Posté en tant qu’invité par hervé:
Je voudrais pousser un coup de gueule contre les gendarmes qui utilisent leur fonction comme un passe-droit pour déroger à certaines interdictions lorsque cela ne l’exige pas.
L’autre jour je passe au pied de la falaise du Virage juste après le col de Sugiton et j’ai la surprise de tomber sur deux fourgons de la gendarmerie garés sur le chemin qui poursuit vers le Socle de la Candelle. Deux fourgons d’un peloton de gendarmerie de montagne, donc a priori, des gens qui savent marcher.
Je lève les yeux vers la falaise en m’attendant à voir un régiment de gendarmes occupés à s’entrainer pour de futurs secours, et j’ai la surprise d’apercevoir… trois personnes dans une moulinette en 6a !
Deux fourgons pour trimballer trois personnes dans les Calanques, il faut au moins ça !
Ca fera plaisir aux vététistes qui risquent 135 euros d’amende s’ils empruntent les pistes interdites à la circulation de tout véhicule autre que ceux du parc et bien sûr aux secours.
Il est vrai que la falaise du Virage est particulièrement éloignée du parking, un bon quart d’heure en cueillant des fleurs (je sais c’est interdit, mais peut-être pas aux gendarmes ?).
Mais ceux-là devaient avoir peu de temps alors ? Ben ils n’ont qu’à aller en salle ou à l’Alpinodrome, parce que franchement pour planter une moulinette en 6a, il n’y a pas besoin de mobiliser le GIGN non ? La prochaine fois que l’un d’eux voudra faire son 200 mètres crawl, il viendra en porte-avions ?
Soyons clairs, je ne remets nullement en cause la nécessité pour les services de secours de s’entrainer efficacement et régulièrement, ni la qualité du service rendu. Quand les pompiers du GRIMP débarquent avec trois camions bourrés de matériel, brancards, coquilles et autres treuils, les gars font ça pour rentabiliser leur temps d’entrainement et économiser le temps d’approche chargés comme des bestiaux. Et on peut le constater de visu, leur entraînement, c’est du sérieux.
Alors quand je vois ce qu’on nous pompe avec la fragilité du milieu, les fleurs rares, les pauvres oiseaux en voie de disparition, quand je vois les interdictions qui se multiplient, et qu’à côté de ça n’importe quel berlot en képi peut passer outre, j’ai la haine. Et basta !