Y en a marre des engins motorisés

Posté en tant qu’invité par BioKer50:

Je n’ai jamais dit qu’il était abérrant de regarder ce pb d’un point de vue écologique, je voulais simplement rappeller que le randonneur est lui aussi un pollueur et éviter une utilisation abusive d’arguments à double tranchant.

La question que je me pose c’est comment dire « OK, vous, montagnards, vous avez raison: on interdit les motoneiges » et ne pas dire la même chose à des gens qui diraient sur vroumvroum.com " il faut interdire les randonneurs en montagne, ils sont trop nombreux , rabattent les animaux sur les chemins que l’on utilise et on risque de s’en prendre un sur le capot à chaque rupture de pentes".

D’où l’idée que ce débat est plus un conflit d’intêret qu’un problème d’écologie au sens strict ( science comprenant divers champ d’étude qui ne considère pas tous l’Homme)

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Francois:

C’est une question de mesure: qu’on autorise le paysan du coin ou le gardien de refuge (qui, rappelons-le, ne fait pas beaucoup de montagne vu qu’il est derrière ses fourneaux 14 à 16h par jour) à utiliser une motoneige si ça peut faciliter son travail, pourquoi pas?
Qu’on autorise des faiseurs de fric à organiser des « tours » et à lâcher des meutes hurlantes dans la montagne hivernale et c’est la fin des harricots.

Posté en tant qu’invité par bob:

C’est une question de mesure: qu’on autorise le paysan du coin (qui, rappelons-le, ne fait pas beaucoup de montagne vu qu’il est derrière ses vaches 14 à 16h par jour) à aller faire de la randonnée en montagne si ça peut lui faire du bien, pourquoi pas?
Qu’on autorise les peau de fokeur avec leur matos high tech à organiser des « collectives » et à lâcher des meutes hurlantes dans la montagne hivernale et
c’est la fin des harricots.

MotoneigeMAg.

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Pour aller plus loin, on pourrait appliquer ces arguments au problème du ferroutage.

Pourquoi interdire aux camions de transiter par les Alpes (Mt-Blanc, Fréjus, Gothard,…) alors que les habitants des vallées continueraient d’utiliser leur voiture. Un camion dérange moins que 100 voitures !!!

Un randonneur dérange (probablement) et pollue (peut-être) lorsqu’il se livre à son activité mais il n’est pas correct de dire qu’il le fait autant qu’une motoneige.

Après on peut discuter sur le seuil de pollution ou de dérangement qui est tolérable et autorisé, mais il n’est pas honnête de comparer les 2 activités. (Je parle bien du motoneige en tant qu’activité de loisir et non en tant qu’outil de travail)

Posté en tant qu’invité par Alexandre Simon:

Mais je suis en désaccord avec votre analyse, bon sang (désolé si je vais être blessant!)

BioKer50 a écrit:

Ca fait un moment que je traine sur ce forum sans avoir jamais
pris la parole, mais là je suis tenté d’intervenir.
Je viens de lire toute l’arborescence des messages et même si
ça se calme vers la fin j’ai quand même un peu l’impression
d’être sur greenpeace.org
Je n’ai rien contre les militants écolos ( je partage moi-même
pas mal de leurs conviction) mais je crois qu’il y a une
confusion à la base de ce débat:

Sur le concept de pollution d’abord: Un changement des
proportions des élements d’un système à l’équilibre ( qu’il
s’agisse de l’atmosphère ou d’un cours d’eau, ou par extension
un système sonore ou un paysage visuel).

Et l’entropie elle augmente sans cesse elle-aussi ?
Est-il besoin d’invoquer des concepts aussi théoriques pour expliquer des choses aussi simples que l’utilisation des motoneiges en montagnes.
En plus elle est fausse ou partielle ?? changement des éléments d’un système à l’équilibre. Le son est-il un élément ? Pour moi le son est une onde de surpression de l’air qui se propage dans l’espace ? Où est le lien avec système à l’équilibre ?
J’ai l’impression qu’il vaut mieux garder les pieds sur terre plutôt que de faire des grandes théories là-dessus !

Puis sur les systèmes dont on parle:
-1 La Nature en tant qu’ensemble d’écosystèmes.
Si on parle d’écologie au sens strict, la pollution engendré
par les motoneiges et autres 4X4 en été et surtout d’ordre
mécanique. La pollution atmosphérique par les gaz
d’échappements ne représente pas grand chose, puisque ce type
de pollution est à l’échelle régionale (par disssipation) et
que donc la proportion de gaz émis par ces engins par rapport à
une ville à proximité du massif est quasi nulle. Pour ce qui
est du dérangement de la faune, la prolifération des
randonneurs (été et hivers confondus) et surtout leur
éparpillement fait qu’ils dérangent autant la faune que les
engins motorisés.

Avec des raisonnements globaux comme ceux-là on va droit dans le mur : mais bien sûr par rapport à la production de gaz toxiques globale c’est une goutte d’eau.
Vous êtes ?@;& ou quoi ? Honnêtement vous avez un peu réfléchi aux conséquences des gaz d’échappement en montagne ? Toutes les saloperies qui retombent au sol, métaux lourds et autres cochoneries ? Vous avez vu que quand vous mettez le pot d’échappement de votre voiture sur un tas de neige celle-ci devient grise ? Et les fuites d’huile et autres cochoneries, vous y pensez ? Je crois rêver, là, c’est du concret tout ça pas besoin de grandes théories!! On a quand même le droit de garder des espaces préservés au maximum non ???

Donc d’un point de vu écologique, nous, randonneurs,
alpinistes…, sommes aussi des pollueurs. Sans compter que
nous aussi avons un effet mécanique non négligeable sur les
écosystèmes: un dérapage en neige de printemps qui dégage un
tapis herbacé peut l’exposé prématurement au gel nocture est
provoquer sa mort… La réélle action de pollution dean notre
cas est plus précisément l’augmentation du nombre de
skieur/surfeur de rando, de randonneur en été, de
grimpeurs,etc.

Mais évidemment qu’on est aussi des pollueurs, MAIS VOTRE MANIERE DE RAISONNER ME FAIT HURLER : ce n’est pas parce qu’on pollue aussi nous les randonneurs qu’il FAUT POLLUER ENCORE PLUS EN MOTONEIGE ???

-2 La Nature vue (est surtout utilisée) par l’Homme
(Anthroposystème).
Maintenant si on considère la nature depuis notre position
d’être humain, la on peut parler de pollution visuelle et
sonore des engins motorisés comme des stations. On peut
considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de
terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à les
utiliser!).

Mais qu’est-ce que cette lapalissade ?? Le paysan exploite la terre agricole, c’est la définition du paysan, non ? C’est typiquement le genre de remarques qui ne fait pas avancer le débat, mais ça s’appelle une ruse de communication pour s’attirer un public, de la démagogie en quelque sorte comme le font les hommes politiques.

Il y a quantité d’autres personnes qui polluent également les terres agricoles SANS les utiliser (déchêteries sauvages, rejets d’usines chimiques à proximité de terres agricoles, …)

La plupart des arguments anti-motoneige que j’ai lu

dépendent de ce deuxième type de système.
Aujourd’hui en écologie on parle de « service rendu par les
écosystèmes » et ça reprend un peu ce que j’ai lu dans ces
messages: l’agriculteur cherche des terres à cultiver et
considère que les touristes n’ont rien à foutre là, le mec sur
ça motoneige veut pouvoir s’éclater comme il l’entend et le
montagnard veut pouvoir profiter de sa montagne dans le calme
et considère donc qu’il faut « préserver » la Nature. Mais
préserver, ça veut dire quoi? qui peut dire dans quel état il
faut préserver telle ou telle région. Le parc National des
Ecrins considère par exempe qu’il faut préserver les bocages du
champsaur comme au début du siècle. Pourtant il s’agit là de
maintenir une image de l’exploitation de la Nature par l’Homme
! Je crois qu’on a un peu le regard faussé par nos convictions,
notre éducation, ect.
Chacun veut essayer de preserver ce qui lui semble utile, beau,
interessant,… en oubliant souvent que la terre sur laquelle
on vit est dynamique est que les alpages ainsi que les Alpes
eux-mêmes à une autre échelles sont éphémères.

Evidemment à l’échelle des temps géologiques c’est une goutte d’eau, mais dans ce cas-là je vais vider mon huile de vidange dans le champs du voisin, car finalement on s’en fout, non ? A l’échelle des temps géologiques quand les Alpes seront sous l’eau de mer il n’y aura plus aucune trace !

Tout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi, plus
une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il est
sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son impact
sur les écosystèmes)

MAIS EVIDEMMENT QUE NON !!! Si vous faites preuve d’anticipation vous vous apercevez que permettre aux motoneiges de grapiller du terrain, c’est leur permettre d’aménager la montagne un peu plus loin et de diminuer l’espace laissé vierge au mieux.
En motoneige vous pouvez ravitailler, monter des matériaux de construction, aménager, faire du fric, bouffer des espaces vierges; il est là le danger.

Il ne faut pas donner le petit doigt pour se le faire couper sinon on nous coupe le bras. On peut faire confiance à certains pour utiliser leurs motoneiges pour aller toujours plus loin et haut ans l’aménagement de la montagne et reculer de plus en plus les espaces laissés « au plus loin » de l’action de l’homme.

Désolé pour l’ortograf g pas relu…

Posté en tant qu’invité par pascaline:

Effectivement il y a conflit d’intérêt. Alors il faudrait pouvoir voter par référendum national. Et je fais le pari que la majorité des gens préfèrent se ballader tranquilles sans tomber sur des engins mécaniques. L’engouement pour la nature plus ou moins sauvage se vérifie chaque jour dans les statistiques: succés grandissant de la randonnée pédestre, puis de la raquette à neige maintenant du ski de rando. Le succés de ces pratiques vient justement du fait que les gens sont saturés de bruit, de moteurs, de béton et d’acier. Pour la majorité, ils n’aspirent pas à des exploits dans des territoires inconnus et exposés. La nature les impressionne. Ils veulent juste, se promener avec leur famille, écouter les chants d’oiseaux, apercevoir des animaux, entendre le murmure d’un ruisseau… Bref, toutes ces choses indicibles qui rendent heureux. C’est spécifiquement ces pratiquants là qui sont le plus exposés à la nuisance des amateurs de quds et autres moto-neige. Pas ceux qui font les Grandes Jorasses!
Etant donné la place accordée à la voiture et aux véhicules motorisés en général dans ce pays, il n’est pas scandaleux d’essayer d’en limiter l’accès dans certains secteurs ou l’on vient justement pour trouver « autre chose ». Si les plus beaux sites naturels de France souffrent de surfréquentation, c’est bien « qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde! »
A ce propos , il est un peu agaçant d’entendre (de lire) sans arrêt des diatribes sur ces cons de citadins qui ont la connerie d’habiter en ville et viennent au même moment dans les mêmes endroits.
1 Heureusement qu’il y a des cons de citadins pour payer les subventions des « vrais montagnards » restés au pays (et à l’air pur)
2 Déjà qu’il n’y a pas assez de boulot pour les locaux, je voudrais voir leur tête si les vacanciers s’installaient à l’année.
3 Y a plein de gens qui n’ont pas le choix, ni de l’endroit ou ils vivent, ni de leurs dates de congés .
4 La montagne n’appartient pas aux montagnards. C’est p’têtre dur à entendre mais c’est comme ça. pas plus que la ville aux citadins.( heureusement d’ailleurs parce qu’au niveau surface y aurait carrément maldonne.)
Bon, revenons à nos moutons. OK pour le conflit d’intérêt. Clairement revendiqué et assumé. Lorsque le plaisir d’une ou deux personnes nuit gravement au plaisir de dizaines d’autres, le choix est facile à faire. (Malgré la mauvaise foi de Motoneige-Mag, démontrer l’inverse relève de la plaisanterie de mauvais goût.)

Posté en tant qu’invité par Alexandre Simon:

Tout à fait d’accord avec toi !

Posté en tant qu’invité par jean:

bravo pascaline pour ton texte,au fait quand partons nous en rando dans une nature silencieuse tant qu’il en est encore temps???

Posté en tant qu’invité par SpatMan:

Faudra pas oublier les stations essence automatiques 24/24! (pas d’emploi permanent)…

Pourquoi ne pas en mettre une de chaque côté du col Agnel, par exemple, en plus, ça servira l’été…

Non, mais on va où???!

Sinon, j’attends une chose, à moins que ce soit déjà arrivé (je sais, c’est méchant mais c’est un des moyens de faire parler de quelque chose…), c’est qu’une motoneige et son ou ses passagers soient pris par une avalanche…
Que dira-t-on alors…?

Posté en tant qu’invité par Francois:

On dira: il faut faire des moto-neige (motos-neiges? motos-neige?) plus grosses et plus solides pour que les passagers soient mieux protégés.

Posté en tant qu’invité par Polémique Victor:

Une motoneige ; des motoneiges.

Posté en tant qu’invité par BioKer50:

O.K,
D’abord tu n’es pas blessant du tout, surtout qu’autant le dire tout de suite, Je serai plutot du genre randonneur-ours. J’avoue je me suis un peu amusé à jouer l’avocat du diable. Je desteste les moto-neige et si ça ne tenait qu’à moi je les brulerai toutes (celles de loisir évidemment).
Mais par mon intervention, je voulait soulever d’autres aspects du pb. J’ai lu dans un des message « on est pas dans le grand Nord Canadien » ou un truc dans le genre. Et alors? qu’est ce que ça change? Quand on avance des arguments d’ordre écologique (dérangement de la faune, polllution,…) le pb des moto neige de loisir devrai nous interpeller autant pour le Canada que pour le fond de la combe Madame ! C’est pour cela que le pb soulever me semble plus de l’ordre du conflit d’interet entre humain. Bien sur que ces engins ont des conséquences désastreuses sur l’environnement, mais il ne faut pas se voiler a face, si nous n’en voulons pas en montagne, c’est d’abord pour préserver notre tranquilité et non pas la nature que nous dégradons tous les jours dans nos comportements de consomateurs.

Pour te répondre plus précisement

Est-il besoin d’invoquer des concepts aussi théoriques pour
expliquer des choses aussi simples que l’utilisation des
motoneiges en montagnes.

Je ne cherche pas à expliquer quoi que ce soit, j’essaie d’apporter un autre point de vue, à quoi sert un forum si tout le monde doit être d’accord?

En plus elle est fausse ou partielle ?? changement des éléments
d’un système à l’équilibre. Le son est-il un élément ? Pour moi
le son est une onde de surpression de l’air qui se propage dans
l’espace ? Où est le lien avec système à l’équilibre ?

D’ou le terme « par extension » on peut considérer dans la société des seuils acceptables que ce soit pour le son ou la pollution atmosphèreique, c’est là que par extension ceux qui parle de « pollution sonore » considère que le seuil représente ce point d’équilibre.

Avec des raisonnements globaux comme ceux-là on va droit dans
le mur : mais bien sûr par rapport à la production de gaz
toxiques globale c’est une goutte d’eau.
Vous êtes ?@;& ou quoi ? Honnêtement vous avez un peu réfléchi
aux conséquences des gaz d’échappement en montagne ? Toutes les
saloperies qui retombent au sol, métaux lourds et autres
cochoneries ? Vous avez vu que quand vous mettez le pot
d’échappement de votre voiture sur un tas de neige celle-ci
devient grise ? Et les fuites d’huile et autres cochoneries,
vous y pensez ? Je crois rêver, là, c’est du concret tout ça
pas besoin de grandes théories!! On a quand même le droit de
garder des espaces préservés au maximum non ???

Désolé de te décevoir mais ce que tu considères comme des espaces préservés, sont en réalité pollués. Actuellement par la pollution Globale (Réchauffement climatique, pollution atmosphérique, pluie acide,…) mais aussi dans le passé :Par exemple, l’exploitation forestière dans les alpes par les romains=> disparition de la forêt des étages subalpins ( en gros de 1700 à 2300m avec des variantes en fonction de l’exposition et de la climatologie)

Mais évidemment qu’on est aussi des pollueurs, MAIS VOTRE
MANIERE DE RAISONNER ME FAIT HURLER : ce n’est pas parce qu’on
pollue aussi nous les randonneurs qu’il FAUT POLLUER ENCORE
PLUS EN MOTONEIGE ???

Non, je suis d’accord, mais qui te donne le droit de dire: moi j’ai le droit d’y aler mais pas toi?

On peut

considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de
terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à les
utiliser!).

Mais qu’est-ce que cette lapalissade ?? Le paysan exploite la
terre agricole, c’est la définition du paysan, non ? C’est
typiquement le genre de remarques qui ne fait pas avancer le
débat, mais ça s’appelle une ruse de communication pour
s’attirer un public, de la démagogie en quelque sorte comme le
font les hommes politiques.

Cette phrase n’est pas de moi mais de toi (12-01 à 23h21)!!!

Evidemment à l’échelle des temps géologiques c’est une goutte
d’eau, mais dans ce cas-là je vais vider mon huile de vidange
dans le champs du voisin, car finalement on s’en fout, non ? A
l’échelle des temps géologiques quand les Alpes seront sous
l’eau de mer il n’y aura plus aucune trace !

Cette remarque n’a pour objectif que de souligner que tout le monde essaie de tirer la couverture à soit et que donc argumenter par de grande vérité quand ça nous arrange me semble un peu hypocrite

Tout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi,
plus
une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il
est
sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son impact
sur les écosystèmes)

MAIS EVIDEMMENT QUE NON !!! Si vous faites preuve
d’anticipation vous vous apercevez que permettre aux motoneiges
de grapiller du terrain, c’est leur permettre d’aménager la
montagne un peu plus loin et de diminuer l’espace laissé vierge
au mieux.
En motoneige vous pouvez ravitailler, monter des matériaux de
construction, aménager, faire du fric, bouffer des espaces
vierges; il est là le danger.

Il ne faut pas donner le petit doigt pour se le faire couper
sinon on nous coupe le bras. On peut faire confiance à certains
pour utiliser leurs motoneiges pour aller toujours plus loin et
haut ans l’aménagement de la montagne et reculer de plus en
plus les espaces laissés « au plus loin » de l’action de l’homme.

Alors pourquoi hurle-t-on quand on veut nous interdire d’aller en montagne (en « hors-piste »)? Cf la campagne de l’hiver 99 « Non à la Montagne Interdite ».on devrai être content de participer à la préservation de la nature…puisque nous sommes aussi pollueurs.

D’où je me répete encore, l’idée du conflit d’intêret.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Cendrillon:

Blablablablablabla…
…et mon soulier, oui oui, mon soulier…avez vous songé, c’est tout aussi important!!! Non mais!!! Yenamarre!!!

Posté en tant qu’invité par clash:

Ca y est j’ai tout lu!!

Je trouve quand-même assez incroyable que certains n’hésitent pas à comparer la pratique du motoneige et celle de la rando.

Bien sûr qu’il y a une question de conflit d’intérêt, de « mon loisir contre le tien ».
Pourquoi les mononeigistes auraient-ils moins le droit que d’autres à pratiquer leur passion?

Mais, comme ça a été dit plus haut, tout simplement parce que la pollution engendrée par la rando est LARGEMENT plus faible que celle engendrée par la motoneige!!!
J’ai l’impression que certains tentent de réduire le problème à un concept bipolaire: soit on permet tous les loisirs de montagne en acceptant leur impact sur la nature, soit, partant du principe justifié que ces loisirs, quels qu’ils soient, polluent, on les interdit. Le tout ou rien en quelque sorte, comme s’il était injuste, contraire au droit, de trancher d’une autre manière, entre les deux extrêmes.

Et pourtant! Mais bien sûr, qu’il faut trancher d’une autre manière!! Comme dans tous les problèmes, il n’y a pas que le blanc et le noir, il y a un équilibre à trouver, et il s’agit tout simplement de placer à un endroit donné entre ces deux extrêmes une limite acceptable!
Dans le cas présent, certes la rando occasionne un gène pour la nature, mais ses avantages (plaisir perso, tourisme de montagne, etc…) non-négligeables la rendent (à mes yeux en tous cas) acceptable, la place du bon côté de la barrière!
Par contre, la motoneige occasionne elle-aussi un gène pour la nature, mais d’un ordre bien plus grand, et ça, je crois que personne n’osera le contester… Bien sûr, côté avantagnes, le plaisir perso, les revenus de ce tourisme, sont égaux à la rando (quoi que, on a en moins l’aspect « éducatif » de la rando, enfin ça c’est plus perso), mais au total, en regardant la balance positive/négative, y’a pas photo, la motoneige est du mauvais côté de la barrière et il est NORMAL à mon sens d’interdire son utilisation de loisir!!

Il est abérrant de centrer le débat sur le conflit d’intérêt (qui existe) lorsque les pratiques en cause impliquent des conséquences fort différentes!

Posté en tant qu’invité par clash:

J’allais oublier:

« Enfin, en ce qui concerne les agriculteurs, ça me fait vraiment rigoler. je suis dans le Beaufortain ou il y a beaucoup d’alpagistes et en hiver…ils sont moniteurs de ski! Y a pas grand chose à faire en alpage, sous la neige! »

Pas grand-chose à ajouter… Bien sûr que dans certains cas particuliers il peut arriver qu’un paysan ou travailleur de la montagne doivent recourir à la motoneige, et dans ce cas, bien sûr qu’il faut lui laisser cette possibilité…
Mais soyons honnête, ce genre de cas, c’est du 1 sur 100 voire sur 1000…

Posté en tant qu’invité par Nukem:

la motoneige est du mauvais côté de la barrière et il est NORMAL à mon sens d’interdire son utilisation de loisir!!

ouf ! on a de la chance, tout est tombé du « bon » coté de la barrière. Motoneige pas bien/rando bien.

Et sinon, juste pour être sûr que j’ai bien tout compris, c’est quoi qui va avoir le plus d’impact sur l’environement ?
100 randonneurs par week-end ou une motoneige par an ?

Posté en tant qu’invité par Laurent.:

A part les secours, je ne vois pas qui a vraiment besoin d’un motoneige.
Les infrastructures touristiques en profite pour se faire du fric (hôteliers, moniteurs, guides, etc). Sans compter les couches sociales pleines de fric, qui veulent se donner un semblant de frisson et approcher la montagne sans effort.

Posté en tant qu’invité par Pierre:

C’est pas comme ça qui faut raisonner.

Il faut comparer 100 randonneurs par week-end et 100 motoneiges par week-end.

Je te laisse deviner qui a le plus d’impact…

En suivant ton raisonnement 1 mec bourré au volant à 3g. risque certainement de faire moins de vicimes pendant une heure que 1000000 d’automobilistes pendant 1 an donc pourquoi limiter l’acoolémie à 0.5 g. ???

Posté en tant qu’invité par Nukem:

C’est pas comme ça qui faut raisonner.

J’essaie pas raisonner, je m’émerveillais juste du fait que quand Clash trace une limite de l’acceptable comme par hasard, la rando l’est et ce n’est pas le cas de la motoneige. Soit, enlevons les motoneiges du débat.

100 randonneurs par WE sur un massif c’est dans les limites acceptables ou pas ?
En fait, je vais vous dire ce qui est la limite acceptable, c’est quand je suis tranquille peinard avec les gens que j’ai choisi et que je vois ou n’entend personne d’autre. Voilà, facile non ?

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Merci BioKer pour ton intervention constructive!
Il est important de comprendre qu’il s’agit beaucoup plus d’un conflit d’intérêts humains que de sauvegarde de la planète.
Certains intérêts (le Bien, la Rando) peuvent apparaitre plus verts c’est vrai, mais cela ne doit pas biaiser le raisonnement.

Quelques remarques deci-delà dans le fil…

1 Voie publique ou pas?
C’est simple, les voies publiques sont répertoriées sur le cadastre de la commune, donc il suffit de regarder en mairie, vraiment très simple (surtout si le cadastre n’est pas à jour).
En pratique, ça veut dire qu’une forte majorité des pistes forestières (celles récentes, au moins) ne sont pas des voies publiques, donc ne sont pas autorisées à la circulation des motoneiges.

2 Le coup du Grand Nord :
c’était aussi dans l’idée que là bas y’a énormément d’espace et donc beaucoup moins de conflits potentiels entre utilisateurs (ou bien?).

3 Quand à la pollution engendrée par la rando, y’a qu’à voir les champs de neige trafolée-regelée beuaaaarque inskiable sur les itinéraires fréquentés…

Bonnes randos - même si on est tous des sales pollueurs