Réequipement des voies du Mercantour

Posté en tant qu’invité par Jean-Marie:

Bon, il semblerait que je vous doive des excuses. Je m’excuse donc pour mes propos bassement anti-américains qui semblent avoir heurté certains. C’est d’autant plus con de ma part que cela ne fait pas avancer le débat, les suivants se sentant parfois obligé d’en rajouter. Je voulais juste faire un trait d’humour.

Pour qui je me prends ?
Tout petit déjà, je faisais de la montagne et de l’escalade, ce qui ne m’empêche pas d’être limite dans du 6a sur coinceurs. J’apprécie aussi les voies bien protégées, ce qui me permets de me croire un peu moins mauvais et d’aller voir à quoi ressemble le 6c (avant de décider que c’est vraiment au-dessus de mon niveau). Bref, je ne suis pas un extrémiste anti-spits., tous les genres me semblent intéressants. Pour avoir un peu grimpé aux Etats-Unis, j’ai néanmoins apprécié leur éthique plutôt strict côté équipement et ait été surpris de voir que de nombreux grimpeurs anglo-saxons préfèrent voler sur leurs coinceurs (dont ils maîtrisent la pose) plutôt que sur un spit anonyme dont ils ne connaissent pas la (longue) histoire. J’ai même vu un grimpeur vert de peur (ce n’était pas feint) à l’idée de voler sur un spit. Je me suis aussi lamenté des dégâts causés par les pitonnages-dépitonnages successifs. Pour résoudre en partie le problème les grimpeurs US dépitonnent en ne tapant pas le piton vers le bas. De la sorte, le trou créé se prête assez bien à la pose d’un coinceurs et à l’escalade libre(au lieu d’un trou rond et fuyant, style première longueur de Serenity crack au Yosemite, on obtient un trou étroit en bas). Est-ce une solution intelligente ? en fait, le refus de la pose de spits aboutit ici à une « taille » peu rationnelle de prises et emplacements de coinceurs dont il est permis de douter (et je doute fortement de la pertinence de cette solution).

Notre activité a donc un impact sur le milieu. Faut-il minimiser cet impact ? Si oui (mais vous avez le droit de penser que cela n’a aucun intérêt), on peut donc discuter de la meilleure manière de le faire. Il me semble que les spits sont parfois une solution intéressante et utile lorsque les autres solutions abîmeraient plus le rocher. Mais autant s’en passer dans la mesure du possible, la solution la plus élégante restant l’usage maximum des coinceurs. Les spits viellissent, pas toujours bien et souvent, un nouveau trou est foré juste à côté, la vielle cheville restant en place, ce qui n’est pas beaucoup mieux qu’un trou de pitonnage. N’est-il pas parfois plus facile de remplacer un piton viellissant (à condition de ne pas trop attendre) ?
De plus, la pratique actuelle fait qu’on n’emporte plus de pitons (sauf cas rares) mais tout plein de beaux coinceurs qui n’abîment pas le rocher. D’où l’intérêt du terrain d’aventure « soft » qui me semble une solution plutôt consensuelle que les purs et durs du T.A. peuvent considérer comme tout autant consumériste et facile que les voies entièrement équipées. Mais je pense que c’est une solution intéressante qui laisse de la place pour l’initiative (chacun se protège comme il veut, a le plaisir de découvrir l’itinéraire).

Quant aux pratiques des professionnels, effectivement, j’aurais dû ne rien dire ou bien développer plus amplement. Je ne dis pas que tous les guides pratiquent le promène-couillons. Ceci dit, cette pratique regrettable existe. Aussi, quand je vois une voie rééquipée par des professionnels, je me demande quel est leur but. Evidemment, ils n’ont pas besoin des spits pour passer (moi non plus d’ailleurs) mais dans le climat de judiciarisation de la société, ils peuvent être tenté de privilégier une approche minimaliste du métier : emmener des gens en montagne avec un risque 0 (mais on sait bien que cela n’existe pas) et faire un travail vite fait-bien fait. Dans le cas présent, je ne demande pas mieux que de me tromper. J’ai d’ailleurs appris à grimper avec un guide qui ne s’est pas contenté de m’emmener en montagne mais a cherché à développer mon autonomie (sens de l’itinéraire, efficacité dans les manœuvres de cordes, responsabilisation…). Heureusement que certains (la plupart ?) guides ont cette approche économiquement irrationnelle (maintenant, je grimpe sans guide et je ne pense pas faire trop de conneries grâce à son apprentissage).

Quant au côté jeune con dont on semble vouloir m’affubler, effectivement j’ai 30 ans mais quand même 15 de montagne, 18 points de suture (chute de pierre, maintenant je mets toujours mon casque), 2 fractures aux doigts (la même chute de pierres puis un début d’arrachement dans une prise), 1 ligament croisé postérieur en moins (accident de moto), quelques beaux vols (dont 8 mètres sur un camalot). Bref, je sais ce que veux dire avoir mal, et avec la pluie de ces jours derniers sur Paris, je morfle. Je ne suis donc pas un inconscient et je réfléchis avant de parler (et aussi avant d’aller grimper, grâce à l’expérience durement acquise).

Enfin, ma remarque sur le côté peu agréable de l’équipement dans la Demenge concerne mon ressenti à ce moment précis, dans cette voie classique et alors que je pensais aller en T.A. soft. Je croyais avoir été clair à ce sujet et n’ai jamais insulté quelqu’un pour ce qu’il est mais juste exprimé mon désaccord avec des pratiques. Désolé si j’en ai blessé certains mais sachez que les propos offensants de certains m’ont meurtri.

Voilà, c’est tout…pour l’instant

PS: serait-il possible de s’autodiscipliner et d’éviter les gros mots, les injures…(les webmestres n’ont pas que cela à faire)

PS2: la sécurité ne passe pas par l’équipement en place mais par l’adapdation de la voie à son niveau (d’où l’importance des topos et/ou de garder de la marge, la montagne étant pleine d’imprévus). Sûr que si je vais aux Drus demain, je vais me faire très mal!

Posté en tant qu’invité par alexis:

Bref, aucune reponse ni de Gilbert ni de Sebastien.

Bien evidement, tout le monde a le droit de s’evader comme il l’entend en montagne. J’ai eu ma dose d’accident, j’en ai vu d’autres. Ma cheville me fait mal quand je vais trop longtemps en terrain a chamois ou lorsque je grimpe trop.

Ceci dit un spit n’a jamais evite un calcaneum explose. Et les accidents n’ont pas diminue dans le voie normale du Mont-Aiguille pourtant tres frequentee depuis bien avant les scellements. Au mieux, les nouveaux rappels en place ont permis de desengorger la ligne de rappel un peu surchargee certaines belles journees d’automne.

Il n’y a pas d’elements vraiment pertinents permettant de dire que la presence de spits diminue le nombre d’accident en montagne. Peut-etre peut-on y pendre un camion, mais ils ont l’effet pervers d’ammener plus de personnes dans les voies reequipees. Et pas forcement des gens qui auraient eu la marge de niveau pour la voie. C’est peut-etre elitiste, mais la securite en montagne passe bien avant les spits par la formation du public qui la frequente. Regardez les stats des accidents, ce sont souvent par meconnaissance et erreur de la personne qu’ils arrivent et pas si souvent par fatalite (la montagne pardonne beaucoup plus que ce que les medias veulent faire croire). Que les guides posent des points dans les classiques n’est ni tres pedagogique de leur part ni tres commercial (si les spits y sont qui a besoin d’un guide ?).

Quant aux voies nouvelles, qu’elles soient sur spit ou sur pitons ou sur plots en plastique releve du choix personnel de l’ouvreur et ne peut pas vraiment etre critique (sauf changement majeur de la nature d’une paroi ou equipement trop proche d’une autre voie, mais c’est un autre debat, ethique celui-la).

Et enfin, justifier le reequipement des voies classiques par la demande du public (Ah le grand mot derriere lequel il n’y a pas grand’monde) est completement demagogique. Le-dit « public » ne vit que dans la societe qu’« on » lui a impose (la retraite en est un bon exemple, c’est uniquement un choix societal et pas une necessite, mais vu qu’on prend les gens pour des cons). Si les classiques sont toutes sur spits selon la norme machin, comment voulez-vous savoir si « le public » n’aimerait pas grimper sur pitons ? Comment d’ailleurs le saurait le public lui-meme ? Il y a bien suffisement de voies nouvelles sur spits et de voies a ouvrir pour laisser l’heritage en place (quitte a le nettoyer de ses vieux pitons de temps en temps).

Souvenez-vous qu’il est tres difficile de penser a la place du public. Mais peut-etre n’ai-je rien a dire : je ne suis pas du Mercantour, et je n’irai sans doute jamais consommer du spit par la-bas, au plus irai-je voir les gravures rupestres.

Le bien-pensant moderne m’emmerde quand il dit « si tu ne penses pas comme moi, tu es contre moi » et quand il ne peut dire « ceci est un choix pour repondre a une problematique compliquee » a la place de « Ceci est la solution, vous etes obliges de l’accepter ». Mais je m’egare et la montagne n’est qu’un petit milieu clot homotetique de notre societe, c’est rigolo et triste a la fois.

Alexis

Posté en tant qu’invité par Jean-Marie:

Alexis, tu es injuste, ils ont le droit de ne pas répondre en moins de 10 minutes!

Posté en tant qu’invité par alexis:

ils ont repondus, mais c’est une non-reponse, ou pas une reponse directe (me parler de mes chevilles, c’est vraiment n’importe quoi !). Donc autant dire pas de reponse.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Si, il y a tout même une réponse : il n’est pas necessaire de s’injurier pour discuter. C’est déja une bonne base.
En ce qui concerne les accidents, je confirme qu’il n’y a pas besoin d’avoir 47ans pour avoir sa dose.
Remplir mon sac de coinceur et de pitons ne facilite pas la vie de mon genoux droit. Mais est ce que c’est une raison suffisante pour ré-equiper des voies???
Michel semble dire que le réequipement a été fait de façon « intelligent ». Why not? Allons la-bas et grimpons.

Posté en tant qu’invité par alex:

nous partons dans des années ou l’équipement à demeure semble
se généraliser, pourquoi aller contre alors que la sécurité
(j’ai pas dit l’assisstance !) passe par là?
ne serait il pas plus judicieux de controler inteligement cet
équipement ?

Voici une grossière erreur à mon sens :

Au contraire nous vivons DEJA à une équoque où l’assistance EST généralisée. Ce qui est rare aujourd’hui et ce que j’aime en montagne c’est de se sentir libre de ce pesant fardeau.

D’autre part il faut signaler que la différence entre un équipement moderne et un équipement traditionnel réside justement là-dedans. Quelques pitons plantés au hasard, c’est juste de la sécurité car ceux qui les ont plantés n’ont pensé qu’à eux-mêmes et pas à toi. Par contre un rééquipement sur spit, même réalisé « à l’identique » c’est déjà de l’assistanat car les protections sont placées POUR aider les futurs répétiteurs de la voie.

Je crois donc que tes arguments ne tiennent pas debout.

Posté en tant qu’invité par Jack:

C’est vrai qu’il faut peser le pour et le contre. Si tu securises (main courante en trekking ou randonnee a ski, spits, etc…), d’un cote tu rends la progression plus sure, mais en meme temps tu n’invites pas l’alpiniste/marcher/skieur se securiser par lui-meme, sa securite reposant sur un equipement en place et non sa demarche active de securisation [ca fait beaucoup de secur. ca].

C’est le gros dilemme. Tu retrouves plus de situation critiques. L’equipement rend la chute possible, par exemple. Du coup plus de personnes au niveau limite y accede, et n’ayant pas forcement consciences autres dangers que sont les chutes de pierres, seracs et autres crevasses.

Y’a pas de regle. Faut faire en fonction et surtout bien reflechir avant de faire quelque chose, pas comme ca ete fait pour les stations de ski qui ont poussees comme des champignons, n’hesistant pas a remodeller le terrain… aujourd’hui, dans certains endroits on aimerait revenir en arriere, mais il est trop tard.

Posté en tant qu’invité par eude:

Pour moi, le top du top, c’est une sucession de dalles bien compactes spitées et de fissure a protéger sur coinceur.
Le plaisir de grimper une bonne dalle bien dûre et bien compacte, est vite gaché par les risques encouru par une chute non protégée, et dans les fissures, il m’amuse plus de grimper en placant moi même les protections car cela est rapide, facile et sans risque lorsque c’est bien fait.

Posté en tant qu’invité par Claude:

Quelques remarques qui me semble être des évidences :

  • Les gens qui grimpent en TA de nos jours ne le font pas par masochisme mais parcequ’ils y prennent plus de plaisir.

  • Dans les voies équipées sur vieux pitons, les pitons ne sont pas vieux d’origine. Si les répétiteurs ne se chargent pas du remplacement des pitons, le rééquipement de la voie devient nécessaire.

  • Le rééquipement du Mercantour ne s’est pas fait en cachette. Tout le monde a pu s’exprimer dessus avant.

  • Les voies rééquipées au Mercantour sont désormais des TA soft mais apparement c’était déjà le cas avant.

  • D’après les commentaires sur le site Denali-Sud, les gens sont globalement contents du rééquipement. Les critiques négatives portent généralement sur de courts passages (un ou deux spits de trop dans la Demenge, 2 ou 3 pas expos ailleurs, …etc)

  • Les pitons en place ont parfois été laissé par manque de temps pour les récupérer mais le plus souvent c’était pour faciliter la tache des suivants.

  • Quand on remplace un ancien point par un neuf, on a le choix entre mettre un spit ou mettre un piton. Chacun des choix a ses avantages et ses inconvénients. Quitte à mettre un point à demeure, j’ai une petite préférence pour le spit mais ça, c’est une opinion purement subjective.

  • Il y a toujours eu une élite et des ‹ grimpeurs moyens ›. Ca ne rime à rien de comparer l’élite d’hier avec le grimpeur moyen d’aujourd’hui. Eventuellement on pourrait comparer les perfs de Livanos avec les perfs de Du Lac. Globalement les anciens grimpeurs moyens équipaient avec moins de point dans le facile mais avec plus dans le dure. (Allez faire Nosfératu à Presles, son rééquipenment datant de 88 est caractéristique : un point tout les 5m dans le 5b+, un point tout les 1m dans le 6b+).

  • Si une voie est fréquentée, on peut difficillement se passer d’un équipement à demeure hors des passages protégables sur coinceurs.

  • Il est plus difficile de trouver une ligne se pretant bien aux coinceurs que de trouver une ligne convenable pour l’escalade sportive.

  • La sécurité en montagne est basée sur l’adéquation difficulté vs niveau et équipement vs matériel.

  • Il reste beaucoup de voies, TA ou sportives, à ouvrir (surtout si on compte les goulotes et autres courses de mixte).

Posté en tant qu’invité par Facesud:

Je prends donc le débat au vol, pour le moment pas trop d’insulte en dehors de quelques belles envolées dont certains gardent le secret.

Ce que je pense de ce rééquipement du Mercantour ne fera peut etre pas plaisir à tout le monde mais cela permettra peut etre d’y voir plus clair à certains.
Ayant été appelé pour faire parti de l’équipe qui depuis 3 ans à commencé ce travail, j’ai refuser sous un pretexte divers pour des raisons personelles.

Je l’avoue tres honnetement, je savais que cela serait diffcile et long, que la rémunération ne serait pas à le hauteur du travail, que le paiement ne serait pas assuré immédiatement, etc…aussi, je dis bravo à mes collégues qui ont pris le risque de partir dans cette aventure (certains le regrettent à ce jour…);
Il faudrait pourtant arreter de prendre tous les guides pour des Irlandais (je n’ai rien contre les Irlandais mais comme on prends toujours leur exemple…), même si les choix de certains se portent bizarement vers le canyon ou la Via Ferrata(une mane pour tout le monde)d’autres gardent ancré au fond d’eux un profond amour de la montagne et si cet équipement permets certainement d’être plus performants, il n’en n’est pas moins vrai que la décision remonte à bien longtemps et la motivation première etait de faire connaitre un peu mieux notre massif à travers quelques belles classsiques.

L’acceuil fut plutôt satisfaisant à en lire les remarques portées dans le trés modeste mais efficace site des Alpes du Sud(www.denali-sud.com)ils se sont en effet occupés (et s’occupent toujours) de raporter aux équipeurs les « pour » et les « contres » sans jamais prendre parti, les opinions sont ainsi parvenu au bureau des guides qui a de plus décidé de se lancer dans le projet d’agrandir le nombre de voies;
Des gens comme P.Brizzi qui n’a pourtant rien d’un « spiteur fou » ce sont même mis au travail;
(cautionerait il un travail qu’il n’apprecierait pas ? connaissant un peu le personnage, j’en doute fort !!)

Il fallait donc voir là un vrai progrés de l’évolution de l’alpinisme dans nos montagnes même s’il est bien évidement vrai (mais çà personne ne l’a jamais prétendu )que les spits empêchent tout accident;
Par contre, il est aussi vrai que le nouveau spit mis dans l’une des ces voies sera sans doute plus solide qu’un vieux clou rouillé par les ans…et je ne connais personne qui devant un spit brillant ou un clou - même non rouillé - choisira le piton !

Les lignes de rappels misent en place facilitent également les retour en rappel avec plus de sécurité en cas de mauvais temps d’où une moindre intervention des secours, des couts qui se reportent en fin d’année sur les cotisations d’assurance…

Contrairement à ce que j’ai pu lire (excusez moi mais je ne sais plus de qui il s’agit)il n’y a plus tant de place que çà pour ouvrir des itinéraires, tout est plus ou moins fait

Il faudrait peut etre vivre heureux sans trop se prendre la courge avec visions limitées de la montagne, personne n’oblige personne à grimper dans les voies rééquipées et même si vous en avez vraiment envie, il est toujours possible d’emporter vos friends et vos coinceurs, votre marteau et vos clous ou également de grimper en solo !
Berhault qui est pourtant un fervent défenseur de l’escalade libre lorsqu’on l’a interrogé à ce sujet à seulement dit qu’il n’était pas pour, il est pourtant loin de dénigrer le travail fait jusqu’à ce jour, peut etre est ce un mauvais exemple, peut etre que son expérience n’est pas assez grande ?

Il est vrai que cela nous a fait un peu de pub pour la région , et alors…?
notre montagne ne posséde pas des noms qui chantent aux oreilles des alpinistes et même si nous comptons quelques grands noms de la montagne, ce coin n’était pas vraiment aux avant postes, depuis l’été dernier, pas mal de monde a fait le déplacement pour nous découvrir, j’en suis personellement tres content car les guides du département n’ont pas le potentiel de courses que vous avez dans le Nord des Alpes .

p.s: au fait, c’est aussi dans un souci d’économie (mais bel et bien celui des pratiquants cette fois) que la décision à été prise.
et oui, la question fut aussi à l’ordre du jour de savoir le prix d’un équipement complet de friends, mais peut etre que tout les grimpeurs roulent sur l’or désormais, j’ai alors du rater une étape !

Voilà, j’en ai fini, je pense que votre discours est constructif, qu’il peut aider à avancer dans l’avenir s’il reste calme et courtois et en attendant je vou spropose de venir mettre vos remrques sur le site dont je parle =un peu plus haut afin qu’elles soient directement envoyés aux concernés.
Bonne grimpe « libre » à tous .

Posté en tant qu’invité par Raymondduperfo:

Mais toi t’es trop bon, c’est sûr qu t’as besoin de rien !

Posté en tant qu’invité par Claude:

Mais toi t’es trop bon, c’est sûr qu t’as besoin de rien !

La question n’est pas de savoir si on est bon mais si on préfère faire du Xc entièrement équipé ou du Xa sur coinceurs.

Posté en tant qu’invité par Raymondduperfo:

excuses moi, j’avais pas tout compris alrs…toi, qu’est ce que tu préféres ?
la bière ou le coca ?

Posté en tant qu’invité par alex:

Je suis choqué par certains de tes propos.

Il fallait donc voir là un vrai progrés de l’évolution de
l’alpinisme dans nos montagnes

Car la destruction est un progrès ? Oui car sans aucun doute le rééquipement d’un ensemble de voies marque la fin de l’alpinisme dans la région. On ne peut pas pratiquer l’« alpinisme » sur une montagne aménagée !

Les lignes de rappels misent en place facilitent également
les retour en rappel avec plus de sécurité en cas de mauvais
temps d’où une moindre intervention des secours, des couts
qui se reportent en fin d’année sur les cotisations
d’assurance…

Depuis quand les secours vont chercher les grimpeurs mouillés ??

Contrairement à ce que j’ai pu lire (excusez moi mais je ne
sais plus de qui il s’agit)il n’y a plus tant de place que çà
pour ouvrir des itinéraires, tout est plus ou moins fait

Il faudrait peut etre vivre heureux sans trop se prendre la
courge avec visions limitées de la montagne, personne
n’oblige personne à grimper dans les voies rééquipées et même
si vous en avez vraiment envie, il est toujours possible
d’emporter vos friends et vos coinceurs, votre marteau et vos
clous ou également de grimper en solo !

Ces deux phrases se contredisent entre elles. Si tous les itinéraires ont été faits et que de plus ils sont rééquipés, où est la liberté de choix du grimpeur ?

Berhault qui est pourtant un fervent défenseur de l’escalade
libre lorsqu’on l’a interrogé à ce sujet à seulement dit
qu’il n’était pas pour, il est pourtant loin de dénigrer le
travail fait jusqu’à ce jour, peut etre est ce un mauvais
exemple, peut etre que son expérience n’est pas assez grande ?

Je n’ai jamais entendu Berhault dénigrer quelquechose ou quelqu’un !!! Par contre ce que j’ai vu, c’est que dans sa traversée des Alpes il n’a pas franchement choisi les voies rééquipées…

p.s: au fait, c’est aussi dans un souci d’économie (mais bel
et bien celui des pratiquants cette fois) que la décision à
été prise.

J’espère que dans le même esprit, les cordes et les dégaines vont être installées à demeure. Pensez aux pauvres grimpeurs qui n’ont pas les moyens d’acquérir ce matériel onéreux !

En bref, plutôt que des arguments de mauvaise foi j’aurai préféré savoir si effectivement le rééquipement a obtenu les retombées économiques escomptées : comment la fréquentation a progressé, quel est l’impact des grimpeurs sur le supermarché local, le camping et le bistrot. C’est pas la peine de prendre les autres pour des c…, tout le monde sait que ce rééquipement a été initié pour développer le tourisme dans la région et non pas par « amour de la montagne ». A moins qu’on ne rentre dans la logique du dicton « Qui aime bien châtie bien » !

Posté en tant qu’invité par Jean-Marie:

Bien d’accord avec toi Alex.
Une petite question dont la réponse serait éclairante : qui a payé les équipeurs et l’équipement? Je suis étonné qu’ils aient été payé (même avec retard et au lance-pierre) mais la réponse à cette question serait certainement très instructive quant aux finalités du rééquipement.

Une conjecture gratuite: plus un grimpeur fait du T.A. moins il fait tourner l’économie locale car
a/ Il a le goût des choses sauvages, préfère bivouquer ou au moins monte sa bouffe.
b/ Il n’est pas riche : tout son pognon est passé dans son jeu de friends. Par ailleurs, un économiste libéral vous dira qu’un pauvre risque plus sa vie car il sait qu’elle a moins de valeur (s’il est pauvre, c’est qu’il le mérite, i.e. il n’a pas fait d’études et a donc un faible stock de capital humain. Je précise -avant de me faire insulter- que ce dernier propos est une boutade et non pas mon avis)

Les gens qui ont le matos pour le T.A. ne sont pas des riches mais des passionnés qui ont certaines priorités(par exemple, je n’ai pas de télévision : que chaque possesseur de TV calcule le nombre de coinceurs que cette économie leur aurait permis d’acheter, et ma caisse est pourrie). En fait, il me semble la que les gens pratiquant l’alpinisme se partagent en trois groupes principaux:

  • les étudiants,
  • les enseignants (et apparentés : chercheurs…),
  • les professions libérales (kiné, médecins notamment très présents).

Peu d’ouvriers à ma connaissance. Hors étudiants, les personnes gagnant moins que le revenu médian soit un peu moins de 1200 EUR par mois et par uc en France (source INSEE : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/DS065fr.pdf) doivent être plutôt rares (et oui, si vous êtes seul sans enfants et gagnez plus de 2300 EUR par mois, vous faites partie des 10% les plus riches).
Ceci parce que notre sport est cher (en argent mais aussi en temps et en énergie) et ne pas pratiquer le t.a. n’y change pas grand chose (personnellement, je dépense beaucoup plus en cordes et chaussons qu’en coinceurs qui durent quand même assez longtemps). Bref, l’argument du on équipe pour permettre à tous d’y accéder est vraiment fallacieux.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Je suis assez d’accord avec toi. Mais tu te trompes quand tu dis que :

Bref, l’argument du on équipe pour permettre à tous d’y >accéder est vraiment fallacieux.
L’argument est très vrai. Je me rappele d’une phrase sur le Verdon : zone de developpement économique par l’escalade.
C’est probalement la même chose pour le Mercantour : on ré-équipe pour permettre à un maximum de personne de venir et de dépenser son argent.
Ce n’est pas répréhensible en soi. Mais comme le dit Alex, il ne faut pas nous prendre pour des cons en nous disant l’inverse.

Posté en tant qu’invité par Raymondduperfo:

c’est bien mon garçon mais je crois que t’as pas tout compris de ce que mon pot Facesud t’a répondu !

Ca fait rien, mais puisque c’est de fric que tu veux parler, ouais, il y a eu bien plus de monde dans les parois l’été dernier que jamais , pour ce qui est des secours, il viennent même si il pleut (depuis quant t’as vu qu’on ne portait secours que lorsque’il faisait beau temps!!!), les campings sont aussi contents quant au mac do local, je sais pas car il n’y en a pas encore, de plus la fete des guides à également fait le plein.
Bref, t’as le droit de ne pas aimer ce qui a été fait mais laisse au moins aux autres le loisir de venir voir le travail et de critiquer ensuite !

Et au fait, si tu veux faire de l’alpinisme, va un peu dans la Face Nord de l’Argentera, tu trouveras certainement des itinéraires à ta mesure sans pitons et sans spits !!!

Tchao et bon week end

Posté en tant qu’invité par Claude:

Je pense qu’il faut faire une différence entre rechercher et choisir son itinéraire.
Chercher l’itinéraire ne m’intéresse en soi que trés peu. Par contre ce que j’aime c’est choisir mon ititnéraire.
En revenant de la traversée des Aiguilles d’Arves je me souviens avoir discuté de cette course avec Fab qui l’avait fait quelques semaines avant. Bien sur, on était passé par les mêmes sommets et les mêmes cols mais c’est presque tout. Dans les parties techniques on a fait des choix d’itinéraires différents, souvent de diffucltés analogues. La liberté dans le choix de l’itinéraire fait partie intégrante de l’intérêt et du plaisir à faire cette voie.
Dans une voie équipée avec des points discrets, par exemple des spits cachés derrière les bosses, on a les soucis de la recherche d’itinéraire sans avoir le plaisir de la liberté.

Posté en tant qu’invité par Claude:

Voici les avantages et les inconvénients que je vois à ces deux types d’équipement à demeure. (je ne parle pas des pitons que le leader place et que le second récupère). Vous me direz si ça vous semble correct et ce que j’ai oublié.

Avantages du pitons :

  • Discrétion
  • Peu de trace une fois retirée
  • Facile à poser
    Inconvénients :
  • Parfois impossible à placer
  • Solidité excate difficle à déterminer
  • Peut être voler
  • A partir d’un certain degré d’usure, le piton se casse lors du dépitonnage et la lame ne peut plus être récupérée, bouchant ainsi la fissure.

Avantages du spits :

  • Fiabilité
  • Peut être placer presque partout.
  • inviolable (sauf la plaquette)
    Inconvénients :
  • Laisse systématiquement une trace dans le rocher
  • Long à poser
  • Moins discret (mais on peut toujours le peindre ou le placer dans un creux)

Ensuite il faudrait débattre de l’importance relative de ces différents avantages/inconvénients.

Posté en tant qu’invité par Claude:

Vin :
Voie se protégant en majeur partie avec des moyens propres (coinceurs, sangles) et laissant de la liberté dans le choix de l’itinéraire.
Si la voie contient des passages non protégables sur coinceurs/sangles, on peut distingué 2 sous-types : la version soft ou l’on trouve un point solide à demeure et la version hard où l’on doit passer sans tomber.

Vinaigre :
Typiquement la voie que j’ai fait jeudi en Chartreuse.

  • à 80% équipé mais sur des points souvent peu fiable car rouillés (le plus fragile étant celui dont j’ai arraché une moitié à la main, l’autre moitié étant définitivement coincé dans le rocher)
    En moyenne, on ajoute un coinceur par longueur.
  • Recherche de l’itinéraire triviale grace aux points en place et au topo précis de Coupé.
  • Pas de liberté dans le choix de l’itinéraire à part des variantes sur quelques métres.
  • De belles fissures mais souvent entiérement bouchées par la végétation.
  • Des sangles et des cordelettes pourries depuis longtemps inutiles donnant un aspect sale à la voie. Certaines cordelettes avaient déjà été coupé mais trainaient au pied du relais. J’en ai ramené un peu plus d’un demi-kilo.

Je crois que les défenseurs de l’escalade sur coinceurs ont trop tendance à mélanger le vin et le vinaigre.

Je ne connais malheureusement pas le Mercantour mais d’après ce que j’ai compris les voies dont on parle sont des vieilles classiques. Par conséquent elles ont été ouvertes et répétées pendant longtemps avec pitons mais sans coinceurs. On a donc du obtenir des voies en majeur partie équipé sans tenir compte des possibilités d’assurage sur coinceurs. Le temps passant ces points ont du rouillés. J’aimerais qu’un connaisseur du massif me le confirme mais à priori ces voies répondaient à la définition du vinaigre.

Pour répondre à Raymondduperfo, je préfère le vin au coca, mais je préfère le coca au vinaigre. Je considère donc le rééquipement du Mercantour comme un progrès. Mais ça aurait pu être un progrès encore plus grand si un maximum de place aux coinceurs avait été laissé.