Rapport entre niveaux

Posté en tant qu’invité par Prof:

Petit sondage pour pratiquants :
d’après vous, quel est le rapport de difficulté (exprimé sous forme numéraire) entre un :
5a et 6a
6a et 7a
7a et 8a
etc

est-ce qu’un 6a est 1.5 fois plus dur à réaliser qu’un 5a ?
le rapport est-il constant ?

merci de vos réponses

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

La difficulté en escalade ne me parait pas modélisable par une quelconque fonction mathématique, affine ou pas.

En d’autres termes, une voie 1,5 fois, ou 2 fois plus dure qu’une autre, ça n’a pas de sens !

Posté en tant qu’invité par David:

je ne peux pas dire qu’un 7a est x fois plus dur qu’un 6a.

Mais par contre, il m’a fallu environ 2 fois plus de temps pour faire du 6b par rapport au 6a et 2 fois plus de temps encore entre le 6b et le 6c

Posté en tant qu’invité par nulenmat:

Pourquoi tout vouloir réduire à des formules mathématiques? Et le plaisir dans tout ça? Il est 1,5 plus fort dans un 6 que dans un 5 ? Quoique dans un rapport constant … :-)))

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

J.Marc a écrit:

La difficulté en escalade ne me parait pas modélisable par une
quelconque fonction mathématique, affine ou pas.

En d’autres termes, une voie 1,5 fois, ou 2 fois plus dure
qu’une autre, ça n’a pas de sens !

Pas si sûr mais il faut avant tout définir ce qu’est une voie 2 fois plus dure qu’une autre.

On pourrait par exemple dire qu’une voie est deux fois plus dure qu’une autre si quand on prend la population des grimpeurs ou un échantillon représentatif de cette population deux fois moins de grimpeurs la réussissent dans des conditions définies. A partir de là on peut regarder si 7a c’est deux fois plus dure que 6a, ou 4 fois, ou 13 fois… en regardant combien de grimpeurs passent un échantillon représentatif de voies en 6a et 7a.

Posté en tant qu’invité par ZeBadGuy:

Je sais que certains s’emmerdent ferme au boulot mais de là à poser des questions pareilles…

Posté en tant qu’invité par bill:

bon voilà la reponse, je retrouve pas la demo

y = a*x + b

avec a = 25/6 * (2/pi)^2 + 1.236512 (là g un doute sur le 2, c peut être un 3)
et b = 14/521.3

si t’as d’autres questions n’hesite pas

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

On pourrait par exemple dire qu’une voie est deux fois plus dure qu’une autre si quand on prend la population des grimpeurs ou un échantillon représentatif de cette population deux fois moins de grimpeurs la réussissent dans des conditions définies.

Autant cette méthode permet de définir les niveaux (ce sont des paliers d’élimination : à chaque nouvelle lettre, une partie des grimpeurs ne jouent plus), autant le rapport des effectifs ne représente pas grand chose. Par exemple, après travail, entre 8c+ et 9a, le rapport doit être énorme, puisqu’on passe d’une centaine de grimpeurs, à une poignée… Alors qu’entre 5c+ et 6a, il doit être très faible, rares étant ceux qui plafonnent à 5c+…

Bref, les maths, c’est un bon outil pour les sciences et la formation de l’esprit, je suis bien placé pour le dire, mais par pitié, laissons-les de côté quand nous grimpons !!!

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

J.Marc a écrit:

rares étant ceux qui plafonnent à 5c+…

Pas sûr.

Mais quoi qu’il en soit si ce que tu dis est vrai la méthode que je propose donne une réponse à la question, ce serait non. C’est à dire qu’il n’y aurait pas la même différence de difficulté entre 6a et 7a qu’entre 7a et 8a.

D’un manière générale avec la méthode que je propose il serait étonnant qu’il y ait la même différence de difficulté entre 6a et 7a qu’entre 7a et 8a puisque les cotations ne sont pas faites en se basant sur ce principe. C’est à dire que comme les équipeurs ne se basent pas sur le nombre de grimpeurs qui passent les voies pour donner une cotation ça tiendrait du hasard si les cotations respectaient le principe que je propose.

Posté en tant qu’invité par Loïc:

Ah sur ce coup-là je trouve l’idée de JLLH intéressante. Elle est de plus en phase avec le fait qu’il faut attendre qu’un certain nombre de grimpeurs soient passés dans une voie pour pouvoir la coter justement.

Posté en tant qu’invité par zar:

La difficulté en escalade ne me parait pas modélisable par une
quelconque fonction mathématique, affine ou pas.

En d’autres termes, une voie 1,5 fois, ou 2 fois plus dure
qu’une autre, ça n’a pas de sens !

Il ne s’agit pas d’une fonction affine, J.Marc, mais d’une fonction linéaire, c’est sans doute pour ca que tu n’arrives pas à la modéliser.J.Marc a écrit:

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Il ne s’agit pas d’une fonction affine, J.Marc, mais d’une fonction linéaire, c’est sans doute pour ca que tu n’arrives pas à la modéliser

Ni l’un ni l’autre, zar… J’ai dit a"ffine ou pas", parce que je n’avais pas envie de me fatiguer pour un problème qui n’est pas d’ordre mathématique.

Mais si on multiplait par 1,5 la difficulté à chaque passage de niveau, la progression serait géométrique, et la courbe exponentielle… pas linéaire pour deux sous !!!

PS : une fonction linéaire est un cas particulier de fonction affine…

Mais aucun rapport entre ces formules et la réalité de l’escalade !!!

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

ça tiendrait du hasard si les cotations respectaient le principe que je propose.

Ce qui prouve, ipso facto, qu’on ferait mieux de profiter des derniers rayons du soleil de la semaine pour aller grimper…

Posté en tant qu’invité par zar:

Mais aucun rapport entre ces formules et la réalité de
l’escalade !!!

Bof, pourquoi pas une formule résumant le niveau en escalade, je ne trouverais pas forcément cela bien choquant. Après, il est sur que l’ensemble des niveaux n’a pas de cardinalité finie (ou alors autant que de grimpeurs ?), je doute même qu’il soit dénombrable.

Posté en tant qu’invité par Prof:

le but de cette pseudo-modélisation : déterminer plus précisément la charge lors d’un entraînement.
La charge peut être globalement représentée par :
charge = longueur x niveau x fatigue

longueur : 1 / m
niveau : je partais sur une base d’un coef 1,5 entre chaque chiffre (10 pour le 5a, 15 pour le 6a, 22,5 pour le 7a et 33,75 pour le 8a, les autres lettres découlent de cette progression)
fatigue : 2 (pleine forme) 3 (normal) 4 (fatigué) 5 (très fatigué)

J1 : je fais 5 voies de 7 m en difficulté 6a, je suis en forme -> charge = 5 x 7 x 15 x 3 = 1575
J2 : je fais 3 voies de 14 m en difficulté 7a, je suis en super forme -> charge = 3 x 14 x 22,5 x 2 = 1890

Bien entendu, ces chiffres ne représentent absolument rien dans l’absolu… Ils montrent juste qu’entre J1 et J2, j’ai augmenté ma charge.

Dans le cadre d’une planification d’entraînement sur une période donnée, la variation de charge dans l’effort est importante.

Je cherche à connaître l’avis de la communauté sur le rapport entre les niveaux pour affiner cette démarche…

Merci à vous

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

Heu…

Posté en tant qu’invité par Prof:

heu quoi ?

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

Tu étais sérieux ???

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

il est sur que l’ensemble des niveaux n’a pas de cardinalité finie (ou alors autant que de grimpeurs ?), je doute même qu’il soit dénombrable.

L’ensemble des niveaux est avant tout un ouvert… Le problème est de savoir si tu admets l’hypothèse du continu, auquel cas si cet ensemble n’est pas dénombrable, il est au moins aussi grand que le corps des réels, et ça donne le vertige, non ?

Il est plus pertinent de s’intéresser à la courbe des niveaux d’un même grimpeur. Bon exemple de groupe cyclique. Ah, si Galois avait pensé à ça plus tôt, je grimperais peut-être du 95b (j’adore les points d’inflexion !)

Posté en tant qu’invité par arnaud:

Par exemple, après travail, entre 8c+ et 9a, le rapport doit être énorme, puisqu’on passe d’une centaine de grimpeurs, à une poignée…

c’était vrai il ya quelques années entre le 7c+ et le 8a , et pourtant ça ne l’est plus il me semble …

on ferait mieux de profiter des derniers rayons du soleil de la semaine pour aller grimper…

parce que vous manquez de soleil dans ton paradis alsacien ? c’est bête , içi on en a trop !