Posté en tant qu’invité par cap’a:
L’héliski n’est que le prolongement logique du ski de rando traditionnel. Soit, le dernier ne pénètre pas directement les espaces sauvages neigeux, mais s’en approche de telle manière que la différence devient nulle. Ou est elle? Les hélicos ne
s’approchent pas de tous les terrains vierges et laissent bien des sommets sans crâneurs. La voiture, elle, mène à toutes les montagnes sans restriction. La voiture aussi permet sans effort d’aller tracer la neige poudreuse. Mille skirandonneurs en voiture valent bien 10 skieurs en hélicos, non? Ils laissent moins de traces de ski sur leur itinéraire, mais combien plus d’autres, de par la longueur de leur séjour en montagne. L’héliskieur ne fait que passer, le randonneur y chie, y laisse du pq, des
traces de ski et de pisse bien en dehors des autoroutes autorisée. La voiture, c’est la même consommation de montagne que l’héliski, sauf qu’on la déguise, on y met une façade de respect et d’humilité.
Est skirandonneur celui qui vit en montagne, ou qui l’approche peu mais sans artifices, et non celui qui cumule le plus de sortie, de dénivlé ou de TD+. Le reste n’est que bourgeoisie et luxe.
J’irai en Himalaya faire mon sommet éloigné, tellement éloigné que l’approche se fera en hélicoptère. Et on me reprochera rien, car mon éthique ne différera en rien de celle que j’applique dans les Alpes.
Cap’a
