Whympr, application smartphone pour gérer vos itinéraires

Avoir de l’audience n’est pas, et ne sera jamais un objectif direct de c2c. Le seul objectif est la libre circulation du savoir. Le reste, c’est au mieux des indicateurs de succès. Et en conséquence, nous ne sommes en concurrence avec personne.

Je comprend que ça fasse tiquer de voir ses contributions bénévoles reprises dans un projet commercial, mais ce choix a été posé en connaissance de cause il y a vingt ans (et c’est la meme chose sur wikipédia). Et si tu me demandes mon avis, je pense que c’est une idée de génie :slight_smile: .

Si tu ne souhaites pas que tes contributions soient utilisées/copiées, il ne faut simplement pas contribuer sous licences libres.
Compte tenue des licences choisies par le projet c2c, Whympr, ou n’importe qui, a le droit de copier les contributions collaboratives c2c, y compris pour commercialiser des topos. C’est la même chose sur c2c et Wikipedia. Whympr respecte les licences en publiant sous licence libre, en citant la source et avec un lien vers c2c.
Ensuite, il faut un minimum de réalisme. La commercialisation d’informations gratuites ne peut dégager un revenu significatif que dans la mesure où une importante valeur ajoutée est apportée en plus à ces informations gratuites. Les revenus dégagés seront donc directement liés à la valeur ajoutée apportées en plus.
A l’instart de Climbing Away et de toutes les autres applications vendant des contenus payants, des revenus significatifs peuvent par contre être dégagés en vendant du contenu sous droit d’auteur provenant d’éditeurs professionnels (sous-entendu pas les contenus c2c).

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Oui, c’est possible. En fait, C2C a deux parties : une API qui contient l’information (la base de données) et une UI qui la diffuse (le site Web ou l’appli android).

C2C (toi, moi, lui) doit être vigilant à ce que Whympr (et d’autres) ne fassent de la concurrence que sur l’aspect UI et que les informations continuent de circuler librement. Les licences de contenus imposent ce fonctionnement : il faut juste être vigilant sur le strict respect de ceci.

En vrai, je ne crois pas que ce sera si simple que cela. Culturellement, on trouve toujours plein de défenseurs outrés et remontés prêt à en découdre pour le respect du copyright et du droit d’auteur dans son aspect le plus replié sur soi ; on trouve moins de défenseurs du respect du droit d’auteur qui disent : « je veux que l’information produite circule et soit améliorée librement ». Ou du moins ces derniers sont plus des Bisounours et moins agressifs. Il n’y a qu’à voir la liste des documents C2C déjà repris par des topos, des clubs, des fédérations et sur lesquels on ne dit pas grand’chose par manque de temps ou de conviction pour que soit strictement respecté le CC-by-SA.

Mais oui, peut-être qu’un jour, C2C ne sera qu’une association de gestionnaire d’une API. Et alors ? Si l’information continue de circuler librement, ma foi, pourquoi pas. Et s’il n’y a plus personne pour s’occuper de C2C, C2C disparaîtra, c’est sûr. Maintenant, il « suffit » d’une poignée de gens motivés et 15k€(1) par an pour faire vivre ce projet … Je ne doute pas que d’autres prennent le relais facilement : ce sera peut-être quelque chose de très différent, mais pourquoi pas.

En tout cas, nous faisons le pari que la libre circulation de l’information vaut mieux que le repli. Et c’est de toute façon beaucoup moins cher au total : le contenu payant doit être payé d’une part, et une partie des ressources pour développer le contenant doit être allouée à la sécurité pour ne pas être copié … Le différentiel des ressources nécessaires pour faire vivre un projet comme C2C et un projet comme Climbing Away est important.

Laquelle interdiction de copie est illusoire en plus, une simple installation d’Xposed Framework sur android permet de réaliser les captures d’écran que l’on souhaite même dans les applis sécurisés, et copier du contenu de Deezer n’est pas si compliqué pour qui le souhaite vraiment. Voire beaucoup plus simple sans aucune geekerie : je suis allé grimer au Désert de l’Écureuil l’autre jour et la cordée voisine avait des tirages A4 de photos d’un smartphone avec les écrans de Climbing Away … la photocopie 2.0 en somme.

(1) 15000€, c’est peu et beaucoup. C’est pourquoi, il est bien d’adhérer à l’association C2C ! :wink:

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Sur Whympr, il va falloir en plus rémunérer les actionnaires (ou pas), les dirigeants et les salariés. Ce n’est tout de suite plus le même budget annuel. Et on ne parle pas de l’achat des contenus sous droit d’auteur, les tuiles IGN et autres cartos que whympr doit acheter…
Ça doit être difficile avec seulement 300 clients.
Ça m’étonnerait que cela puisse fonctionner en vendant les seuls contenus c2c (disponible gratuitement ailleurs).
C’est le modèle startup prévoyant la rentabilité dans x années, voire décennies ou … jamais.

Le modèle low cost de c2c est très différent.

Whympr est plutôt un modèle Strava.
Bonne chance à Whympr.

21 messages ont été intégrés dans un sujet existant : C2C interpellé par les équipeurs

Depuis 2004, c’est effectivement un des points essentiels du projet Camptocamp :

On ne peut donc que se féliciter que cela fonctionne, sous-entendu que l’usage de contenus libres favorise sa diffusion.
Néanmoins, je comprends que cette approche soit difficile à comprendre quand on n’est pas trop familier avec la « culture libre ».

Edit : grosso modo, un contenu libre est un contenu dont la diffusion et la modification sont libres. Quand on diffuse un contenu en libre, on accepte que ce contenu soit repris et modifié librement par n’importe qui. Il y a des nuances et des limitations (on ne peut pas « libérer » les droits moraux en France, mais uniquement les droits patrimoniaux). Mais, c’est bien là l’esprit et la logique du libre.

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La réaction est intéressante, humaine. Certains projettent sur le projet c2c leurs propres cultures/sentiments. Ils ont une approche propriétaire de l’informations. Ils pensent donc que « c2c » doit avoir la même approche et doit donc se sentir flouer par la reprise de ses contenus par Whympr.
Ben non. Permettre et faciliter le partage des contenus, faciliter la transmission des informations constituent la base du projet c2c. Les licences libres ont été justement choisies pour cela.

Grosso-modo, on retrouve donc l’opposition et l’incompréhension classique entre une culture « propriétaire » et la culture « libre ». Les tenants de la culture propriétaire projettent leurs propres « peurs » sur les tenants de la culture « libre ».

C’est d’autant plus marrant que bons nombres des tenants/défenseurs de la culture propriétaire utilisent probablement des logiciels « libres » (androïde, Firefox …), consultent & reprennent des contenus libres (Wikipedia, c2c …).

  • 50% de la planète utilise un navigateur web libre.
  • l’encyclopédie Libre Wikipedia compte environ 700 millions de pages vues par mois en langue française.
    C’est très humain : ils sont pour le libre quand ça les arrange et ils sont contre le libre quand ça les dérange.
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Trop galvaudé !

http://www.climbing.co.za/wiki/South_African_Climbing_Wiki

http://wiki.climbing.ie/index.php/Main_Page

Bon, si on regarde de près, les licences et le fonctionnement n’est pas très wiki, mais bon, ça reste intéressant.

[Edit modération : Reste du post modéré : allusion à une polémique déplacée]

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On m’a soufflé dans l’oreillette que c’est bien plus en 2019.
Effectivement :

  • Parts de marché en août 2019 des navigateurs web libre dans le monde, toutes plateformes confondues : chrome + firefox = 65% source
  • Parts de marché des OS mobiles libre en France au 2ème trimestre 2019 : android = 82% source

C’est donc un plébiscite sans appel pour le libre.

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Des échanges, hors-sujet ici, ont été déplacés dans la discussion idoine, qui aujourd’hui n’a plus lieu d’être :

De ce que je vois autour de moi, c’est plutôt un plébiscite pour le gratuit/pas cher/la qualité supposée.

Et je dis cela en étant totalement pro-libre.

A part que ni Android ni Chrome ne sont Open-Source même si une grande partie de leurs composants (Linux et Chromium) le sont.

A vue de pif, le couple Samsung Android me semble pas moins chers que le couple Iphone iOS.
Libre et gratuité sont 2 choses différents.

Free … Definition
Free as in free speech, not as in free beer. Source : Richard Stallman
Roughly, it means that the users have the freedom to …, copy, distribute, study, change and improve. source

Whympr, ou qui que ce soit, a donc le droit de copier, diffuser et de changer les contenus sous licence libre (CC By SA). Ces licences ont justement été choisis pour ces raisons : permettre à tous le de monde de copier, diffuser et de changer ces contenus.

On n’est pas obligé de prendre le dernier Samsung pour avoir Android. Un téléphone à 100-200€ fait très bien l’affaire, ce qui revient moins cher qu’un iPhone.

Oui bien sur. Mais, ce n’est pas non plus les même fonctionnalités, et encore moins le même marqueur social.
On s’écarte du sujet.
Je tenais surtout à rappeler que le libre et gratuité sont 2 choses différents. Whympr, ou qui que ce soit, a le droit de commercialiser des contenus libres CC by SA.
On est bien d’accord que la commercialisation d’un contenu web disponible gratuitement ailleurs est quasi impossible et que les éventuelles recettes de Whympr proviendront en grande partie d’une valeur ajoutée apportée par Whympr.

Ce n’est pas moi qui ai prétendu que les français étaient fan de libre. Ils sont fan de gratuit / pas cher, ce qui est effectivement autre chose.

Néanmoins, au vu du prix du matériel d’alpinisme et des habits et la proportion qu’on certains (moi y compris parfois) à ce suréquiper, il est fort possible qu’une application payante apportant un léger plus (dans le pratique ou le bling-bling) trouve son publique.

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Strava vend bien des abonnements prémiums (summit) de 24€ à 60€ annuel.
Je n’ai pas compris à quoi cela sert. Mais si ça se vend, c’est qu’il y a des clients. :slight_smile:

Si les chiffres sont bons, ça fait tout de même un chiffre d’affaire de l’ordre 8-10 millions.

Il n’y a donc pas de raison qu’il n’y ait pas un créneau pour une application montagne avec abonnement. Par contre, il faut une réelle valeur ajoutée.
A ce jour, je ne discerne pas vraiment cette valeur ajoutée de Whympr par rapport à l’existant. Mais, je n’ai probablement pas compris les services proposées.

Bonjour,
Juste un mot pour préciser ma position concernant l’effet de « l’arroseur-arrosé », modéré et déplacé dans une discussion fermée, [Edit modération : phrase suivante supprimée, pas d’attaque personnelle dans les messages svp]

Oui l’information, concernant les voies de grimpe a transité du topo papier (payant), dans lesquels elle était enfermée à 90% en 1990 vers C2C (gratuit et open source) en 2020.
/Elle n’a pour autant pas disparu des topos papiers, ceux ci continuent de sortir, avec mises à jour
et amélioration, au passage WWAHHHOUU pour le dernier topo de Presles,
j’en avait déjà deux versions dans la bibliothèque, le dernier est simplement magnifique ! /

Bref ce transit de la bibliothèque payante 1990 vers le net open source et gratuit 2020…
Un bonheur pour certain, un damne pour d’autres…passons le sujet n’est pas à cette polémique.

Si « l’info » fait le chemin inverse de C2C (gratuit) 2020 à Wimper (payant) 2025,
personne n’y aura rien gagné !
Tout en restant bien entendu sur C2C, comme le livre reste vivant…

Bref il y a vraiment un effet de mirroir incroyable dans ce sujet

C’est pour cela que ces discussions méritent d’être suivies avec attention,
d’autant plus croustillantes, que les postions sur le partage de « la base de données », sont diverses, au sein même de l’association C2C, et que les plus « partageurs » pour prendre dans un camp, ne sont des fois pas les plus partageurs pour redonner dans un autre…bref cocasse comme situation !

Bonjour,

Encore heureux, je n’aurais pas envie de faire partie d’une association où la direction déciderait tout, je ne suis ici ni dans un parti fasciste, ni dans une secte religieuse.

Au contraire, tout le monde y gagne : Whympr y gagne en faisant payer ses services, C2C y gagne en ayant d’autres diffusions de sa base de données et dont en se faisant encore plus connaitre, les équipeurs y gagnent en faisant connaitre leurs réalisations (et en ayant ainsi gratuitement autant de publicité qu’ils veulent pour leur topos, il leur suffit d’inscrire les références de leurs topos dans la base CamptoCamp pour que cette information soit ensuite diffusée partout), les grimpeurs y gagnent en trouvant à un endroit unique les informations qu’ils cherchent (et en particulier bien souvent quel topo existe et où on peut se le procurer).

Bernard

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Tu es toujours dans le paradigme d’un propriétaire d’information prêtant au « projet c2c » ta propre approche.

Le projet c2c : favoriser la diffusion de l’information, avec donc des licences libres car ces licences libres favorisent la diffusion de l’information.

Quand je diffuse un contenu libre, j’accepte, voire souhaite, que tous le monde, y compris Whympr, copie, diffuse et modifie ce contenu. Ni plus, ni moins. Mon objectif est de favoriser la diffusion de ce contenu.
Compte tenu des licences choisies dans le projet c2c, « payant versus gratuit » n’est pas le sujet de fond. Le sujet principal est tout d’abord de favoriser la diffusion de l’information. Pour ma part, je pense que la gratuité est un facteur de plus pour favoriser la diffusion l’information. C’est pour cette raison que j’ai toujours poussé pour que c2c soit gratuit, en plus d’être en libre.

Mais, ça n’empêche bien évidement pas d’autres personnes, y compris toi, de copier/diffuser/modifier mes contenus libres (CC by SA) et de les vendre, y compris dans un topo papier.

Edit : si dans le futur, le partage d’information devient tel qu’il n’est plus nécessaire d’avoir un projet comme c2c, ça ne m’empêchera pas de dormir que c2c disparaisse en tant quel tel. Bien au contraire : c2c aura atteint son objectif. De toutes façons, un contenu libre (avec copyleft) ne peut plus devenir propriétaire et ne peut que se « multiplier » car toutes les personnes reprenant ce contenu doivent également reprendre la licence et donc permettre à tous le monde de copier/diffuser les modifications/améliorations qu’ils ont apporté au contenu de départ. C’est le principe de viralité du copyleft des licences libres.

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