Posté en tant qu’invité par pierre o):
Quoi (??) : plus rien à dire sur ces DEUX CONS ??..
Ben si : Jean-Pierre Banville
dans ce texte hilarant au phrasé magnifique :
http://nice-climb.com/pagesphotos/jpb/perforateur.htm
[%sig%]
Posté en tant qu’invité par pierre o):
Quoi (??) : plus rien à dire sur ces DEUX CONS ??..
Ben si : Jean-Pierre Banville
dans ce texte hilarant au phrasé magnifique :
http://nice-climb.com/pagesphotos/jpb/perforateur.htm
[%sig%]
Posté en tant qu’invité par altalataÏ:
Le phrasé est peut être classe mais j’avoue ne pas être bien d’accord sut tout (et là je ne râle pas je donne mon avis)
Il dit: « Mais, considérant le nombre de voies en existence, les erreurs sont minimes. » Franchement vu comme ça équipe à tour de bras, le nombre de voies dénuée d’intérêt et/ou de beauté se reproduisent à vitesse grand V.
« On a, ultimement, le choix de ne pas grimper une voie qui ne nous plait pas. »
Comment fais tu pour deviner si dans une grande voie il n’y a pas des longueur entierement bidouillées a 150 mètres du sol!!
SI C ETAIT MARQUE DANS LE TOPO ON AURAIT ALORS LE CHOIX car franchement ça me pète bien les couilles de tomber sur des longueurs larcinées de surcroît en grande voie.
Quand au soit disant engagement de Rouzo ( si j’ai bien compris qu’il s’agissait de cela) il devrait même équiper plus loin (mais bon il fait ce qu’il veut ) cela évitera qu’elles soient patinées et désagréable à grimper dans 15 ans.
Posté en tant qu’invité par JPB:
Juste pour toi , Altalatai … un de mes petites histoires parue l’année dernière .
Oui , tout peut être mentionner dans un topo .
Mais n’oublie pas que l’élitisme de la montagne a fait son temps … pas plus loin que la taille s’il te plait … la distance entre les points , c’est à l’ouvreur de décider selon son « jugement » et il vivra avec .
Donc :
…
PELLETEUX DE NUAGES
Frapper cette écaille ou ne pas la frapper?
Elle semble incertaine au beau milieu de ce mur de grès.
Incertaine mais nécessaire : sans elle, il ne restera qu’un mouvement dément complètement hors norme pour une voie de cette difficulté. Personne ne va l’essayer et j’aurai travaillé pour rien car à quoi bon créer une voie si elle est aussi fréquentée qu’un cimetière par jour de beau temps?
Dans le fond, on équipe une voie pour y apprécier la chute des corps!
Je suis en exil dans la région et c’est la première fois que ma perceuse tourne sur ce continent. Et je pose du chimique, contrairement à mon habitude : le grès est un médium pour le moins délicat et le tandem goujon plaquette ne fait pas le poids sur cette plage verticale. Hélas, cette falaise est une quasi-ruine. On y trouve du bon grès bien solide, du mauvais grès qui s’évapore en poussière, quelques galets incrustés assez solidement mais une majorité de silex qui ressemblent à des missiles Patriot en attente de lancement. Si je brosse le mauvais grès, je le creuse et il ne devient pas meilleur. Un coup de marteau sur une prise douteuse et je viens de créer un bac. Un coup de marteau sur un vilain galet et voilà que dix autres apparaissent derrière lui.
Petit Jésus de plâtre, je veux revoir mon gneiss!
Je peux solidifier cette écaille avec du Sika, Facile et de bon goût surtout avec le petit tube d’Anchorfix2 que j’ai dans mon sac. Bon pour une dizaine de scellements donc bien assez pour une mince écaille. Ou bien je la fais tomber et je brosse assez fort pour créer une nouvelle prise digne d’un Michel Ange! Encore plus facile …
Mais je viens de loin et je ne peux me permettre de violer le rocher de mes hôtes.
Même s’ils prennent une automobile diesel pour se rendre à la falaise, utilisent du matériel nécessitant une transformation énergivore, mangent de la viande et l’emballent dans du papier et des sacs de plastique. Nous n’en sommes pas à une contradiction près et c’est bien pire d’où je viens! Il faut respecter ce que nous offre la nature surtout que la géologie se calcule en millions d’années.
Il fait chaud pour une journée de printemps, je travaille sur ce 25 mètres depuis le début de la matinée et je dois rejoindre Odile dans 90 minutes. Qu’est-ce que je fais de cette écaille?
Bon d’accord… laissons l’écaille intacte et espérons pour le mieux; la chute n’est pas mauvaise si on en arrive au pire! Et s’il y a un paradis des équipeurs, je gagnerai ainsi une place juste à coté du Très Vertical.
Mais il me reste encore deux point à percer…
Tire, tire, tire, brosse, brosse, brosse, perce, perce, perce et me voilà au sommet de cet infâme petit bout de grès. Juste à temps pour rejoindre ma nouvelle flamme et profiter un peu de la soirée et de ses charmes. Les nuages passent au-dessus de ma tête comme des barbes à papa et j’évite de laisser ma libido y trouver des formes.
Il ne reste finalement plus que la plate-forme du relais à nettoyer : toutes ces grosses pierres qui traînent sur le bord du vide peuvent se révéler mortelles pour un assureur. Je les empile donc un peu en retrait lorsque l’une d’elles me glisse des mains, manque mon pied de peu, rebondit dans le vide et va frapper l’écaille de plein fouet ce qui l’amène rejoindre les débris au pied de la voie en laissant une belle cicatrice sur le mur. Plus d’écaille… tous ces doutes pour rien!
Je suis damné! Tout le monde va croire que j’ai taillé!!
Bon, il n’y a qu’une solution et elle est drastique: j’attrape un à un les blocs du sommet et je les fait débouler sur le mur en faisant attention aux plaquettes. Une mise en application de la Théorie du Chaos. On lance des roches vers le bas d’une paroi et elles créent les prises qu’elles veulent… géologiquement, elles seraient tombées de toute façon! Maintenant ou dans mille ans…
Quelques jours après, assis au « Relais de la Route des Vins » avec quelques amis:
-« Superbe ta nouvelle voie! Tu nous as nettoyé un couloir d’avalanche mais quelle classe, le truc, et totalement naturel en prime! »
-« Vous savez qu’il existe un Génie du Grès : je n’ai fait que suivre son exemple en me disant qu’une pierre qui roule… »
Je vide mon verre de Blanc d’Alsace en prenant soin de ne pas m’étouffer… il est grand temps de passer à un autre sujet!
Posté en tant qu’invité par altalataÏ:
C’est trop long, franchement j’ai pas le courage de le lire tu me le résumes SVP
Posté en tant qu’invité par pierre o):
… t’as pensé aux pictogrammes (comment ça s’écrit ces merdes),
pour ta bonne idée d’annotation dans les topos ???..
C’est rapide à lire !
p
Posté en tant qu’invité par altalataÏ:
Alors d’après toi, dans le principe, c’est une bonne idée ou pas? ( même si difficile à mettre en oeuvre dû à la (mal) honneteté de certains ouvreurs))
Posté en tant qu’invité par altalataÏ:
Toi qui est graphiste et d’ailleurs je te félicite pour les superbes noms de voies et autres que tu as mis à Claret, tu pourrais nous en faire un et le mettre en ligne et je pourrais, si tu es d’accord et que tu ne demandes pas de droit d’auteur, le mettre sur mon petit topo et, dans l’ideal, le proposer à un grand équipeur de ma région pour la future édition du sien.
Alors, en route pour la grande révolution du 21ème siècle??
Posté en tant qu’invité par j’suisbenvieuxmaisencorevert:
Merci Papy.
Ton intervention remet les pendules à l’heure.
Je connais les deux concernés.
L’un et l’autre se sont faits des amis/ennemis.
Normal, il y aura toujours des jaloux, des …
Mais comme quelques autres (toujours trop rares), ils ont eu le courage et la pugnacité d’ouvrir de nombreuses voies. (pour rappel, les ouvreurs payent souvent de leur poches, le matériel et les frais liés à la logistique).
Lorsque l’on ouvre une nouvelle voie, on ne sait jamais si elle deviendra une bouse ou une voie *****.
Pour ceux dont le seul moyen d’expression est la critique, qu’ils aillent ouvrir une nouvelle voie (si possible depuis le bas), après ils pourront discuter.
Posté en tant qu’invité par altalataÏ:
…si possible depuis le bas!!!
Ben ouais je pense que t’es bien vieux!( je te taquine ne le prend pas mal)
C’est vrai qu’ouvrir depuis le bas, on fait du meilleur boulot, c’est bien connu !
N’importe qui peux ouvrir du bas et cela ce ressent dans pas mal d’itinéraires(mal équipés). C’est sûr que mettre un goujon à bout de bras avec le précédent au niveau de la cheville, c’est vachement dur!!!
Je pense que les équipeurs qui peuvent prétendrent ouvrir du bas des itinéraires d’ampleurs, bien équipés pour le libre et ce, sans mettre un goujon tous les mètres (même en le noyant après) ne courent pas les falaises.
L’ouverture du bas n’est pas obligatoirement synonyme de qualité, mais lorsque c’est le cas alors oui, bravo, mais je ne pense pas que ce soit forcement « mieux » pour autant.