Posté en tant qu’invité par J.Marc:
Pas grand chose à rajouter. Fara a bien exposé la problématique.
Je dirais juste qu’un des rôles qu’on peut attendre d’un topo, c’est une info sur l’optique d’équipement. On ne peut pas toujours évaluer le style d’équipemnt au pied d’une voie de 35m, et encore moins en grande voie. La plupart des grimpeurs qui « râlent » contre un « mauvais » équipement ne l’auraient pas fait s’ils avaient été prévenus d’avance.
Juste un exemple. Dans pas mal de voies alsciennes, il faut rajouter un ou deux friends, pas toujours en bas ; c’est l’optique de l’équipeur, il a conçue sa voie comme ça ; on peut critiquer ou apprécier ; mais on ne s’en apperçoit parfois qu’à 20m de hauteur. Il y a eu beaucoup de discussions locales à ce sujet, et Armand Baudry, principal acteur, a promis une meilleure information dans les prochaines éditions des topos.
Après, tout est possible. Mais il est certain qu’il ne me parait pas logique de sous-équiper le 6 et de suréquiper le 8 (et encore, comme dit Fara, quand une prise casse dans du 6, même Sharma peut tomber).
J’apprécie quand un équipeur pense une 5b pour des grimpeurs de 5, une 6c pour des grimpeurs de 6, une 8a pour des grimpeurs de 8. Mais le plus important, c’est d’imaginer les chutes possibles (dont les causes ne sont pas toujours liées au niveau), et leur gravité potentielle : les risques dans un mur à gradins, ou une cheminée, sont bien plus importants que dans un beau dévers.
Et pour finir, bien distinguer l’exposition - en voie sportive, sauf mention contraire dans le topo, on devrait s’attendre à en être exempté - et l’engagement, qui fait partie des plaisirs de l’escalade, et que sans systématiser - pas facile de travailler une voie engagée - on ne doit pas non plus éliminer petit-à-petit pour laisser place à une « norme » comme ça devient le cas en SAE.
