« Doit » ??? Et pourquoi donc ?
Je ne sais pas si tu as déjà équipé, mais si tu considères le temps passé tu vas vite te rendre compte que l’équipement se fait toujours à perte, vente de topo ou non. Il faut aussi considérer que l’éditeur du topo doit vivre de ses publications, et que l’auteur, qu’il décrive ses voies ou celles d’autres équipeurs, a souvent fait un gros travail de compilation d’informations qui mérite une rémunération. Il faut noter que ce ne sont pas ces informations qui sont payantes, on peut souvent les trouver en toute légalité gratuitement.
Ah ? Ton boulanger attend que tu ais payé ta baguette avant de commander la farine ?[/quote]
Doit est peut être un peu fort, « devrait » est surement plus approprié.
Pour ce qui est du cout de l’équipement, je me rend parfaitement compte de l’investissement en temps et en argent que cela représente…L’ouverture de voie est un loisir, certes chéres, mais qui reste une pratique personnel même si elle va ensuite servir une communauté de grimpeur. Et je ne comprends toujours pas pourquoi vouloir l’amortir ?
Quand j’emmène des clients le weekend end, je trouve normal de me faire payer et d’amortir mon matos.
Quand je bartasse dans les buis pendant 1 heure avec 1 sac de 30kg, remonte 200m de stat et passe ma journée à grimper et à planter des goujons ou des pitons, je le fais pour mon bon plaisir! Certes cela va ensuite servir à la communauté…mais je ne vois toujours pas pourquoi il faut l’amortir!
Pour le boulanger, c’est comme l’éditeur de topo, c’est un métier et c’est normal de se faire payer!
La différence c’est que mon boulanger il assume de faire un business et qu’il n’avance pas masquer!
Dans le milieu de l’escalade, il y a cette croyance naïve que systématiquement les topos participent à l’équipement des sites. C’est parfois vrai mais rarement…Il y a une majorité de topos privé (fait soit par les ouvreurs soit par des opportunistes), beaucoup de topos fédérales (qui financent un peu d’équipement mais surtout de la pratique fédérale) et quelques micro topos qui financent directement un site.
Le post de départ est en l’exemple flagrant de cette naïveté : le topo « promogrimpe » de Presles est un topo marchand…même si il y a une enveloppe associative et le financement de quelques points.
Et au risque de me répéter, si on coupe le robinet des points dans certains départements, cela ne réduira en rien le nombre d’ouverture…tout au plus cela réduira l’activité de certains boulémiques de la variante et de l’empilement. Je fais même le pari qu’on y gagnera en qualité…Chiche !