Racontez votre expérience de grimpe

Posté en tant qu’invité par nounours:

personnellement ça fais 7 ans que je grimpe et je trouve que « les communnautés » de grimpeurs au sens large sont plutôt ouvertes. lorsque je suis arrivé dans mon club (alj limay) il y a 5 ans je me suis parfaitement integré au petit groupe de jeune de mon age. est ce parcequ’a l’epoque je n’avais que 15 ans? toujours est ils que maintenant nous formons un groupe tres soudés mais qui accepte quand même de recevoir d’autre personne, au moin le temps d’une sortie, et ce même si elles ont 20 ans de plus que nous. lors de nos diverse sorties il nous arrive frequemment de sympatiser avec d’autres personne au pied des voix et de se donner rendez vous le soir au camping ou dans un café. on se retrouve alors autour de l’esprit grimpe, on discute des voix de la region, on s’echange des trucs et astuces, des spots secrets,… même si cela ne va generalement pas plus loin qu’une soirée sur le theme de l’escalade, il y a une plus grande facilité a nouer contact entre grimpeurs, en tout cas autour de chez moi ainsi qu’en normandie…

Posté en tant qu’invité par caroline:

Tout à fait d’accord avec Steven, avec la nuance près que je trouve qu’il est tout de même plus facile de nouer des liens réellements forts parmi les grimpeurs que dans la vie courante: le fait de pratiquer une même activité, d’y consacrer toute son énergie et sa passion fait que l’on va forcément rencontrer des gens avec qui on va dépasser le stade des simples contacts superficiels. Depuis que je grimpe, j’ai déménagé 3 fois en 3 ans et à chaque fois, j’ai rencontré un bon groupe d’amis avec qui je me sens bien.
Par contre, faut pas idéaliser non plus, sans vouloir être méchante, je trouve que le milieu recèle largement son quota de « cas sociaux »: si j’ai rencontrés beaucoup de personnes formidables, j’en ai rencontré aussi un paquet pour lesquels, après une journée ou deux, j’ai compris que je devais prendre le large rapidement…

Posté en tant qu’invité par steven:

Alors vu que j’ai fait ma LDP sur mes messages precedents je me dois de montrer l’exemple maintenant.
Je t’invite cordialement a te joindre a notre petite communaute.
Notre petit groupe mixte de max. 4 personnes frequente les falaises de la region de Aigles principalement et d’ailleurs et grimpe du 5b (facilement) au 6c (difficilement)
Alors s’il te prend l’envie de te joindre a nous laisse moi un message et tu seras la bienvenue.

Posté en tant qu’invité par ThomasR:

Si tu veux des jugements impersonnels, mais à mon avis intéressants pour ton étude, je te conseille vivement l’ouvrage de Steve Roper « Camp 4 - Chroniques du Yosemite » aux Editions Guérin à chamonix. Peut-être l’as tu déjà lu? Cela traite de l’histoire de l’escalade au Yosemite, principalement dans les années 60-70 (c’est de la paléontologie!), et on y découvre la communauté grimpante de la vallée, divisée en clans, avec ses électrons libres, ses pièces rapportées et vite détachées, ses rapports avec le monde extérieur à la vallée.
Personnellement, je ne connais pas de communautés de grimpeurs, quoique mes amis du Jura où j’habite depuis 2 ans maintenant ne sont QUE des grimpeurs. Non que je me focalise sur ce type d’amitié, mais le très peu de temps libre que me laisse le travail me dirige naturellement vers la pratique de mon loisir favori, donc vers la rencontre d’individus qui le pratiquent. Et ces individus forment un petit cercle d’amis qui se voient souvent, ont quelques passions coommunes, mais aussi des modes de vie très différents, d’autant plus quece groupe comporte des jeuens de 14 ans à des moins jeunes de 30-40 ans. L’ambiance y est bonne, l’inertie proportionnelle au nombre de personnes participant à la sortie, l’attachement au rocher inégal. Certains dont moi vouent un culte à la nature et au rocher (ce qui m’a fait débuter l’escalade, outre l’amour…), d’autres voient en l’escalade une activité sportive de plein air à pratique à plusieurs.
Il est à noter que j’ai habité en Suisse 2 ans, que je n’y ai rencontré aucun grimpeur (sauf un fois à la salle de Baulmes - à moins de 40 km de Lausanne, Steven!!!), que j’ai à peine grimper à cette époque sauf en Italie avec des amis allemands, et que ma communauté d’amis étéit celle des buveurs du troquet du coin.
Enfin, si l’on se rapporte à la définition du petit robert (« groupe social dont les membres vivent ensemble ou ont des biens, des intérêts communs »), je pense que les groupes de grimpeurs forment une communauté de manière variable dans le temps et dans l’espace. Ils peuvent vivre ensemble de manière occasionnelle lors de sorties prolongées en falaise, partager des biens communs (magnésie, corde, bouffe, pétard, etc.), avoir des intérêts communs (la survie du compagnon de cordée, la bonne ambiance du groupe indispensable à l’émulation et à la progression, le respect de la falaise et son environnement afin de pouvoir pratiquer longtemps et de laisser les autres pratiquer, etc.).
Voilà, il est temps que j’aille manger si je veux prendre des forces pour grimper ou randonner!
Salut, bonne grimpe dans le Sud pendant que d’autres bossent, Thomas.