Posté en tant qu’invité par Bubu:
Sur le concept de pollution d’abord: Un changement des
proportions des élements d’un système à l’équilibre ( qu’il
s’agisse de l’atmosphère ou d’un cours d’eau, ou par extension
un système sonore ou un paysage visuel).
Dans toute cette discussion, il est sous entendu que la pollution est prise au sens large: chimique (humus, atmosphère, cours d’eau), mécanique (errosion), visuel (dérangement de la faune… et des visiteurs), sonore (idem).
Puis sur les systèmes dont on parle:
-1 La Nature en tant qu’ensemble d’écosystèmes.
Si on parle d’écologie au sens strict, la pollution engendré
par les motoneiges et autres 4X4 en été et surtout d’ordre
mécanique. La pollution atmosphérique par les gaz
d’échappements ne représente pas grand chose, puisque ce type
de pollution est à l’échelle régionale (par disssipation) et
que donc la proportion de gaz émis par ces engins par rapport à
une ville à proximité du massif est quasi nulle. Pour ce qui
est du dérangement de la faune, la prolifération des
randonneurs (été et hivers confondus) et surtout leur
éparpillement fait qu’ils dérangent autant la faune que les
engins motorisés.
Ben justement, ce n’est pas la peine d’ajouter à cela une prolifération de gonzes en moto-neige ! Si on veut fortement limiter la pollution des randonneurs, il faut diminuer le nombre de randonneurs. Mais si on veut quand même autoriser la visite d’un site par l’homme, le moyen le plus doux au sol reste la marche ! Si ion pense que des sites surfréquentés mériteraient une régulation, ce n’est opas le moment d’autoriser un moyen permettant à une seule personne de générer autant de pollution qu’une ou plusieurs dizaines de randonneurs !
Donc d’un point de vu écologique, nous, randonneurs,
alpinistes…, sommes aussi des pollueurs. Sans compter que
nous aussi avons un effet mécanique non négligeable sur les
écosystèmes: un dérapage en neige de printemps qui dégage un
tapis herbacé peut l’exposé prématurement au gel nocture est
provoquer sa mort… La réélle action de pollution dean notre
cas est plus précisément l’augmentation du nombre de
skieur/surfeur de rando, de randonneur en été, de
grimpeurs,etc.
Un randonneur à plus ou moins une action dans un rayon de 50 à 100m autour de lui (distance de sécurité que prend la plupart de la (assez grosse) faune). L’action mécanique est restreinte à 80kg sur quelques décimètres carrés à la fois. Quand aux autres randonneurs, ils ne sont pas dérangés s’ils sont à plus de 10m.
Une motoneige à une action dans un rayon beaucoup plus grand (500m). L’action mécanique est plus forte (même pression, mais plus de puissance d’errosion si il n’y a plus de neige).
On peut discuter longtemps, mais l’homme fera toujours moins de dégats avec 180cm aux pieds qu’avec 500ch sous le capot…
-2 La Nature vue (est surtout utilisée) par l’Homme
(Anthroposystème).
Maintenant si on considère la nature depuis notre position
d’être humain, la on peut parler de pollution visuelle et
sonore des engins motorisés comme des stations. On peut
considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de
terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à les
utiliser!). La plupart des arguments anti-motoneige que j’ai lu
dépendent de ce deuxième type de système.
Aujourd’hui en écologie on parle de « service rendu par les
écosystèmes » et ça reprend un peu ce que j’ai lu dans ces
messages: l’agriculteur cherche des terres à cultiver et
considère que les touristes n’ont rien à foutre là, le mec sur
ça motoneige veut pouvoir s’éclater comme il l’entend et le
montagnard veut pouvoir profiter de sa montagne dans le calme
et considère donc qu’il faut « préserver » la Nature. Mais
préserver, ça veut dire quoi? qui peut dire dans quel état il
faut préserver telle ou telle région. Le parc National des
Ecrins considère par exempe qu’il faut préserver les bocages du
champsaur comme au début du siècle. Pourtant il s’agit là de
maintenir une image de l’exploitation de la Nature par l’Homme
! Je crois qu’on a un peu le regard faussé par nos convictions,
notre éducation, ect.
Chacun veut essayer de preserver ce qui lui semble utile, beau,
interessant,… en oubliant souvent que la terre sur laquelle
on vit est dynamique est que les alpages ainsi que les Alpes
eux-mêmes à une autre échelles sont éphémères.
Le bocage du Chamsaur (et la majorités des paysages de moyenne montagne) est le résultat de plusieurs siècles (voir millénaires par endroit) d’agriculture montagnarde. Le parc souhaite le préserver pour qu’il ne disparaisse pas en quelques décénnie. Et cette agriculture a permis que le bocage puisse toujours être exploité aujourd’hui, des siècles après l’implantation de l’homme. Alors que l’agriculture qui pourrait le détruire ne garantie pas du tout sa propre existence dans 100 ans…
Tout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi, plus
une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il est
sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son impact
sur les écosystèmes)
L’écologie inclue l’homme dans son champ d’étude, ce n’est donc pas abérant de regarder le pb des moto-neige sous le regard écologique.