Toujours à propos des loups:
« Ce mardi 28 juillet, une opération d’ampleur a été menée par l’Office français de la biodiversité (OFB) et le groupement de gendarmerie des Hautes-Alpes. Trois personnes, soupçonnées d’avoir joué un rôle dans l’abattage illégal de neuf loups, ont été interpellées. Toutes devront répondre de ces faits devant la justice. »
En accès libre.
Le Loup en France
De quelq endroits s’agit il?
C’est vrai qu’il y a eu un creux passager dans les anneees 70 et 80 mais brebis et les chèvres ont toujours ete presentes en Provence et haute Provence. Il suffit de comparer avec les photos du debut du 20eme siecle, ou avec d’anciennes cartes IGN pour voir que les paysages se sont bien refermés et ca continue. La ou je suis, il y avait 6 troupeax de 200 betes et plus dans la commune il y a 30 ans. Il en reste 2 aujourd’hui dont un qui maintenant reste dans la bergerie 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Dans la commune voisine, un cousin de mon epouse vient de prendre sa retraite. Celui qui a repris l’exploitation a liquide les brebis et les a remplacé par des vaches, qui restent a l’etable bien sur puisqu’il n’y a pas de prairies.
Question biodiversite, des communes de la valee avaient etabli des partenariats avec le CEN PACA pour des programmes concernant des insectes, papillons en particuliers, qui ne peuvent vivre que dans ces espaces maintenus ouverts par le pacage des brebis. Lorsque les pins et les chenes pubescents auront tout envahi, il n’y aura plus de place pour toutes ces espèces
Il y en aura d’autres. Le monde change, il a toujours changé, même si ça nous perturbe car on préfèrerait que tout reste comme on l’a toujours connu.
Si on raisonne comme ca, si la disparition de certaines espèces ne pose pas de problème, pourquoi vouloir conserver le loup?
Les chèvres sont plus en mesure de se défendre que les brebis
Des patous, j’ai du en rencontrer beaucoup plus que toi. Il y en a plusieurs qui venaient meme roder autour de ma maison il y encoore quelques mois. Et des bergers d’Anatoli aussi. Jamais eu de probleme.
On monte en epingle quelques rares faits divers, une goutte d’eau parmi les 250 000 morsures annuelles dues au chien de compagnie, qui ne sont pas tous des chihuahua loin de la, et que la présence dr leurs maitres n’empêche pas de faire des degâts.
Alors soyons précis !
La transhumance d’aujourd’hui n’est pas celle des années 50/60 en termes de taille de troupeaux!
J’habite en Matheysine à 1400m… l’alpage communal dédié au brebis est un exemple de surpâturage en certains lieux, la végétation de ces terrains presque semi arrides (on est pas en Haute-Savoie!) est extrêmement fragilisée en terrains pentu, laissant le sol presque à nu offert à l’érosion des pluies orageuses !
Là où la végétation climacique était forêt, puis arbustes protégeant largement le sol (des orages et des sécheresses !)
Déjà est-ce qu’on parle de disparition d’espèces, ou de disparition dans une zone géographique limitée, sans que ça n’impacte notablement ces espèces en général?
Personnellement, je ne veux ni le conserver ni l’éliminer.
Rapidement et au hasard. À la Sainte Baume depuis quand croises-tu des troupeaux? Dans le Dévoluy il y avait moins de 15000 moutons en 1980, plus de 20000 maintenant, en Maurienne ça a doublé en 50 ans (10% de hausse en haute maurienne en 10 ans) etc… Évidemment on peut trouver des contre exemples mais globalement c’est la tendance, si tu cherches je sais que tu trouveras.
PS: étant actuellement loin de la « civilisation » je ne m’étendrai pas davantage pas très pratique avec le tel où la connexion est aléatoire. Bon mois d’août à toutes et tous. 
Les chiffres sont très clairs quand on veut bien les regarder attentivement. C’est là où il y a des loups, que les effectifs ovins se maintiennent ou augmentent. Ils diminuent partout ailleurs. Le loup génère des flux financiers (aides) qui aident à maintenir à flot un secteur qui dépend à 100% de la générosité publique.
+1!
C’est hors sujet, mais Pour aller plus loin, c’est toute l’agriculture industrielle qui dépend complètement des aides européennes !
Seule l’agriculture paysanne qui valorise ses productions peut se prévaloir d’être ´productive ‘

(Ancien paysan, je connais un chouïa la question)
Ainsi que des carnivores, hommes et loups.
C’est quand même super réducteur. C’est clairement une question complexe qui implique beaucoup d’aspects (présence du loup, conditions de la randonnée en montagne, modes d’élevages et de garde des troupeaux, prix de la viande d’agneau, …). On peut très bien vouloir la présence du loup et considérer que les conditions actuelles de protection des troupeaux ne sont pas satisfaisantes et qu’on peut rechercher des solutions pour améliorer la situation.
Comparer les attaques de chiens de protection aux attaques dans un autre contexte n’est pas très pertinent à mon sens. La question n’est pas de savoir dans quel contexte les morsures de chiens arrivent mais de savoir quel est l’impact des chiens de protection sur les pratiques en montagne. Et là c’est indéniable que ça a eu un impact très fort. D’une part il y a un impact direct avec les attaques de randonneurs et autres qui ont augmenté, d’autre par un impact indirect sur l’état d’esprit des pratiquants. C’est un sujet qui est dans beaucoup de conversations en montagne (après j’ai probablement un biais sur la question car j’ai moi même subis une attaque grave avec ma chienne l’année dernière).
Zéro impact pour ma part.
Hormis quelques rares points, la montagne est généralement vide. RAS qd aux rares patous que je rencontre.
Un risque est le produit d’un aléa (la probabilité qu’un événement susceptible de porter atteinte aux personnes arrive) et d’un enjeu (dommages).
Que cela soit le loup ou le patou, le risque est négligeable à comparer de l’ensemble des risques de ma pratique sportive et de ma vie.
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+1
Je n’ai pas de point de vue sur le loup. Mais, comme bien souvent, c’est soit le beurre, soit l’argent du beurre.
+1
J’avais également trouvé des sources montrant bien que le cheptel diminuait.
Comment pourrait-il en être autrement alors que le mouton néo-zélandais est jusqu’à 2 fois moins chers. En promo, on trouve du gigot NZ à 12€/kg. En français, c’est 20 voire 30 €/kg. Même en direct du producteur c’est bien plus cher que le NZ. J’imagine même pas si le mouton français n’était pas subventionné. Comme le NZ est d’une qualité similaire, c’est juste impossible que la production française ne baisse pas.
Le cheptel ovin français vient de passer sous la barre de 7 millions de têtes, alors qu’on en comptait 10 millions en 1998. Le cheptel reproducteur s’affiche aujourd’hui à 5,529 millions de brebis.
La filière ovine : lait et viande, les chiffres clés 2023
Tant mieux pour toi. Personnellement je randonnais beaucoup en montagne avec ma chienne, et j’étais plutôt serein. Après avoir subi une attaque et avoir failli la perdre, je vais beaucoup moins en montagne avec elle et quand j’y suis je suis beaucoup moins serein.
C’est clair. Les conditions sont tellement différentes que mettre ces deux systèmes en concurrence ne peut être que défavorable aux éleveurs européens.
C’est certains que les patoux compliquent énormément si tu veux aller en montagne avec un chien. Ca doit être courant que des patoux attaquent et donc tuent des chiens de compagnies. J’ai plutôt bien l’habitudes des chiens « sérieux » mais je n’essaierai pas de m’approcher avec un chien d’un troupeau gardé.
Est ce d’ailleurs un droit d’emmener un animal de compagnie en montagne ?
Mais à part cela ?
Je me demande dans quelle mesure il y a de la fraude dans le nb de bêtes. Mais je ne vois pas comment frauder sans corruption.
Quand je demande au berger le nb de bêtes, il me donne un chiffre qui me semble toujours bien plus élevé par rapport au troupeau que je vois. Je suis surement mauvais pour évaluer le nb de bêtes. Mais c’est du genre 1000 bêtes d’après le berger, et 300 selon mon pif.
Du coup depuis qq années je prend en photo les troupeaux, me permettant de compter plus tard. Je n’ai encore jamais pris le temps de vérifier en comptant les bêtes sur une photo, une IA ou un algo le ferait surement en 2 secondes. Mais j’ai la matière.
Du point de vue légal, tant que ce n’est pas dans une zone où c’est interdit, oui.
Du point de vue moral, tout autant que d’y aller soi-même, non?
Une différence notable entre chiens de protection et chiens de compagnie, c’est que quand on croise les premiers, il y en a rarement qu’un seul.
Il ne faut pas te fier a ce que nous avons pu connaitre dans notre jeunesse, époque ou l’exode rural s’etait accelere et où le pastoralisme avait effectivement disparu dans pas mal d’endroit.
Il en etait de la Sainte Baume comme de la Sainte victoire et des calanques qui etait des terres de pastoralisme ovin au 19 eme siecle. On trouve encore beaucoup de traces de ce passé notament d’ancienne bergeries comme celle du col de Sugiton dans les calanques. Il y en a aussi dans le massif de la sainte Baume.
Maintenir ouverts ces milieux est un enjeu important pour la biodiversite d’une part, pour lutter contre les incendies d’autre part.
C’est pour cette raison que les structures de gestion (grand site sainte Victoire, parc national des calanques, PNR sainte Baume) s’implique dans le soutien au pastoralisme:
Le pastoralisme est une pratique durable qui a modelé les paysages provençaux, en limitant la fermeture des milieux ouverts et le risque incendie et en assurant la survie de plusieurs espèces dépendantes de ces milieux. Cependant, la modification des pratiques agricoles et l’artificialisation ont conduit à une diminution importante de cette méthode d’élevage. Pour assurer son maintien, le Parc naturel régional de la Sainte-Baume, le CERPAM, l’ONF et les communes du Parc accompagnent les éleveurs et les bergers dans leur recherche de financements, de zones de pâturage ou la mise en place.
Contrairement a ce qui s’est passe dans l’aire metropolitaine marseillaise, dans le sisteronnais, l’elevage ovin et caprin s’est maintenu jusqu’à aujourd’hui et il est en grande difficulté. Avant l’arrivee du loup l’equillibre financier etait precaire, aujourd’hui il est totalement rompu.
Nous vivons dans un pays tres urbanise, avec une population qui est maintenant completement ignorante du passe agricole. Ces personnes on l’impression que l’élevage et le pastoralisme sont des choses recentes et que si ca vient a disparaitre ce n’est pas grave, au contraire même, la nature ne d’en portera que mieux. Mais c’est une vision fausse. Les espaces qui nous entourent ont ete façonnes depuis le neolithique. La Gaule couverte de forets est un mythe. Si l’élevage disparait il va falloir tres longtemps pour qu’un nouvel equillibre s’installe. Les incendies de cet ete sont l’un dessymptomes de cette rupture.
Alors certe, c’est beaucoup moins grave que le réchauffement climatique mais ce n’est pas anodin non plus.