Question provocatrice

Posté en tant qu’invité par David:

Bonjour à tous,

Je ne vais pas que me faire des amis en posant cette question, mais bon, je trouve qu’elle mérite d’être posé et étant un randonneur assidu, également satisfait parfois de journées en stations, je ne résiste pas.

Qui est le plus dommageable en fin de compte?

  1. Un skieur de piste, qui, une fois par année va passer une semaine de vacances en station (peu importe la station) avec sa famille, et qui, aux grands dieux, ne sortirait jamais des pistes damnées, et tout cela compte tenu du fait que la station existe et que même un boycotte massif ne la démentellera pas (tout au plus son développement sera accéléré afin d’attirer de nouveaux clients)?
  2. Un randonneur qui sort entre 50 et 100 fois par années, dans des endroits préservés et sauvages (Parc Régionaux, voire Nationaux) et qui contribue avec ses dizaines de milliers d’autres passionnés à coloniser un peu plus les espaces vierges, à faire du bruit et une activité dérangeant les animaux, voire à tasser la neige et en retarder la fonte par des passages répétés, bref à modifier, non plus un paysage déjà colonisé, mais un paysage qui, a priori, devait rester sauvage?

Bien sûr c’est de la provocation, mais toutes les âmes pures de ce forum doivent tout de même à mon avis être conscientes que la prattique intensive du ski de randonnée, telle qu’elle se développe à l’heure actuelle dans nos montagnes de Savoie et du Valais(grâce notamment à, fait saillant, des guides écrits par certains de plus grands défenseurs de la montagne qui s’évertue à donner toutes les varientes possibles pour être certain qu’aucun vallon reculé ne sera oublié) est également une forme de vandalisme, et n’est certainement plus aussi indolore que cela.

Posté en tant qu’invité par Alexis:

Ben, c’est clair que nous avons une activite extrement plus polluante que le parisien qui ne vient qu’une semaine par an a Courchevel en train … Avec nos WE a 300 bornes, notre acharnement a chercher les pentes et les combes vierges de tout bipede …

Mais bon etre ecolo ou juste pour la nature, c’est aussi mettre ses idees en contradiction avec son mode de vie. Comment faire autrement ? La montagne, c’est une passion.

Alexis

Posté en tant qu’invité par David:

Merci pour cette réponse mesurée qui me permets de préciser : je ne porte pas de jugement de valeur, par contre je suis choqué par ceux qui en portent à l’encontre des utilisateurs (je dis bien utilisateurs et pas promoteurs) de stations…

Posté en tant qu’invité par Alex:

c’est un lapsus ?
;o)

David a écrit:

pistes damnées

Posté en tant qu’invité par David:

peut-être…

Posté en tant qu’invité par Un autre David:

Sans entrer dans la provoc, la question mérite d’être posée mais rien qu’en terme de pollution visuelle la question est tranchée :

  • le skieur de randonnée ne laisse qu’une trace éphémère qui disparaîtra à la première chute ou à la fonte (à moins qu’il soit très mal éduquée et y ajoute quelques plastiques gras),
  • la station intégrée de haute-montagne défigure un paysage à des kilomètres à la ronde, sans compter les infrastructures pour y accéder (autoroutes, voies rapides etc), le bruit etc.

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Effectivement, ton raisonnement peut être valable.
Simplement, le succès des stations de ski pousse certaines communes à envisager l’or blanc; si on se limitait à ce qui existe en terme de stations, pourquoi pas (bien que je trouve leur étendue déjà excessive), mais des projets d’extension existent, à un état plus ou moins avancé. Comme en plus un projet de loi vise à vider le concept de parc national de sa substance… peur!

Posté en tant qu’invité par David:

La trace visuelle sur un parcours classique (et ils sont de plus en plus nombreux) ne disparaîtra qu’en fin de saison. Mais si l apollution n’était que visuelle… dans les deux cas lol.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

très drole ta vision des choses, j’ai beaucoup ri :slight_smile: Merci.

je me souviens, sur ce forum, du fan d’heliski qui disait que prendre un helico pour aller skier, c’est pas plus polluant qu’un troupeau de randonneurs à ski ou en raquettes. Je me souveins aussi de, je cite car elle n’est pas de moi, la « randonneuse 4x4 » (j’avoue que celle-là c’est ma préférée) qui se sentait le « droit » de faires des randos avec son 4*4 parce que « elle-faisait-aussi-des-randonnées-à-pied-alors ».
alors on peut justifier l’extension sans limites (au cas où il y en ait une qui soit clairement définie, j’aimerais bien la connaitre) des stations (je parle ici des usines à ski) en comparer UNE famille en station à des dizaines de milliers de randonneurs à ski qui font plus de 50 randos par an, pourquoi pas :wink:

Si tu veux, je te la présente, la randonneuse 4x4 :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Un autre David:

Oui mais bon une trace, ce n’est quand même pas aussi moche que ça

Posté en tant qu’invité par Hugues:

Ce qu’on peut dire tout de même, c’est que le pisteur, il adapte la montagne à sa pratique en la modifiant de manière significative. D’abord sur le plan visuel (remontées mécaniques, trouées dans les zones boisées, constructions souvent pas bien integrées au paysage) mais aussi modification du relief (utilisation du bulldozer pour les pistes, création de bassin de retenue pour la neige artificielle). Tout ça c’est irréversible et ça chamboule quand même pas mal l’écologie locale même si un équilibre finit par s’instaurer, la richesse faunistique et floristique en sûrement affectée de manière irréversible.

Le randonneur, lui au contraire, s’adapte à la montagne et ne laisse pas de trace de son passage autre que les traces faites silencieusement dans la neige à la montée et la descente, ce qui étant donné le caractère éphémère de cette substance qui se régénère chaque hiver (cette année il faut être patient) et tend malheureusement à fondre de plus en plus vite, n’est pas bien gênant.
C’est sûr qu’il peut lui arriver de déranger quelques animaux, mais sauf info contraire, les jeunes chamois et autres marmottes ont beaucoup plus à craindre de l’aigle royal et du condor (cherchez les erreurs) que du randonneur.

Posté en tant qu’invité par David:

Je répète, ma critique ne vise pas à comparer l’industrie du ski de piste et celle, naissante, du ski de randonnée. Mais juste de souligner, que, dans sa prattique, le randonneur n’est pas forcément beaucoup moins pollueur que le skieur de piste. Et surtout que les sarcasmes de la part de randonneurs à l’égard des skieurs de piste étaient à mon avis déplacés. Je n’ai à aucun moment parler de justifier l’extension, sans ou avec limite, des usines à ski. C’est un autre débat.

L’héliski, que personnellement j’exècre, est plus souvent prattiqué par le randonneur, que par l’utilisateur familial d’une station… lol

Posté en tant qu’invité par catherine:

David a écrit:

prattiqué par le randonneur, que par l’utilisateur familial
d’une station… lol

je crois que ce sont plutôt des « free-riders » que des « randonneurs », c’est à dire des gens qui font plutôt du hors-piste à partir de remontées mécaniques, non ?

Posté en tant qu’invité par Pierre:

La comparaison est totalement biaisée:

Tu compares un skieur de station pendant une semaine et un randonneur pendant une saison complète cad ~6 mois, ça ne tient pas debout

Compare les « pollutions » respectives d’un skieur de station qui passe une semaine de vacances dans une station et skieur qui randonne pendant une semaine autour d’un poit fixe ou qui fait un raid.

A mon avis la réponse sera évidente.

Posté en tant qu’invité par grosmoërell:

Non, l’extension n’est pas un autre débat, on est en plein dedans, car s’il n’y avait pas une demande du « client » skieur de piste, les extensions n’auraient pas lieu.

Posté en tant qu’invité par David:

Un peu des deux, je crois. En outs cas je connais plus de randonneurs (peut-être parce que je fréquente plus ce milieu là…).

Posté en tant qu’invité par David:

L’offre fait-elle la demande ou la demande l’offre??? Ah le grand débat économique. Personnellement, alors que c’est ma spécialité, je dois avouer ne pas avoir de réponse. Mais certainement, si à la base il y avait une demande, l’extension est à mon avis plutôt un phénomène de l’offre…

Posté en tant qu’invité par David:

Bof. Il reste que globalement le bilan de l’utilisation de la montagne sur l’année, n’est pas forcément en faveur du randonneur. En outre, la remarque à ce sujet d’Alexis était bonne. Il y aussi les 300, voire 500 bornes par week-end.

J’ai pris une semaine, parce que c’est le profil type d’une famille parisienne, mais avec deux semaines cela marche aussi… Je crois. lol

Posté en tant qu’invité par Pascalou:

La comparaison est totalement biaisée:

Tu compares un skieur de station pendant une semaine et un
randonneur pendant une saison complète cad ~6 mois, ça ne
tient pas debout

Compare les « pollutions » respectives d’un skieur de station qui
passe une semaine de vacances dans une station et skieur qui
randonne pendant une semaine autour d’un poit fixe ou qui fait
un raid.

A mon avis la réponse sera évidente.

Je ne vois pas la légitimité scientifique de ton raisonnement. C’est bien sur l’ensemble de la saison qu’il faut considérer le problème. Et sur l’ensemble de la saison, le skieur de piste moyen fera une ou deux semaines de ski, pendant que le randonneur fera 50 ou 70 sorties.

Posté en tant qu’invité par Hugues:

Je répète, ma critique ne vise pas à comparer l’industrie du ski de piste et celle, naissante, du ski de randonnée

Retourne blasphémer sur ton forum de pisteurs (que je ne critique pas, je le suis moi-même parfois), le ski de randonnée est une philosophie, ou une religion comme on voudra, mais pas une industrie. Et le ski de rando n’a pas été inventé hier, mon père en faisait déjà dans les années 50.

L’héliski, que personnellement j’exècre, est plus souvent prattiqué par le randonneur, que par l’utilisateur familial d’une station…

Là tu t’enfonces définitivement, il n’est pratiqué que par des riches citadins (du genre ceux qui roulent en 4x4 de ville) qui ignorent souvent qu’on peut monter à skis sur une montagne en collant des peaux sous ces derniers