Tribune de Blaise Agresti et Erik Decamp

Il serait certainement bon de s’inspirer du monde du vol libre concernant la transparence et la qualité des retex d’accidents (notamment mortels). La FFV publie chaque année un registre des décès en parapente, avec une explication de l’expérience du/de la pilote, avec les conditions météo/aérologiques le jour de l’accident, le détail des raisons de l’accident (quand on les trouve), du matériel utilisé (en ce sens l’alpinisme est différent puisque le niveau d’exigence du matériel est rarement un facteur d’accident).
Seul hic, lorsque l’accident survient en milieu professionnel (cours ou biplaces), les procédures internes empêchent de donner du détail sur les accidents… Je trouve ça dommage.

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Oui, il faudrait savoir si les données prises en compte dans les deux études sont bien les mêmes.

Il n’en demeure pas moins que le chiffre français est proche de celui des professions les plus accidentogènes en France, comme le bûcheronnage et les métiers du bâtiment. Depuis 2019, on observe une tendance générale à la hausse du nombre de décès au travail, d’ailleurs. Il y aurait, du fait de l’évolution des conditions économiques, une intensification du travail, une pression, chez les guides, de la même manière que dans d’autres milieux pro ?

Ou simplement, si les accidents surviennent beaucoup lors de sorties amateur, par relâchement de la vigilance, précisément parce qu’il n’y a pas de client et que le guide ira donc plus facilement jouer avec ses propres limites, tant en difficulté qu’en engagement ?

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La seule évolution qu’on puisse discerner dans cette thèse de médecine, c’est une division par deux de la mortalité par rapport au début des années 1980 (p. 51).
Cf. également p. 49: « pas de tendance temporelle concernant le nombre d’accidents ou de décès sur ces 11 années, ce qui confirme les résultats de l’étude PrévRisk (21) qui montrait une moyenne de décès stable et une légère augmentation des blessés, de 2002 à 2013 sur le massif du Mont-Blanc »

Ne pas oublier que c’est des données anciennes et surtout que c’est une profession libérale complètement hors normes et hors standard, à mon idée ça n’a aucun sens de comparer ça à des stats de salariés du bâtiment ou de l’industrie.
D’ailleurs c’est pour moi très significatif que la moitié des décès de guide arrivent pendant des activités « sans clients »
Si on devait comparer, ça pourrait être par rapport aux moniteurs de plongée ou de parachutisme (en incluant les pratiquants de base jump qui sont souvent des pros)

N’oubliez pas de rapporter vos incidents et accidents à la base SERAC

https://www.camptocamp.org/serac

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