Comme la plupart d’entre vous, j’imagine que je suis membre de c2c avant tout parce que j’aime passer du temps en montagne. Et à force, je me rends compte que je développe un plaisir de plus en plus marqué à m’attaquer aux cimes les plus oubliées de mon beau département des Hautes-Alpes, celles dont le nom ne parle qu’à une poignée d’initiés et d’anciens de la vallée. L’isolement et la recherche d’itinéraire qu’on y trouve crée un dépaysement sans commune mesure tout en restant à deux pas de la maison
En parcourant leurs crêtes péteuses et leurs versants croulants typiques du Dauphiné, j’ai à coeur de rendre de leur grandeur à ces sommets injustement tombés dans l’oubli, terrorisant les randonneurs par leur manque d’accessibilité, boudés des alpinistes par leur manque d’intérêt, carrément méprisés des grimpeurs, parfois parcourus par quelques skieurs profitant de la neige recouvrant leur robe minérale qui font leur charme estival.
Quelques exemples : le Pic Godefroy, le Rocher de l’Eissassa, le Roc Termier, la Pointe Gravelotte, la Pointe des Bouchiers, la Pointe Guyard, le Pic de Coste Vieille, la Pointe Balthazar, le Pic des Heuvières, le Pic de Malamort, le Pic de la Moulinière et bien d’autres encore !
Ainsi, j’aimerais simplement savoir s’il y a d’autres personnes dans mon cas, aussi enjoués à l’idée de remonter de raides et glissants pierriers en cherchant son chemin dans un versant pourri que de faire une grande voie en granit ou un beau couloir en neige.
Si vous existez, vous pourrez ici parler librement, et je vous invite à partager votre meilleur souvenir sur ce genre de sommet sous-estimé, où à me donner vos meilleures recommandations sur un sommet qui vous a marqué (pas forcément dans le 05, toute idée est bonne), le tout sans être dénigré par vos pairs rochassiers, glaciéristes ou autres traileurs.
Au plaisir de vous lire !