Pourquoi vous grimpez?

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Extrait de http://www.restode.cfwb.be/download/juvenal/juvenal3.pdf :

L’ escalade au pied du mur
GRIMPER ! … Parler d’escalade en termes de plaisir peut surprendre, ou laisser les mains moites.
Pourtant, c’est ce dont il s’agit. A tout âge et à chaque niveau de pratique, les blocs, les murs d’escalade et les
falaises procurent des plaisirs multiples : maîtriser harmonieusement son corps, apprendre à vaincre le doute,
chercher à se surpasser … ou encore partager un moment d’amitié !
L’escalade est vraiment ouverte à tous. Aujourd’hui, les techniques d’escalade et le matériel employé
offrent une sécurité optimale. Au même titre que d’autres sports, cette activité comporte des risques. Les
accidents restent rares, souvent sans conséquence sérieuse. D’ailleurs le simple fait de vivre ne constitue-t-il
pas un risque mortel en soi ?
L’escalade s’apprend tout comme la natation, le volley ou le tennis. Elle naît de la réunion d’un homme
et d’un espace. Le grimpeur s’est donné des règles pour affronter sa verticalité; il mobilise toutes ses ressources
pour forcer les passages critiques, en évitant de chuter. L’escalade est aussi un activité plurielle, qui prend des
formes variées en fonction des grimpeurs, de leurs objectifs et des institutions dans lesquelles ils la pratiquent.
L’escalade s’apprend-elle ? L’histoire de l’escalade est aussi celle de ses méthodes pédagogiques.
Empirisme, recettes, modèles,…
Chaque époque a produit ses propres procédés d’apprentissage. Actuellement, l’escalade s’enseigne
de plus en plus et elle présente des procédés d’apprentissage identiques à ceux que l’on trouve dans d’autres
activités physiques. Ce phénomène n’est pas surprenant, car il s’agit toujours d’un individu qui, confronté à des
situations différentes, met tout en oeuvre pour progresser. Cette constatation nous permet de rappeler qu’il
existe des règles qui régissent l’apprentissage d’un geste, d’une technique ou d’une activité.
D’autre part, l’escalade est un support éducatif en forte expansion dans le milieu scolaire; un moyen de
réinsertion sociale; une thérapie comme le prouvent les expériences réalisées avec des populations particulières
de délinquants et d’handicapés.
Que penser des murs d’escalade ?
Aux vacances de Pâques 1981, un prof de gym rentra deux jours plus tôt pour bricoler autour des
espaliers, de quoi faire de l’escalade une matière enseignée pendant les heures régulières d’éducation physique.
Le mur du lycée Corbeil à Paris était né. Il devait rapidement grandir sous l’impulsion de l’équipe des
professeurs d’éducation physique, avec l’aide bénévole d’un architecte et la participation des élèves à sa
construction.
Le 15 janvier 1983, le premier mur d’escalade couvert dans un établissement scolaire français était
opérationnel. A l’heure où les projets de murs se font de plus en plus nombreux, il n’est pas inutile de souligner
l’essentiel de la démarche qui a abouti au mur de Corbeil et qui en fait tout son intérêt : l’accent mis sur la
réussite de tous les élèves et l’idée qu’un enseignant non spécialiste de l’escalade devrait pouvoir y animer une
séance avec sa classe. Sur ces idées, le lycée Corbeil a fait la preuve de sa fiabilité car aujourd’hui, malgré des
changements dans l’équipe pédagogique et le renouvellement constant des élèves, le mur fonctionne
régulièrement toute l’année, permettant à chaque élève de découvrir l’escalade au cours de sa scolarité.
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Quelles sont les possibilités pédagogiques ?
L’utilisation des murs d’escalade est révélateur. L’élève pourra développer sa sensation des prises, son
grand pouvoir d’adaptation, sa prise de conscience de la ligne d’appuis, sa notion de rythme, une certaine
aisance, son énergie disponible, son tonus musculaire, son moteur physique et psychique. Cette disponibilité
permettra au débutant de surmonter les difficultés techniques, d’apprécier et d’observer l’environnement, de
percevoir et de comprendre les autres et de communiquer avec eux.
L’intérêt présenté par de telles installations me semble considérable.
Elles fournissent un champ d’entraînement à l’intérieur même de l’école, pouvant rendre la pratique de
l’escalade fréquente (sous forme de cycles de travail). C’est un important facteur de progrès, autant pour les
conséquences qu’elle a sur le plan émotionnel que sur le plan technique.
Quels sont les autres aspects ?
· L’aspect physique correctif, par le renforcement de la voûte plantaire (appui sur l’avant du pied), la prise de conscience du
placement du bassin, le travail prépondérant des jambes et la recherche d’équilibre, la tonification abdominale, et le
développement harmonieux du corps.
· L’aspect utilitaire, comme le maniement de matériel sur base étroite, les manoeuvres de cordes, l’organisation méthodique d’une
progression en artificielle dans un contexte incertain, la connaissance des noeuds, des moyens d’assurage, les notions de physique
(force en action), l’édification de palans et de moyens de sauvetage (éducation physique utilitaire)
· L’aspect pratique professionnelle, comme l’amélioration des opérations professionnelles de base lors du travail en hauteur,
l’amélioration des positions de travail, l’apprentissage des techniques spécifiques lors du travail en hauteur, l’utilisation du
matériel (cordes, échelles, harnais, mousquetons, … )
· L’apprentissage des manutentions spéciales sur un parcours sécurité. (Ces manutentions doivent être intégrées à la pratique
quotidienne)
· Les traversées d’escalade offrent un excellent support à des parcours d’échauffement et de musculation.
· Permet d’améliorer les facteurs physiologiques et psychologiques de la conduite motrice.
· L’éducation des éléments psychologiques et sociologiques de la conduite (prise de conscience du contrôle et du développement
des facteurs personnels de la conduite : situations contraignantes, vide, maîtrise de l’incertain)
· Le développement de l’initiative et du sens de la responsabilité dans le groupe. Une telle pédagogie des conduites motrices,
orientée vers l’apprentissage de la prise de décision en situation d’action et de risques, dote l’éducation physique sportive d’un
remarquable champ d’investigation. Tout un éventail de conduites, à dominante psychomotrice, provoquent le surgissement de
l’incertain. Cette intrusion de l’inconnu devient alors un pivot éducatif important :
· Dimension psychomotrice (sollicitations kinesthésiques et extéroceptives : variété du milieu, prises plus ou moins éloignées,
verticalité plus ou moins grande, forme d’ensemble)
· Mise en jeu des sensibilités extéroceptives (sollicitations tactiles et visuelles)
· Intervention de l’affectivité
· Dimension relationnelle (moi/milieu; moi/moi; moi/partenaire; moi/groupe)
En conclusion, les murs d’escalade dans le milieu scolaire méritent d’exister, à condition de pouvoir pénétrer
un milieu naturel avec un bagage technique déjà conséquent
L’aventure consiste à découvrir le monde au sein d’une action réfléchissante parce que constructive et ne doit
pas être confondue avec la recherche prédominante du risque, la culture du danger pour le danger. L’aventure
n"est pas une perte de conscience de la réalité, ni l’ivresse du risque, mais elle réside dans l’affrontement de
nouvelles dimensions de la réalité.

Serge MOREAU
Professeur à l’A.R. de SOUMAGNE

Posté en tant qu’invité par Nukem:

Auteur: cyrano (—.adsl.proxad.net)
Date: 23 jan 2006 13:03

Si c’est un de voir en langue francaise tu devrais commencer par
Pourquoi grimpez vous ? ( Forme interrogative verbe devant sujet )

Et une 1/2 heure aprés …

C’est comme quand j’etais petite ou je grimpais tout en haut
des arbres, j’escalader les murs pour aller chez les voisins
piquer des cerises .

J’escaladais … Merci.

Pour les cours de Français, c’est quand tu veux.

Posté en tant qu’invité par Flo:

C’ est le Caf d’ Annecy qui me l’ a donnée.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Flo a écrit:

http://www.humour.com/images/images/P0073[1].jpg

Ben où qu’elle est, l’image ?

Posté en tant qu’invité par cyrano:

Ce soir si tu veux, j’ai du mal avec le francais mais je parle d’autres langues !!!

Posté en tant qu’invité par Brav TEAPE:

Toi Gepi tu fait trop long, personne à le temps de lire toutes ces sornettes, si tu te prends pour Lacan, il faut que tu cherches un éditeur mais pas inonder le site avec des réflexions phylosophiques qui ne font qu’effleurer nos cerveaux limités de grimpeurs …

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Brav TEAPE a écrit:

Toi Gepi tu fait trop long

Mets tes lunettes ! Gepi a juste copié un texte du Pr Serge Moreau !

personne à le temps de lire toutes ces sornettes

Personne ne t’oblige à lire (quoique… ça pourrait être ta punition ;-)), mais pourquoi en priver ceux que ça peut intéresser ? Je te rappelle qu’on essaye de donner des idées pour une dissertation de Français, pas pour un apéro-bière après la grimpe…

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Lacan ?
Pourquoi chercher si compliqué ?
Pour la bonne humeur, il suffit parfois de changer de papier toilette.
Je recommande le molletonné, car celui là n’est pas top ;o))

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Flo:

Il est très interessant ce texte, je suis d’ ailleurs surprise de l’ année d’ ouverture du premier mur, je l’ aurai plutôt situé à la fin des années 80. C’ est surprenant le temps que ça a mis pour vraiment se généraliser.
Le premier mur financé par la ville de Chambéry a été ouvert en 92, ils ont quand même fait fort pour une ville de montagne, 9 ans pour réagir.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Je voulais mettre le lien, mais je ne comprends pas pourquoi, ça ne voulait pas marcher, il me semble pourtant que j’ avais mis ce qu’ il fallait : mystère de l’ informatique?
Mais c’ est encore mieux comme ça. Le lien, c’ était juste pour faire plus discret, pour échapper à la censure.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Flo a écrit:

Le lien, c’ était juste pour faire plus discret, pour échapper à la censure.

Et dire que c’est un modo qui a mis l’image en ligne ;-))

Pourquoi ton lien ne marchait pas ? J’ai eu la flême de regarder sur le coup, mais en fait, il y avait [1] en fin d’URL, que Simon a enlevé… peut-être ça.

Posté en tant qu’invité par Kodiak:

J.Marc a écrit:

Bon, Maud, tu en es où de ton devoir ? Tu nous le feras lire
quand tu l’auras rendu ?

Bon, Maud, où en es-tu de ton devoir ? Nous le feras-tu lire quand tu l’auras rendu ?

Posté en tant qu’invité par laouvalindien:

J.Marc a écrit:

cyrano a écrit:

Si c’est un de voir en langue francaise tu devrais commencer
par
Pourquoi grimpez vous ? ( Forme interrogative verbe devant
sujet )

Exact ; et avec un trait-d’union, c’est encore mieux :

Pourquoi grimpez-vous ?

Bon, Maud, tu en es où de ton devoir ? Tu nous le feras lire
quand tu l’auras rendu ?

Il y a peu, on se faisait modérer quand on reprenait un intervenant sur l’orthographe…les temps changent-ils ?

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

laouvalindien a écrit:

Il y a peu, on se faisait modérer quand on reprenait un
intervenant sur l’orthographe…les temps changent-ils ?

Cher Indien !

  1. Cyrano reprend Maud sur son Français, alors que Maud doit rédiger un devoir de Français : c’est de circonstance, pour une fois !

  2. Ma remarque sur le trait d’union était évidemment ironique (je connais Cyrano par ailleurs), et visait juste à montrer qu’en reprenant les fautes des autres, on a toutes les chances d’être mis soi-même en défaut…

  3. Les remarques sur l’othographe d’un intervenant ne sont modérées que lorsqu’elles sont dégradantes pour la personne, ce qui a malheureusement été plusieurs fois le cas. Question de tact…

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Kodiak a écrit:

Bon, Maud, où en es-tu de ton devoir ? Nous le feras-tu lire
quand tu l’auras rendu ?

Nous progressons. Mais je me demande si une attaque comme « Alors, Maud » ne siérait pas mieux au ton que nous souhaitons donner au discours.

Posté en tant qu’invité par zap:

Un aspect qui je crois n’existe pas dans beaucoup d’autre activité: c’est super à tout les niveaux. Un débutant dans du 4 fait les mêmes efforts, a les mêmes trouilles et les mêmes satisfactions de réussite, que les mutants qui grimpent du 7 ou du 8. Enfin je crois, je suis plutôt dans le 5.

Zap

Posté en tant qu’invité par laouvalindien:

J.Marc a écrit:

Kodiak a écrit:

Bon, Maud, où en es-tu de ton devoir ? Nous le feras-tu lire
quand tu l’auras rendu ?

Nous progressons. Mais je me demande si une attaque comme
« Alors, Maud » ne siérait pas mieux au ton que nous souhaitons
donner au discours.

Maud n’a pas l’air très présente; est-ce que Maud erre à Sion ?

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

laouvalindien a écrit:

Maud n’a pas l’air très présente; est-ce que Maud erre à Sion ?

Avec sa tante ?

Posté en tant qu’invité par laouvalindien:

J.Marc a écrit:

laouvalindien a écrit:

Maud n’a pas l’air très présente; est-ce que Maud erre à Sion
?

Avec sa tante ?

Peau cible, car si c’est avec sa tente elle doit être gelée.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Maud, alitée dans sa tente? Serait-elle malade?