Mise en garde de l'UIAA sur la corrosion des ancrages

Je n’avais pas cette composition pour le HCR dont j’avais une pub (Fixe que je joins à ce post)PLX-TRI-EN_2.pdf (1,8 Mo)

Mais sur ctte pub ne me convint pas de mettre l’HCR qu’ils proposent à Masua par exemple …

Sinon selon tes schémas ça semblerait effectivement intéressant. Chez Petzl A part les goujons, les broches Collinox ne sont visiblement pas HCR. (pas plus d’info sur la nature du métal sur le site de Petzl)

Mais vu que le coût des broches BB et le fait qu’elles soient absolument exemptes du risque de CSC peut-être que ça pourrait être une alternative à considérer , car enfin, une fois éliminé le risque de la CSC, l’oxydation d’une telle broche ne se fait pas en un clin d’œuil. Et l’oxydation étant visible et quantifiable on est informé :-))
Il serait surement probant de mettre en place des échantillons dans divers lieux sensibles, en labo ça parait un peu difficile de faire des scellements et de les laisser vieillir dans une ambiance recomposée…

Hello
J’ai posé la question par mail à Maurice Oviglia qui m’a gentiment rassuré quant à la corrosion à Masua (Éviter les GV non rééquipées) et surtout à Capo Pécora (relais neufs avec 2 points, sauf au secteur Shanghai. ) Plus de réserve me semble-t-il au sujet des HCR fixe.
Le type de rocher influerait sur la corrosion : granit mieux que calcaire.
@ Christophe

je viens de lire (sur la page Facebook de l’ADO) ce message de Philippe Poulet :

uite au post d’hier sur les relais, qui a été très lu et partagé, Sami Laarif vient de faire circuler l’information sur une campagne menée depuis 2015 par la marque FIXE (société de Tech Rock) l’un des plus grands fabricants d’ancrages dans le monde.

Cette alerte a été relayée par le Club Alpin Allemand (DAV) et l’UIAA (Union Internationale des Associations d’Alpinisme).
Le DAV a été directement impliqué suite à la rupture, incompréhensible au premier abord, d’un relai datant de 2 ans sur un mur d’escalade extérieur lors d’une descente en moulinette.

Cette mise en garde ne concerne pas qu’un lot de matériels mais TOUTE la production de FIXE et semble devoir être élargie AUX AUTRES FABRICANTS.
FIXE n’hésite toutefois pas à communiquer en son nom, preuve d’un certain courage tandis que tous les autres joueraient donc la politique de l’autruche…

Les cas d’usure prématurée (quelques années seulement donc) ne touchait, en 2015, que 0,01 % des installations en place, principalement en environnement « corrosifs » style zones maritimes ou urbaines mais peuvent, désormais, s’appliquer dans la durée à toutes les falaises ou murs d’escalade !

Bien que soumis aux contrôles et tests et certifiés EN 959,
le « maillon faible » serait le premier, installé et donc soudé, manuellement, à postériori dans la plaquette.

Des traces de rouille peuvent donc vite apparaître, preuve que la matière acier-inox est entamée et en train de se fissurer jusqu’à rompre sous contrainte, même très faible.
Les tests du Safety Research Group du DAV ont ainsi amenés à constater une diminution presque totale de la résistance…
L’ensemble est donné pour une résistance de 2,2 tonnes mais le maillon, AVEC UNE SEULE FISSURE, casse à seulement 560 kg (!), le fabricant stipulant bien que 2 fissures peuvent apparaître, de chaque côté du maillon !
Autant dire que les chaînes ne tiennent plus rien…

Il insiste donc sur le fait qu’un CONTRÔLE VISUEL doit être effectué soigneusement et que l’inspection doit être RÉGULIÈRE, la fissuration pouvant apparaître tout au long de la vie du produit !!!

Le problème est identique sur le fameux anneau soudé (manuellement) sur lequel tout le monde se pend allègrement en pensant qu’il est « indestructible ».
Du fait qu’il y a + de matière, il reste + résistant qu’un simple maillon mais la fissuration peut également apparaître.

La solution proposée est que - préventivement - le premier maillon soudé soit doublé par un maillon à visser et/ou que l’anneau soit relié directement à la plaquette par une sangle sur maillons vissés… Bref un joli bazar sur les relais…

Quand je vous disais hier qu’il ne fallait pas aveuglement faire confiance au matériel et que le principe de la redondance peut éviter bien des problèmes…

En cela le relais américain semble le plus sécurit puisque tout y est doublé, points-maillons/chaines-anneaux. Après, si tout casse c’est que ce n’était vraiment pas le jour pour aller faire de l’escalade…

Faites suivre car je ne suis pas sûr que tous les équipeurs ou gestionnaires de sites ou de salle soit au courant…
et à chacun de se prendre un peu en main, de vérifier sur quoi il se pend et de signaler rapidement un problème.

Bonne grimpe.

Le lien de toute la mise en garde :

http://www.outdoorsafetyinstitute.com/index.php/news/single/warning_notice_fixe_anchors/

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pourquoi ressortir en 2018 une info qui est présente sur le site fixe depuis plusieurs années?

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je sais pas moi, je fais que relayer l’info. Ptet parce que tout le monde ne savait pas que l’info était sur le site de fixe ?

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On a cassé un des deux spits du 3eme relais dans black cimigiones à Cala gonone en Sardaigne, située droit au dessus de la mer. C’était au depart pour la longueur suivante, en étant pris sec sur le point de renvoi qui était clipé sur un des deux point (l’assureur était lui vaché sur la triangulation)
Bien que connaissant la réputation de la Sardaigne et Cala Gonone en particulier pour ce qui est du cassage de point, on s’est quand même fait bien peur. Le bruit de verre cassé (chting) caractéristique et on est resté pendu sur l’autre point avec le grimpeur 3m sous le relais.
La voie est marqué de 2011 dans le topo, les plaquettes étaient visuellement brillant et impossible de voir la corrosion, par contre une fois la tige cassé nette à ras du rocher on voyait bien qu’il y avait de la rouille (caché sous la plaquette).
L’autre spit a tenu bien qu’il ait l’air d’être exactement le même et posé au même moment, sinon on était en bas. Peut être que l’idée évoquée plus haut de faire des ancrages mixtes (broche + spit) c’est déjà un bon début pour augmenter les chances que les deux ancrages ne puissent pas casser simultanément

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L’idée de varier le type d’ancrage au relais me paraît excellente, j’avais vu ça dans les grandes voies de Masua, au dessus de la mer

« Rappel » d’anneaux de relais Lappas 316L, voir la communication de Lappas / UIAA :

Capture d'écran 2025-10-01 161507

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J’imagine que vous avez lu le retex sur l’accident mortel à Kalymnos

Retour technique:

Pour le déroulement des secours:

Capture d'écran 2026-03-30 104019

Je trouve que l’acrage avait une tête pas si horrible. Je descends régulièrement sur pire que ça, sans trop me poser de questions…

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Une belle daube ce relais! Même si ça change rien dans ce cas quelle idée de mettre des manilles de voile :scream:.

Oui, il y a un peu de corrosion visible mais ça n’est pas dramatique non plus, les plaquettes ont l’air pas trop bouffées et les maillons de la chaine sont très épais, je n’aurais pas été trop inquiet non plus.

Et donc 3 tiges filletées de 10mm cassées net. :thinking:

La première, a priori sans vraiment de choc dessus, puisque le gars était en train de se faire descendre sur le relais par son assureur, en ramassant ses dégaines.
Puis la seconde léger choc (mise en tension de la chaine du relais sur le spit supérieur qui a repris le grimpeur).
Et la troisième tige, gros choc cette fois, avec une chute importante puisque le grimpeur avait déjà retiré deux dégaines sous le relais.

Sur la coupe de la tige filetée on dirait qu’il y avait de la rouille jusqu’à coeur de la tige ??
C’est flippant cette affaire. Je me demande ce qui peut expliquer ça. Tige filetées merdiques dès l’origine ?

Finalement, la seule chose qui aurait pu le sauver aurait été de faire la manoeuvre de réchappe, avec un autobloquant sur le brin de l’assureur relié au baudrier du grimpeur. Mais on est pas censés avoir besoin de ça sur des relais chainés…

  1. Une possibilité car les goujons n’étaient pas identifiés (pas petzl) apparemment
  2. un serrage bourrin à la mise en place -> sollicitation de torsion initiale, mais la probabilité que les 2 cassent,…vu le faible effort me parait assez improblable, mais une rupture dans le plan normal fait penser à ça, j’aurais bien aimé voir le 2ème goujon.

Goujons en inox?
Corrosion intergranulaire sous contraintes?

Michel en parle sur sa page facebook. C’est le classique du classique : corrosion sous contrainte sur de l’inox A2.

Oui c’est ce qu’il me semble aussi.
Et la casse arrive à 2 cm de l’écrou, en gros la partie qui rentre à peine dans le rocher.
Une partie qu’on ne peut pas voir depuis l’extérieur.

Lors de mon dernier voyage en Espagne, certaines voies étaient équipées ainsi

Difficile à dire. Déjà c’est peut-être pas du 304. Ça peut être écrit 304 (A2) dessus et ne pas en être.
Et ça peut aussi être du SRB (attaque bactérienne) au lieu du SCC (corrosion sous contrainte).
Kalymnos est connue pour avoir des bactéries réductrices de sulphate (qui attaque le 304, mais pas le 316).
https://cragchemistry.com/2025/05/11/srb-mediated-bolt-failure-confirmed-at-ourania/

Juste un rmq basée sur l’observation, je ne suis pas du tt spécialiste du domaine…

En spéléo, il y a un phénomène qui concerne les équipements fixes, du au fait que mousqueton et plaquette ne sont pas du même métal (corrosion galvanique ?)
On observe des mousquetons totalement désagrégé en qqs années, phénomène favorisée (je crois) par l’humidité des grottes.
J’imagine qu’on peut avoir la même chose entre le boulon et la tige, s’ils ne sont pas du même métal, et si le milieu est humide. L’air marin doit suffire…

Oui, c’est pour ça qu’on met toujours le même alliage (normalement).

Et ceci devrait être vrai pour toute la chaine:
Goujon, plaquette, écrou, chaine et maillons rapide…

On voit encore très souvent des mixes, même dans du rééquipement tout neuf.

Dans du rééquipement c’est quand même bizarre. Généralement le rééquipement remplace tout par du 316L.

C’est le métal le moins « noble » qui va corroder en premier. Donc si tu mets un maillon rapide acier sur une plaquette en inox, c’est le maillon rapide acier qui va corroder en premier.