.
Chacun veut essayer de preserver ce qui lui semble utile, beau,
interessant,… en oubliant souvent que la terre sur laquelle
on vit est dynamique est que les alpages ainsi que les Alpes
eux-mêmes à une autre échelles sont éphémères.
Evidemment à l’échelle des temps géologiques c’est une goutte d’eau, mais dans ce cas-là je vais vider mon huile de vidange dans le champs du voisin, car finalement on s’en fout, non ? A l’échelle des temps géologiques quand les Alpes seront sous l’eau de mer il n’y aura plus aucune trace !
Tout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi, plus
une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il est
sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son impact
sur les écosystèmes)
MAIS EVIDEMMENT QUE NON !!! Si vous faites preuve d’anticipation vous vous apercevez que permettre aux motoneiges de grapiller du terrain, c’est leur permettre d’aménager la montagne un peu plus loin et de diminuer l’espace laissé vierge au mieux.
En motoneige vous pouvez ravitailler, monter des matériaux de construction, aménager, faire du fric, bouffer des espaces vierges; il est là le danger.
Il ne faut pas donner le petit doigt pour se le faire couper sinon on nous coupe le bras. On peut faire confiance à certains pour utiliser leurs motoneiges pour aller toujours plus loin et haut ans l’aménagement de la montagne et reculer de plus en plus les espaces laissés « au plus loin » de l’action de l’homme.
Désolé pour l’ortograf g pas relu…