Racontez votre expérience de grimpe

Posté en tant qu’invité par aurélie:

Bonjour,

Etant toujours dans ma recherche universitaire sur les grimpeurs (voir sujet les grimpeurs une communauté?), je propose à tous les passionnés que ça intéresse de me raconter par mail leur expérience de grimpe, c’est à dire de me faire un petit récit du « comment ça se passe et qu’est ce que je ressens lors d’un séjour grimpe », de la description pure et dure aux émotions, perceptions partagées ou non etc… Dans ce cadre, je m’intéresse entre autres aux relations entre grimpeurs du même groupe lors de l’expérience de grime, et avec d’autres groupes sur un même espace de pratique.

Je travaille sur les grimpeurs passionnés allant escalader en groupe sous une forme plutôt « commmunautaire ». Donc j’espère que vous pourrez aussi me préciser votre style de pratique afin que je vois les différences entre ceux qui grimpent plutôt seuls et ceux qui ont une forme de grimpe plus « communautaire » .

Pour ceux qui se reconnaissent comme appartenant à une « communauté de grimpeurs », j’aimerais savoir un peu mieux ce que ça apporte de plus de grimper en « communauté », comment se passe l’expérience de grimpe en communauté par rapport à celle seule ou en binome?

Si certains sont intéressés pour m’aider un peu plus dans ma recherche, c’est à dire discuter un peu plus sur le sujet hors forum, vous avez mon adresse mail. D’autre part, je serai sur L’Argentière ce week end, et à Céuse par la suite. Vous pouvez me contacter par mail.

Merci de votre aide!

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Tu sembles insister beaucoup sur le cote « communaute ». C’est vrai qu’il y a une « communaute », mais les realisations des grimpeurs sont avant tout les realisations d’individus. Tu ne grimpe pas en communaute : sur ta corde, il y a au maximum 1 ou 2 personnes qui vont partages tes sensations, ton engagement etc… Quand tu grimpes, tu es seul avec toi meme. Ton partenaire de cordee intervient mais certainement pas les gens qui sont au pied de la montagne ou de la falaise.

La grimpe (escalade sportive, bloc, terrain d’aventure, artif, alpinisme) est avant tout une activite centre sur l’individu qui repousse ses limites.
Ouvre un bouquin retraceant l’histoire de l’alpinisme et de la grimpe, tu trouveras essentiellement des individus. Il y a quelques cordees (ou equipes) celebres mais c’est tres loin d’etre la majorite.

Posté en tant qu’invité par lidwine Portes:

Bonjour,
Je ne pratique pas l’escalade, mais je tavaille actuellement sur une traduction (Allemand-Français) d’articles concernant l’escalade pour un dictionnaire sur les Alpes. Je ne suis pas spécialiste de ce domaine et j’ai du mal à comprendre certains concepts. En lisant votre mail je me suis dit que vous pouriez peut-être m’aider. Le cas échéant connaissez-vous quelqu’un qui le puisse?
Je reproduis la liste des questions que j’ai laissée sur mon mail du forum de discussion:

  • apparemment il existe différents types de pitons: les mots « pitons fixes / stables » ou « pitons de perçage » vous disrent-ils quelque chose ?
  • parle-ton de « grimpeur sur roche »/« en roche »/« de roche »?
  • parle-t-on des Dolomites Sextener ou de Sextener ou de Sexten?
  • Qu’est-ce que cela veut dire quand on dit "la paroi Nord Directe de la Cima grande di lavaredo par ex, qu’est-ce que ce « Directe »?
  • parle-ton de « corde de diagonale »?
    *qu’est-ce que « préparer une voie »?
  • est-ce qu’on dit que qu’un grimpeur trouve l’idée des "premières lignes " traversant une structure rocheuse?
  • Parle-t-on des « Steinerbuam » qui réussirent l’ouverture de la 1ère voie sur la paroi Sud du Dachstein.

Je vous remercie d’avance.
Lidwine Portes

Posté en tant qu’invité par caroline:

Salut Aurélie. Je suis à Ceuse de dimanche 28 à vendredi. Si tu veux, je peux t’aider. Je m’appelle Caroline. J’ai les cheveux châtain clair tirant sur le roux (teints), jusqu’aux épaules. J’ai un sac de grimpe jaune et noir et j’ai souvent des pantalons noirs allant à mi-mollet. Je ne sais pas comment me décrire mieux…

Je pense que l’escalade est un sport très communautaire. On va souvent grimper en groupe, groupe avec lequel on tisse en gen des liens forts, entretenus par les séances d’escalade parfois très nombreuses que l’on effectue ensemble à la maison.

Posté en tant qu’invité par Tonton:

Bonjour,
Je ne pratique pas l’escalade, mais je tavaille actuellement
sur une traduction (Allemand-Français) d’articles concernant
l’escalade pour un dictionnaire sur les Alpes. Je ne suis pas
spécialiste de ce domaine et j’ai du mal à comprendre
certains concepts. En lisant votre mail je me suis dit que
vous pouriez peut-être m’aider. Le cas échéant
connaissez-vous quelqu’un qui le puisse?

Va voir sur http://www.promo-grimpe.com/html/sommaire.htm il y a un lexique.

Je reproduis la liste des questions que j’ai laissée sur mon
mail du forum de discussion:

  • apparemment il existe différents types de pitons: les mots
    « pitons fixes / stables » ou « pitons de perçage » vous
    disrent-ils quelque chose ?

Non, ces termes ne sont pas utilisés en français. Il y a différents types de pitons :

  • les pitons (normaux) que l’on plante dans les fissure et que l’on peut enlever.
  • les pitons à compression qui ne sont plus utilisés : on entrait en force un piton au bout carré dans un trou rond foré avec un tamponnoir.
  • les pitons à expansion, utilisés encore en haute montagne ou parfois terrain d’aventure : on perce un trou avec un tamponnoir (plus gros que dans le cas précédent) et on expanse une cheville dans ce trou, ensuite on visse une plaquette sur la cheville.
    En falaise, on utilise surtout un système proche : le trou est fait à la perceuse, il est plus long et moins gros. Dans le trou on enfonce un goujon ou une cheville qui s’expanse quand on visse la plaquette dessus. On peut aussi coller des broches avec des colles spéciales (résines).
  • parle-ton de « grimpeur sur roche »/« en roche »/« de roche »?
    On parle des grimpeurs tout simplement. C’est vrai qu’en haute montagne on peut parler des rochassiers et des glaciéristes.
  • parle-t-on des Dolomites Sextener ou de Sextener ou de
    Sexten?
    ??? Tu veux parler peut-être des sextogradistes, un terme qui n’est plus utilisé depuis très longtemps (il s’agissait des grimpeurs qui arrivaient à passer du sixième degré… on en est au 9 désormais).
  • Qu’est-ce que cela veut dire quand on dit "la paroi Nord
    Directe de la Cima grande di lavaredo par ex, qu’est-ce que
    ce « Directe »?
    Dans les grandes parois, il y a des voies qui n’arrivent pas directement au sommet mais à côté. Une voie directe est assez droite et arrive juste au sommet.
  • parle-ton de « corde de diagonale »?
    Non, je ne vois pas de quoi tu parles.

*qu’est-ce que « préparer une voie »?
Probablement d’aller grimper dans le bas de la voie pour commencer à laisser du matériel en place : pitons et/ou cordes fixes, afin de pouvoir ensuite la gravir jusqu’en haut plus rapidement.

  • est-ce qu’on dit que qu’un grimpeur trouve l’idée des
    "premières lignes " traversant une structure rocheuse?
    Je ne suis pas sûr de comprendre, mais on n’utilise pas ces mots. Un grimpeur qui ouvre une voie fait une « première ».
  • Parle-t-on des « Steinerbuam » qui réussirent l’ouverture de
    la 1ère voie sur la paroi Sud du Dachstein.
    Connais pas.

Posté en tant qu’invité par pifhkasa:

Tu es quand exactement à Ceuse ???MOI J Y VAIS A PARTIR DU 15 AOUT.TU Y SERAS??? @+

Posté en tant qu’invité par pifhkasa:

je suis d’accord avec toi.pour le « milieu exterieur » on est plutot des ours et ce n est pas faux.mais il est vrai aussi qu’entre grimpeur on est assez proche de part notre sporT.beaucoup de liens nous unissent car je ne pense pas que la grimpe soit un sport banal ou aseptisé…@+

Posté en tant qu’invité par romain:

Tu devrais faire un tour à fontainebleau… Lorsqu’on y amène un non initié, il a l’impression de voir « une secte » (c pas moi qui le dit). Bon courage pour la suite…

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Si tu m’indiques quelques termes à traduire en allemand, je t’écrirai la version française la plus proche. J’ai pas mal de pratique en montagne et dévore suffisamment de littérature alpine germanique pour connaitre l’histoire de la voie Steiner (que je rêve de faire !) et te dire qu’un itinéraire des « Huberbuam » se traduirait simplement par voie des frères Huber (Alex & Thomas). Quant aux Sextener Dolomiten (région de Lavaredo), il n’y a pas de traduction consacrée à ma connaissance, on parlerait simplement de Dolomites de Sexten. Ou de Dolomites Orientales, sachant que bien peu de Français savent précisément situer les Dolomites dans leur ensemble !

Posté en tant qu’invité par laurent:

je pense que l’on peut comparer la "communauté " grimpante à celle des surfeurs et des funboarders :

  • une éthique, concernant la gestuelle par exemple
  • des spots à la mode
  • des marques de vetements que l’on porte comme des signes distinctifs
  • des discussions interminables sur le matériel, sur les cotations, sur l’éthique ( à vue, 1er essai, etc…)
  • et malheureusement un fort pourcentage de pratiquants de sexe masculin ( sujet à analyser : pourquoi si peu de filles?).

as tu lu le bouquin d’Alain Loret ?

bon courage et j’espère pouvoir lire ton mémoire bientot.

Posté en tant qu’invité par H2O:

bon c’est un peu dur de répondre par ecrit, mais je suis a lérouville le we du 10 aout (à environ trois quatre heures de paris,)j’aurai une attelle au bras droit et je ne grimperai pas mais je pense monter un tyrolienne.
Si t’as un we a perdre, tu peux passer, barbecue garanti, acces sur www.osonsvosges.fr.fm
Je suis pret a discuter toute la nuit et plus… on sera une bande de potes et on pourra t’expliquer ce que l’on pense de la communauté de la grimpe, ayants traversé plusieurs courants, nous grimpons tous depuis les années 1984-1985.

Posté en tant qu’invité par steven:

Salut
Juste un petit mot sur les communautes de grimpeurs.
Je grimpe depuis environ 2/3 ans avec mon amie et presque essentiellement avec elle.
Je frequente parfois des communautes deja formees de grimpeurs et trouve tres difficile de se greffer a ces groupes.
Je regrette parfois le cote esprit de bande et le peu d’ouverture aux autres. Sous pretexte que tu n’est pas de la meme vallee, de la ville, que ta pratique est principalement axee montagne ou que ta falaise preferee n’est pas la falaise X, etc…tu es difficilement accepter.
Peut etre ai je un probleme d’hatitude ? En tout cas meme de tres fort grimpeurs le disent « Chacun fait son truc dans son coin et ne va pas voir ce que font les autres ».
Personnellement j’adore discuter avec d’autre grimpeurs qui ont une pratique differente de la mienne et aimerais pouvoir tester leur pratique mais souvent cela en reste a la discussion.
Voila.
Open your mind, clmb hard

Posté en tant qu’invité par aurélie:

Merci pour ta réponse. Ta remarque m’intéresse fortement. Serrait-il possible d’en discuter hors forum? Tu as mon adresse mail, donc si tu veux bien me faire parvenir tes coordonnées telephoniques par ce biais, ça serait très sympa. ou si tu préfères, nous pouvons continuer cette discussion par mail, à toi de voir.

Merci
A bientôt!

SU steven a écrit:

Salut
Juste un petit mot sur les communautes de grimpeurs.
Je grimpe depuis environ 2/3 ans avec mon amie et presque
essentiellement avec elle.
Je frequente parfois des communautes deja formees de
grimpeurs et trouve tres difficile de se greffer a ces groupes.
Je regrette parfois le cote esprit de bande et le peu
d’ouverture aux autres. Sous pretexte que tu n’est pas de la
meme vallee, de la ville, que ta pratique est principalement
axee montagne ou que ta falaise preferee n’est pas la falaise
X, etc…tu es difficilement accepter.
Peut etre ai je un probleme d’hatitude ? En tout cas meme de
tres fort grimpeurs le disent « Chacun fait son truc dans son
coin et ne va pas voir ce que font les autres ».
Personnellement j’adore discuter avec d’autre grimpeurs qui
ont une pratique differente de la mienne et aimerais pouvoir
tester leur pratique mais souvent cela en reste a la
discussion.
Voila.
Open your mind, clmb hard

Posté en tant qu’invité par Pifhkasa:

Tu n’habiterai pas Paris,non???

Posté en tant qu’invité par Xavier:

Pas besoin d’habiter près de Paris pour ça : de tels « clans » se forment dès que la falaise est bien fréquentée, ou bien lorsqu’une (grande) bande de potes fait le déplacement : leur but n’est alors pas de s’ouvrir aux autres, puisqu’ils ont qq’un avec qui grimper : tu peux discuter, mais ça n’ira pas plus loin, en règle générale.

Grimpant dans des sites méconnus, ça fait pas mal de temps que je n’ai pas eu ce « problème ».

Posté en tant qu’invité par steven:

Salut Aurelie (je sais pas si je dois poster ce message, allez c’est un forum ouvert, comme toutes les personnes qui frequentent ce forum.)
Tu te souviens je suis la personne qui finalement trouve certaines communautes en escalade pas tres ouvertes aux autres.

Un peu d’eau au moulin.
L’hivers je fait du bloc a la salle locale (Lausanne, Suisse)
Une trentaine d’autres personnes frequentent tres regulierement aussi cette salle, surtout que c’est le seul pan ou mur d’escalade a 40 KM a la ronde. Bref a force de voir les memes tetes a chaques fois, tu salues, discutes et meme rarement mais parfois nous allons boire un verre ou autre. Par contre bien que je connaisse certaines de ces personnes depuis maintenant 2/3 ans nous n’avons toujours pas depasse le stade du «copin-de-la-seance-hebdomadaire». Une fois le week-end chacun retourne a son confortable groupe respectif (confort zone) avec ses potes et reperes, a sa communautes respective…

J’ai l’impression d’avoir essaye de faire un effort d’integration, de ne pas imposer des idees trop fortes(derangeantes), de discuter et respecter les idees d’autrui ou autres… Personnellement je ne suis pas cruellement a la recherche de partenaire vu que j’ai deja divers partenaires mais je serais interesse de faire parfois cordee avec d’autre pour ressentir d’autre vision, approche.

Meme dans le petit microcosme de cette salle, des groupes se forment - les forts, les anciens, les plutot alpinisme, les «leader» etc… et l’interaction de ces groupes ne me parait pas toujours evidentes.
Le grimpeur est un loup qui a besoin de sa meute. Je deconne mais je trouve cela dommage.

Tu vois j’ai 4 annees d’experience en grimpe et au debut j’idealisais vachement en pensant que les gens qui font ce genre d’activites sont forcement cool. Que la relation qu’ils ont avec une activitee aussi intense leur donne un certain detachement par rapport au choses et que le contact avec la nature et la beaute des lieues d’escalade devaient apporter une certaine sagesse et un grand respect… Eh bien je me rencontre que tu trouves les memes connards histeriques qui sont prets a cogner pour une histoire de place de parking, des degeulasses qui laisse leurs sacs plastique de supermarche au pied des falaises, leurs cul de clopes dans les anciens trous au relais et autres… Les memes consomateurs a la va-vite qui pensent que les choses sont en place pour eux et qu’il n’y a qu’a se servir et qu’apres eux il n’y a rien.

Tu sais j’idealise plus du tout.

Je me suis un peu eloigne du sujet des communautes mais finalement je pense que certaines communautes de grimpeurs ne sont pas tellement differentes des communautes de chasseurs.
Cela vaut-il une etude ?
Bonne continuation en tout cas.

Posté en tant qu’invité par nathalie:

Salut Aurélie,

Je ne grimpe que depuis peu de temps avant je fait plutôt partie à la base d’un « clan » de skieurs/surfeurs et on peut vraiment appeller ca clan car bien qe j’aie essayé d’y introduire d’autres amis cela n’a jamais marché car les diffrences de niveaux posaient un problème et aucun de me potes ne veut attendre les retardataires (ni moi non plus d’ailleurs).

J’ai découvert le milieu de la grimpe il y a peu, par le biais d’un copain qui m’y a initiée et depuis je grimpe avec lui et sa copine d’une part et avec un grand groupe d’aute part…et bien j’ai eu l’impression que les gens de ce groupe étaient bien plus ouverts aux nouvelles personnes que mon groupe de ski…bien que dans ce cas la ce soit moi qui me soit retrouvée dans la position d’« escargot » de par mon petit niveau (mais j’y travaille)…
Pour moi il s’agit effectivement plus d’une communauté…plus ouverte et plus facile à intégrer…

Bref tout ca pour dire que l’ambiance des communautés de grimpeurs me plait et qu’on s’y sent…un peu comme chez soi…c’est un sport indviduel et collectif à la fois car tu ne grimpe jamais seul et quand tu es au taquet dans une voie c’est super agréable d’entendre tous tes potes de sutenir et bien souvent ca te donne du courage pour tenir un peu plus…

Posté en tant qu’invité par steven:

Yop Nath,
Tu as peut-etre eu de la chance de tombe sur 2 groupes de gens ouvert aux autres.
Peut etre es-tu particulierement intelligente, agreable et charmante…
Viens grimper avec nous ce WE ? Nous te ferons bonne acceuil aussi.
Steven

Posté en tant qu’invité par laurent:

pour répondre à Steven :

je ne me reconnais pas du tout dans ce que tu racontes.
Je grimpe depuis une quinzaine d’année et j’ai écumé pas mal de sites en France, quelques uns à l’étranger, je ne me suis jamais senti mis à l’écart par un groupe.
Je fais moi meme partie d’un groupe dans ma région et nous accueillons tout le monde sans restriction.
Je pense que le sujet d’Aurélie doit se situer à un autre niveau de réflexion. Parler de communauté ne signifie pas acceptation ou rejet des autres. Le sujet est plus large que cela.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Je suis une bande de jeune, à moi tout seul…
Je suis une bande de jeune, j’me fend la gueule… la la la …

Désolé, j’ai pas résisté.