La réponse à cette problématique du dépassement en ski de rando n’est pas simple.
N’étant pas une fusée, cela m’est arrivé plusieurs fois de tester les deux méthodes, avec des résultats variés.
Quelques exemples vécus :
Des sympas : je m’écarte, un grand merci avec sourire ! Une autre fois : merci, fallait pas !"
Ou je reste dans la trace n’ayant pas vu, j’entends « ne bougez pas, je vous double » ou quelque chose comme ça…
D’autres moins sympa :
Il fait chaud, je ne force pas pour ne pas me prendre un coup de chaleur, mais j’avance quand même à un bon rythme. Normal c’était assez plat, un long épaulement arrivant au sommet.
Un rapide arrive, je m’écarte de la trace, pas un merci… pas grave il est la tête dans le guidon, je me remets dans la trace… horreur : je botte !
Du coup j’avance moins vite, le temps que le sabot me lâche, et le copain du mec arrive et me tape l’arrière de mes skis avec les siens. (Je ne l’avais pas entendu arriver). Je n’avais pas envie de rebotter, je lui ai proposé de me doubler sur le côté en le prévenant que ça bottait. Il a grogné mais s’est calmé 
Ça m’est arrivé dans ma folle jeunesse insouciante de vouloir doubler un groupe de mecs qui n’allaient pas très vite, en traçant à côté. Ça ne leur a pas plu, ils ont accéléré comme des dingues, donc je suis retournée derrière. J’étais avec un copain très en forme, il était derrière moi. Il m’a dit : « attends, on va leur donner une bonne leçon ».
Il les a doublés, moi le suivant dans sa trace, les mecs ont accéléré et se sont explosé la rate ! Ils ont fini par nous laisser passer. On les a vus faire une pause un peu plus loin 
Et nous aussi on s’était explosé la rate, on s’est cachés pour récupérer 
On s’est tous retrouvés au refuge. On a bien rigolé.