Posté en tant qu’invité par ThomasR:
Si tu veux des jugements impersonnels, mais à mon avis intéressants pour ton étude, je te conseille vivement l’ouvrage de Steve Roper « Camp 4 - Chroniques du Yosemite » aux Editions Guérin à chamonix. Peut-être l’as tu déjà lu? Cela traite de l’histoire de l’escalade au Yosemite, principalement dans les années 60-70 (c’est de la paléontologie!), et on y découvre la communauté grimpante de la vallée, divisée en clans, avec ses électrons libres, ses pièces rapportées et vite détachées, ses rapports avec le monde extérieur à la vallée.
Personnellement, je ne connais pas de communautés de grimpeurs, quoique mes amis du Jura où j’habite depuis 2 ans maintenant ne sont QUE des grimpeurs. Non que je me focalise sur ce type d’amitié, mais le très peu de temps libre que me laisse le travail me dirige naturellement vers la pratique de mon loisir favori, donc vers la rencontre d’individus qui le pratiquent. Et ces individus forment un petit cercle d’amis qui se voient souvent, ont quelques passions coommunes, mais aussi des modes de vie très différents, d’autant plus quece groupe comporte des jeuens de 14 ans à des moins jeunes de 30-40 ans. L’ambiance y est bonne, l’inertie proportionnelle au nombre de personnes participant à la sortie, l’attachement au rocher inégal. Certains dont moi vouent un culte à la nature et au rocher (ce qui m’a fait débuter l’escalade, outre l’amour…), d’autres voient en l’escalade une activité sportive de plein air à pratique à plusieurs.
Il est à noter que j’ai habité en Suisse 2 ans, que je n’y ai rencontré aucun grimpeur (sauf un fois à la salle de Baulmes - à moins de 40 km de Lausanne, Steven!!!), que j’ai à peine grimper à cette époque sauf en Italie avec des amis allemands, et que ma communauté d’amis étéit celle des buveurs du troquet du coin.
Enfin, si l’on se rapporte à la définition du petit robert (« groupe social dont les membres vivent ensemble ou ont des biens, des intérêts communs »), je pense que les groupes de grimpeurs forment une communauté de manière variable dans le temps et dans l’espace. Ils peuvent vivre ensemble de manière occasionnelle lors de sorties prolongées en falaise, partager des biens communs (magnésie, corde, bouffe, pétard, etc.), avoir des intérêts communs (la survie du compagnon de cordée, la bonne ambiance du groupe indispensable à l’émulation et à la progression, le respect de la falaise et son environnement afin de pouvoir pratiquer longtemps et de laisser les autres pratiquer, etc.).
Voilà, il est temps que j’aille manger si je veux prendre des forces pour grimper ou randonner!
Salut, bonne grimpe dans le Sud pendant que d’autres bossent, Thomas.