Refuge et hygiène en hiver

Concernant les sous-vêtements en mérinos, et je vais corriger mon message précédent, ils sont parfaits par grand froid et dans des situations où l’effort ne génère pas une transpiration excessive. J’ai utilisé ça à plusieurs reprises en hiver en Sibérie avec des températures entre -20 & -30°C et en haute altitude où factuellement l’effort est plus que mesuré. Le gain en chaleur avec les modèles suédois Ullfrotté (Woolpower), précurseurs de la chose depuis les années 70’ est indéniable, l’absence d’odeur même avec une longue utilisation est réel.
Par contre, sous nos latitude, surtout à l’effort, hormis quelques conditions hivernales rigoureuses, de longs séjours statiques au froid ou pour améliorer le confort en bivouac, c’est vite intenable. Même avec le grammage le plus fin, c’est trop chaud (en été n’en parlons même pas !), se gorge de transpiration (ou d’eau si on se prend la flotte) autant que du coton et ça ne sèche pas vite et l’absence d’odeur ne tiendra pas aussi longtemps qu’espéré.
Conclusion : les vêtements en mérinos sont parfaits, à condition d’en connaître les avantages et les limites.

Même chez Décathlon, la première couche avec du Mérinos est 2 fois plus chers qu’une première couche synthétique, par exemple 18€ pour un sous-vêtement manches longues https://www.decathlon.fr/p/sous-vetement-velo-route-training/_/R-p-329813 versus 30€ voire plus pour le mélange mérinos/synthétique qui est plus fragile, respire moins bien, sèche moins bien, est pénible à laver … J’ai les 2 et n’utiliserait pas le mérinos pour du sport (sous-entendu avec transpiration).

Il y a un effet de mode pour le mérinos qui ne reflète pas les caractéristiques techniques ramenées au coût. Le mérinos est très bien en statique, sans trop transpirer, et donc pas pour du sport. Le mérinos, c’est juste de la laine, donc le faible micronnage (diamètre) des fibres permet de ne pas gratter. Rien donc de bien nouveau en terme de performance technique.

30 balles
https://www.decathlon.fr/p/t-shirt-manches-longues-randonnee-techwool-155-homme-bleu/_/R-p-4523

ça coute pas grand chose d’essayer pour se faire son propre avis… disons qu’entre statique et intensité sportive élevée, il y’a un monde dans lequel ce qu’envisage @Groslapin s’intègre peut être

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J’ai corrigé. D4 ne devait probablement pas arriver à les vendre et a du baisser le tarif en conséquence.

Pour utiliser à bon escient de la laine en première couche, il faut surtout ne pas transpirer.

et comme nous ne sommes pas égo devant la transpiration certains peuvent y trouver leur compte :man_shrugging:

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Je transpire peu et réduit ma transpiration en limitant l’échauffement (en me découvrant). N’empêche que le mérinos le fait moins bien en ski de rando qu’une première couche synthétique 2-5 fois moins chers.

J’ai toute la panoplie de mérinos, du haut de gamme et du D4, mais je les réserve aux situations statiques, ce qui permet également de les faire durer. La fragilité est un vrais soucis avec ces laines fines. A 150€, je souhaite faire durer mes ice breaker 2 décennies, comme les premières couches synthétiques coutant 5 fois moins chers.

La laine pour les chaussettes est par contre intéressante, y compris en été, Mais les laines des chaussettes sont beaucoup plus solides que le mérinos. Dans une chaussure, avec donc la matière comprimé, la laine tient plus chaud que le synthétique. La respirabilité du synthétique ne sert à rien dans une chaussure car la chaussure est l’élément critique limitant la respirabilité des pieds.

Qd on choisit une matière, il faut le faire sur la base de ses caractéristiques techniques réelles dans « l’usage ». Qd bien même l’odeur du mérinos est meilleur dans l’absolu, ça ne change pas non plus la face du monde de son odeur corporelle après une semaine de transpiration. Si on prend en compte le coût, la moindre respirabilité/séchage, les contraintes d’entretiens … on est tout de même loin du produit miracle à tout faire. Ceci étant rappelé, le mérinos est une matière intéressante dans certaines situations.

Qd aux mélanges de matières (mérinos/acrylique), comme le « mérinos » D4 guipé avec 30% d’acrylique, c’est la quasi certitude de ne pas avoir d’informations techniques fiables. Pour le prix, encore heureux que c’est moins chers avec 30% d’acrylique à la place du mérinos. Ca ne serait même pas étonnant que l’acrylique ait surtout vocation à baisser le coût matière et à augmenter les cadences de production, y compris au détriment des performances techniques. « Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu ! »

On s’éloigne de la question posée, là :roll_eyes:

Ta question, mon œuvre. Welcome back on c2c !

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C’est vrai, ça: moi je transpire pas mal dans l’effort, et pourtant j’en suis pas fier pour autant… :innocent:

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Je te confirme que sur 4 jours de rang, je n’ai pas les capacités physiques pour aller chercher des chronos à la montée.
Et puis, par habitude, je suis toujours un peu en mode balade…

Effectivement, je vais faire une tentative avec les tissus mélangés de chez decath, on verra bien ce que ça donne…

Un gant et une serviette de toilette, 1/2 litre d’eau, ç’est suffisant pour se rincer le soir. Un ticheurte, slip, chaussettes propres et secs (cotton) et on passe une bonne nuit sans avoir froid et sans puer.

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comment produit-on votre mérinos
https://www.quatre-pattes.org/nos-recits/guides-et-conseils/la-mutilation-des-agneaux-la-face-cachee-de-la-laine

Un copain se souvenait d’un chef qu’il avait eu lors de son service militaire. Ce dernier lui avait dit : « Il y a deux choses importantes, auxquelles il faut accorder un peu de soin pour pouvoir marcher longtemps : le c… et les pieds ! »

C’est assez vrai… En somme, pour faire léger, pour 5 jours, on ne prend pas gros risque à n’avoir pas beaucoup de T-shirts de rechange, mais je radinerais pas trop sur les slips, les chaussettes, le gant et le petit bout de savon (ou les lingettes). Pour le savon, le Vieux fait du savon en feuilles dans un petit étui plastique. Ce n’est pas très pratique, mais c’est plus léger qu’un savon de type hôtel et pour quelques jours, ça peut aller.
https://www.auvieuxcampeur.fr/savon-feuille-de-voyage.html

Pour la serviette (en hiver, elle sera plus utile qu’en été où on peut s’en passer) il y a le plus petit modèle en synthétique léger de chez Frendo. C’est suffisant.
https://www.cabesto.com/fr/serviette-ultra-fine-rouge-frendo.html

Sauf que si tu utilises du savon, ce n’est pas 1/2 litre d’eau qu’il faut mais au minimum 5 fois plus. Le savon, ça va dans un contexte d’eau facile mais en bivouac ou en refuge l’hiver…

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Lingettes, donc :wink:.

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non, heureusement que tout le monde n’utilise pas ces méthodes barbares !

j’espère !!
Mais le mérinos (que je n’achète pas) je ne sais pas forcément de quel pays / quel élevage il vient et j’ai l’impression que la pratique est encore fort répandue, voir peut-être indispensable, pour ne pas que les mouches et parasites fassent pire

On parle beaucoup du merinos, c’est une laine ok mais c’est quoi la différence avec une autre laine ? À part que c’est à la mode, que c’est inscrit dans les gènes des randonneurs, et que c’est plus cher.

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C’est chaud et léger. Du coup mon bonnet mérinos camptocamp est très bien pour emmener en rando pour le soir au bivouac.
Après je crois que c’est une race de moutons.

La laine classique aussi c’est chaud et léger. Ça peit même être quasilent imperméable (voir les vrais bérets par exemple). Ce qui est important c’est le tissage fins serré de la pelotte, puis le tissage du vêtement, garder des mailles très serrées et qui se chevauchent. Ça se fait avec la laine classique, ma question c’est donc qu’apporte la laine mérinos en plus.
(Et oui c’est une race de mouton).

Et pour pas me faire strike avec la digression, l’hygiène en montagne pour moi c’est : les pieds, la bouche, sexe et fesses et pour le confort se rincer le visage et les aisselles (je transpire pas mal et j’aime pas être trop poisseux de sueur et de crème solaire mêlées). Pas de savon, la neige ou l’eau d’un ruisselet suffisent pour si peu de jours.