Posté en tant qu’invité par Christophe:
Damien, comme tu l’as peut être remarqué, je dois faire partie de ces personnes que Lionel qualifie d’esthético-puristes et Bruno Fara de grincheux/réacts du coinceur. Ces termes ne me dérangent pas, bien au contraire. S’ils souhaitent me les attribuer, je les considérais presque comme des compliments surtout quand ils viennent d’aussi illustres personnages qui pour certains sont particulièrement connaisseurs dans ces traits de caractère. 
Je ne vais pas répéter les nombreux arguments échangés à de très nombreuses reprises sur ces problématiques de rééquipements non concertés. Cependant, afin de me coucher moins con, pourrais tu me renseigner sur un point précis : qu’elles sont tes motivations réelles. Sans aller jusqu’à penser qu’il s’agit de provocation, j’ai quelques doutes sur la nature humaine et la gratuité des actes du genre humain. Permets moi d’être septique mais je pense pas que l’on fasse par hasards 1000km de voyage, 2 heures de marche avec un perfo au cul, 5 heures de grimpe avec toujours le perfo, et à nouveau 2h de marche avec le perfo au retour sous le soleil, uniquement par esprit de « bonne volonté et de faire ce travail ingrat à notre place » dixit mariek. En plus tout le monde sait très bien qu’il aura toujours un grincheux pour te pourrir d’avoir rééquipé.
Je ne crois pas que tu sois passé là par hasard avec un perfo. Surtout, lorsque ensuite tu signes 2 fois dans un post sur un des plus gros site de grimpe Française avec ton NOM écris en Majuscule en insistant sur le nombre d’année te séparant de ton acte de naissance. Détail certes intéressant pour rentrer éventuellement dans un quelconque Guinness mais qui me semblent fort éloigné de l’objet de la discussion.
Un dialogue étant avant tout un échange d’information, je me permets de te conseiller la lecture instructive du topo des Calanques, notamment le chapitres sur le rééquipement avec notamment un passage sur le fait de privilégier l’assurage naturel et certains textes sur Devenson/Castevieil qui « ont le mérite de faire débattre sur des notions générales comme le respect des autres ou plus basiquement de parler de gestions intelligente et concertée des sites d’escalades » extrait de la page 406.
Jusqu’à présent, les nombreux textes de ce genre de notre cher fd indiquaient clairement une volonté de se donner bonnes consciences à peu de frais et l’hypocrisie d’une institution qui vend son image en partie grâce à l’équipement. L’excellent topo des Calanques 2004 me donnait envie de penser différemment. Même s’il est probable que la pression des gestionnaires des Calanques explique en partie cette mise en avant des voies non sportives, il est indéniable que cette volonté affichée de faire cohabiter des voies à l’équipement varié n’est pas si courante que cela en France. Ton acte de rééquipement non-concerté ne peut que mettre en évidence que le chemin à parcourir est encore grand avant de faire cohabiter sereinement toutes les différentes pratiques grimpantes.
Bien évidement, ma petite bafouille ne concerne quasiment que cette splendide fissure que j’ai pris plaisir à parcourir. La nécessité de sortir par le haut ajoute indéniablement un peu de piment à cette belle longueur qui par temps sec n’est pour moi que du 6a.
Ma petite bafouille ne concerne pas l’échelle de merde sur spits/pitons plus ou moins pourries de la première partie non protégeable de la voie.
Christophe dont les propos n’engage que lui-même.
Question subsidiaire. Qu’est ce qui vieilli le mieux à quelques mètres au-dessus de la mer : le goujon inox ou le coinceur que mets le leader et surtout qu’enlève le second de cordée et qui reste entreposé entre 2 voies à l’abri des intempéries. Celui qui répond juste à gagner son ticket pour un meeting sur la tarte à la crème du développement durable. 