L'escalade a un avenir

Posté en tant qu’invité par Laurent:

C’est ce que j’allais dire. Dans les voies d’escalade parcourues, il n’y plus beaucoup de traces de faune ou flore de toute façon. Au pire, si on trouve une fleur qui pousse dans une fissure voisine, c’est rarement un passage patiné, car dans les voies vraiment usées il n’y a plus rien. Donc en pulvérisant soigneusement, ça doit aller.

Mais tu fais bien Arnaud d’énoncer ces précautions: l’histoire montre que l’usage de produits chimiques dans la nature a souvent entrainé des effets négatifs que l’on avait rarement imaginé au départ.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Une façon très simple « d’économiser » le rocher est de limiter l’équipement à demeure. Tu fais nettement plus de longueurs dans la journée lorsque tu fais de la grimpe sportive que quand tu es obligé de placer tes protections.
Je pense que la grimpe privilégiant un assurage « naturel » a un impact sur le rocher et l’environement nettement moins important que la grimpe sportive. C’est vrai non seulement pour des voies de plusieurs longueurs mais également pour les couennes.

Marginal : entierement d’accord avec toi.

Posté en tant qu’invité par Pyli:

je ne suis pas pour limiter l’équipement à demeure, forcement, la grimpe sportive c’est ce qui me reviens le moins chere… ;o)

au contraire équipé encore plus… plus il y a de site, moins ils sont fréquenté… au lieu d’avoir 20 personnes sur un site, il y en a 10 sur 2 sites, le site dur 2 fois plus longtemps… ;o)

plus serieusement, pour économiser le roche, nous on s’essuis bien les pieds avant de monter et le dernier qui decend enleve la magnesie avec sa brosse a dent ( moi j’utilise une brosse a ongle, c’est plus dur et plus gros… )

c’est simple et ca ne prend pas de temps alors pourquoi ce priver?? ;o)

Posté en tant qu’invité par Etienne:

J’espère bien que personne n’a pris mon hypothèse comme une recette prête à appliquer!
Je ne fais que rêver que peut-être il est possible de rattraper les dégâts de la sufréquentation sans avoir à attendre 100 ans l’oeuvre de la Nature. Je pense vraiment que mon idée n’est pas irréaliste, mais il faudrait établir des protocoles très stricts pour limiter l’impact au seul nécessaire.
En dehors des seuls dangers écologiques, il y a un réel danger à manipuler un acide fort, surtout en aérosol dont on contrôle difficilement la directivité. Prenez de l’acide dans les yeux, et si vous ne pouvez pas rapidement les rincer abondamment vous ne les aurez même plus pour pleurer! Peut-être un acide faible comme ceux qui servent à détartrer les cafetières suffirait-il…

Dernier danger: l’abus. Il ne faudrait pas que chaque fois que quelqu’un trouve une prise un peu trop glissante à son goût il s’amuse à la vitrioler à tout va, sinon pour le coup les voies seront souvent des premières!

Les possibilités de créer de nouvelles voies n’étant pas infinies, suivant les régions, il faudra bien trouver une solution si on ne veut pas que nos successeurs n’aient plus d’autre choix que la résine.

PS: quand au danger de pollution par HCL, voilà ce qui arrivera: 2HCl+ CaCO3 -> CaCl2 + CO2 + H2O
Sachant qu’il y aura toujours assez de calcaire pour épuiser tout l’acide, à part l’effet de serre dû au CO2 ( ouarf ), je ne vois rien de bien méchant dans les produits de la réaction…

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Tu as raison de préciser qu’il ne s’égit pas d’un produit innoffensif l’HCl… J’en manipule régulièrement au labo (avec de l’ammoniaque pour faire de la fumée), et j’ai déjà fait des trous partout…

Sinon, l’idée parait vraiment intéressante. Ca serait bien d’essayer de faire des tests experimentaux sur prises patinées pour voir l’eficacité. Sur une voie, ça va être dur (si on veut interdire la voie quelques temps); mais on peut imaginer de traiter des pierres polies par le passage à pied dans des zones d’accès aux falaises ou des sites touristiques, et recouvrir les quelques pierres ainsi traitées pour les protéger du pietinage. (on vise quoi après comme Impact factor, Etienne?)

Posté en tant qu’invité par Arnaud SL:

Imaginez un instant qu’il reste un peu d’acide non neutralisé.
Imaginez que votre corde passe par là …
Nylon + acide, ça me parait pas très compatible tout ça …

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Laisse tomber, Arnaud. ca sera plus simple de t’expliquer de vive voix à la Pentecôte, mais en attendant je préfère ne pas donner d’idées à quelqu’un qui ferait n’importe quoi n’importe comment.

Une alternative: le sablage au kärcher, mais à mon avis ce serait encore moins écologique!!!

Posté en tant qu’invité par alex:

n’oubliez pas de faire un suivi démographique sur la faune (coquille des oeufs d’oiseaux) et la flore (ph sol, appareil végétatif etc …) en même temps !

Posté en tant qu’invité par alex:

moi en en bon écolo je vote pour la méthode naturelle : la restauration par les mousses, les lichesn et la pluie, mais il faudra faire tourner les falaises comme pour une jachère (cycle de 10 ans minimum), en plus c’est bon pour la regénération démographique des populations d’oiseaux et des plantes endémiques « rupicoles » si nombreuses dans le Sud Est !
Mais c’est aussi un autre débat qu’il faudra assumer.

Posté en tant qu’invité par pingu:

il y a aussi l’acide acétique… (plus vulgairement le vinaigre)

il aide le néttoyage des prises

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Si tu arrives à interdire d’escalade pendant 10 ans une falaise située à 25 km d’une agglomération de 500.000 habitants, effectivement, c’est la solution idéale. 10 ans, tu crois vraiment que ça suffit?

Je connais quelques falaises oubliées qui doivent voir dix cordées les années bissextiles. Les voies sont couvertes de lichens, les eaux y ruissellent tant qu’il s’agit de dalles à cannelures, et pourtant les prises majeures sont toujours aussi lisses.

J’ai l’impression que tu nous vois arriver avec des lances à incendie d’acide fumant… Que nenni: 100 microlitres d’acide à 10 millimolaire ( je donne les chiffres au pif, il faut justement faire des essais ) pourront à peine rendre vaguement rugueux quelques centimètres carrés de calcaire avant d’être totalement et définitivement anéantis par la réaction chimique. Jamais rien n’arrivera jusqu’au sol et encore moins sur des nids d’oiseaux.
Mais comme je l’ai déjà dit, mieux vaut parler d’autre chose avant qu’un apprenti sorcier essaye sans précautions.

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Ouaip, ou l’acide tartrique ( de la lie de vin ), de l’acide oxalique ( du jus d’oseille ), rien que du naturel.
Cependant, l’avantage d’un acide fort est que la réaction est immédiate et rapide, ce qui évite les risques de dissémination de ton produit avant qu’il soit neutralisé.

Posté en tant qu’invité par Pyli:

he ben il ne reste plus qu’un pro ( toi ?? ) fasse les dosages et les essais, puis nous donne les moindres detailles tres tres precisément…

des le premier jour ou j’ai vu une prise de calcaire patinée j’ai pensé a l’acide, mais n’etant pas un biologiste j’ai prefere ne rien faire… c’est pour ca, je suis etonné que la solution de l’acide semble la bonne, et que personne ne l’ai faite jusque la…

Posté en tant qu’invité par clifhanger:

T’aurais du breveter , tu serais peut-être milliardaire aujourd’hui avec le boulot qu’il y a

Posté en tant qu’invité par Marco:

Oulah les gars !
Si vous utilisez l’acide, merci d’éviter les points d’assurage :wink:
Laurent, quand tu fais de la « fumée » avec Hcl et ammoniaque, j’espère que tu récupères le sel produit : faut pas gâcher !

Plus sérieusement, l’interventionnisme humain mène à des problèmes qu’on veut régler par la même méthode… Plus tard, on découvre de nouveaux problèmes.
Je crois qu’il n’y a qu’une solution - qui rejoint d’autres sujets déjà évoqués, ex. « grimpe aux USA » - : moins d’équipement. Tant pis pour les sites patinés (malheureusement, qui respecterait une « jachère »? et de là à poster des gardes… bof).
Tracer des voies partout, c’est comme implanter encore plus de remontées mécaniques. Conséquence : on réduit la part du terrain d’aventures pour que la masse accède à la grimpe (ou pour vendre plus de matériel peut-être ?). Si ça continue on va généraliser le « un point tous les 2 mètres » qu’on trouve déjà à certains endroits. Bon sang, mais si c’est pour faire ça, fabriquez-vous plus de pans de béton et foutez un peu la paix à la nature !

Je crois qu’on a perdu la notion d"engagement qui fait (faisait ?) de l’escalade une discipline en phase avec la nature (comme la montagne, quand elle n’est pas « industrialisée »), et à sensations fortes. Si c’est juste un sport… ben, il y a des stades pour ça.
Entendons-nous bien : je conçois qu’on crée des sites école, pour que M. tout le monde vienne faire 3 mètres en tête et puisse dire qu’il fait de l’escalade (chacun ses limites), mais il semble évident qu’un secteur très équipé est un secteur condamné à terme. Il suffit de le savoir et de gérer (et répartir) « équitablement » les ressources naturelles.
Une question : est-ce que c’est très grave si on n’est pas 59,99 millions à grimper dans ce pays ?

Allez, s’il vous plaît, laissez-nous des voies - et si ça dérange pas trop des secteurs - avec un clou tous les 4m (oui d’accord, un bon gros ring, ok).

Posté en tant qu’invité par Boris:

Ben voyez, je pense qu’il faudrait trouver une solution, par exemple avec de l’acide muriatique, il est possible de dépolir une surface calcaire. Et ça marche. Mais qui va payer tout ça. Pour ma part, j’habite dans le Jura Suisse et le problème n’est pas aussi grave qu’au Sud de la France, ou des hordes de grimpeurs défilent continuellement sur vos magnifiques sites…
J’étais 1 semaine dans la régions de Mouriès le mois passé et je trouve vraiment dommage que les voies faciles soient pareillement polies, mais voilà, c’est la vie. Chez nous, avec notre mauvais temps et notre rocher parfois douteux, il y a beaucoup moins de monde qui vient et le problème n’est pas aussi grave, mais dans 20-30 ans ça sera comme le sud. Salutations du Jura.

Posté en tant qu’invité par cyril:

Essaie de mettre de l’acide chlorydrique sur du calcaire…et mets ton nez au dessus de la réaction…tu comprendras alors très vite que les produits de la réaction ne sont pas CaCl2 + CO2 + H2O mais plutôt Cl2 (gaz) + …Etienne a écrit:

J’espère bien que personne n’a pris mon hypothèse comme une
recette prête à appliquer!
Je ne fais que rêver que peut-être il est possible de
rattraper les dégâts de la sufréquentation sans avoir à
attendre 100 ans l’oeuvre de la Nature. Je pense vraiment que
mon idée n’est pas irréaliste, mais il faudrait établir des
protocoles très stricts pour limiter l’impact au seul
nécessaire.
En dehors des seuls dangers écologiques, il y a un réel
danger à manipuler un acide fort, surtout en aérosol dont on
contrôle difficilement la directivité. Prenez de l’acide dans
les yeux, et si vous ne pouvez pas rapidement les rincer
abondamment vous ne les aurez même plus pour pleurer!
Peut-être un acide faible comme ceux qui servent à détartrer
les cafetières suffirait-il…

Dernier danger: l’abus. Il ne faudrait pas que chaque fois
que quelqu’un trouve une prise un peu trop glissante à son
goût il s’amuse à la vitrioler à tout va, sinon pour le coup
les voies seront souvent des premières!

Les possibilités de créer de nouvelles voies n’étant pas
infinies, suivant les régions, il faudra bien trouver une
solution si on ne veut pas que nos successeurs n’aient plus
d’autre choix que la résine.

PS: quand au danger de pollution par HCL, voilà ce qui
arrivera: 2HCl+ CaCO3 -> CaCl2 + CO2 + H2O
Sachant qu’il y aura toujours assez de calcaire pour épuiser
tout l’acide, à part l’effet de serre dû au CO2 ( ouarf ), je
ne vois rien de bien méchant dans les produits de la
réaction…

Posté en tant qu’invité par Bibi:

A part un message, aucun ne parle du problème de la magnésie…

Personnellement j’ai un niveau « moyen » (je me fais plaisir dans des voies en 5 et 6) et je suis toujours étonnée de voir les traces d’utilisation systématique de magnésie. Ca fait plus de 20 ans que je grimpe et je n’en ai jamais utilisé… pourtant cela ne m’a jamais empêchée de terminer une voie !

Alors pourquoi ne pas tout simplement commencer en changeant nos habitudes et n’utiliser la magnésie que lorsque cela est nécessaire (dans les voies dures, donc qui se patinent moins parce que moins de monde).

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Entierement d’accord avec toi.
Mais je pense que ces idées sont totalement à contre-courant du courant de pensée actuel en France.

J’avais entendu une expression qui m’a fait froid dans le dos : zone de developpement économique par l’escalade. Tous est dit.

A l’heure des dicours sur le « developpement durable », il me parait un peu suréaliste de parler d’utiliser de l’acide pour enlever la patine des voies, alors qu’il suffirait d’équiper raisonablement pour éviter une sur-consomation.
Tu poses une vrai question : est il necessaire que les 60 millions de Francais grimpent. Certaines structures vont répondre oui à cette question, notament celles dont les subventions recu de l’état dependent du nombre de pratiquant.

Posté en tant qu’invité par Chamel Michel:

Oui l’escalade a un avenir à la condition que tous les grimpeurs se sentent un peu plus responsables de leurs terrains de jeu!
Une démarche de réflexion a déjà été entreprise au sein du Comité escalade du Parc des Ecrins avec la participation de la FFME et du CAF.Cette démarche vise effectivement à préserver certaines zones de pratique pour les générations futures.Malheureusement la plupart des équipeurs sont des electrons libres qui ne se posent pas de telles questions , et ne veulent surtout pas voir limiter leurs pratiques par un organisme quelconque .Leur leit motiv est que la montagne doit rester un espace de liberté totale.
Mais il ne faut pas oublier que la montagne est un patrimoine sportif et culturel qui appartient à toute la communauté et que toute appropriation de ce bien par un équipement quelconque ne devrait se faire qu’avec l’assentiment de tous, autrement on empiète irrémédiablement sur la liberté d’autrui.
C’est un long travail pédagogique à entreprendre par l’intermédiaire des Fédérations sportives et de la presse spécialisée si l’on veut arriver à un résultat concret dans les années à venir.Il ne faut pas oublier que lié à l’équipement, il y a le problème de l’édition des topos guides qui est une opération commerciale non dénuée d’intérêt pour les intéressés.
Michel Chamel
Vice Président du CD38 FFMEalex a écrit:

L’escalade a un avenir mais les voies d’escalade en ont elles
un ? Dans le Sud Est les sites ont plus de 10-20 voir 30 ans
d’age en escalade libre et certaines voies sont bien
patinées, dans 30 ans nous continuerons de grimper mais sur
de vraies patinoires. Existe il à la FFME ou au Caf des
goupes de reflexion sur la conservation des sites d’escalade
? histoire que les voies sur roche calcaire ne soient pas
exploitées comme une ressource fossile : après moi le déluge !