La plupart des sous‑vêtements près du corps, notamment les slips de ville, contiennent du lycra ou d’autres élasthannes, c’est‑à‑dire des fibres de polyuréthane. Par ailleurs, j’ai du mal à comprendre pourquoi le contact d’une matière synthétique pendant plusieurs jours, testé et concu pour cela, poserait plus de soucis que le contact d’un tissu en laine, concu et testé pour cela.
Il faut donc faire tourner une machine à laver quasiment vide pour un collant, un slip et un tee‑shirt.
La laine étant fragile, on ne l’essore pas en machine. Il faut donc faire sécher un tissu gorgé d’eau, ce qui prend plusieurs fois plus de temps qu’un tissu synthétique essoré à 1 000 t/min, parfois presque sec en sortie de lave‑linge. Comme la laine est saturée d’eau à la sortie du lavage, je ne la suspends pas pour éviter de déformer le vêtement. Il faut donc de la place … et beaucoup de temps.
La laine est moins respirante et sèche moins vite que le synthétique.
Je te rejoins.
Le produit D4 est une fausse bonne idée pour se faire une idée de l’intérêt, ou non, du mérinos. Il ne contient que 70 % de mérinos. Les 30 % d’acrylique réduisent le coût, mais impactent significativement les caractéristiques techniques. Quand on achète de la laine, il faut toujours comparer les prix à composition et grammage équivalents. C’est tout aussi vrai pour les chaussettes. Il est courant de trouver des chaussettes en laine pas chers mais ne contenant pas beaucoup de laine.
J’ai un haut et un bas D4. J’apprécie comme première couche polyvalente en ville. Mais ce n’est pas du mérinos : c’est un mélange de fibre marketé à la sauce mérinos. Il faut toujours lire les étiquettes de composition.
Le principal défaut des produits techniques synthétiques prêts du corps est que le lycra/élasthanne perd son élasticité après 2 décennies, y compris sans l’utiliser. Mais on ne doit pas être nombreux à prendre en compte une utilisation sur le long terme et encore moins à repriser ses vêtements pour les faire durer. La plupart des personnes choisissent une couleur, un branding … et jetteront qd un autre produit sera à la mode. L’industrie l’a bien compris et va donc faire tourner les couleurs, le design … pour démoder rapidement et te faire passer pour un plouc mettant toujours sa polaire flashy des années 80, alors qu’elle n’a pas bougé et fait toujours aussi bien le taf.
Ce n’est pas mieux pour le mérinos, avec la fragilité intrinsèque en plus.