Mettez-vous un casque pour le ski de rando?

Je n’ai pas écrit « on doit », et je maintiens - c’est mon avis - que l’on « devrait », ce que je ne fais pas systématiquement en ski de rando.
Par contre je porte systématiquement un casque en ski gravitaire et cela m’a déjà bien sauvé la mise au moins une fois.

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c’est quoi le « ski gravitaire » ?

Non, mais les casques qui, il y a x dizaines d’années, étaient lourds et inconfortables sont maintenant, ultra-légers et se font oublier sur le crâne. Du coup, le rapport inconfort/risque a bel et bien bien évolué.

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Mais si à force d’être rabotés par les skieurs sans casque les rochers affleurent de moins en moins sous la neige et ils sont plus polis. Certains disent même bonjour, excusez moi d’être là.

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Le ski est effectivement par essence « gravitaire »… Il s’agit toutefois d’une appellation d’origine incontrôlée qualifiant le ski où l’on use de remontées mécaniques pour assouvir ensuite ses basses pulsions de glisse immodérées :smiling_imp:

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Je préfère une possibilité à un devoir même conditionnel.

En station, c’est grosso modo comme pour tout le reste : ça dépend.
Ayant ciré les stades de slalom, j’ai utilisé casques, protèges-tibia, des protections pour les mains, pour les avants bras … une dorsale pour le dos.

Mais quand j’emmène mon gamin skier, c’est comme chercher le pain à vélo. Je ne met donc pas plus de casque qu’un moniteur de ski encadrant un groupe de gamins.

D’une manière générale, je considère que le casque en station est une connerie. Si on souhaite aller vite, jusqu’à avoir besoin d’avoir un casque, il faut aller dans un endroit réservé à la vitesse et sécurisé : un stade de slalom. Une proportion significative des skieurs sont des chauffards dangereux totalement irresponsable qui feraient mieux de prendre en compte la sécurité des autres, avant leurs propres sécurités.

AMA, ça dépend surtout de ton référentiel.

Quand tu as poussé la machine en ski, en allant systématiquement à tes limites et donc à la chute pour progresser, souvent sur du béton (ciment neige), avec des vrais protections, je peux t’assurer que les casques utilisés en ski de rando ressemblent à rien, et n’auraient pas servi à grand chose dans les pépins réguliers. En descente, les cartons peuvent se produire à plus de 100km/h, en réception d’un saut de plus de 10m, sur du béton.

En ski de rando, j’assure ma sécurité en adaptant mon rythme. Prendre un de mes nombreux casque en ski de randonnée me semblerait aussi incongru que de le prendre pour faire de la randonnée pédestre. A fortiori parce que l’accidentologie en ski concerne avant tout les membres inférieurs.
Bien évidemment, c’est différent quand on pousse la machine.
Si on est limite en ski, jusqu’à se prendre des bûches régulières en ski de randonnée, il me semble préférable d’améliorer la sécurité en apprenant à skier et/ou en adaptant le niveau de la sortie.

Et quand tu pars en hors piste jouer près des rochers, en forêt, etc?
Et accessoirement même sur piste je le mets, non pas pour me protéger, mais me protéger des autres…

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Je le porte maintenant systématiquement à ski

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Quand je souhaite jouer, aller au limite, j’ai bien évidemment un casque (un vrai), et parfois même la protection dorsale, tout comme on protège mains, bras et tibias en course d’alpin.
La dorsale servant notamment à protéger des brûlures est obligatoire dans les règlements FFS vitesse.

Je suis d’accord que le casque en station sert surtout à se protéger des autres. C’est particulièrement vrai avec les gamins. Mais, c’est surtout révélateur du comportement de chauffards d’une proportion significative de skieurs, parfois/souvent mettant un casque parce qu’ils vont trop vite par rapport à leur niveau. Quand on veut faire de la vitesse, on le fait seul ou sur un stade de slalom.

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Certes, Kristof, mais tu ne referas pas la nature humaine. Des fêlés qui ne maîtrisent pas leur vitesse, il y en a partout sur les pistes, sur les routes…

Je n’ai plus en tête précisément les normes. De mémoire, les casques FIS d’alpin en GS et vitesse répondent à d’autres exigences que les casques « touriste », avec notamment l’exigence de recouvrir l’intégralité de la tête, ce que ne font pas les casques de ski-alpinisme y compris homologués en compétition de ski-alpinisme.
Il faut donc arrêter de rêver sur les performances des casques utilisés en ski de randonnée. C’est du léger avec des trous pour aérer. Bien évidemment, ils répondent à une norme mais ç’est uniquement un engagement minimum. Tous le monde se doute bien que léger et ouvert n’est tout de même pas la meilleure des choses pour une protection qui doit durer dans le temps avec une expositionveillssement en milieu naturel.

Bah si tu y tiens vraiment je viens te donner 2 grands coups de bâton sur la tête : un sans casque et un avec casque aéré (pour ton confort). Tu me diras ce que tu en penses.
Perso j’ai pris une gamelle inattendue (bête faute de carre) sur piste dans un moment de relâchement . Je sais pas comment je me suis démerdé mais l’arrière d’un des skis est venu taper derrière ma tête … Vraiment fort !
Comme quoi même pas besoin d’attaquer ni de chauffards.

Chez moi, la hotte de la cuisinière est un peu basse. C’est du verre avec des coins très penibles, sous-entendu ça fait très mal quand je cogne. Faut-il mettre un casque à la maison ?

En terme de sécurité, le port d’un ÉPI est l’ultime recours quand les autres solutions ne fonctionnent pas.
Au lieu de mettre un casque, je vais remonter la hotte.

En ski, c’est la même chose : je porte l’EPI quand c’est nécessaire. En ski tranquille, ben c’est du ski tranquille et je n’ai donc guère de raison de me faire mal.

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merci mr Obvious. :smiley:

Toute la question est « quand est-ce nécéssaire » ? Le problème est qu’on s’en aperçoit généralement après l’accident.

Perso, après une monstre boite dans le « border cross » de Prabert, je prends souvent un casque (de montagne, basique) en ski de rando. Je le mets rarement à la montée et pas souvent à la descente. Mais même si je skie mal et lentement, je ne suis pas à l’abri d’une collision avec un truc dur où un casque me sauverait la vie. Ca s’rait « mieux » d’en mettre tout le temps un. Comme en couenne

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Pour répondre à la question: je ne mets pas de casque pour le ski de rando.

J’ai déjà répondu que c’est également une question de référentiel ski.
Quand je décide de skier tranquillement, la chute à ski (ou la collision) me semble aussi incongru que la chute en randonnée pédestre ou en course à pied.
Ça m’est déjà arrivé de me mettre une boite en courant sur un sentier glissant. Ca fait mal mais ce n’est pas pour cela que je met un casque pour courir.

Dans ce cas, c’est beaucoup plus logique de porter un casque.

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J’ai toujours mis un casque en Trad, y compris en couenne Trad, depuis plus de 15 ans.

Pas la peine qu’il te sauve la vie pour le juger nécessaire.
Un trauma cranien sans séquelle nécessite quand même un diagnostic et du repos, donc empêche de skier pendant qq jours / semaines (je ne sais pas exactement). Et comme on a perdu des neurones dans le choc, on a plus de risque d’oublier les peaux, les bâtons, les chaussures voire les skis, et de gâcher les rares journées avec de bonnes conditions.
Par ailleurs une grosse égratignure sur la tête ça pisse le sang, ça salit le bonnet voire d’autres vêtements, et si on ne s’y prend pas assez tôt (qq heures) il restera peut être des tâches. Le bonnet verra donc son albédo réduit par endroit, ce qui n’est pas acceptable.

mesdames messieurs, droit dans les yeux,… je n’ai jamais mis,… et ne mettrai jamais de casque en rando…signé: le ministre de la rando de goche

Je partage à peu près tout ce qu’a dit kryst0f. Je pense que l’incompréhension vient surtout de la différence de vécu, d’expérience et de niveau a ski. C’est impossible de mettre de l’analyse rationnelle objective et universelle la-dedans.

Pour ceux qui disent « il faut obligatoirement mettre un casque en ski de rando (e.g. parce-que c’est dangereux) », je pourrais répondre « il faut interdire le ski de rando (e.g. parce-que c’est dangereux) ».

On pourrait aussi interdire les skis de moins de 2Kg, les fixations sans certifications DIN, les casques sans mantonniere etc.

Pour revenir à la question, je prends parfois le casque, par exemple pour faire du raide, quand je suis seul, quand je ne suis pas sur de l’exposition de l’itinéraire etc. C’est un choix que je prends comme avec chaque pièce d’équipement et d’habillement d’une sortie montagne.
Des fois je me plante et je me dis « merde j’aurais du prendre le casque » : dans ces cas-la je fais gaffe, je skie moins vite, je passe par un coin moins expo ou je fais demi tour. C’est la même chose quand je me rends compte que j’aurais du prendre les crampons, une broche ou une doudoune.

Bref, chacun est responsable en montagne. Certains équipement dépendent d’un choix de groupe ou de cordée d’autres sont un choix personnel. J’espère bien garder cette liberté, que ça soit à pied, à vélo ou en ski.

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100% d’accord avec toi.