Pareil.
le développement de l’élevage en Europe s’est fait sur des milliers d’années. Quels étaient les écosystèmes qui ont précédés et comment s’est passé la transition, avec perte ou gain de biodiversité?
Est ce qu’il y a eu une crise écologique au néolithique?
Si tu as des éléments pour répondre…
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Le Loup en France
Peut-être, ou pas. De toute façon il n’y a plus de forêt primaire en France je crois.
Et l’élevage s’est rendu indispensable à l’homme depuis bien longtemps.
Sauf à considérer que cette espèce n’avait pas le droit d’exister ( ce qui ne lui donne pas non plus le droit de tout détruire, mais aux débuts de l’élevage on en était pas encore là ), les conséquences de l’élevage, notamment sur les paysages, font partie de l’évolution naturelle.
L’élevage ouvre notamment les paysages, avec donc une variété plus importante d’habitats. Sans élevage, c’est forêt, forêt, forêt …
Ce genre d’argument caricatural et sans nuance ne fait pas avancer les choses.
Personnellement, je n’ai jamais entendu quoique ce soit suggérant une crise écologique due au développement de l’agriculture et de l’élevage au néolithique.
La vision que tu as est manichéenne, le bien d’un côté, la nature, le mal de l’autre, l’homme.
Ce qui pose problème au plan écologique c’est la rapidité des changements qu ne laisse pas le temps aux nouveaux equillibres de s’installer.
C’est comme pour les changements de température moyenne, deux degrés sur des millénaires, ce n’est pas la même chose de deux degrés sur un siècle.
Tout comme :
Les courbes ont la même forme, pour ce qui concerne les Hautes Alpes, en regardant les « brebis mères » - courbe bleue du graphe de la DREAL, qui correspondent aux effectifs reproducteurs du graphe de la chambre d’agriculture. Tout ça me semble cohérent.
Ce qui est flagrant c’est le décrochage continu à l’échelle de la France, malgré le maintien de l’élevage ovin dans les Alpes - au milieu des loups !
C’est sûr. Ce qui m’interpelle c’est à quel point les chiffres contredisent les discours syndicaux sur la disparition du pastoralisme dans les Alpes, soit disant à cause du loup.
Il dit justement qu’il ne faut pas avoir cet a priori…
Dans les Hautes-Alpes, la chambre de l’agriculture montre une baisse régulière depuis 2010, avec néanmoins quelques très rares années sans baisse (2021 et 2022). Mais la tendance est à la baisse : - 60% depuis 2010.
Beaucoup d’espèces végétales et animales qui dépendent d’un pacage régulier lequel empêche arbres et arbustes de se développer et tout envahir. Ce qu’on appelle les espaces ouverts n’existeraient pas s’il n’y avait pas eu agriculture et élevage. On aurait un seul écosystème, la forêt.
C’est assez récent.
Au début du 2ème siècle et avant, il n’y avait pas de berger à temps plein ?
Il y a pourtant de nombreux travaux (par ex. ça) qui décrivent comment l’arrivée de l’homme moderne en Europe a conduit à l’élimination progressive de la méga-faune (par chasse excessive, puis par perte d’habitat liée aux défrichements agricoles).
C’est cette mégafaune qui entretenait une mosaïque d’habitats variés, où a évolué notre faune et notre flore. L’agriculture pré-moderne s’y est, en partie, substituée. Les haches et les troupeaux domestiques ont remplacé les éléphants, les bisons, les aurochs et les chevaux… mais on a aujourd’hui ni les uns, ni l’autre.
sauf à réintroduire des grands herbivores dédomestiqués (chevaux, bovins, etc.) et à laisser faire certains feux - en particulier là où le pastoralisme a disparu
Tout à fait d’accord… Et le loup qui revient naturellement (on ne parle pas ici de réintroduction) dans des territoires dont il avait été banni fait également parti d’un tableau, qu’il serait peut-être temps d’apprécier dans sa globalité, avec les désagréments que cela peut également apporter à notre espèce.
Essayons plutôt de nous adapter à la Nature, plutôt que de vouloir à tout prix adapter la Nature à nos considérations…
Je pense qu’on a toujours voulu adapter l’environnement à nos besoins. A partir du moment où on a su faire des outils.
Ce qui change aujourd’hui, c’est notre capacité d’action, qui est beaucoup trop forte, et nous oblige ( ou devrait nous obliger ) à réfléchir aux impacts.
?
La nature, c’est nous, genre homo, qui l’a faisons.
Ca fait 2 siècles que nous avons lancé une terraformation en injectant massivement du CO2 dans l’atmosphère pour avoir un peu plus chaud. Ca fonctionne très bien. Les espèces animales, végétales, s’adapteront ou disparaitront. Homo réduira très probablement ses effectifs mais continuera à exploiter les ressources de la planète pendant encore qlqs temps.
Il faudrait regarder de près les chiffres mais ça m’étonnerait que l’élevage ovins en extensif dans les Alpes ait eut un grand impact à comparer du reste. Même pas certains qu’un bilan global soit si négatif.
Historiquement, l’élevage, y compris en montagne, permettait surtout de s’adapter à la pauvreté des sols.
L’article que tu cites ne parle que des conséquence de la chasse sur la mégafaune, ce qui est effectivement de notoriété public, en particulier sur le continent américain.pas de mention de l’élevage ou l’agriculture. Mais peut être qu’en cherchant bien…
Ceci dit est ce que l’élimination (relative) de la mégafaune en Europe ou même sur le continent américain par les chasseurs cueilleurs peut être qualifié de crise écologique?
Je suis tout a fait d’accord. Et c’est pour ca que je parle de transition progressive sans catastrophe.
C’est quoi une crise écologique pour toi ?
Si bien sur. j’ai quelques exemples proches, aujourd’hui disparus . Il n’y avait pas alors de troupeaux sans berger dans les années 50.
Mais le cout de la main d’oeuvre et la rentabilité de l’activité ont changé les choses au cours de la seconde moitie du 20eme siècle. Les tentatives pour revenir quelque chose de similaire ne sont pas très convaincante en dépit des aides de toutes sortes.
Combien faut il de brebis pour dégager un salaire, pour le berger salarié dans une grosse exploitation ou pour l’éleveur s’il fait lui même le boulot?
Perturbation grave de l’équilibre d’un écosystème (définition IA).
Pour etre plus précis, des réactions en cascade. Dans le cas présent, disparition d’espèces végétales, ou d’espèces animales autres que celles directement chassées.
+1.
Et de fournir une source de nourriture ayant un cout en travail humain moindre que l’agriculture.