Fermeture de la station de ski de l'Alpe du Grand Serre

confondu avec le pont bergonzoli xd
bon après c’est de l’infrastructure routière, tout comme les routes de montagnes qui sont régulièrement réenrobés… ou traiter contre les effondrements de pans de montagne, ça coute une fortune les routes de montagne…
et l’été… les vélos sont génés car on ne peut pas rouler sur les gravillons avant qu’ils recoulent leur bitume…

pour chamrousse l’hiver c’est 12 millions d’euros de vente de forfait, et l’été 240000 euros alors que la station développe tout ce qui est possible de développer en matière de reconversion, donc on est sur un CA de 2% en mode sans neige, je doute que ça soit suffisant pour préserver de l’emploi si les stations de moyenne montagne suive l’exemple de chamrousse, chaque wk, il y a parcontre une festivité qui draine du monde mais bon…

Soyons lucides.On approche d’un réchauffement à +1,5 °,on en voit bien les conséquences.Le massif central est passé d’une centaine de stations,il y a 20-30 ans,à une vingtaine actuellement.Les efforts pour changer de trajectoire étant cosmétiques,on va droit sur du +3,+3,5.Ce réchauffement couplé à une modification drastique du régime de pluies,alternance de grosses sécheresses et de déluges,fait qu’à plus ou moins long terme les fermetures de stations vont être massives,seuls les plus hauts domaines s’en sortiront.Du coup,on fait quoi ?On investit pour changer de cap,même si la montagne sans ski sera beaucoup moins riche qu’avec,ou on dépense nos sous pour maintenir coûte que coûte le statu-quo.Cela a été fait dans le nord avec le charbon,ça s’est fini brutalement et maintenant c’est pas beau à voir.J’ai peur que nos politiques avec leur vue à court terme prennent les mauvaises décisions.

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Il y a longtemps que les politiques ne prennent plus de décisions majeures effectives sur le long terme…
Ils ne font qu’accompagner les véritables décisionnaires, c’est à-dire les groupes financiers, industriels et commerciaux qui ont, eux, une vision exclusive de rentabilité et de profit à « terme immédiat », sans tenir compte des incidences sociales, environnementales…

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intéressante rétrospective du dauphiné; la dépendance de l’économie au climat:

Que les montagnes soient enneigées en hiver (même si on n’en profite pas pour nos loisirs, ou même si cela peut constituer une gêne au quotidien pour ceux qui en subissent les contraintes) nous parait comme une évidence, un repère dans notre routine de vie annuelle, plus encore pour ceux qui vivent en montagne. Mais il devient évident que nous allons devoir nous habituer à une absence totale de neige en moyenne montagne, et les rares épisodes neigeux seront pour le coup une gêne parfois importante. Nul doute qu’en 1ou 2 générations les habitudes seront prises. N’oublions pas qu’il existe sous d’autres latitudes des régions montagneuses, et pas des moindres, où la présence de neige est une exception. Par exemple, la Puna de Atacama, cette région très aride du Nord Chili où les sommets de 5000 à 6000 m sont aussi nombreux que des taupinières.

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oui et donc l’histoire de la station de ski 4 saisons, je voudrais bien comprendre où on trouve toutes ces saisons…
de septembre à décembre rien , il pleut, c’est détrempé. d’avril à juin les enfants sont à l’école, la neige fond…
si l’hiver, il neige, c’est de la neige de mauvaise qualité, on a soit de l’eau, soit de la glace soit un manque de neige avec beaucoup de cailloux, à chamrousse, mes skis ne durent qu’un an, je finis dans les cailloux ou sur les pins et c’est du verglas constamment sauf après une averse de neige. la moitié des jours skiés d’hiver sont dans le brouillard, il n’y a que 50% de jour ensolleillés. le seul truc qui est bien à la limite, c’est la raquette de neige d’ailleurs dont les CAF ont du mal à répondre à la demande.

il ne reste que l’été pour le vtt qui concerne une extrême minorité de pratiquant tant c’est accidentogène.

et pour les champignons, pas besoin d’aller en station pour cueuillir des cèpes et des girolles.

je pense qu’il faut rendre à la nature les stations, les vider de leurs équipements, et les rendre aux alppages… c’est illusoire d’y trouver des activités à faire en 4 saisons, j’y suis bien souvent seul avec d’autres promeneurs de chiens par temps de pluie et de brouillard ou mauvais temps.

et les chemins de randonnée ça ne fait pas vivre les commerce.

et comme on manque de logement, ça peut servir d’épad ou de logements d’habitation , créer des villages natures, pas trop loin des centres villes où l’immobilier y sera 4 fois moins cher qu’en ville. beaucoup habitent à la montagne pour fuir la ville mais travaille en ville.

à moutier par où je passe assez souvent pour aller dans les 3 vallées, il y a toute une population qui profite de l’essor de ski, mais ne vas pas forcément au ski, les jeunes font du basket du foot, mais ne partent pas skier… et ils profitent de logements à moins de 1000€ le m2, donc par le jeu de l’offre et de la demande, les logements trouveront preneur avec une activité économique qui peut se créer du fait de la présence annuelle d’une population et avec le phénomène de lits froids, et de station désacfectée, au lieu de s’intaller dans un village, on peut s’installer dans une station où l’immobilier y est tout de même plus récent avec ascenseur, piscine, et commerces de proximité, cabinet médical… les infrastructures sont modernes.

et les 240000 euros généré l’été de recettes de vente de forfait, ça ne paie même pas la révision des télésièges et leur amortissement… un télésiège c’est 8 millions d’euros, des frais d’élecricité , de personnel, des révisions et contrôles réguliers extrêment couteux… il n’y a que le téléski qui est viable quand il n’y a plus trop de neige, ça ne consomme pas grand chose en électricité, maintenance réduite et au moins, on ski 5 minutes pendant l’ascension sous la ligne… lorsqu’il n’y a plus trop de neige sur les pistes. xd

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Le 4 saisons n’est pas rėaliste et pas viable et sans ski, la vie en montagne sera finie. A part pour les stations pas très loin des villes ou les habitants pourront aller travailler. C’est bien pour ça que tout est fait pour faire durer le ski le plus longtemps possible et grâce au retombées du ski, de tenter de se reconvertir en station de loisirs mais c’est pas gagnė.

Même les petites villes de fond de vallées se maintiennent grâce à l’activité des stations. Beaucoup de personnes y vivent à l’annėe et montent travailler en station. Ou si ce n’est pas un emploi direct lié à la station, ce sont des artisans, entreprises qui vivent indirectement de l’ėconomie du ski.

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Et c’est précisément ce que 99% des contribuables qui ne profitent pas du ski ne veulent plus.

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je suis sceptique sur ça, le ski, c’est surtout de l’emploi saisonnier, c’est pas 3 mois qui apportent une mane financière pour tenir 12 mois, les commerces ferment, et la station entre en hibernation. parcontre souvent une population s’est installée autour de 500 à 3000 personnes à l’année, et ça c’est une population de type mini ville.
comme actuellement, ce nest déjà plus rentable de faire tourner les stations, plutot que de dépenser à perte, autant transformer directement dans l’étape d’après.
l’affecte entre beaucoup en considération là-dedans, quand on a vécu ou connu une station où on a pris du plaisir, on ne veut pas la voir disparaitre car on se rattache à notre passé… mais il faut penser à n+50, pas n-10 puis n+1

Evidemment chacun voit ses intėrěts. En tant que contribuable, moi aussi je n’ai pas envie de payer pour des infrastructures ou de cotiser pour des charges sociales dont je ne me sers jamais.

bien c’est surtout où est le retour économique de l’investissement… là c’est des subventions pour des stations en cessation de paiement, donc on perd de l’argent à maintenir l’activité.
le but d’un investissement, c’est que l’activité économique se développe, pas de boucher un énième déficit…cela voudrait dire que les touristes étrangers sont subventionnés pour venir skier chez nous en france… et ça enrichit les étrangers qui profitent de service non rentables pour la france.
je serai plutôt pour l’augmentation du prix des forfaits, et une adaption du marché de l’offre/demande…
et si la station est trop chère par rapport aux plaisirs qu’en ont les clients, elle ferme… là ils cassent les prix pour attirer le client, c’est pas bon, une station de ski, ça reste un parc d’attraction à touriste de masse et on mélange l’usine à fric aux « valeurs de la montagne » pour en faire du bon sentiment. Le touriste nature dans nos campagnes ne produit pas tellement de richesse, il en sera de même pour les stations qui fermeront, ça ne reste que de la nature… et on veut y inventer une activité pour faire durer le passé…

mais au contraire, convertir 10000 lits froids en 10000 logements d’habitation, il suffit de construire une école, et les gens s’y installeront dans un cadre somptueux…il y a déjà tout, il ne reste plus qu’à compléter pour en faire une ville tous services et ça ça créera de vrais emplois à l’année avec une vrai activité économique qui ne repose plus sur l’industrie du tourisme. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, la plupart des logements sont sous bail commercial dans des résidences services, on ne peut pas acheter à titre principal, mais une fois que le vérou saute, je suis sûr que des milliers de personnes achèteront… le prix au bord de la mer c’est 5 à 15000€ le m2, pas de raison qu’ils n’aillent pas en montagne non plus.

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Peut-ětre un jour si la vie devenait infernale en plaine å cause de la chaleur ou des inondations…ce qui est presque souhaitable pour l’avenir de la montagne sans neige.

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bien il y a de la demande. à partir de 70 ans, les gens veulent un ascenseur ou un rdc car les immeubles sont rarement accessibles aux personnes vieillissantes.
en station de ski, c’est déjà tout erp, avec confort moderne, et je vois bien des retraités finir leur vie à la montagne, avec la fraicheur…piscine, sauna, salle de sports, il y a déjà tout…
je voulais acheter, on trouve facilement des chalets proche de 1 million d’euros, et les appartements dans les immeubles qui vont sortir de terre sont tous sous bail commercial. il y a de la demande pour de la résidence secondaire montagne, sauf que c’est vérrouillé par le régime de construction de l’immeuble qui n’accepte que de l’investissement locatif à la semaine, c’est même interdit de louer à l’année, donc pour préserver des lits, on bloque l’arrivée d’une population sédentaire.

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Les retraitės non montagnards prėfęrent le bord de mer…pas l’altitude et le froid.

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oui mais le retraité a une petite retraite, et ne peut pas souvent acheter à plus de 1000€ le m2, et bon il y en a pour tous les gouts… oui si tu n’aimes pas la neige, et la féérie de noel, il reste l’epad.
il y a assez de demande pour acheter tous les logements, que ce soit de la clientèle étrangère, ou de métropole à 2h de la montagne qui cherche un pied à terre le wk, je ne suis pas inquiet pour cela, surtout que bon, ça ne coute pas cher… un studio de 20 m2 20000€, un f2 35000€ si la station ferme, l’enjeu financier est dérisoire au regard de l’activité pour les commerçants, c’est de l’immobilier sur amorti,et comme ça ne se loue que quelques mois par an, les prix sont très bas car les logements ont souvent plus de 50 ans…

Les stations ne comptent pas que sur des subventions. D’ailleurs, la cagnotte de l’AGS a surtout bėnėficiė de la solidarite des acteurs de la montagne.

Extrait :
Des grandes en soutien des petites… Le principe était déjà acté depuis 2001 par la chambre professionnelle des exploitants de remontées mécaniques. Voilà 23 ans que Domaines Skiables de France contracte la police d’assurance Nivalliance contre les aléas climatiques.

Objectif de ce dispositif de solidarité, financé par les domaines via des cotisations indexées à leurs recettes : limiter les conséquences financières d’hiver pauvres en neige impactant les plus fragiles. Cette année 3,73 € millions d’euros seront reversés à 73 stations. Les 59 très grandes ou grandes stations, les 33 domaines de taille moyenne soutiennent déjà les 113 petits sites de neige, davantage touchées par les aléas du réchauffement climatique, car situées plus bas en altitude.

Mais la nouvelle gouvernance, officialisée le 5 octobre dernier au congrès de Reims entend aller plus loin. La solidarité entre stations c’est le credo de la nouvelle présidente, Anne Marty, qui a créé une commission sur ce sujet dans le cadre d’un pôle Responsabilité sociale et environnementale. « L’objectif c’est justement de réussir à éviter des fermetures brutales comme à l’Alpe du Grand Serre. »

Et d’accompagner les adhérents dans leurs démarches administratives ou techniques et de fournir des aides matérielles. Fabrice Boutet, patron de la Sata (Alpe d’Huez/2 Alpes) a été nommé à la tête de la commission solidarité et il l’assure : « On est un petit monde dans un grand monde économique, nous devons parler d’une même voix.

Et que l’État ne porte pas seulement la parole de nos opposants mais de ceux qui vivent en montagne ». Suivant ce principe, du personnel des 2 Alpes est allé aider la station du mont Aigoual pour changer un câble. Les stations des Bauges ont bénéficié de l’expertise de Combloux, des Karellys et de Métabief, à la pointe en matière de transition.

C’est déjà ce qui se passe dans toutes les stations du Queyras envahies par des retraités qui ne peuvent pas acheter à Embrun ou Briançon !
Les prix sont environ 1000 €/M2 moins cher que dans les villes …
Sinon, moi ce qui m’inquiète, ce n’est pas de ne plus pouvoir faire du ski dans les stations de basse altitude ou d’être obligé de chausser mes skis de randos de plus en plus haut, non c’est surtout la peur d’avoir de moins en moins de l’eau de bonne qualité pour boire tout simplement et ça personne ne s’en soucie !

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A la station de La Clusaz ils ont les mêmes préoccupations que toi ! Sont-ils les seuls ?

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Merci de mettre de l’eau dans mon moulin !
Boire ou skier coute que coute, il faut choisir …

Liste non exhaustive des stations qui ont …bu la tasse, le plus souvent par manque de neige:

Vosges :
Le Saichy, Les Ecorces, Supervallée,
Basse des Feignes, Ventron ( station de Clément Noël) , le Haut du Tôt, Le Rouge Gazon, la Bouloie, Le Ballon d’Alsace, Le Frenz, Retournemer, le Tanet.

Alpes Sud :
Jausiers, le Grand Puy, Ceüse, Montagne de Lure, Valdrôme, Larche, Seignus en sursis ?

Et j’en oublie …

Les Alpes du Nord vont au final suivre l’exemple des autres massifs, une fois n’est pas coutume.

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