Posté en tant qu’invité par AlbanK:
Tiens, on peut bien crever avec celui-là …
Va falloir que je m’y colle de la mienne du coup…
Pffff, écrire, écrire …
Et si je ressortais plutôt mes vieux trucs, non ?
Posté en tant qu’invité par AlbanK:
Tiens, on peut bien crever avec celui-là …
Va falloir que je m’y colle de la mienne du coup…
Pffff, écrire, écrire …
Et si je ressortais plutôt mes vieux trucs, non ?
Posté en tant qu’invité par Flo73:
AlbanK a écrit:
Tiens, on peut bien crever avec celui-là …
Va falloir que je m’y colle de la mienne du coup…
Pffff, écrire, écrire …
Et si je ressortais plutôt mes vieux trucs, non ?
Waaaaaaaaaaaaouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh!!!
en attendant Etienne, on va avoir une histoire de l’Alban Cas!!!
alors accouche, on attend!!
Posté en tant qu’invité par dalle en pente:
Oh! Semaine fertile où le site engourdi
se réveille à l’aurore pour le bonheur de boire
les mots d’l’Urbain, d’l’Alban - un matin, une histoire !
Envoie la Matheysine, Alban, t’en as trop dit!
Posté en tant qu’invité par AlbanK:
Que dalle !!!
( en pente !!! )
Posté en tant qu’invité par dalle en pente:
Que dalle? Diantre, quelle déception!
Panem et Circences, mon vieux :
Tu fais le pain - envoie les jeux!
L’ivresse livresque livrée aux lions!
Posté en tant qu’invité par le poète niaiseux:
Putain, moi chuis cloué au pilori dans tout ça. M’en vais faire de la politique, plus prometteur ça, la politique.
Bon, et sinon, il se débloque l’axe de narration matheyso-urbain, OU BIEN ??
Posté en tant qu’invité par dalle en pente:
le poète niaiseux a écrit:
Bon, et sinon, il se débloque l’axe de narration
matheyso-urbain, OU BIEN ??
ou bien? ou bien, on va la faire, la révolution (ou, sinon, l@ mort, c’est encore en discussion).
Commencons par une manif :
ON VEUT UNE HISTOIRE! ON VEUT UNE HISTOIRE! ON VEUT UNE HISTOIRE!
Posté en tant qu’invité par Rozenn:
(…)
Posté en tant qu’invité par goethe:
Très bon !!!
Mais pitié la suite…
Posté en tant qu’invité par Francois:
« Bon, et à part ça, je vous préviens que je n’ai même pas commencé le dernier chapitre.
J’espère que vous n’êtes pas pressé.
Vous voulez un quartier de mandarine, pour patienter ? »
(Un « s » à « pressé », Môssieur. Ca frime sur c2c et c’est infoutu de se rappeler une règle élémentaire de grammaire qu’un gamin de terminale (enfin, disons de 1ière année de fac) appliquerait les doigts dans le nez.)
On s’en fout, que tu ne l’aies pas commencé; l’essentiel, c’est que tu le termines.
Posté en tant qu’invité par esther:
vite vite, la suite svp…
Posté en tant qu’invité par l’Urbain:
J’avais rédigé quelques remerciements, mais impossible de poster : y’a un terme qui convient pas, le message est donc « rejeté automatiquement ».
J’ai pourtant rarement fait aussi soft.
Comprends pas.
Posté en tant qu’invité par AlbanK:
Ça dépend du mot inclus dans le texte, Étienne, par exemple le mot " c-a-s-i-n-o" se trouve être rejeté automatiquement.
C’est sans doute de ce côté qu’il te faut chercher.
Sinon, tu me mets ton texte par mail ( héhéhéhé !!! ) et je te vois ça de près.
Biz, vieille noix.
[%sig%]
Posté en tant qu’invité par AlbanK:
Sinon, mets un mail à J Marc, à la modo, ils ont une liste de mots rejetés.
On a eu l’occasion d’en parler d’ailleurs avec J Marc.
Re-bizzz, gamin.
Posté en tant qu’invité par l’Urbain:
AlbanK a écrit:
à la modo, ils ont une liste de
mots rejetés.
Et où qu’on peut la trouver, cette liste ?
Rien trouvé dans la fameuse charte.
Posté en tant qu’invité par AlbanK:
Envoie un mail à J Marc, c’est pas dans la charte, c’est le robot qui shoote certains mots.
Posté en tant qu’invité par Flo73:
Ben fallait rester poli!!
Si tu nous traites de c.a.s.i.n.o, c’est normal que la censure rejette ton message.
Posté en tant qu’invité par catherine:
le robot qui filtre certains mots, ça me rappelle un bon moment de rigolade :
il y a quelque temps un robot avait été mis en place sur les forums de C2C :
il filtrait certains mots et les remplaçait par d’autres beaucoup plus édulcorés…
certains s’en étaient donné à coeur joie, mais ça avait donné des résultats assez bip pour certains quand le robot a été retiré
Posté en tant qu’invité par l’Urbain:
Alors, le pacha, comment il s’appellera, le prochain chapitre ?
Réveil : 3h.
Si j’étais resté à La Tronche, il serait temps d’aller se coucher.
J’émerge douloureusement des couvertures qui, ayant dégelées au contact de mon corps tiède, exhalent une douce odeur de sueur moisie.
Trouver la frontale. Plier les couvertures. Remettre les chaussons isothermes. Enfiler le manteau, le bonnet, les gants troués. Une fois de plus, constater avec effroi que la réalité ne correspond pas au rêve.
Pendant que mes compagnons font chauffer l’eau, de noires pensées masaï m’assaillent. (pourquoi masaï ? Bein pour la rime. De la même façon, les poêtes font souvent rimer « amour » avec « toujours ». Qui y voit un reflet de la réalité ne tardera pas à s’y péter les dents)
1600m.
800 jusqu’à la rimaye, et je ne suis même pas sûr de les faire.
Comme toujours, dans ces moments d’incertitude, je suis impatient. Qu’on parte, vite, que je coule ma bielle, et qu’on en finisse. D’ici 10 ans, on en rigolera sur internet, peut-être même que je ferais passer les évènements pour un bon souvenir. Quelle blague !
Pour le départ rapide, c’est mal barré : Schnoux et LBR (c’est le nom de famille de pierre - tu croyais quand même pas t’en tirer comme ça ?) sortent de leurs sacs des monceaux de trucs inmangeables, tels que céréales, fruits secs luisants de givre, croissants écrasés, j’en passe et des plus dégueulasses.
Manger avant de marcher est une abérration. Tous ces mets finiront en eau tiède et nauséabonde, coulant sur le front, sous les aisselles, et dans d’autre endroits que ma maman m’a appris à ne pas nommer, ratatinant encore un peu plus le fier organe qui fait de nous des hommes (je parle du cerveau, bien sûr).
Munis d’une tasse de café et d’une cigarette, je sors grommeler sur le perron.
Ca va leur prendre des heures de baffrer tout ça.
Et après, ils vont partir ventre à terre.
Ce qui fait qu’après les avoir attendu, je vais devoir leur courir aux fesses (désolé, maman, le naturel revient au galop).
Ceci ne fait pas mon affaire.
« Bon, les gars, je vous laisse à votre banquet, j’ai un sommet à faire, moi. »
Je prends le sac, enfourche les raquettes, et je file.
Ha ha.
Du coup, c’est eux qui vont se taper la vaisselle et le ménage.
Ca va encore un peu les retarder, je creuserais mon avance…
Ha ha.
Z’avaient qu’à m’attendre, hier.
Dans la nuit sans lune, je me paume un peu, et fais quelques détours avant de rejoindre la bonne trace qui mène au col d’Arsine.
Je la massacre consciencieusement.
Parfois, la trace résiste, mais il suffit de sauter un petit coup pour y ouvrir une jolie brêche.
Ca retardera encore un peu LBR.
Et alimentera de saines polémiques.
Une petite demi-heure plus tard, je suis rejoint par Schnoux.
Au col, LBR émerge à notre droite. Le salaud a tracé en aval, j’ai massacré la trace pour rien.
A partir du col, LBR prend la tête. Attention au contresens.
A lui le boulot éreintant, et la responsabilité en cas d’erreur d’itinéraire.
Evidemment, la nuit est encore bien noire, et dans ces conditions, ce secteur est plutôt paumatoire : il y a des bouts de moraines un peu partout. Et rien ne ressemble autant à un bout de moraine qu’un autre bout de moraine.
Nous gambadons, de crête en crête, recherchant désespérément de la neige dure. Il n’y en a pas. C’est long, c’est monotone, bref : c’est inénarable.
Enfin, alors que l’aube se lève à peine, nous arrivons au pied du couloir convoité.
La pause qui suit me permet de me réchauffer les doigts.
Mes doigts.
Tout à mon angoisse de ne pas être à la hauteur, j’avais complêtement oublié cette histoire de gants troués.
Le problème, avec le froid, c’est que ça ne fait pas mal.
Remarquez bien que, si ça faisait mal, ça serait également un problème.
Impossible de réchauffer tout ça sans avoir recours aux grands moyens. Les gants sont ôtés, et les mains enfilées à proximité de la seule partie charnelle restée tiède. C’est très douloureux. Pour abréger mes souffrances, je les sors de temps à autres pour faire de grands moulinets. En effet, ça abrège, mais ça intensifie.
Question philosophique de haute importance : vaut-il mieux souffrir peu mais longtemps, ou brièvement mais intensément ?
Et nous repartons.
Les conditions sont telles que Schnoux et moi-même gardons les raquettes. La corde reste dans le sac : la rimaye est ensevelie proprement. Ça m’évitera d’y perdre quoi que ce soit - gants, raquettes, piolet ou sang-froid.
LBR est, une fois de plus, responsable de la trace. Il nous fait de belles conversions.
Toute la montée passera ainsi : LBR traçant, Schnoux suivant sans dire un mot, et moi-même, m’arrêtant toutes les 10 ou 20 minutes pour me réchauffer les doigts. A cette époque, le piaget ne voit pas le soleil.
Evidemment, ça dure des heures, et à part une pause sur le gros cailloux à mi-hauteur, il nous est impossible de nous arrêter pour récupérer.
Nous sortons sur la crête, il est déjà bien tard, je n’ai pratiquement rien bouffé, et je commence à en avoir ras la casquette. Enfin, je commence… façon de parler. En fait, ça fait des plombes que j’en ai ras la casquette, disons simplement que ça ne s’est pas arrangé.
Enfin, le piaget en raquette, sur l’échelle des exploits débiles, ça doit être juste derrière le mont Everest en short. Avec une plume où vous savez.
LBR enlève ses skis, nous laissons nos raquettes : au dessus, un court ressaut semble être en neige dure.
On va enfin pouvoir se servir du piolet, sans aller jusqu’à chausser les crampons.
Ce sera le seul moment de trouille de la journée : c’est quand même sacrément exposé, assez raide, et, par flegme, nous ne nous encordons pas.
Au dessus, LBR accélère.
Quand il arrive au sommet, je fais une proposition malhonnête à Schnoux.
« Bon, ça y est, un des membres de la cordée est en haut, on peut décemment prétendre avoir vaincu la bête. On en reste là ? »
Et là, il se passe un truc extra-ordinaire, un truc que je ne croyais pas possible : Schnoux accepte.
Schnoux, randonneur increvable, grimpeur téméraire, dont la motivation et le sang-froid méritent à elles seules une légion d’honneur, Schnoux jette l’éponge.
L’éponge saute le ressaut, et plonge dans les abymes insondables du couloir piaget.
« Vous n’allez pas au sommet ? » nous demande LBR, de retour.
Ces podfokeurs, quand même, quels prétentieux.
Posté en tant qu’invité par dalle en pente:
Ouaiiiis trop bon ! Merci l’Urbain !