Pourquoi vous grimpez?

Posté en tant qu’invité par Maud:

Bonjour tout le monde

Voilà, j’ai un devoir de français à faire sur l’escalade. Les questions qu’il faut se poser sont :
pourquoi faisons nous de l’escalade ?
En quoi cela nous apporte-t’il du bonheur ?

J’ai beau adoré grimper, j’ai du mal à trouver des raisons variées. Disons que je tourne un peu en rond !! Donc si quelqu’un pouvait émettre quelques suggestions pour m’aider, ce serait vraiment sympa.

Merci d’avance

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Pourquoi vous grimpez?

C’est simple : c’est mes parents qui m’obligent

Posté en tant qu’invité par platon:

bonne question !

pour le plaisir
pour le contact avec la nature et les liens qui se tissent avec les compagnons de cordées
pour le plaisir physique que procurent les efforts de l’escalade
pour la satisfaction detre le seul maitre de la réussite ou de l’echec de ce que lon entreprend
pour apprendre à se depasser
pour apprendre à gérer le stress
pour se vider la tete
par masochisme évidement

Posté en tant qu’invité par marco:

pour se sentir vivre et être extrèmement concentré sur ce que l’on fait et ne plus penser à rien d’autre (chose qui ne m’arrive qu’en escalade ou alpi)

Posté en tant qu’invité par jean-pierre:

La première fois on découvre qu’il faut arrêter d’être tête en l’air pour grimper;et puis en fait il faut par la suite être sérieusement concentré…c’est bon de faire les choses consciement.
JP

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Je pourrais reprendre toutes les réponses qu’on t’a déjà données. J’ajouterais :

  • découvrir les joies et les limites de l’équilibre ;
  • évoluer dans la 3ème dimension avec son corps ;
  • le plaisir sensuel des doigts sur la roche.

Sans oublier une motivation essentielle pour beaucoup : s’entraîner pour l’alpinisme, être ainsi libre d’évoluer partout en haute montagne.

Posté en tant qu’invité par bib@ck:

danse avec le rocher , jouer avec son corp sur chorégraphie verticale en 3 dimensions
et tout ce qui a été ecris plus haut …

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Flo:

Parce que quand on y a goûté, l’ appel du rocher est tellement fort qu’ on n’ arrive plus à s’ en passer. C’ est peut-être une sorte de drogue, en tout cas c’ est une passion.
Et puis le plaisir de se battre contre la difficulté et même parfois contre la peur, le plaisir de réussir, parfois à enchaîner une voie dure, le plaisir de faire de jolis mouvements esthétiques.

Posté en tant qu’invité par françois:

et puis pour vivre quelque chose de fort avec quelqu’un
la première fois que j’ai grimpé, je me suis retrouvé à 30 mètres du sol coincé au relais entre les jambes d’un quasi-inconnu (un guide en l’occurence). en tout bien tout honneur, certes, mais ça faisait bizzarre!
par la suite, comme tout le monde, j’ai des souvenirs plus ou moins cocasses. mais quand on redescend, que ce soit après avoir été confrontés à des diffcultés, ou après avoir été en osmose avec un coéquipier dans une voie, on voit les gens différemment
ça doit pas être comme ça dans tous les sports…

Posté en tant qu’invité par Gilles:

pour aller en haut…

Posté en tant qu’invité par l’Urbain:

Pour tout un tas de bonnes raisons :
Parce que le rocher est une matière fabuleuse.
Parce que les mouvements qu’il nous propose (impose parfois) sont d’une grande beauté.
Parce que falaises et grandes voies sont de très bons entrainements pour la haute montagne.
Parce que la grimpe provoque chez le grimpeur une concentration qui tient du magique (ça ne vous est jamais arrivé, au relais, de vous apercevoir avec stupeur que vos doigts sont en sang ? Dans la vie normale, ce genre de choses, ça fait très mal).
Parce que les liens qu’on tisse avec le gars qui nous assure sont des plus sincères et des plus durables.
Parce que, sur mon lit de mort, j’aurais peut-être un peu moins la sensation d’avoir perdu mon temps sur cette toute petite planête (« Le temps passe, et un jour, on est vieux et puis seul, et rien ne reste plus que la fierté d’avoir aimé correctement, ou la honte et les tourments de ne pas avoir compris à temps » - J. Leloup).

Soyons francs, il y a aussi de mauvaises raisons :
Parce que ça fait classe, quand on a des histoires à raconter, au bar « la cordée ».
Pour faire l’original (et qu’on a pas la chance de l’être par ailleur).
Pour se sentir beau, fort et intelligent (et qu’on a pas la chance de l’être par ailleur).
Bref : pour la pose.
Mais ça, c’est pas une bonne idée d’en parler, dans ton devoir de français…

Posté en tant qu’invité par Aurélien:

Pour toutes les raisons évoquées par tout les mondes précédemment.
Mais en plus dans mon cas pour montrer à mes médecins que malgré le fait qu’à la base je ne devais pas marcher, ben maintenant en plus de marcher, je fais de l’escalade…après de la kiné et une grosse opération.
Aurélien

Posté en tant qu’invité par Yohann:

bcp de bonnes raisons déjà citées!

mais j’ajoute le plaisir du vide…l’apprivoiser petit à petit et passer subrepticement de l’appréhension au plaisir…heureux d’être suspendu au bout de ses doigts et retenu au fil de la vie par un simple filin dont la présence assure nos plus belles accrobaties…l’appel du vide…se sentir petit dans une nature grandiose qui nous submerge et nous donne conscience d’exister pleinement…

La liberté que cette autonomie procure et la possibilité de pénétrer dans des univers qui se refusent au commun des mortels…

L’abnégation que requiert la pratique du vertical (pour ses compagnons de cordée, pour aller au bout de ses objectifs, de sa passion, de ses rêves…)

Le dépassement de soi, de sa peur…la maîtriser pour ne pas la subir comme un handicap paralysant mais plutôt l’exploiter comme une source d’énergie qui permet de se transcender au cours d’une situation « limite » où l’erreur n’est pas permise ou alors le risque calculé …savoir prendre la bonne décision au bon moment…rechercher des sensations intenses qui galvanisent…

La satisfaction de la réussite mais qui, une fois l’objectif atteind, laisse place à une sorte de sensation de vide ou d’insatisfaction poussant à aller toujours plus loin…

Liste non exhaustive mais seulement quelques aspects de ma personnalité, de ma pratique ( variée car je suis attaché à toutes les facettes du monde vertical; quel que soit le type de rocher, la falaise, le bloc, les grandes voies, la montagne, la glace…autant de plaisirs différents mais compatibles et complémentaires…) de ma passion qui est toujours aussi intense qu’au début et qui ne me quittera surement jamais…

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Parce que quand j’étais petit, je n’étais pas grand, je … et j’adorait grimper aux arbres, tout en haut.
Là haut, j’avais l’impression que le monde était clair et la sérénité entière.

Ayant un peu oublié de grandir, je continue à grimper, mais sur le rocher.

L’escalade (en milieu naturel) et l’apnée, c’est mieux que le yoga.

Plus tout ce qui a déjà été dit.

A+

Posté en tant qu’invité par Bo:

Pour fuir le monde
Je ne supporte pas les « groupes » et je grimpe seul ,voilà
(tous les goûts sont dans la nature n’est-ce pas ??)
Heureusement il y a C2C qui me sociabilise un peu sinon ce serait la cata de ce coté là…
A+

Posté en tant qu’invité par claude:

et pour ceux qui ne grimpent pas en salle, c’est très souvent dans des coins très sympas; un petit couplet bucolique et écolo, ça ne peut pas faire de mal
Et bravo à ton prof qui, pour poser un tel sujet, doit en conaître un petit peu et même beaucoup…

Posté en tant qu’invité par jesus:

En escalade tu éprouves ta propre sincérité, plus de triche, de détours. Il y a aussi ce rapport aux éléments oú se rencontre l’esprit humain et la matière qui est un peu comme de l’artisanat, il y a un espèce de rapport très simple et authentique avec la matière à la seule différence que c’est en bonne partie la matière qui te modèle.
Il y a aussi l’esthétisme, la beauté des rochers, d’une ligne, d’une voie … épurée. Suivre cette ligne c’est magique, un instant privilégié comme un rêve éveillé, tu rentres dans une relation complète et vraie, tu as l’impression que cette matière t’as rempli le coeur (contrairement à la stérilité de nos sociétés « modernes »).
Pour moi c’est plus qu’une activité, c’est une philosophie très proche de la cie de tous les jours. Tu avances dans la vie comme sur une falaise sans savoir ce qui t’attend comme prise, avec des moments de fatigue, des moments de repos, mais au final l’essentiel c’est de toujours oser, avoir confiance en soi et dans les autres, être volontaire, engagé et aller au rythme de ce que tu rencontres et ce que tu ressens…

Quelques citations pour accompagner tout cela :

Face au désastre [de notre monde actuel], la montagne est une des plus belles échappatoires. […]

J’étais arrivé là sans mots ni images au fond de ma conscience, dans cette vie secrète et sans limite du désert.
Et peu à peu, au-delà de la seule fascination esthétique, je retrouvais ce qu’il y a d’archaïque en moi, au contact de ces paysages impitoyables et apaisants, bruts et tendres. Le pouvoir d’émotion renaissait, comme un chant intérieur.

Si l’on est homme, pour suivre la vie au plus droit de sa pente, on doit d’abord se mettre debout. Ensuite, il ne faut plus jamais cesser de monter. Plus haut que le berceau, au-dessus duquel passaient le ciel, la cime des arbres et les visages familiers.

Un esprit agrandi par une nouvelle expérience ne peut jamais revenir à ses anciennes dimensions

L’aventure est un engagement de l’être tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est resté de meilleur et d’humain en nous. Quand le paquet de cartes n’a pas été truqué pour gagner à tous les coups existent encore le jeu, la surprise, l’imagination, l’enthousiasme de la réussite et le doute de l’échec. L’aventure.

L’homme ne se mesure pas de façon fondamentale dans ses moments de confort, mais dans ses moments de défis et de controverses

Dans les grands déserts de pierres de montagnes, il existe un négoce étrange, on peut troquer le tourbillon de sa vie contre l’infinie paix de l’âme.

Posté en tant qu’invité par l’Urbain:

Gepi a écrit:

L’escalade (en milieu naturel) et l’apnée, c’est mieux que le
yoga.

Toi, tu n’as pas fait beaucoup de yoga…

Posté en tant qu’invité par lascotcheese:

Pour une approche psychologique pas dogmatique, voir:
Flow: The Psychology of Optimal Experience de Dr. Mihaly Csikszentmihalyi, qui a interviewe des grimpeurs et considere l’escalade comme une activite qui presente de nombreux traits caracteristiques d’une ‹ flow activity › (pour simplifier, une activite qui procure du bonheur)
Je crois qu’il a ete traduit

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Gepi:

l’Urbain a écrit:

Toi, tu n’as pas fait beaucoup de yoga…

Effectivement, mes premières expériences ne m’ont pas révélées la magie du Yoga.
Peut être, à mon goût, trop entouré de théories fumeuses et pas assez de partage d’expérience à ce moment là.

Par contre, j’ignore si c’est la nécessité de trouver la ralaxation ou si c’est la pratique de l’apnée qui l’induit. Mais l’apnée m’a aussi procuré des expériences d’ataraxie intéressantes (je ne pratique plus).
Une sensation d’unité psychique et physique avec le tout.

Ton expérience du yoga, t’apporte t-elle quelques choses dans ta pratique sportive ?

A+