4ème réponse pour moi aussi.
L’escalade en TA est celle qui me rend le plus autonome, celle qui me donne vraiment l’impression d’avoir maîtrisé une voie dans sa totalité (gestuelle, sécurité, itinéraire) - même si je sais que je marche dans les pas des ouvreurs.
Mais venant de l’alpinisme, cet engouement est assez logique (et c’est assez tardivement que j’ai pris plaisir à l’escalade sportive pour elle-même).
Pour les grimpeurs issus de la salle ou de la falaise sportive, la démarche est moins logique : pourquoi supprimer ces ancrages si pratiques qui permettent d’oser les pas les plus fous sans craindre pour sa sécurité ? Aucun discours, aucune belle photo ne remplacera l’essai sur le terrain.
Alors pour promouvoir le TA, en théorie c’est simple : il faut des sites, et des gens motivés qui en entraînent d’autres (comme les sorties ou stages que nous organisons dans notre club à Strasbourg, mais ça peut se faire aussi entre potes).
En pratique, c’est au niveau des sites, trop rares et surtout en voie de disparition, que le bas blesse. Et c’est un cercle vicieux : si aujourd’hui on équipe à la demande, on pourrait tout aussi bien préserver le TA voire déséquiper pour du TA à la demande ; mais cette demande ne peut être massive que si plein de grimpeurs ont essayé et sont convaincus.
Pour sortir de ce cercle, on n’a pas le choix : limiter les dégâts au niveau des sites (préserver le Caroux par exemple !), et multiplier les séjours ou formations en TA.
Et puis aussi faire remonter à la FFME et à la FFCAM que la sauvegarde des voies historiques procède du devoir de préservation du patrimoine.