Skieur, menteur

Posté en tant qu’invité par olivier:

Dans le principe, ca revient à faire des remontées mécaniques démontables. Quoi de mieux ? resivatilons.

Bien pense, mais tu peux multiplier par x5 le prix du forfait.
ELITISME!?
L’ecologie ca se paye au prix fort actuellement, voir les produits bio.
Ecologie, preocupations de pays riches, de gens riches…?
Preocupations de petits bourgeois…les skisrandonneurs en sont a part quelques exeptions pret et aime bien leur petite grosse bagnole polluante.
Alors, que fait-on pour les « vrai montagnards » qui vivent et travaillent encore en montagne pour essayer de maintenir pour l’image un territoire montagnard en bonne etat apparrant pour subvenir aux besoins de loisirs…
Beaucoup trop de gens on du mal a vivre dans les Alpes dans l’Alpe…seront nous les derniers…
A QUI APPARTIENT LA MONTAGNE?

Olivier

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

et c’est ça ta justification de l’heliski???

moi je ne trouve pas ça aussi aseptisé. Et personne ne te force a aller sur les classiques ou a sortir a la journée. Moi je vois encore une ENORME difference entre un heliskieur qui est pas capable de monter a un sommet hyper-frequent2 et un beau raid de plusieurs jours dans les Grrrisons ou l’on croise personne.
Bon evidemment si tu vois de difference, on ne peut rien pour toi, mon pov cap’a!

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Je ne me souviens plus très bien : c’était un truc du genre , quand on rencontre un obstacle (falaise, sérac) il faut l’éviter (léviter) ?

Vive la lévitation en ski de rando;-) !

Bon, j’ai fait ma rando de juin, je crois que cette fois, je range (c’est la troisième fois qu’on dit ça …)

Posté en tant qu’invité par Francois:

La montagne? elle appartient à tout le monde. Ce qui ne veut pas dire que tout le monde peut y aller.
Pour y aller, il faut posséder un certains nombre de techniques, un niveau pourrait-on dire.
Ca me fait penser aux concours de recrutement de l’Education Nationale. Pour atteindre un quota de réussite aux concours (quand on a besoin de profs, par exemple), on a 2 possibilités: soit abaisser le concours au niveau des candidats, soit hisser les candidats au niveau du concours. Quelle solution choisit-on, pensez-vous?
Et on s’étonne après qu’il y ait des problèmes…

Posté en tant qu’invité par âlex:

olivier a écrit:

Ecologie, preocupations de pays riches, de gens riches…?
Preocupations de petits bourgeois…les skisrandonneurs en
sont

C’est quoi le problème à être « petit bourgeois » ???
Pourquoi c’est péjoratif ce mot ? pasque ca fait « petit » joueur ? vaut mieux etre un grand bourgeois ??

La plupart des gens sont petits bourgeois comme tu dis, y compris les profs de gauche avec leur t-shirt du Che et tous le bazar. C’est trop de l’illusion tout ca.

A chaque fois ca me fait penser à la phrase de Coluche, « en France les riches c’est les méchants mais tout le monde veut être méchant ».

Posté en tant qu’invité par Francois:

Maintenant, on ne dit plus « petit bourgeois » on dit "beauf’ ".

Posté en tant qu’invité par catherine:

Brigitte a écrit:

c’était un truc du genre ,
quand on rencontre un obstacle (falaise, sérac) il faut
l’éviter (léviter) ?

c’est décidément une technique très utilisée la lévitation :

etc …
bon, y’a des réduc sur les tapis volants ?
parceque avec les skis, même si maintenant j’ai du matos léger … j’ai un peu du mal à décoller (non, pas d’hélico, merci !)
bon, fô p’tète que je perde encore des kilogs superflus …
euh, François, y’a encore de la place dans ton sac ?
:wink:

Posté en tant qu’invité par Chti nain:

Pis le marsupi à Bubu, il lévite aussi?

Posté en tant qu’invité par skieur pessimiste:

Quelque part dans les Alpes, mi-mars 2045…

Kévin marchait avec son grand-père, c’était pour lui un gros effort, car un peu inhabituel; ils contemplaient ces pentes constellées de pylones oxydés, couleur de terre.
Autrefois s’élevait ici un rocher énorme; la dynamite en avait eu raison « pour des besoins de commodité » de l’altisurface. Et puis plus haut, au loin sur les sommets dégarnis, des restes de névés éblouissaient Kévin, c’était la neige… celle que l’on disait « éternelle » et qui faisait venir tant de monde, car ici, c’était le paradis du ski: « un débit de plusieurs milliers de personnes à l’heure » vantait-on. Les pistes de pierres traçaient comme un labyrinthe sur ces pentes que Kévin trouvait bien sauvages, tant cet espace lui paraissait étendu et désolé.
Et il imaginait… le balai incessant des hélicos déposant et emportant les skieurs-touristes, les motoneiges et leur petite fumée bleutée joyeuse, les raquetteurs s’acquittant de leur droit d’accès, les randonneurs contrevenants à l’assault des sommets alentours, un peu à l’écart, dont on apercevrait les processions, et les immenses parkings d’asphalte, disposés en terrasses et encore marqués de leurs sens giratoires. Il s’imaginait même les éclats de voix, les rires, ponctués par le bruit des perches au son métallique.
Cet immense espace n’attirait plus grand monde, n’étant plus rentable depuis longtemps; ils avaient bien équipé jusqu’en haut, mais on ne peut pas surélever les montagnes, et sans neige à quoi bon…
C’était cette nature vierge que le grand-père tenait absolument à faire découvrir à Kévin, lui qui avait tant pratiqué le ski, car c’était un grand sportif, un vrai montagnard, qui venait chaque semaine dans ce secteur pour randonner depuis la vallée, n’hésitant pas à faire trois bonnes heures de route aller-retour…
Le soleil et le vent obligeaient nos deux héros du jour à regagner leur voiture climatisée, laissant derrière eux ce petit coin de montagne déserté aux rafales faisant siffler les câbles et danser les panneaux d’acier…

Au fait, que penser du projet (commencé) de liaison-extension des domaines de St Colomban des Villards/La Toussuire/St Sorlin d’Arves… (Maurienne). Déjà un nouveau télésiège vers le col de la Croix de Fer, une piste jalonnée versant ouest des Perrons, de l’immobilier hôtelier à St Sorlin… Peut-être des remontées mécaniques vers le Glandon? dans la vallée des Villards?.. et pourquoi pas du ski d’été à l’Etendard tout proche?..

Un « skieur-alpiniste »

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Voilà pourquoi à entre l’héliski et une pratique normale
de la montagne, je n’y vois plus grande différence.

On peut considérer que du point de vue du skieur il n’y a pas de différence, même si je ne suis pas de cet avis: je ne viens pas seulement bouffer de la poudre en rando, je sais apprécier les autres aspects d’une course, ce qui me fait ne pas regretter d’être sorti si je n’ai pas eu de la très bonne neige.
Mais je le répète, du point de vue des autres skieurs, il y a une différence énorme.

Il n’y a plus d’aventure quand on sait qu’on peut être
chez soi dans une heure, un jour, sans effort.

C’est l’avantage du ski: si le temps se gate, on peut être en 20mn dans la vallée au lieu de 2h si on était à pied en été.

L’effort du skirandonneur, c’est devenu un effort asceptisé.
La neige, le froid, dans son gore tex ultra-étanche, c’est plus rien.

Et même qu’en ne sortant pas n’importe quand ou en renonçant avant la tempète, sans gore tex ultra-étanche mais seulement avec un pauvre collant et une petite polaire, la neige et le froid peuvent ne plus être rencontrés du tout… c’est de la triche !
Il faut bien comprendre que certaines personnes (dont je fais partie) ne sortent pas en montagne pour transpirer, pour revenir fatigué, pour en chier, pour en baver, pour se mettre au taquet, pour vaincre les Dangers de la Montagne… Même s’il m’arrive de revenir fatigué, d’en baver, de me mettre au taquet, c’est une erreur de ma part d’appréciation de la difficulté ou de mes capacité, mais c’est mon problème, ce n’est pas la montagne qui veut ça, c’est juste que je fais n’importe quoi.

A QUI APPARTIENT LA MONTAGNE?

Sur ce point, je suis d’accord avec Francois, et j’ai déjà exprimé mon avis.
Ce n’est pas une démarche élitiste pour se réserver la montagne.
Il faut commencer par savoir ce qu’on veut: on souhaite aller en montagne. Mais qu’est ce que la montagne ? Si on considère que ce sont les espaces naturelles d’altitude ayant subis une faible modification par l’homme, tout le reste en découle. On se place ainsi dans une optique « je m’adapte à la montagne pour la modifier la moins possible afin qu’après mon passage je puisse toujours appeler cela ‹ montagne › selon la définition ci-dessus » au lieu de se dire « j’adapte la montagne à mes envies, quitte à ce qu’après moi cela ne ressemble plus du tout à ce que j’ai vu au départ ».
Et donc je dois m’adapter. C’est-à-dire que je dois apprendre comment aller en montagne sans tout casser et sans me casser. Mais cet apprentissage n’est pas immédiat, il faut du temps, et ce n’est jamais fini.
Et donc ceux qui n’ont pas encore acquis les connaissances nécessaires pour aller à un certain endroit en sont exclu.
Mais avec un minimum de connaissance, une partie de la montagne nous est accessible, ce n’est pas fermé. Et plus nos connaissances s’accroissent, plus la part qui nous est accessible s’étend.

Ainsi, au lieu de parcourir la montagne en détruisant tout ce qui nous entoure sans vouloir développer son autonomie, on y accède en modifiant le moins possible ce qui nous entoure grace à ses capacités que l’on a construites petit à petit.
Pour parcourir la montagne sans la détruire, il faut se construire. C’est la seule chose que la montagne impose: soit on y va pas, soit on la détruit, soit on se construit. Mais l’attraction qu’elle exerce sur nous (tout à fait explicable sans introduire de magie ni de religieux, mais c’est une autre histoire) voudrait plutôt que l’on opte pour la 3ème solution…
Peut-on alors toujours considérer les loisirs de montagne comme des « préoccupations bien futiles » ?

Posté en tant qu’invité par meu:

je me convertirai alors :wink:

Posté en tant qu’invité par randonneur galant:

Marrant de croiser une charmante personne avec des bâtons roses en montagne, si on fréquente un peu skirando.ch on comprend tout de suite de qui il s’agit hi hi !
C’est bête , vous seriez partis 1h30 plus tôt, vous auriez eu du soleil au sommet…

Posté en tant qu’invité par Blaise:

Je nai pas davis à donner sur les skieurs qui veulent se faire héliporter,et encore moins sur les compagnies dhélicoptères.Je suis , pour ma part un "skirandonneur" et jaimerais juste te dire ceci.
Les compagnies dhélicoptères ont des activités lucratives, comme le ravitaillement des cabanes, le transport de matos pour la construction, les travaux aériens,les baptèmes de lair, le tour des alpes…et surtout, lhéliportage de personnes en hiver comme en été. Grâce à ces activités, elles peuvent...faire du sauvetage,en montagne...et oui! le sauvetage est beaucoup moins lucratif que le reste. Il ne faut donc pas se leurrer, sans les activités de plaisance,les compagnies de sauvetage dont nous avons tant besoin, ne pourraient tout simplement pas exister.Il est vrai quen france c`est un peu différent puisque le sauvetage est assuré par le PGHM.Quoique…je ne suis pas certain, que cela fasse une énorme différence.

Salutations montagnardes, à tous et espérons nen avoir jamais besoin...de lhéliportage… mais rien n`est moins sûr.

Posté en tant qu’invité par catherine:

j’ai effectivement rencontré plusieurs randonneurs galants samedi à la Croix de Belledonne !
mon galant habituel m’ayant autorisée à randonner seule :wink:

c’est ainsi qu’on m’a aidée à décoincer mes guêtres (eh oui, en short il fallait quand même des guêtres, il y a encore pas mal de neige là-haut !), qu’on m’a attendue à la descente et descendue en voiture (mes genoux ont bien apprécié), laissé le passage sur le chemin, etc …
La galanterie en montagne, (comme ailleurs) est bien agréable :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par bouclettes:

c’est comment pour y aller à ski en ce moment (altitude de la neige, heure de descente…)

Posté en tant qu’invité par âlex:

C’est le Star System Skirando !
Maintenant tout le monde se bat pour porter les crampons de catherine !!

Posté en tant qu’invité par catherine:

âlex a écrit:

C’est le Star System Skirando !
Maintenant tout le monde se bat pour porter les crampons de
catherine !!

t’as vu, François, y’a de la concurrence :wink:
non, j’rigole, en fait là j’avais pas de crampons !

En tous cas, j’espère que les gars ils sont galants même avec les nanas qui n’ont pas de bâtons roses :wink:

Posté en tant qu’invité par catherine:

Pour la Croix de Belledonne, à cette saison, il vaut quand même mieux y aller à pied, même si dans le haut il y a encore pas mal de neige : sinon, bonjour le portage !
Il commençait à y avoir pas mal de neige dans la pente en-dessous du verrou des lacs du Doménon, mais ensuite avec des skis il aurait fallu déchausser par endroits au niveau des lacs.

Par contre, j’ai regretté de ne pas avoir de luge-pelle pour bien rigoler dans les descentes !
La neige était un peu trop molle pour bien glisser en ramasse.

Posté en tant qu’invité par heliskicide:

pfffff ! si on autorise l’héliski il y aura d’avantage d’hélicos et il faudra que ces nouveaux pilotes s’entraînent aussi …
Arguments maintes et maintes fois avancés et qui ne valent pas un clou.

Posté en tant qu’invité par Blaise:

ça vaut en tout cas pour la suisse, et puis … un jour ou lautre les compagnies auront atteint leur grandeur de croisière et sautolimiteront.