Les voies du seigneur (TMB, part I)

Posté en tant qu’invité par Step’:

Bon, les gars, c’est pas pour dire, mais je fais des pieds et des mains pour vous finir ce torchon.
Je réfléchis.
Je met « Unkown pleasures » en boucle.
J’envoie des mails aux personnes concernées.
Oui, parce que ma mémoire est endommagée de façon irréversible (d’après les spécialistes).
Bref : je fais le maximum.

Faut être patient.
Comme disait un sacré bon guitariste californien, dont le nom m’échappe, mais qui nous a fait un incroyable concert gratuit à St Egrève : « the more you drink, the better i play ».

Santé.
Et patience.

Posté en tant qu’invité par Anso:

Une petite missive pour informer notre Auteur que je donne à mon frère les infos sur sa prose. mon frère s’intéresse beaucoup à la montagne, bien sûr, mais il mesure aussi 1m95 et est prêt à casser la gueule à qui que ce soit qui envisagerait peut-être un jour de me manquer de respect.
Dans tous les cas je te fais (évidemment) entièrement confiance Etienne.

Bise à Pierre

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Ah oui Étienne il a dit :

  • " Rien à fout’, j’ ai peur de personne, de toute façon, c’est rien que des tafioles !!! "

( ps I : en Français dans le texte )

( ps II : AlbanK, 1,72m, 90 Kg, 30 ans de Rugby … )

( ps III : bizzz !!! )

Posté en tant qu’invité par Step’:

Nuit fraîche.
Réveil glacial.
La différence ?
Une bonne dizaine de degré.
L’absence de matelas n’a pas arrangé les courbatures.

« Il est quelle heure ? (Julien) »

Julien n’est pas encore bien acclimaté à notre périple.
Je le rappelle, pour les distraits (et les franc-comtois*) : nous n’avons absolument aucun moyen de savoir l’heure.
La question de Julien entraine donc des réponses diverses, selon l’interlocuteur et son degré d’éveillement.
« 7h31. (AnSo) »
« Grblmbmrtmln. (Johann) »
« On s’en fout ! (Phan) »
« Ouais ! (Jisse) »
« Voyons, AnSo, vous plaisantez ? Regardez plus attentivement la position du soleil. C’est simple : on ne le voit pas. Selon l’orientation NO de notre vallée - qui, je le précise, est une vallée glaciaire - s’il était vraiment 7h31, comme vous le prétendez, nous devrions voir ses premiers rayons sur l’aiguille de Bionnassay. Les voyez-vous ? Non. 7h, au plus tard. (votre serviteur) »

Pour vérifier mes dires (ça m’énerve, ça m’énerve), quelques têtes sortent furtivement des tentes, après avoir, pour les plus réveillés, dézippé la moustiquaire.
Des têtes curieuses.
Cheveux en bataille.
Joues rouges.
Yeux collés.
Duvet qui remonte jusqu’au menton.

« Vache ! Y’a du givre sur les tentes. (Johann) »
« 1°C, grand maximum. Nous n’aurions pas eu cet inconvénient si vous vous étiez abstenu de respirer inutilement. (votre serviteur) »
« Bon. Je vais prendre ma douche. Où est le savon ? (Phan) »

Et là, sous nos yeux médusés, il se passe un truc incroyable. Extraordinaire. Vous n’allez pas me croire - c’est pas grave, j’ai l’habitude.
Phan sort de la tente, en caleçon et T-shirt, et se dirige, d’un pas nonchalant, vers le ruisseau tout proche.
Le ruisseau qui sort du glacier de Miage.
Arrivée à bon port, elle ôte le T-shirt, et fait trempette.
Non, elle n’ôte pas le caleçon. Elle sait que désormais, ce sont au moins quatre têtes qui scrutent la suite des évenements.

« P… ! Comment elle fait ?? (Jisse) »
« Incroyable… Ho, les gars, on va pas se laisser ridiculiser ? Faut qu’un mâle se dévoue. (Johann) »
« On te regarde. (Julien) »
« Bof. Je l’ai déjà fait. Au début, ça brûle, mais on s’y fait très vite. Bon, ce matin, j’ai pas la forme. (votre serviteur) »
« Si elle tombe dans les pommes, j’interviens. Le temps de sortir du duvet, d’enfiler 4 pulls, et j’interviens. (Johann) »

Hélàs, Phan ne tombe pas dans les pommes (à propos de pommes… non, rien). Et c’est tout naturellement qu’elle revient, propre et rasée de frais, dans la nuit finissante de ce matin glacé.

Après un petit déjeuner vite expédié pour cause de caillante infernale, une petite clope qui nous confirme dans notre statut d’adulte en devenir - ça ne saurait tarder - nous remballons notre campement.
Nous ne prenons pas la peine de secouer les toiles de tente avant de les plier.
« En devenir », j’ai dit.

Puis c’est le départ.
Notre but est en vue : le col de tricot, 2120m.

  • 560m, indique le topo, implacable.

Au début, tout se passe bien. Nous marchons vite, éperonnés par le froid et les douleurs diverses (ampoules, courbatures, amour propre). En milieu de peloton, je surveille mon troupeau.

Puis c’est le drâme.

« Mes lunettes de soleil ! (AnSo) »

AnSo a oublié ses lunettes de soleil aux chalets, 200m plus bas.
C’est de la marque.
L’oubli des lunettes de soleil menace de doubler le budget de notre périple.
Il faut faire quelque chose.

« Bon. On t’attends. (votre serviteur) »
« Mais… Je suis malade, ça me fatigue terriblement… (AnSo) »
« T’inquiètes, on t’attendra tout le temps qu’il faudra. (votre serviteur) »
« Enfin, mon beau, mon doux, mon adorable compagnon de vie (en certaines circonstances, les filles n’hésitent pas à mentir. Je préfère vous prévenir.), vous n’avez donc pas de coeur ? (AnSo) »
« Non. Par contre, j’ai un cerveau. (votre serviteur, qui sait mentir également, quand la nécessité s’en fait sentir) »

AnSo en sera quitte pour un aller-retour express jusqu’au lieu du délit.
Je sais ce que vous pensez.
Mais, non, ce n’est pas de la cruauté.
Du pragmatisme, tout au plus.
D’ailleurs, l’avenir me donnera raison : AnSo n’oubliera plus ses bijoux aux bivouacs.
Merci qui ?

Entre temps, le soleil n’a pas daigné se lever.
Soit il fait la grasse mat’, soit on est partis plus tôt que prévu.
La petite troupe repart dans la froidure et l’ombre bionnassaysque.
Pressés d’arriver, mes compagnons pressent le pas. Enfin, autant que faire se peut, avec le gros sac, les courbatures, le zona intercostal.

Au col, c’est l’illumination.
Soleil droit devant.
Le glacier de Bionnassay a mis les feux de route.
On en prends plein les yeux pour pas un rond.
Hein, que c’était une bonne idée, de venir faire de la montagne ?

La rencontre de randonneurs nous permet de nous encquérir de l’heure. 8h. Vache. On s’est levé vers 5h30. Dire que, quand c’est pour aller au lycée, certains (que je ne citerais pas) n’attérissent pas avant midi.
La rencontre d’un troupeau de moutons nous permet de nous délester d’une bonne moitié des ordures ménagères de la veille. Ça bouffe n’importe quoi, un mouton.

A la descente, la température s’envole.
Nombreuses pauses réhydratantes.
Il me semble aussi que je nous ai un peu paumé, sur la fin. Je me souviens vaguement d’errances, sur quelque pierrier instable, entre les rives droite et gauche du glacier de Bionnassay. J’ai dû trouver un raccourci, ou un truc du genre. Mais ça m’étonne de moi.

Survient ensuite une montée, que j’ai promis très brève.
(
Remarquez bien que je ne sais pas pourquoi je me suis emmerdé à promettre quoi que ce fût.
Après tout, ce sentier, c’est pas moi qui l’ai fait.
Que j’eûsse à le tracer, je l’aurait fait vachement plus plat. Sans blague. Monter de 560m, descendre de 570, remonter de 230, non mais qu’est-ce que ça veut dire ? Un tunnel sous le col de Tricot, un petit coup de dynamite pour faire remonter le glacier de Bionnassay d’un chouille, et ça passe avec une montée progressive des chalets de Miage jusqu’à l’hôtel Bellevue. Dans le tunnel, on mettrait les photos de ce qu’on verrait si c’était pas un tunnel, avec des filles en bikini sans piercing au premier plan. Sous le glacier, on mettrait des bouts de séracs dans des congélos géants en plexiglass. Comme ça, le passant serait instruit. Il s’extasierait devant les merveilles de la nature, et serait vachement plus respectueux.

Bref, les promesses, stratégiquement, c’est pas une bonne idée.
Conseil : commencez toujours par « l’IGN dit que… » ou « d’après l’IGN ».
Inutile de s’engager personellement.
Vous éviterez plus facilement les remarques qui suivirent.
)

De « on est bientôt arrivé » en « ce coup-ci, c’est sûr, on arrive », nous progressâmes péniblement à travers la forêt.
Nous ne nous éloignâmes cependant jamais du but, et finîmes donc, fatalement, par l’atteindre.

L’hôtel Bellevue, planté au beau milieu d’une colline sans grâce, entouré de voies de chemin de fer et autres remontées mécaniques, guettait naïves et naïfs.

  • : comment je sais que les franc-comtois sont distraits ?
    Ma longue expérience de la bête, déjà.
    Mais surtout, regardez : ils ont oublié le « p » après le « om ».

Et ça vient nous donner des leçons d’orthographe…

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Iznogoud:

ça, c’est mal, les maux auraient pu se dévouer pour aller chercher les lunettes d’Anso.

Pour le franc-comtois, nul en orthographe, les maux, c’est le pluriel de mâle.

Posté en tant qu’invité par Iznogoud:

Ce qui serait bien, Etienne, c’est que tu regroupes tous tes part en une seule, car je n’ai qu’un neurone et il est fissuré, alors aller chercher les posts signés l’Urbain avec des part en chiffres romains et dans l’ordre, c’est au-dessus de mes faibles compétences.
Rassure toi, j’ai quand même bien apprécié la part IX. Je vais de ce pas lire la VIII, c’est bien la suivante, je ne me trompe pas?

Posté en tant qu’invité par Iznogoud:

C’est bon, je t’épargne l’énorme travail de rassembler toutes les parties. J’ai tout lu!
Finalement, c’est mieux de tout lire d’un coup! Alors juste une petite remarque, tu sembles dire que le pain n’est plus bon aujourd’hui, alors qu’il l’était dans ta lointaine jeunesse. Ne connais-tu pas le blé en herbe à Chambéry?
Mise à part, cette petite erreur, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt tes aventures de jeunesse.
j’ai bien ri, alors maintenant, j’attends la suite!

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Step’:

ça, c’est mal, les maux auraient pu se dévouer pour aller
chercher les lunettes d’Anso.

Bein va-z’y toi !

Pis pour tout lire dans l’ordre, y’a qu’à mettre en vue plane.
Haaa, c’est arboresciens…

Posté en tant qu’invité par visse:

Moâ, ma requête, c’est que tu devrais mettre les autres parties en liens, comme fait François, m’enfin j’dis ça, j’veux pas créer de polémiques…

Posté en tant qu’invité par miette:

qu’est ce que la vue plane ?
à plat peut-être ?

miette blondinette

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Bon, c’est bien, rien à dire, sinon, la suite …

… Et magne.

Posté en tant qu’invité par Lau:

Nan!!!
T’as habité" à côté du lac de la source!! c’est pas de bol quand même!
Moi j’ai passé 3 ans au lycée la bas… ça m’a suffit!

Posté en tant qu’invité par Step’:

T’as habité" à côté du lac de la source!! c’est pas de bol
quand même!

Ouais, et t’as vu ce que je suis devenu ?
Forcément, avec des antécédents pareils.

Moi j’ai passé 3 ans au lycée la bas… ça m’a suffit!

Voltaire ?
Je suppose que le recours au lance-rocket date de cette époque…

Posté en tant qu’invité par Step’:

d’extraction
modeste

Je ne résiste pas à vous faire partager la remarque de Jisse himself à ce sujet :

« Je suis d’accord avec « modeste », mais extraction suppose que je m’en suis extrait, ce qui n’est pas le cas! »

Y’a pas à dire : mes potes sont vachements plus sympas que les vôtres.

La suite arrive, Bertrand, tu l’auras pour le petit déjeuner.

Tchuss.

Posté en tant qu’invité par pierre:

Step’ a écrit:

C’est beau, l’Ardèche.
Une fois, au festival de Lussas, un type m’a prêté deux cent
balles. Juste parce qu’il m’a entendu me plaindre de l’absence
de distributeur de billets. Comme promis, je les lui ai
ramenés le lendemain soir.
C’est beau…

Tiens, v’là t’y pas que tu donnes dans l’angélisme béat ?
Ça m’étonne un peu, tout de même.

En tout cas, je peux te dire que si ton préteur était bien de l’Ardèche, et bien son Pascal … il était faux.
Contrairement au tien.

Et ça, vraiment : c’est beau !

Posté en tant qu’invité par Step’:

Ha, pierre, tu me la bailles belle.

L’hôtel Bellevue.

Bon, déjà, vous pouvez noter que question enseigne, ils se sont pas foulés.
« Bellevue » est à l’hôtel ce que « mon plaisir » est à la villa.
Nous, on s’en fout, on veut juste bouffer. Ventre affamé n’a pas de goût littéraire.

Lorsque nous nous attablons en terrasse, il est encore tôt.
Comme il se doit, nous sommes suants, essoufflés, encombrants, dépenaillés, et désireux de faire ripaille au plus tôt.
Bon, nous sommes les seuls clients, ça semble possible.

Cependant, après dix minutes à fantasmer sur une fondue ou une tartiflette, personne ne semble s’encquérir de notre sort. Je me sens obligé de rassurer mes compagnons, habitués à des établissements plus… professionnels, dirons-nous.

« Voyons, cette petite gargotte doit fonctionner à l’ancienne. L’un d’entre nous devrait plutôt aller demander au cuistot quel type de repas pantagruelique il peut nous préparer moyennant quelques sesterces… Au hasard… Julien ? »

Julien revient avec une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne : l’établissement est de très bonne tenue (sauf les WC).
La mauvaise : l’omelette nature, composée des deux oeufs frits dans un peu de beurre, est à 30 francs. Le train à crémaillère n’est pas compris dans le prix. Le sourire non plus.

Nous nous contenterons de trois omelettes pour six. Soit 90 francs, pour un oeuf par personne.
Le budget tire la gueule.
AnSo, travaillée simultanément par l’aller-retour express, le zona intercostal, le soleil et la faim, est toute pâle sous son bronzage.
C’est pourquoi nous descendrons aux Houches en télésiège.
Le budget avale un tube d’aspirine.

Repartis en groupes de deux, nous rallions Chamonix en auto-stop.
Je n’ai aucun souvenir concernant ce trajet.
Si vous voulez, je mens, et je case une autre histoire d’auto-stop. J’en ai plein en réserve. Là, comme ça, sous la main, j’ai l’histoire dite des « mannequins de Lausanne », celle du « traumatisé-qu’on-se-demande-pourquoi-il-prend-encore-des-auto-stopeurs », celle de « Joe l’indien » (mais faut que je me renseigne), celle du « pervers délicat mais pas trop », celle du « type qui roule en merco et qui en a marre de se faire chourave son sigle mercedes »… Bref, je vous laisse le choix.

Chamonix.
Nous nous retrouvons au pied du légendaire téléphérique de l’aiguille du midi.
Répartition des tâches.
Oui, je parle bien de mes compagnons.
Jisse et AnSo iront faire les courses.
Julien et Phan iront acheter nos billets de téléphériques.
Tous les autres surveillerons les affaires.
Des victuailles, il nous en faut : le programme prévoit que nous resterons deux jours au plan de l’aiguille, le temps que Johann et moi fassions quelques épiques ascensions : petits charmoz/pilier sud et aiguille du peigne/contamine-vaucher.

Nous attendons.

Phan et Julien reviennent avec les précieux billets.
Le budget tente de se pendre.

Nous attendons le reour de nos vaillants logisticiens.
Anxieusement, parce que la dernière benne part dans moins d’une heure.

Bon, là, il se passe un truc que j’hésite à vous raconter.
On va faire un deal : je vous raconte, mais vous promettez de ne pas trop m’engueuler.
C’est OK ?
OK.
Cochon qui s’en dédit.
Faute avouée à demi pardonnée.

Johann est partis fumer sa clope un peu plus loin.
Quand il revient, ses petits yeux cruels brillent d’une façon inhabituelle. C’est à dire : plus cruellement encore que d’habitude.
« Y’a des piolets qui trainent, là-bas, et y’a personne à côté ! »
Le salaud.
Le vice l’habite.
« Où ça ? »
« Là, juste derrière, dans le renfoncement… »
« Je vais fumer ma clope. »

Voilà. Je suis un saint, mais un rien me fait dévier du droit chemin que je me suis assigné. Ma trop grande naïveté, sans doute.

En effet, les piolets sont là, seuls, tristes et abandonnés, sans surveillance, même pas tatoués.
Durant les 7mn que dure ma cigarette (j’ai compté), personne ne leur jette ne serait-ce que le moindre regard compatissant.
Mes diables assaillent mes anges.
« Tu ne vas pas les laisser là, à portée de main ? »
« Ces piolets appartiennent à un individu, tu ne peux tout de même pas… »
« Un individu, un individu… C’est vite dit… Y’a que des japonais et des hollandais en short dans le secteur… »
« Non ! Tu ne voleras point ! »
« Bah, si tu ne les prends pas, un autre s’en chargera. »
« Et alors ? Qu’il rotisse en enfer ! »
« Et pour le névé de l’aiguille du peigne, comment tu feras, si c’est tout gelé ? »
« Comme d’habitude : on improvise. »
« Et comme d’habitude : on ne voit le sommet que de loin… »
etc, etc.

Quand je reviens vers Johann, je tremble violemment.
Le combat fait rage en moi.
Je suis dans l’expectative, quoi.

« Tu les a pas pris ? »
« Bein non. T’as qu’à y aller, toi… »
« Ho, non, c’est pas mon genre. »
« Ouais, tu m’étonnes, les guides du coin, ils rigolent pas. »

Et nous attendons.

La dernière benne part dans moins de dix minutes.

Le suspense devient intolérable.
AnSo et Jisse reviendront-ils à temps ?
Prendrons nous la dernière benne ?
Et les piolets ?

Le dénouement intervient brutalement.
A la dernière seconde, nous apercevons nos amis, les bras chargés de cageots pleins de légumes divers, courant au milieu des touristes, les joues en feu.
Mes amis ont juste le temps de prendre nos bagages, tandis que je courre récupérer les piolets, et nous nous engouffrons dans la benne qui nous propulse loin des supermarchés, des caisses de téléphérique et des propriétaires mécontents.

Vous avez promis, hein ?
L’un des piolets est toujours en ma possession (l’autre est chez Johann, le fourbe, vu qu’il s’est installé dans une île, m’étonnerait qu’il s’en serve beaucoup).
Je le rends à qui me donnera la marque et la couleur.
Mais faites gaffe : il porte malheur.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Posté en tant qu’invité par Buse:

ptin, dans ma jeunesse, vers mes 16 ans, je trainais ma salopette (en bleu de travail, rapiécée de pièces roses fluos - pour faire pro) à coté de la maison des guides, histoire de voir si 2-3 piolets oubliés ne nous tendraient pas les bras.
On en rêvait avec mon pote Tom.
Jamais vu un seul.
Je viens de comprendre, ils étaient 500 m de là, à la gare de téléphérique…

Et je veux bien l’anecdote croustillante de l’autostop avec les mannequins de lausanne
;o)

Posté en tant qu’invité par visse:

Babylon by bus, ça sent fort la punky reggae party dans les montagnes tout ça !!

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Extra…en plus à ce rythme là, l’intégrale du TMB remplira bien une trentaine de pages ! Presque de quoi concurrencer « La Croix de Belledonne » que j’achèverai la semaine prochaine sous les tempêtes de Narvik…
Finalement pour quelqu’un qui devait rotir en enfer tu sembles avoir plutôt bien tourné.