Y en a marre des engins motorisés

Posté en tant qu’invité par Cyril de l’Oisans:

Une précision qui a son importance : voici l’article 3 de la fameuse loi du 3-1-91:
« l’utilisation, A DES FINS DE LOISIR, d’engins motorisés conçus pour la progression sur neige est interdite. »

La loi ne concerne donc que les activités de loisir. Que ce soit clair !
Toutes les stations de skis utilisent des skidoo et des dameuses sans avoir besoin d’autorisation. En effet, c’est pour le travail.

La question était en suspend pour : un privé souhaitant se rendre à sa maison secondaire (loisir ou pas loisir ?) un restaurateur amenant ses clients en motoneige dans son établissement (loisir pour les client mais pour le restaurateur ?)
Dans le premier cas, la justice a tranché en faveur du privé (cas du frère du PDG de Danone ayant une maison à l’Ecot (Bonneval/arc) et verbalisé par un garde de la Vanoise en 2000 ou 2001).
Pour le deuxième cas, le législateur vient de trouver une parade en interprétant autrement que la circulaire du 30-11-2000 la loi de 1991.

Donc, si vous voyez où que ce soit en France, un engin motorisé en dehors d’une voie ouverte à la circulation publique et que c’est pour le simple loisir, tirez à vue !

Posté en tant qu’invité par Lionel:

Bien qu’habitant Annecy( depuis 25 ans), comme Roland?, je suis tout à fait d’accord avec Pierre.

Je tiens à dire qu’il ne faut pas oublier que 80% des français ont voté pour (plébiscite)
un certain type de gouvernement, tout à fait capable de soutenir…de telles décisions de ce que, certains, nomment la justice.
Celle ci est bien sûr libre et indépendante…

Donc, c’est à priori une décision qui fait l’unanimité.

Ce qui est bizarre, c’est que ma famille est issue d’un village de montagne des hautes Pyrénées et n’utilise toujours pas de motoneige pour l’élevage des moutons.
Eh oui, elle y arrive.

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Pour le texte intégral de l’avis du Conseil d’Etat, c’est ici. Ca peut paraitre un peu indigeste… et ça ne concerne que la circulation sur les voies publiques, en aucun cas le reste. Du point de vue du droit, c’est logique.

Ca confirme notamment que ravitailler un refuge c’est du travail autorisé, y amener des clients c’est du loisir interdit., pas de changement d’interprétation de ce côté là Cyril.

Je ne vois donc guère de raisons de lever les boucliers…
Pour la rando vers Grenoble, ça doit concerner la route du Galibier (technique avec les dévers, et de toutes façons gavé de monde et de bruit), celle du lac du poursollet au Taillefer et celle du col du Noyer, plus qq unes en Savoie (Petit St Bernard, Cormet de Roselend, Ecot, Avérole, Ambin en Maurienne…).
Ca n’est donc pas une autorisation de la motoneige en montagne, et avec les pb de congère et autres routes à flancs de montagne remplies de neige à ras bord, les motoneigeurs fous se rendront vite compte qu’on est de toutes façons pas au canada…

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Pour le texte intégral de l’avis du Conseil d’Etat, c’est ici. Ca peut paraitre un peu indigeste… et ça ne concerne que la circulation sur les voies publiques, en aucun cas le reste. Du point de vue du droit, c’est logique.

Ca confirme notamment que ravitailler un refuge c’est du travail autorisé, y amener des clients c’est du loisir interdit., pas de changement d’interprétation de ce côté là Cyril.

Je ne vois donc guère de raisons de lever les boucliers…
Pour la rando vers Grenoble, ça doit concerner la route du Galibier (technique avec les dévers, et de toutes façons gavé de monde et de bruit), celle du lac du poursollet au Taillefer et celle du col du Noyer, plus qq unes en Savoie (Petit St Bernard, Cormet de Roselend, Ecot, Avérole, Ambin en Maurienne…).
Ca n’est donc pas une autorisation de la motoneige en montagne, et avec les pb de congère et autres routes à flancs de montagne remplies de neige à ras bord, les motoneigeurs fous se rendront vite compte qu’on est de toutes façons pas au canada…

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Ca confirme notamment que ravitailler un refuge c’est du
travail autorisé, y amener des clients c’est du loisir
interdit., pas de changement d’interprétation de ce côté là
Cyril.

Je ne vois donc guère de raisons de lever les boucliers…

A entendre un pro moto-neige dimache soir sur le journal isère de France 3, qui disait plus ou moins que c’est un premier pas pour plus de liberté en montagne… il n’y a pas de raison de baisser la pression.

Pour la rando vers Grenoble, ça doit concerner la route du
Galibier (technique avec les dévers, et de toutes façons gavé
de monde et de bruit), celle du lac du poursollet au Taillefer
et celle du col du Noyer, plus qq unes en Savoie (Petit St
Bernard, Cormet de Roselend, Ecot, Avérole, Ambin en
Maurienne…).

Est-ce que les routes forestières ouvertes aux voitures en été sont aussi considérés comme des voies publiques ? Car dans ce cas, ce n’est plus une dizaine de route, mais des milliers de kilomètres de pistes… moins sujettent aux congères et donc plus propices aux motos…

Posté en tant qu’invité par Pascaline:

Si on prend le cas de la route du cormet de roselend que je connais bien, il est évident que la nuisance sonore dépassera largement les limites de la route et contaminera tout le secteur.
Devant la mauvaise foi de certains qui finalement mettent toutes les activités sur le même plan (motoneige, raquettes ou ski de rando), j’hésite entre la constrenation et la colère. la liberté est vraiment brandie à tort et à travers dans ce pays. J’imagine que tous ces ardents défenseurs du "chacun fait ce qui lui plaît " apprécie comme il se doit le hard rock hurlant à 4 heures du mat de leur voisin. Car enfin, il ne pollue pas et il a bien le droit de s’exercer à son luisir favori à l’heure qui lui sied!
-Ca n’a rien à voir?
-Ca a complètement à voir. Pierre a totalement raison. il faut protéger les derniers espaces qui échappent au vacarme de la technologie pétaradante. Quant aux randonnées les mlus courus, ce sont aussi la plupart du temps les plus accessibles. (tout le monde n’a pas eu la chance de chausser les skis à 4 ans). Sans parler des promeneurs à pieds ou à raquettes, parfois en famille et qui aprécient de se promener sur ces fameuses voies de circulation enneigées. Il faut laisser des espaces de promenade tranquille. sinon ça sera pas la peine de venir critiquer ces cons de touristes qui prennent des risques dans des trucs trop durs pour eux.
Quant à comparer ces hordes rigolardes à ski avec des motoneiges!!! T’as jamais entendu de motoneige ou quoi? Moi, je fais 200m et je les entends plus rigoler. tandis que les motoneiges…
Enfin, en ce qui concerne les agriculteurs, ça me fait vraiment rigoler. je suis dans le Beaufortain ou il y a beaucoup d’alpagistes et en hiver…ils sont moniteurs de ski! Y a pas grand chose à faire en alpage, sous la neige!
Par contre les stations qui proposent en toute illégallité des promenades en motoneige, se multiplient.
Et arrêter de brandir la liberté de faire ch… à tout bout de champ. ca me rappelle vraiment la phrase de Georges Marchais à propos du capitalisme:…« un loup libre dans un poulailler libre! » . En effet…"des motos neige libres avec des skieurs libres (de porter des boules quiès)
Pascaline

Posté en tant qu’invité par Alexandre Simon:

Et bien on est en présence là de quelques priviligiés qui accèdent à leur chalet en motoneige l’hiver! Mais ce n’est peut être pas une raison pour imposer sa façon de penser, ce n’est pas parce qu’on accède à son chalet en motoneige qu’il faut cautionner toute forme de motoneige quand même!?
Je veux bien que le motoneige vous soit bien utile, mais comment accéderiez-vous à votre chalet si le motoneige n’existait pas ? Peut être n’auriez-vous pas construit votre chalet là-haut, ou alors vous ne l’habiteriez pas l’hiver ou trouveriez un autre moyen d’y accéder.
Les progrès technologiques, s’ils sont mis dans les mains d’irresponsables, aboutissent à des catastrophes sur le plan écologique; la densité de population dans les Alpes ne nous permet plus de déconner avec l’espace et avec son aménagement.

Vous faites partie de quelques priviligiés d’accord, mais ne nous imposez pas votre point de vue pour autoriser à tire-larigot les motoneige.
Ne mettez pas la voiture et la motoneige sur le même plan sinon on court à la grande catastrophe, vous vous accordez un droit à polluer car les autres polluent aussi…
Ce genre d’arguments est lamentable.

« Nous qui vivons en montagne et l’entretenons » —> permettez-moi de rire, il y a beaucoup de montagnards qui ont pourri leur milieu naturel car ils ne se rendaient pas compte qu’ils vivaient dans un milieu naturel qu’il était bon de préserver. désolé les montagnards ne sont pas un exemple de protection de la nature, il a fallu bien des coups de pouce des citadins pour arriver à protéger le milieu montagnard. Et regardez un peu ce qui se passe avec les paysans : ce sont les plus gros pollueurs de terres agricoles, et beaucoup d’entre eux s’en foutent royalement.
Le label « montagnard » et le label écologique ne sont vraiment pas synonymes

En gros vous nous dites « laissez les montagnrds faire ce qu’ils veulent dans leur montagne » et je vous dis non l’histoire a montré que vous n’étiez pas les mieux placés pour la protéger.

Posté en tant qu’invité par Alexandre Simon:

I have an idea !!!

ça vous dirait pas de monter une SA, on construit un hôtel en altitude, une petite route d’accès, et on propose aux touristes de monter en motoneige, ça serait de la balle ça, non ? En + c’est autorisé c’est pour le boulot !
Comme endroit je vous propose près du refuge du glacier Blanc, voire au refuge des Ecrins ?

Ou alors au refuge de la Pilatte ? Faut chercher des endroits porteurs ?

Y a des gens qui veulent investir avec moi ??

Plus sérieusement il va falloir être attentif à ce genre de conneries qui vont naître, il va y avoir des gens (des montagnards même quelquefois) qui vont vouloir se faire du beurre, de l’argent facile avec ces idées…

Posté en tant qu’invité par Cyril de l’Oisans:

« laissez les montagnards faire ce qu’ils veulent dans leur montagne »

Si ils y arrivaient tout seul sans danger pour l’environnement, tous les parcs et réserves n’auraient eu aucune raison d’exister.
Or, ils existent !
Que serait la Vanoise sans le parc. Une autre sorte de parc, un méga parc du ski, Gigaskiparc !

C’est toujours la même chose : la liberté des uns s’arête là où commence celles des autres. La loi Evin en est un excellent exemple. Le raisonnement appliqué par la loi du 3-1-91 est le même et j’en suis ravi !

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

« Ne mettez pas la voiture et la motoneige sur le même plan »
Et pourquoi pas? On pourrait mettre des canons à neige le long des autoroutes, histoire que le droit de se rendre à la plage de St-Tropez en motoneige soit enfin reconnu et inscrit dans la déclaration des doits de l’homme: mais que fait Amnesty International???
Je partage tout à fait les craintes de Bubu: si toutes les pistes forestières et d’alpages ouvertes au public en été sont ouvertes aux motoneiges, ça ouvrel’accès à un domaine énorme…
Olaf

Posté en tant qu’invité par Matthieu:

Ca c’est bien les dire d’un écolo de Paris ou de Lyon qui ne met les pieds en montagne que pour ses loisirs ou pour défendre des causes non louables.

Ca me fait penser à une petite anecdote.

C’est l’histoire d’un petit village de Haute Savoie, face au Mont Blanc où des gens vivent toute l’année : boulangers, bouchers, artisants, agriculteurs; des gens qui vivent paisiblement ici depuis de nombreuses générations et d’autres depuis moins longtemps. Pour bon nombre de ceux qui vivent depuis plusieurs génération, ils habitent la maison familliale qui se passe de parent à enfant, souvent de vieilles fermes, et celles ci se trouvent des fois en hauteur, sans voie d’accés goudronnée et déneigé par la commune => l’été, accés sans problème en voiture, mais l’hiver, il faut le 4x4 chainé, voir d’autre moyen plus pratique et plus adéquate…

Pour revenir à cette anecdote, dans ce petit village, le tourisme, comme dans de nombreux villages des Alpes, s’est développé, ameant des gens venu d’ailleurs à construire leurs chalets ou leurs immeuble. Ces gens ne viennent pas toute l’année, uniquement 1 semaine à Noel, 1 semaine en fevrier et 2 ou 3 semaines en été. Heureusement que ces gens sont là, ils sont forts sympatique et n’imposent pas du tout leurs idées aux ‹ ‹ autoctones › ›.
Ils ont même créé une association appelé ''les amis de (ce joli petit village dont je ne citerais pas le nom) => ils protège la commune contre les agriculteurs qui polluent avec leurs angrais, les bucherons qui ravagent les forets, les tracteurs sortant des champs qui salissent les routes avec la boue,… Heureusement que ces personnes sont là pour la sauvegarde de la montagne et de la nature.

Mais il y a surtout deux points pour lesquels je leur tire mon chapeau :

1°) Ils ont fait une pétition auprés de la mairie pour que les agriculteurs enlèvent les cloches des vaches qui sont en champs => nuisance sonnore oblige. => Sauvegarde du patrimoine montagnard!!!

2°) Ils ont fait une deuxième pétition tout à fait intéressante et représentant bien l’utilité de ce genre de personne et leur intelligence à défendre la nature : un agriculteur a commencer à construire un hangar pour ces moutons, sur un terrain qui appartient à sa famille depuis quelques génération. Ces chers amis du village, protecteur de la nature ont trouvé cette construction génante pour la nature et polluante car se trouvant en aval d’une source de captage et que ça allait faire du bruit.

Tout ça pour dire que c’est bien de vouloir défendre la nature mais qu’il faut bien voir tout les points de vue avant de proclamer tel ou tel dire. Les gens qui viennent de la ville auront tres certainement un oeil plus extérieur sur la montagne que les gens qui vivent à la montagne mais il ne faut pas oublier qu’il y en a qui y vivent toute l’année.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Hello,

Juste une question, essentielle selon moi; que considère t-on comme voie publique/ voie privée ? Où se situe la limite ?
Y’a pas longtemps, je me suis fait polluer la tronche par un 4x4 qui redescendait sur une piste forestière en Belledonne (non accessible aux autres vehicules), et je me suis aperçu apres coup que les personnes en question s’etaient arretes à la barrière, vers 1600m, pour PISSER ! puis demi-tour (selon les traces) et retour a la casa… Ils ne sont meme pas allés a plus de 5 metres de la voiture; y’a vraiement des gens qui on des comportements exagérés…

Effectivement je ressens un peu de culpabilité a utiliser ma voiture pour pratiquer mes loisirs; mais j’en suis conscient, j’éssaie d’eviter les trajets inutiles, j’emmene le plus de monde et je roule cool. L’argument motoneige contre Hdi ne tient pas car les gens qui font de la motoneige (à des fins de loisir, entendons-nous bien) doivent aussi se rendre sur place, en Hdi ou autre, voire avec un 4x4 grosse cylindrée qui consomme bien plus de 5l/100kms. Ca n’excuse en rien le randonneur avec sa voiture perso; nous devons tous faire des efforts tant qu’on peut, mais certains sont encore plus loin de ces considérations…

Donc quelle est maintenant la situation: 1. pour les vehicules utilisés a des fins de loisirs 2. pour les vehicules utilises à titre professionnel, et sur quelles voies ?
J’ai l’impression qu’il y aura toujours des abus, car il y en a dans tous les domaines…

Flo.

Posté en tant qu’invité par julien:

helas pour aller au depart de l’heliski et de la motoneige, tu prends aussi ton hdi…

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

Matthieu,
Je crois qu’à peu près tout le monde sur ce forum est d’accord qu’un agriculteur de montagne qui a besoin d’une motoneige pour bosser ait le droit de circuler avec. Par contre,ce qui est à éviter, c’est que la motoneige soit utilisée à des fins de loisir. Si l’agriculteur n’emploie sa motoneige que pour bosser, se ravitailler, etc, pour vivre quoi, sa motoneige ne va fonctionner toute la journée, mais ponctuellement. La nuisance sonore sera donc nettement plus faible que celle dun gars qui l’emploie pour tourner dans un vallon toute la journée.
Dans le cas de l’hôtellière de l’Izoard, qui déclare que les skieurs et les raquetteurs ne suffisent pas à faire tourner son bistrot, tu crois pas que ces derniers risquent de fuire le coin quand ce sera transformé en circuit pour motoneige?
Olaf

Posté en tant qu’invité par Ai@ce:

La Meme chose c’etait dans le coin du petite annonces d’un site web italien des alpes occidentales: il y avait un annonce de heliski mis par un guide de la vallee d’Aoste. Au regard de nombreux (?) messages de complain l’annonce a ete’ supprimè.

Mais ca n’est que le débout, on ne trovera encore de ces message e propose.

Ai@ce

Posté en tant qu’invité par Flo:

Bizzarement, il y a des gens qui sont tellement habitués a vivre dans le bruit et la pollution, que lorsqu’ils en sortent ca ne les dérange pas…
Exemple tout simple; beaucoup de gens qui vont en station croient dur comme fer qu’ils sont en parfaite communion avec la montagne, et qu’ils profitent du silence du calme, des grands espaces, de la liberté…
Tout cela est relatif, il ne s’agit pas de la meme liberté, du meme calme, de la meme vision des choses, et difficile de leur faire comprendre que d’autres personnes aspirent a quelque chose de mieux sans se faire passer pour des extremistes ou des dingues.
(c’est pareil lorsque je fais en sorte d’econimiser l’energie au bureau en eteignant le lumiere en partant ou le PC, on me prend pour un extra-terrestre !).

On a du boulot !

Flo.

Posté en tant qu’invité par SpatMan:

Perso, pendant 2 ans, j’avais 20km avec 2 petites côtes. Je le faisais 2 ou 3 fois par semaine (je mettais pas tout à fait 2 fois plus de temps qu’en voiture (entre 40 et 45 minutes selon la forme du jour et le vent!).

Actuellement, j’ai un peu plus de 4km entre chez moi et le boulot, avec 100 m de dénivellée positif le matin (donc négatif le soir! Yahoooooo!)…

Bon, c’est vrai aussi que c’est une région où le climat est favorable à la pratique du vélo (presque) toute l’année, La Ciotat. Et j’ai aussi les douches sur mon lieu de travail pour quand il fait chaud…
Mais ce n’est pas pour autant que les gens se bougent le fion…

Pour ce qui est de l’inexistence des pistes cyclables… j’ai trouvé le truc: je roule bien en évidence sur la chaussée. Et M…E aux automobilistes, surtout ceux qui me rasent un peu trop!
Pas d’accident en 3 ans de pratique…

Aller les gens! Un peu d’effort, ça fait pas de mal de se bouger un peu avant d’aller se poser comme une m… sur sa chaise de bureau!
Sans compter les quelques économies sur l’année…

Bonne journée.

Un extrèmiste!

Posté en tant qu’invité par BioKer50:

Ca fait un moment que je traine sur ce forum sans avoir jamais pris la parole, mais là je suis tenté d’intervenir.
Je viens de lire toute l’arborescence des messages et même si ça se calme vers la fin j’ai quand même un peu l’impression d’être sur greenpeace.org
Je n’ai rien contre les militants écolos ( je partage moi-même pas mal de leurs conviction) mais je crois qu’il y a une confusion à la base de ce débat:

Sur le concept de pollution d’abord: Un changement des proportions des élements d’un système à l’équilibre ( qu’il s’agisse de l’atmosphère ou d’un cours d’eau, ou par extension un système sonore ou un paysage visuel).

Puis sur les systèmes dont on parle:
-1 La Nature en tant qu’ensemble d’écosystèmes.
Si on parle d’écologie au sens strict, la pollution engendré par les motoneiges et autres 4X4 en été et surtout d’ordre mécanique. La pollution atmosphérique par les gaz d’échappements ne représente pas grand chose, puisque ce type de pollution est à l’échelle régionale (par disssipation) et que donc la proportion de gaz émis par ces engins par rapport à une ville à proximité du massif est quasi nulle. Pour ce qui est du dérangement de la faune, la prolifération des randonneurs (été et hivers confondus) et surtout leur éparpillement fait qu’ils dérangent autant la faune que les engins motorisés.

Donc d’un point de vu écologique, nous, randonneurs, alpinistes…, sommes aussi des pollueurs. Sans compter que nous aussi avons un effet mécanique non négligeable sur les écosystèmes: un dérapage en neige de printemps qui dégage un tapis herbacé peut l’exposé prématurement au gel nocture est provoquer sa mort… La réélle action de pollution dean notre cas est plus précisément l’augmentation du nombre de skieur/surfeur de rando, de randonneur en été, de grimpeurs,etc.

-2 La Nature vue (est surtout utilisée) par l’Homme (Anthroposystème).
Maintenant si on considère la nature depuis notre position d’être humain, la on peut parler de pollution visuelle et sonore des engins motorisés comme des stations. On peut considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à les utiliser!). La plupart des arguments anti-motoneige que j’ai lu dépendent de ce deuxième type de système.
Aujourd’hui en écologie on parle de « service rendu par les écosystèmes » et ça reprend un peu ce que j’ai lu dans ces messages: l’agriculteur cherche des terres à cultiver et considère que les touristes n’ont rien à foutre là, le mec sur ça motoneige veut pouvoir s’éclater comme il l’entend et le montagnard veut pouvoir profiter de sa montagne dans le calme et considère donc qu’il faut « préserver » la Nature. Mais préserver, ça veut dire quoi? qui peut dire dans quel état il faut préserver telle ou telle région. Le parc National des Ecrins considère par exempe qu’il faut préserver les bocages du champsaur comme au début du siècle. Pourtant il s’agit là de maintenir une image de l’exploitation de la Nature par l’Homme ! Je crois qu’on a un peu le regard faussé par nos convictions, notre éducation, ect.
Chacun veut essayer de preserver ce qui lui semble utile, beau, interessant,… en oubliant souvent que la terre sur laquelle on vit est dynamique est que les alpages ainsi que les Alpes eux-mêmes à une autre échelles sont éphémères.

Tout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi, plus une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il est sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son impact sur les écosystèmes)

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par aud:

Voilà un commentaire clair, sensé et intelligent, bien loin de certaines inepties lues ci-dessus. Certains écolos en herbe ont encore à étudier, comprendre et réfléchir avant d’hurler des slogans tout prêts.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Sur le concept de pollution d’abord: Un changement des
proportions des élements d’un système à l’équilibre ( qu’il
s’agisse de l’atmosphère ou d’un cours d’eau, ou par extension
un système sonore ou un paysage visuel).

Dans toute cette discussion, il est sous entendu que la pollution est prise au sens large: chimique (humus, atmosphère, cours d’eau), mécanique (errosion), visuel (dérangement de la faune… et des visiteurs), sonore (idem).

Puis sur les systèmes dont on parle:
-1 La Nature en tant qu’ensemble d’écosystèmes.
Si on parle d’écologie au sens strict, la pollution engendré
par les motoneiges et autres 4X4 en été et surtout d’ordre
mécanique. La pollution atmosphérique par les gaz
d’échappements ne représente pas grand chose, puisque ce type
de pollution est à l’échelle régionale (par disssipation) et
que donc la proportion de gaz émis par ces engins par rapport à
une ville à proximité du massif est quasi nulle. Pour ce qui
est du dérangement de la faune, la prolifération des
randonneurs (été et hivers confondus) et surtout leur
éparpillement fait qu’ils dérangent autant la faune que les
engins motorisés.

Ben justement, ce n’est pas la peine d’ajouter à cela une prolifération de gonzes en moto-neige ! Si on veut fortement limiter la pollution des randonneurs, il faut diminuer le nombre de randonneurs. Mais si on veut quand même autoriser la visite d’un site par l’homme, le moyen le plus doux au sol reste la marche ! Si ion pense que des sites surfréquentés mériteraient une régulation, ce n’est opas le moment d’autoriser un moyen permettant à une seule personne de générer autant de pollution qu’une ou plusieurs dizaines de randonneurs !

Donc d’un point de vu écologique, nous, randonneurs,
alpinistes…, sommes aussi des pollueurs. Sans compter que
nous aussi avons un effet mécanique non négligeable sur les
écosystèmes: un dérapage en neige de printemps qui dégage un
tapis herbacé peut l’exposé prématurement au gel nocture est
provoquer sa mort… La réélle action de pollution dean notre
cas est plus précisément l’augmentation du nombre de
skieur/surfeur de rando, de randonneur en été, de
grimpeurs,etc.

Un randonneur à plus ou moins une action dans un rayon de 50 à 100m autour de lui (distance de sécurité que prend la plupart de la (assez grosse) faune). L’action mécanique est restreinte à 80kg sur quelques décimètres carrés à la fois. Quand aux autres randonneurs, ils ne sont pas dérangés s’ils sont à plus de 10m.
Une motoneige à une action dans un rayon beaucoup plus grand (500m). L’action mécanique est plus forte (même pression, mais plus de puissance d’errosion si il n’y a plus de neige).

On peut discuter longtemps, mais l’homme fera toujours moins de dégats avec 180cm aux pieds qu’avec 500ch sous le capot…

-2 La Nature vue (est surtout utilisée) par l’Homme
(Anthroposystème).
Maintenant si on considère la nature depuis notre position
d’être humain, la on peut parler de pollution visuelle et
sonore des engins motorisés comme des stations. On peut
considérer que « les paysans sont les plus gros pollueurs de
terres agricoles » (oui mais ceci dit ce sont les seuls à les
utiliser!). La plupart des arguments anti-motoneige que j’ai lu
dépendent de ce deuxième type de système.
Aujourd’hui en écologie on parle de « service rendu par les
écosystèmes » et ça reprend un peu ce que j’ai lu dans ces
messages: l’agriculteur cherche des terres à cultiver et
considère que les touristes n’ont rien à foutre là, le mec sur
ça motoneige veut pouvoir s’éclater comme il l’entend et le
montagnard veut pouvoir profiter de sa montagne dans le calme
et considère donc qu’il faut « préserver » la Nature. Mais
préserver, ça veut dire quoi? qui peut dire dans quel état il
faut préserver telle ou telle région. Le parc National des
Ecrins considère par exempe qu’il faut préserver les bocages du
champsaur comme au début du siècle. Pourtant il s’agit là de
maintenir une image de l’exploitation de la Nature par l’Homme
! Je crois qu’on a un peu le regard faussé par nos convictions,
notre éducation, ect.
Chacun veut essayer de preserver ce qui lui semble utile, beau,
interessant,… en oubliant souvent que la terre sur laquelle
on vit est dynamique est que les alpages ainsi que les Alpes
eux-mêmes à une autre échelles sont éphémères.

Le bocage du Chamsaur (et la majorités des paysages de moyenne montagne) est le résultat de plusieurs siècles (voir millénaires par endroit) d’agriculture montagnarde. Le parc souhaite le préserver pour qu’il ne disparaisse pas en quelques décénnie. Et cette agriculture a permis que le bocage puisse toujours être exploité aujourd’hui, des siècles après l’implantation de l’homme. Alors que l’agriculture qui pourrait le détruire ne garantie pas du tout sa propre existence dans 100 ans…

Tout ça pour dire que le pb des motoneiges est, pour moi, plus
une question humain-humain qu’un pb d’écologie (du moins il est
sur le même plan que beaucoup d’autre au regard de son impact
sur les écosystèmes)

L’écologie inclue l’homme dans son champ d’étude, ce n’est donc pas abérant de regarder le pb des moto-neige sous le regard écologique.