Question provocatrice

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Il faut voir ma réponse comme une boutade, du genre « plutôt chez les autres ».

Pour répondre plus sérieusement, il faut bien sur des études d’implantation pour les éoliennes, et ne pas aller les coller au milieu des parc nationaux par exemple. La problématique étant de produire une énergie « propre » au niveau de la pollution globale, tout en limitant le plus possible les nuisances locales.
Donc quelques éoliennes en montagne pourquoi pas, mais autant les caser dans des endroits « déjà pourris » comme Tignes etc. S’agit pas de planter des éoliennes n’importe comment…

Posté en tant qu’invité par Agnès:

david a écrit:

Cette discussion, qui a produit humour et arguments
intéressants jusqu’à présent, ressemble plus à mon avis
maintenant à un alignement d’arguments entendus du genre "on va
à l’apocalypse et tout cela c’est de la faute de « on » (le
fameux « on » qui définit à la fois tout le monde, tout en
excluant ceux que l’on veut, à commence souvent par soi-même).
C’est dommage.

Il y a quand même un certain nombre de données scientifiques objectives sur le réchauffement climatique et l’effet de serre, sur l’épuisement des sources d’énergie fossile et de minerais, sur les pollutions en tous genres, sur les pertes de biodiversité, etc etc. Je pourrais mettre des références mais je n’ai pas que ça à faire. L’inquiétude que ces constatations entrainent débouche sur des conférences internationales du style de celle qui se déroule à Buenos Aires en ce moment. On n’est pas dans l’affabulation mais dans la réalité. C’est certain, il est plus facile de fermer les yeux, de ne rien faire, de ne pas se remettre en cause et de ne surtout rien essayer de changer à son mode de vie. Mais je trouve que discuter de ces problèmes est un premier pas pour faire avancer la réflexion et trouver ensemble des solutions. Personnellement, en 2-3 ans, cette prise de consecience m’a fait changer beaucoup de choses dans mon mode de vie, alors le coup du « on »… je ne me sens pas vraiment visée.

Ce genre de critique et de discours, très consensuel il faut
l’admettre, ne remplace pas des réflexions ciblées et des
arguments solides et circonstanciés.

Malheureusement, je ne vois pas ce que ce discours a de consensuel (il suffit d’allumer la télé ou la radio pour s’en rendre compte ! Mais peut-être que les télés suisses ne parlent que d’écologie…). Et malheureusement aussi, des arguments solides et circonstanciés, on peut t’en trouver à la pelle. Mais vu que tu n’en donnes pas plus que moi pour soutenir ce que tu avances, je ne vais pas me fatiguer pour rien.

Mais ce n’était pas le sujet de ce forum…

Ah ça c’est le problème. Les gens discutent, discutent et ont la totale désobligeance de ne pas répondre uniquement à TA question (et en plus ils ont le culot de ne pas être de ton avis). Je m’étais pourtant bien juré de ne pas intervenir sur ce fil vues tes réponses aux messages, mais je suis un peu agacée (le mot est faible). Qui plus est je sais pertinemment que je m’épuise pour rien à essayer d’argumenter face à de gens comme toi. Je le fais plus pour les personnes un peu plus ouvertes d’esprit suceptibles de lire ces lignes (d’ailleurs je vois que j’ai pleins de potes mûrs pour mettre en oeuvre une décroissance soutenable par ici !).
Au fait, t’as pas répondu au sujet du rapport sur l’enneigement artificiel. Tu l’as pas lu ? C’est pas intéressant ??

Allez, sans rancune quand même et bonne journée,

Agnès

Posté en tant qu’invité par Tintin:

Agnès a écrit:

(d’ailleurs je
vois que j’ai pleins de potes mûrs pour mettre en oeuvre une
décroissance soutenable par ici !).

allez, un pote de plus !

sinon, pour en revenir à la discussion sur les stations pour David, tu prends l’avis de Bubu et tu mets mon nom en dessous, je ne me sentirai pas trahi.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Hi hi, je doute que la production de pétrole ne croisse encore
bien longtemps !

décidément faut je prenne mon année sabbatique au plus tot moi!

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

(d’ailleurs je

vois que j’ai pleins de potes mûrs pour mettre en oeuvre une
décroissance soutenable par ici !).

c’est où « ici »?

Posté en tant qu’invité par Waterproof:

Agnès a écrit:

Je pourrais mettre des références mais
je n’ai pas que ça à faire.

Dommage, de l’info dans ce domaine est toujours bon à prendre.

je m’épuise pour rien à essayer d’argumenter face à de gens
comme toi.

Y en a d’autres sur ce forum qui sont à l’écoute.

Posté en tant qu’invité par Agnès:

Mic’hel a écrit:

c’est où « ici »?

Ben là !

Sur terre quoi :wink:

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Je pourrais mettre des références mais
je n’ai pas que ça à faire.

Dommage, de l’info dans ce domaine est toujours bon à prendre.

Par ex.:

Nature 429 (17 June 2004) 695-696: « every last drop » de Jim Giles

Nature Insight, November 2003:
http://origin.www.nature.com/nature/insights/6964.html

Posté en tant qu’invité par david:

Agnès a écrit:

Il y a quand même un certain nombre de données scientifiques
objectives sur le réchauffement climatique et l’effet de serre,
sur l’épuisement des sources d’énergie fossile et de minerais,
sur les pollutions en tous genres, sur les pertes de
biodiversité, etc etc. Je pourrais mettre des références mais
je n’ai pas que ça à faire. L’inquiétude que ces constatations
entrainent débouche sur des conférences internationales du
style de celle qui se déroule à Buenos Aires en ce moment. On
n’est pas dans l’affabulation mais dans la réalité. C’est
certain, il est plus facile de fermer les yeux, de ne rien
faire, de ne pas se remettre en cause et de ne surtout rien
essayer de changer à son mode de vie. Mais je trouve que
discuter de ces problèmes est un premier pas pour faire avancer
la réflexion et trouver ensemble des solutions.
Personnellement, en 2-3 ans, cette prise de consecience m’a
fait changer beaucoup de choses dans mon mode de vie, alors le
coup du « on »… je ne me sens pas vraiment visée.

Dans aucun de mes messages je ne remets en cause l’effet de serre ni la pollution grandissante de notre planête. Relis-les.

Il serait pourtant intéressant d’aborder chacun de ces problèmes individuellement dans une discussion, avec des arguments circonstanciés et des sollutions concrètes (hors du « y’a qu’à… y’a qu’à »). C’est d’ailleurs bien des discussions de ce genre qui ont cours actuellement, tant au niveau politique qu’économique, même si les choses ne sont pas aussi radicalement exposées, constatées et traitées que ce qui te plairait (et peut-être que ce qu’il ne faudrait).

En tous cas ce n’est pas le genre de discussion qui se développe ici qui fait avancer la réflexion ni ne dégage des solutions. Au cours de cette discussion sur l’effet de serre je n’ai encore rien appris (mis à part peut-être quelques précisions fort intéressantes de Grosmoërell) et encore vu aucune proposition réellement nouvelle ou intéressante.

Malheureusement, je ne vois pas ce que ce discours a de
consensuel (il suffit d’allumer la télé ou la radio pour s’en
rendre compte ! Mais peut-être que les télés suisses ne parlent
que d’écologie…). Et malheureusement aussi, des arguments
solides et circonstanciés, on peut t’en trouver à la pelle.
Mais vu que tu n’en donnes pas plus que moi pour soutenir ce
que tu avances, je ne vais pas me fatiguer pour rien.

Je n’avance rien dans cette discussion. Juste quelques éléments vagues, qui sont d’ailleurs heureusement reprises par des personnes maîtrisant mieux les données que moi (encore Grosmoërell).

Ah ça c’est le problème. Les gens discutent, discutent et ont
la totale désobligeance de ne pas répondre uniquement à TA
question (et en plus ils ont le culot de ne pas être de ton
avis). Je m’étais pourtant bien juré de ne pas intervenir sur
ce fil vues tes réponses aux messages, mais je suis un peu
agacée (le mot est faible). Qui plus est je sais pertinemment
que je m’épuise pour rien à essayer d’argumenter face à de gens
comme toi. Je le fais plus pour les personnes un peu plus
ouvertes d’esprit suceptibles de lire ces lignes (d’ailleurs je
vois que j’ai pleins de potes mûrs pour mettre en oeuvre une
décroissance soutenable par ici !).
Au fait, t’as pas répondu au sujet du rapport sur l’enneigement
artificiel. Tu l’as pas lu ? C’est pas intéressant ??

Non ce n’est pas le problème, cette discussion est juste en train d’approcher les 300 postes. Je l’ai en fait lancée pour éviter de poluer une autre discussion qui m’a inspirée ma question et pour isoler un aspect spécifique que j’avais envie de discuter. Pour la question de l’effet de serre j’aurais fait pareil, simplement.

J’ai lu l’article de Montagne sur l’enneigement artificiel, très intéressant, et cela me suffit. Je suis convaincu, depuis longtemps, que l’enneigement artificiel est une grave erreur et je constate avec grand regret qu’il se développe, bien au-delà des objectifs initiaux qui étaient d’assurer un retour skis aux pieds aux stations (objectifs avec lesquels je n’était pas d’accord, mais que je pouvais encore comprendre à la rigueur). Préférant lire des éléments qui contredisent ce que je suis porté à penser (c’est important de connaître les arguements de ceux qui ne sont pas d’accord avec soi : il est risqué de se contenter de les estimer stupides, car ce n’est souvent pas le cas), je n’ai pas encore pirs le temps de lire un rapport avec lequel je serai probablement majoritairement d’accord.

Cela me permet d’enchaîner sur mes opinions personnelles. Honnêtement je pense avoir posé plus de questions sur ce forum qu’exprimé des opinions personnelles. Je ne vois pas comme tu peux ainsi juger de mon ouverture d’esprit (je ne me permettrais pas de juger de la tienne en tous cas).

En outre, si je post sur un tel forum un tel message, c’est en effet que je m’attends à voir des personnes d’avis contradictoire et d’entraîner un débat, et franchement je trouve cela bien plus intéressant que les discussions concensuelles. Certes, il y a des manières d’argumenter dans les deux sens plus ou moins intéressantes, plus ou moins de bonne foi, mais globalement je suis très heureux du débat.

Allez, sans rancune quand même et bonne journée,

Bien évidemment. De même

Agnès

Posté en tant qu’invité par david:

Merci

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

J’ai le plaisir de constater que nous sommes d’accord là dessus.

Mais…
Les pollutions liées à cette pratique font parties de celles qu’on peut imputer au ski de piste et donc, par extension, az skieur de piste (je sais, c’est pas lui qui produit la neige artificielle, il ne fait que skier dessus; cela dit, il skie dessus avec contentement, et le fait que ce soit produit au moyen d’eau potable et d’énergie est le cadet de ses soucis).
On est donc bien au coeur du débat qui compare la pollution générée par un skieur de rando et un skieur de piste… car je persiste à affirmer que prendre la pollution du skieur de opiste seul sans celle de la station et des infrastructures et un non-sens.

Posté en tant qu’invité par david:

Non, avec cela je ne suis toujours pas d’accord. Même si le débat a déjà été largement mené, je persiste à estimer qu’il y a une distinction forte à faire entre l’utilisateur et le promotteur qui veut créer une offre.

Par exemple, est-ce que le skieur de piste est responsable du fait que l’offre se concentre sur la neige artificielle (qui dès facto ne plaît pas à la plupart des skieurs de piste que je connais) plutôt que sur des offres alternatives de montagne-découverte-écologie, même en hivers?

Certaines stations qui proposent de telles offres alternatives (des petites stations familiales en général) ont également du succès. Les promotteurs ne suivent pas une demande effective, mais cherchent à créer une offre (la rentabilité catastrophique des canons à neige, au moins dans les petites stations, cf. article Montagne, semblent abonder en ce sen).

Il faut comprendre que dans le monde économique, il est très rare que les entrepreneurs se soucient réellement de la demande, leur but étant plutôt de créer celle-ci que d’y répondre. Le pisteur, tout comme le consommateur n’est pas responsable diretement des erreurs industrielle commises pour le séduire, n’est pas responsable des erreurs des promotteurs de station de ski.

De mon côté les canons à neige ne sont qu’un élément de mon choix de station si je suis amené à faire du ski de piste, et lorsqu’il l’est, il est systématiquement négatif. Par exemple il est hors de question pour moi (pour des raisons esthétiques et écologiques) de faire du ski en ce moment, de randonnée ou de piste d’ailleurs, sur de la neige artificielle.

En revanche si je choisi une station pour différents critères (équilibre des installations plaisir du domaine skiable, domaine de randonnée possible si j’ai la possibilité de m’échapper une ou deux journées) je ne vais pas m’en priver parce que ses dirigeants sont mauvais et qu’ils enneigent artificiellement des pistes bien enneigées par ailleurs (c’est tout de même pris en compte dans la case installation raisonnable, lol).

Bref, tout cela est une question d’équilibre de choix et surtout de respect du choix. Je respecte ceux qui boycottent les stations de ski car elles estiment être plus en accord avec leur « éthique » (je trouve ce mot débile, car, philosophiquement il ne veut rien dire, mais bon). En revanche, je ne comprends pas que le respect ne soit pas réciproque.

Ce d’autant plus, je le répète, que pour de nombreuses personnes que je connais le randonneur est aussi un vandale (d’où ma question, qui n’est pas seulement la mienne mais un débat général légitime que les réponses nombreuses et contrastées de ce forum confirment largement).

Posté en tant qu’invité par GRÖTROLL:

c’est vrai quoi, toute cette eau et toute cette énergie dépensées pour enneiger les pistes…

quand est-ce qu’on se décidera enfin à enneiger artificiellement les itinéraires de rando?

PS: pas un si gros troll que ça… si le ski de rando était plus pratiqué (donc au delà de notre groupuscule d’amoureux de la montagne à conscience écologique), et si l’activité commençait à avoir un poids économique important, je suis persuadé qu’on finirait par avoir des « stations rando »… avec une assurance anti-skicailloux via la neige de culture. et je suis même convaincu qu’une bonne partie d’entre-nous en profiteraient de temps en temps… ce serait pas tentant, en ce moment, un itinéraire avec neige fraiche et abondante assurée, sans marche d’approche?

Posté en tant qu’invité par âlex:

GRÖTROLL a écrit:

PS: pas un si gros troll que ça… si le ski de rando était
plus pratiqué (donc au delà de notre groupuscule d’amoureux de
la montagne à conscience écologique), et si l’activité
commençait à avoir un poids économique important, je suis
persuadé qu’on finirait par avoir des « stations rando »… avec
une assurance anti-skicailloux via la neige de culture. et je
suis même convaincu qu’une bonne partie d’entre-nous en
profiteraient de temps en temps… ce serait pas tentant, en ce
moment, un itinéraire avec neige fraiche et abondante assurée,
sans marche d’approche?

Avec trace de montée entretenue à la machine, nivellement au bulldozer des pentes exposées et des rochers mal placés, forfait etc.
Comme pour le ski de fond dans certains endroits…
Gloops, au secours !!!

Posté en tant qu’invité par PicLoup:

c’est bien flippant, hein, un GRÖTROLL comme ça !!!

PicLoup, GRÖTROLL à ses heures

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

et si l’activité

commençait à avoir un poids économique important, je suis
persuadé qu’on finirait par avoir des « stations rando »…

parle pas de malheur!

avec

une assurance anti-skicailloux via la neige de culture. et je
suis même convaincu qu’une bonne partie d’entre-nous en
profiteraient de temps en temps…

c’est marrant ceux qui parlent au nom des autres!

ce serait pas tentant, en ce

moment, un itinéraire avec neige fraiche et abondante assurée,
sans marche d’approche?

non.
Pis y’a de la neige dans le Tessin. Mais j’vous dirais pas où!!! :o)

Heureusement que t’as dit que c’etait un troll, sinon on aurait ressorti les plumes et le goudron, boudiou!!

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Dans ce cas je trouve que la question d’origine n’a plus aucun sens, le fait de regarder la pollution « propre » du skieur de piste indépendamment de la station t’amènera à la considérer comme infime:
Le skieur de piste skie à des endroits déjà « morts », et donc ne risque pas d’abimer ou de déranger quoi que ce soit. Sa pollution se ramène donc à l’essence mise dans sa voiture, l’air respiré, les clopes fumées sur le télésiège.
A côté de ça, la station se rend a défiguré la montagne, assèche la nappe phréatique, utilise une quantité d’énergie phénoménale pour faire tourner toutes ses installations, produit des déchets de toutes sortes… et tout cela de façon complètement indépendante. Un peu facile…

Alors je ne suis pas extremiste au point de vouloir supprimer toutes les stations de ski (quoique… mais bon, arrêtons de rêver), simplement d’éviter les « usines à skis » à domaines skiables pharaoniques, les dérives telles l’utilisation systématique de canons à neige (à ce sujet, vu l’investissement qu’ils représentent, des études ont du être faites sur leurs retombées… et donc ils doivent séduire au moins une partie des skieurs de piste).

Concernant le boycott: malheureusement, je me fais encore « avoir » en moyenne une journée par hiver par des copains (voir ma copine) qui veulent aller faire un tour en station. Je suis faible de caractère… mais en tous cas je boycotte les « usines » du genre Tignes ou La Plagne.

Dernier point: tu nous parles depuis le début de respect. Je ne pense pas avoir manqué de respect à qui que ce soit, à moins que ce ne soit un manque de respect de ne pas être d’accord avec toi.

Posté en tant qu’invité par PicLoup:

Mic’hel a écrit:

c’est marrant ceux qui parlent au nom des autres!

Par définition, le GRÖTROLL est une sale bestiole qui se croit tout permis! Je dis ce que je veux au nom de qui je veux!

Heureusement que t’as dit que c’etait un troll, sinon on aurait
ressorti les plumes et le goudron, boudiou!!

Pour moi, ce sera plutôt neige fraiche et aiguilles de mélèze,merci!

PicLoup,
GRÖTROLL à ses heures

Posté en tant qu’invité par david:

Il y a peu de messages dans ce post qui ne sont guère respectueux, et certainement pas les tiens. D’une manière générale, il n’y a je crois dans mes messages aucune attaque personnelle.

En revanche certains intervenants sur ce forum (au sens large, c’est-à-dire celui de skirando) sont à mon goût bien prétentieux et dédaigneux à l’égard des skieurs de piste à un point qui frise le ridicule. En posant ma question je souhaitais simplement souligner ce fait et interpeler les foromeurs sur ce point.

Évidemment, en s’en tenant au sens de ma question, sans affirmer que celle-ci n’ait absoluement aucun sens, quelques uns des près de 300 messages de ce post auraient suffit à y répondre, avec quelques éléments du type :
*définir si oui ou non les skieurs de piste sont responsables de la politique des stations qui les accueille
*définir si oui ou non l’exercice du ski de piste dans le cadre des stations existantes est condamnable

  • définir si oui ou non le randonneur n’est pas aussi par certains aspects responsable d’une pollution
    *définir comment cette polution s’articule-t-elle en termes de responsabilité ou d’étendue relativement à celle du skieur de piste
    *estimer dans quelle mesure on peut placer sur une échelle morale le skieur de piste et le randonneur ce qui à mon avis est impossible (c’est sans doute j’en suis conscient, l’un des points qui fait le plus débat)
    *réfléchir si le débat pour certains ne se résume pas simplement à la préservation de son intérêt propre « égoiste » (au sens économique et non moral du terme) etc.

Effectivement toutes ces réponses ont été apportées dans des messages parfois à mon goût remarquables de discernement et d’argumentation. Paradoxalement c’est souvent ces messages que je rejoins le plus volontier qui disent que ma question est sans fondement ou stupide (cf. le mot de la fin, lol). Au moins pour un débutant sur le forum j’aurais appris un petit peu à vous connaître…lol

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Bonjour tout le monde !

J’ai pas tout lu mais je trouve le débat passionnant.

Un élément me semble quand même curieusement absent. Toute la discussion oppose le skirandonneur à un modèle archétypique de skieur de piste (cf. les posts concernant le parisien en BM …), ce qui m’apparaît quand même drôlement réducteur ne serait-ce qu’en raison du fait qu’on met de côté de la sorte les familles - qui représentent tout de même une part considérable des skieurs de piste.

Pour être « encombré » de trois descendants, j’ai pu mesure combien on doit relativiser (ou adapter) l’approche de la montagne que l’on peut avoir comme célibataire 100 % randonneur. A moins de se casser de la maison à tout bout de champ et de laisser les gamins à la niche pendant qu’on se fait de la vraie montagne (ce que je fais tout de même de temps à autre), et donc si on veut associer un peu ses enfants à la montagne, on est obligé de se rabattre sur une pratique plus « touristique » (ou « citadine » dirons certains") de la montagne. Du coup, cela crée inévitablement une certaine demande qui répond à l’offre des promoteurs des remontées mécaniques.

Est-ce condamnable pour autant (pour répondre à l’une des questions-clés de David) ? Je n’en ai pas franchement le sentiment, à moins de se considérer du coup automatiquement comme complice (ou instigateur) du bétonnage déraisonné de la montagne.

Cela dit, je ne choisis pas des stations-béton ou des usines à ski pour sortir en famille. Ne serait-ce que parce que cela ne donne précisément pas l’occasion « d’entrer » en montagne.

Et une dernière chose: une fois que je suis en station, je me sens nettement mieux à mixer ski de piste et randos en étoile selon les disponibilités que quand je grille 20 litres d’essence en un jour (ça fait combien de CO2 ?) pour aller faire de la grande montagne entre potes.

Les réactions plus haut qui rejettent les amalgames entre la pratique du ski en tant que telle et les nuisances de l’approche me semblent révélatrices du déni de conscience que les randonneurs (et montagnards en général) s’imposent pour continuer leur loisir tranquillement. Je me réfère à ce sujet à une étude du Club Alpin Suisse d’il y a quelques années (publiée dans « les Alpes » n° ? et à l’origine d’une campagne de conversion aux transports en commun pour les courses collectives) qui montrait que les montagnards étaient la catégorie de sportifs qui génèrent en moyenne le plus de kilomètres de circulation - de loin devant tous les autres loisirs. Connaissant la différence de mentalités et d’infrastructures de transports publics entre la Suisse et la France, je n’ose pas imaginer ce que donnerait une étude comparable en France …

Bon ski quand même (si jamais il neige) !

Nicolas