Skieur, menteur

Posté en tant qu’invité par cap’a:

L’héliski n’est que le prolongement logique du ski de rando traditionnel. Soit, le dernier ne pénètre pas directement les espaces sauvages neigeux, mais s’en approche de telle manière que la différence devient nulle. Ou est elle? Les hélicos ne
s’approchent pas de tous les terrains vierges et laissent bien des sommets sans crâneurs. La voiture, elle, mène à toutes les montagnes sans restriction. La voiture aussi permet sans effort d’aller tracer la neige poudreuse. Mille skirandonneurs en voiture valent bien 10 skieurs en hélicos, non? Ils laissent moins de traces de ski sur leur itinéraire, mais combien plus d’autres, de par la longueur de leur séjour en montagne. L’héliskieur ne fait que passer, le randonneur y chie, y laisse du pq, des
traces de ski et de pisse bien en dehors des autoroutes autorisée. La voiture, c’est la même consommation de montagne que l’héliski, sauf qu’on la déguise, on y met une façade de respect et d’humilité.
Est skirandonneur celui qui vit en montagne, ou qui l’approche peu mais sans artifices, et non celui qui cumule le plus de sortie, de dénivlé ou de TD+. Le reste n’est que bourgeoisie et luxe.
J’irai en Himalaya faire mon sommet éloigné, tellement éloigné que l’approche se fera en hélicoptère. Et on me reprochera rien, car mon éthique ne différera en rien de celle que j’applique dans les Alpes.

Cap’a

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ouais, je serais assez d’accord avec toi. Il conviendrait cependant de respecter certaines règles. Par exemple une règle d’échelle: Himalaya -> grosses montagnes -> gros hélicoptère et à contrario Alpes -> petites montagnes -> petit hélicoptère.
Et ze tour is joued et tout le monde est content.

Posté en tant qu’invité par bouclettes:

Je suis aussi assez d’accord, notamment quand tu dis que 10héliskieurs valent 1000 skirandonneurs (avec le bruit en moins quand même).
Pour ce qui est de la polution en voiture, je ne pense as que les héliskieurs viennent à pied ou alors là ok : pas de soucis ;-D.
Surtout, ce que je crains, c’est que de 10 on passe rapidement à 1000, 5000 … et là ce n’est plus du tout pareil, tu sera d’accord je pense. Les stations se sont placées dans des coins très skiables (forcément) et s’agrandissent encore. Bientôt il ne restera que les faces en rocher et les pente à plus de 60° (bon j’abuse un peu mais passons). Et puis ce que recherchent skirandonneurs et sans doutes héliskieurs c’est le calme, les espaces sauvages, la poudre… Il me semble donc important que l’on en reste à 10 pour 1000 pour reprendre tes propos afin de ne pas transformer toute pente en station mobile.

Posté en tant qu’invité par Julien:

aaaahhhh. un provocateur :wink:

bon mis apart, ton helico, tu va le prendre comment, a pied???
ben non je crois que t’y vas avec ta voiture et comme les DZ sont en general pas bien loins du depart de la course…ben le calcul est vite fait, t’as fait le trajet en bagnole et en helico!

et biensur, c’est bien connu, les heliskieurs, ils sont tous constipés et ne pissent que dans leur froc (auraient t’ils des couches)! :wink: … ou dans l’helico. ils ne vomissent pas non plus et ne jettent jamais leurs poubelles dans la face N du pigne…heureusement ils n’ont jamais de baudrier sur glacier et tombent parfois dans les crevasses…

putain quand je vois comme un heliskieur est parfait, je me dis que je devrais me reconvertir! La creme des hommes du 21eme siecle!

aaahhaaahh! ce qu’on rigole avec des rigolos comme ca!

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

aaaahhhh. un provocateur :wink:

ça a le merite de relancer le forum de skirando qui est assez moribond ces temps-ci!!! ;o)

Posté en tant qu’invité par M.Puissant:

VIVEMENT QUE L’ON INTERDISE EN EUROPE L’HELISKI !

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

moi j’aime comme tu compares 1 helico a la pollution de 1000 randonneurs! Note bien bien que c’est toi l’auteur de cette comparaison. c’est bien de savoir faire son autocritique!!! ;o)

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

par curiosité, combien ça consomme un helico qui fait l’aller retour entre Sion et le Pigne d’Arolla, par exemple? Juste pour avoir un ordre de grandeur.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Un hélico type Alouette III consomme en moyenne 80kg de kérosène en 1/2 heure de vol.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

et ça peut prendre combien d’heliskieurs?

Posté en tant qu’invité par Francois:

L’Alouette III est l’hélico utilisé par le PGHM et la Sécurité Civile et je ne crois pas que ce type d’appareil soit utilisé pour l’héliski.
Je suppose qu’ils utilisent des appareils plus gros pour pouvoir mettre le max de personnes. En ce cas, la conso serait encore plus élévée.

Posté en tant qu’invité par Felix le chat:

Le seul interet de l’héliski, c’est que parfois, (pas assez souvent), l’hélico se casse la gueule ce qui fait moins d’héliskieurs et donc moins d’humains qui n’ont strictement rien à faire en montagne.

Posté en tant qu’invité par cap’a:

c’est bien de savoir faire son autocritique!!!
Pour ça, sûr que je corresponds à l’automobiliste moyen ;o)

Si l’hélico est à flingué, la bagnole et ses maîtres (ou disciples) ne sont guère plus pollueurs, individualistes, ouverts que leur habitacle métallique…C’est déjà quoi l’opium du peuple de France?
Le CAS accepte un partenariat avec Ford, et vante sa nouvelle 4*4 Mawerick.

C’est un peu poussé, mais c’est pas dur à comprendre:
"Avant même d’avoir fait son premier kilomètre, une automobile aura produit une part importante de sa pollution. Chaque nouvelle voiture demande pour sa construction 300 000 litres d’eau. L’édification d’un véhicule, « propre » ou non, exige 20 fois plus de matières premières que son seul poids, soit 30 tonnes pour produire une voiture de 1,5 tonne (1)[Et ici n’est pas compté les déchets de la production automobile, ndlr]. A l’autre bout de la chaîne, ce sont deux millions de véhicules particuliers légers qui sont jetés annuellement en France, soit, notamment, 280 000 tonnes de vieux pneus, 30 000 tonnes de résidus de batteries et 400 000 tonnes de déchets industriels spéciaux (2). Même si une partie de plus en plus large de ces déchets sont recyclés, leur transformation entraîne à son tour de nouvelles pollutions.

Il est important de comprendre que l’achat d’une voiture ne se limite pas à l’acquisition du véhicule en tant que tel mais aussi à tout l’univers qui lui est lié, c’est-à-dire des autoroutes, les rocades, les stations-service, les pétroliers pour transporter le carburant, les grandes surfaces (atteignables grâce à la voiture), les usines (pour produire ces automobiles et cet univers)… tout un milieu qui engendre un mode de vie à l’origine de la majeure partie de la crise environnementale."

http://chicheweb.org/article.php3?id_article=87

Posté en tant qu’invité par Francois:

Vive le cheval et la bougie!
Quoique si les bougies ne sont pas produites sur place, il faut les transporter en camions, donc il faut fabriquer des camions, il faut des routes, des centrales nucléaires etc…
Bon, finalement, c’est pas si écolo que ça, la bougie…
L’électricité, c’est pas si mal. Pas besoin de camions…

Posté en tant qu’invité par Francois:

Au fait, le cheval…on peut les transporter à cheval, les bougies, c’est un peu plus long mais bon, faut savoir. En plus, le cheval, il laisse du crottin, c’est bon pour la terre et pour les rosiers.

Posté en tant qu’invité par FredK:

Ah non, un cheval ça fait du bruit !
En plus, un cheval vapeur en crache par ses naseaux fumants. Mieux vaut un camion électrique… pour transporter des bougies la nuit.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

c’est interessant, ça. c’est ce qu’on appelle les eco-bilans. J’avais eu un cours a l’ETHZ qui parlait de ça. C’est vraiment la seule façon de considerer rigoureusement l’impact environnemtal d’un produit. Mais

1, ce que tu decris pour la bagnole est valable aussi pour les helico.

2, ce genre d’etude ne se fait pas sur un feuille de papier A4 ou sur un post dans un forum, c’est bien plus compliqué que ça!!!

A mon avis, le commun des skieurs peut surtout evaluer la pollution générée par le transport. Et si tu compares deux groupes de skieurs allant faire le meme sommet, l’un par heliski, l’autre en se rendant au point de depart avec disons 1 voiture pour 2 skieurs, la pollution est plus importante avec l’helico! Et cette difference de consommation d’hydrocarbures est seulement justifiée (aux yeux des heliskieurs) par le fait qu’ils ne veulent pas se bouger le cul pour faire l’ascension du sommet. Donc on pollue plus parce qu’on est faineant et qu’on veut une consommation rapide du sommet. C’est une des raisons qui font que je n’aime pas l’heliski.
Sans compter la pollution sonore sur le parcours et le sommet.

le seul truc que je trouve bien avec l’heliski, c’est le prix! ça permet de ne pas se retouver en montagne avec la frequentation de masse des stations de ski. Manquerait plus que l’heliski devienne bon marché, et ce serait la cata!

Posté en tant qu’invité par Julien:

tu peux aussi dire 3litres a la minute de Jet A.

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Bof,

Pas si provocateur que ça et les arguments développés ne portent pas trop à polémique…

Porter le problème de l’héliski uniquement sur le plan de la pollution atmosphérique ne mènera pas à grand chose parce que je pense que tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire que cette pollution engendrée par les déposes d’héliskieurs est minime comparée à tout le reste.

Le problème de l’héliski dans les Alpes est ailleurs et toutes les bonnes raisons pour l’interdire ont été déjà longuement expliquées dans d’autres discussions.

J’invite donc notre gentil « provocateur » à s’y reporter et à trouver d’autres arguments pour mettre le feu au forum de skirando.

Posté en tant qu’invité par cap’a:

Pas de feu aux seuls hélicos.
J’ai vu et j’entends de plus en plus de personnes allant faire certains de leurs tours en se déplaçant à vélo, avec tout le barda dans le dos ou sur des portes-bagages bricolés. Un peu dans l’idée de la traversée de Patrick Berhault. Et je rêvais d’y voir, surtout pour l’escalade, mais aussi le ski ou l’apinisme, un bel avenir (pourquoi pas combinés avec les transports publics en Suisse).
Mais, malgré un contact plus étroit avec la nature (apparemment dévalorisée) c’est comme le triathlon: sans lendemain. La bagnole est sacro-sainte…

Cap’a