Le Loup en France

On pourrait aussi réintroduire des herbivores sauvages (chevaux, aurochs, en plus des cervidés etc.). Ça coûterait moins cher.

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Rompu? Pas vraiment, puisque l’activité s’y maintient - et mieux que là où le loup est absent (par ex. dans le centre-ouest de la France). Le loup a permis de maintenir à flot de nombreuses exploitations ovines, notamment en payant des bergers et une partie du temps des éleveurs (en plus des autres aides).

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J’ai regardé ton document. Le montant des aides Loup est de 50 millions d’€. Avec 30 000 exploitations ovines à viandes et un cheptel de 7 millions d’Ovin (tous confondu : lait + viande), ça fait moins de 10 € par bête en moyenne, et un peu plus de 1000€ par exploitation.
On peut penser que c’est beaucoup trop mais cela ne permet assurément pas de faire vivre l’ensemble d’une filière. Mon raisonnement en moyenne cache assurément des spécificités locales. Je veux donc bien croire que des personnes se gavent avec les aides. Mais l’élevage ne peut pas survivre dans sa globalité avec les 50 millions de l’aide Loup.

Est ce que les chevaux sauvages, les aurochs sont des animaux « adaptés » aux Calanques, St Victoire, Sisteronais, Chartreuse, Vercors ou même l’Oisans.
Si certains ont peur d’un patou, j’imagine en face d’un auroch sauvage.

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Premier point, les especes que tu cites ne conviendraient pas, seuls les ovins et caprins peuvent faire le job.
Deuxieme point, maintenir des populations de taille suffisante sans intervention humaine, ce n’est plus possible.
On ne peut pas faire l’impasse sur 5 000 ans de transformations.

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Le probleme de ce genre de correlation est que ca ne dit rien de la causalite qui marchf dans les deux sens

  • l’elevage ovin se maintient mieux la ou le loup est present.
    Ou bien.
  • le loup s’installe preferentiellement la ou il y a des troupeaux.

Quoiqu’il en soit comme l’a dit @CHNOS5808 les indemnites couvrant les attaques de loup ne contribuent pas au maintient de l’elevage. Elles couvrent tout juste les pertes et encore.

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J’imagine que le Loup s’installe à proximité d’un garde manger nécessitant le moins d’efforts et de risques.

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Oui, car l’essentiel du cheptel ovin est dans le sud-ouest du massif central, du côté de Roquefort (brebis laitières) Pour le moment ils ne sont pas concernés (et ont même fait le choix de se déclarer « non protégeable » pour favoriser le tir au détriment des mesures de protection des troupeaux).

L’essentiel des aides liées au loup ne concernent pas les indemnisations pour les pertes constatées, mais les mesures de protection: bergers et aide-bergers (ou une part du temps des éleveurs qui gardent), clôtures, et chiens de protection. Dans certains cas, ça ne couvre pas la totalité du sur-coût, mais dans d’autres cas les gens savent s’arranger. Et globalement, ça marche puisque les élevages restent en activité en zone à loup.

Ces aides liées au loup ne sont pas du même ordre de grandeur que les subventions « de base » à l’élevage ovin (prime ovine, aides à la surface, ICHN etc.)

Tout ceci génère aussi un contexte pour d’autres dépenses publiques comme les cabanes de berger, les pistes pastorales, les citernes, et les médiateurs pastoraux. Bref, ça doit sacrément valoir le coup d’avoir des moutons dans nos montagnes :smiley:

Bof. Il y a beaucoup de territoires où il y a des moutons et pas de loups, et d’autres où il y a des loups et pas de moutons.

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Avant l’arrivee du loup, on pouvait laisser les bêtes seules dans les parcs temporaires pendant 24-48h. Dans ces conditions l’elevage permettait de degager un petit surplus et l’exploitant pouvait le mener de front avec d’autres activites agricoles. S’il faut payer un berger, même avec des aides ce n’est plus possible. Sauf bien sur à beaucoup augmenter la taille du troupeau. Mais le plus rentable c’est quand même de le garder en interieur.

En même temps, avec le gigot NZ coutant 2 fois moins chers et étant tout aussi bon, il est impossible que la filière viande survive sans subventions massives.
On peut bien évidement décider de fermer l’élevage comme on a fermé bons nombres d’usines. Mais, ça risque tout de même de faire du bruit dans le milieu rural. Avec les fachos ratissant large, ce serait dommage de leur donner cette opportunité supplémentaire. Le jour où ils seront aux manettes de la France, ils vont s’essuyer les pieds sur le rewilding et autres considérations écologiques. Ce n’est pas mieux pour LR, cf la politique du seigneur des panneaux en AURA.

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La problematique des brebis laitières est totalement différente. La rentabilite est beaucoup plus forte.
Surtout avec des appellations comme le roquefort et autres.
Ce n’est pas le cas dans le 04, 05 et 06.

Ben non. Même avec ces aides. Autour de moi, les gens arretent

C’est toi qui a utilise cet argument bidon.
Je me suis contente de dire qu’il marchait dans les deux sens.

OK, mais les chiffres disent le contraire:

L’élevage ovin se maintient, et même progresse plus, là où les loups sont les plus nombreux.

Cette remarque concernait les finances publiques, pas les choix des éleveurs.

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C’est vraiment de la foutaise, cette histoire de loup. Le loup n’est autre qu’un bouc émissaire, si je puis dire, sur lequel on charge tous les problèmes et les péchés de l’élevage ovin, en faisant appel sans scrupule à toute l’artillerie de la mythologie médiévale. J’ai lu ici-même que le loup risquait de venir dans nos campagnes pour égorger nos fils et nos compagnes, et même emporter les enfants qui trainent tous seuls.
Si on s’en tient aux chiffres, la mortalité due au loup est de 0,1 ou 0,01 (je ne suis pas arrivé à démêler) pour cent. Autant dire epsilon par rapport aux autres formes de mortalité.
NB: on ne nous a pas encore sorti « Le petit chaperon rouge » mais ça va venir.
NBNB: le loup chie parfois sur les sentiers (on a des photos de crottes) mais ne laisse pas son pq).

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Un cheptel qui a tres fortement diminué depuis les annees 2000. Une tendance de long terme et un petit sursaut ces dernieres années qui ne compense pas des années de baisse, petit sursaut monte en épingle en selectionnant les indices et en jouant sur les echelles.

Des installations qui augmentent légerement (échelle pas a zéro) mais quid des cessations d’activité? Pourquoi ne pas donner le solde? Peut être parce que ca montrerait que beaucoup des exploitants qui sont parti en retraite n’ont pas été remplacés?

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Voir le graphe sur le nombre d’actifs, qui augmente depuis 2012.

Les loups sont revenus depuis le début des années 1990. Certes, la densité est longtemps restée faible, mais ça vaudrait le coup d’avoir des graphiques depuis cette année là. Et en allant encore plus loin, on verrait que la baisse tendancielle des actifs a commencé bien avant le retour des loups (et ne concerne pas que l’élevage ovin).

Non. Dans les trois departement alpins, l’arrivée du loup a tout changé en désequillibrant un mode d’élevage traditionnel qui avait une rentabilité tres faible. Les pouvoirs publiques ont esszye de mettre en place des mesures d’accompagement mais elles n’ont pas suffit pour compenser le déséquillibre. Le secteur est en train de muter. C’est ce que je vois en etant au coeur du sujet par mon environnement immediat et des contacts familiaux. Je prnse que cette mutation ne va pas du tout etre positive par plein d’aspects. Le retour en arrière ne sera pas possible.

Ce n’est pas un signe positif. Ces cotisants en plus sont des bergers employes car il n’est plus possible de laisser les troupeaux sans surveillance h24.
Moins d’animaux, du personnel en plus, donc des couts plus élevés. Autant passer à autre chose. De ce que je vois autour de moi, les bovins sont plus rentables. C’est ce que choisissent les jeunes. Certains gardent quelques brebis mais tous ont des vaches.

Oui. La baisse a commence avec la première guerre mondiale.
C’est vrai que l’exode rurale dans les basse alpes a ete un phenomène continu. Mais je vois bien ce que l’arrivé du loup a change au plan pratique pour les éleveurs.
Dans les annees 90, on montait donner un coup de main a notre voisin pour installer les parcs dans la combe derrière chez nous. Elles y restaient seules. Le voisin montait tous les deux jours pour les changer de parc.
Puis il a du construire une bergerie pour les rentrer toutes les nuits et acheter plein de chiens. Aujourd’hui les brebis la haut, ce n’est plus possible. Remplacées par un petit nombre des chèvres et de vaches, plus rentables (lait) avec abandon d’une bonne partie des surfaces de pacage.

Le loup est assez mobile.
Pour son régime, en Suisse

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