TB docu TV sur la tragédie des Vignettes d'avril 2018

Pour les raid à ski, J avoue être plus à l aise avec un smartphone et swisstopo en suisse, austrimap en Autriche (quiT aligne la carte avec le relief, super option) ou Géoportail en France qui me positionne en 10sec sur ign qu

avec un gps souvent sans fond de carte….
ou bien carte boussole, quand je ne sais plus où je suis.

Même en pleine tempête !

C est mon avis.

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Pour préciser. Quand tu parles de l’autre groupe guidé (le groupe de Steeve House qui s’associe à un autre groupe guidé par un français), oui, ils avaient un gps avec trace récente voir très récente.

En revanche, les français aillant passé la nuit dehors avaient seulement carte + boussole et j’imagine alti.

Pour les téléphones il y en a qui résistent bien au froid et d’autres pas du tout, il faut tester. Perso avec le mien actuel pas de soucis jusqu’à - 15 °C. Ce n’était pas le cas avec mon précédent qui déconnait dès -5 °C.

  1. Les biais dans la prise de décision (en français) :
    Camptocamp.org
    Accidentologie : une première analyse pour le ski de randonnée
    Accidentologie du ski de montagne : l'analyse des données des secours et des récits de retours d'expérience

  2. facteurs humains, gestion de groupe, leadership (en anglais) :
    https://arc.lib.montana.edu/snow-science/objects/ISSW13_paper_P5-19.pdf
    The Human Factor - Black Diamond Skiing Avalanche Safety - The Backcountry Ski Touring Blog
    https://www.powder.com/videos/introducing-human-factor

Aide-mémoire FACETS :

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Il me semble que certains GPS ont des fonds de carte.

Certe, la batterie tient le froid, l’écran fonctionne au froid par beau temps.
Quid dans la tempête : smartphone chaud sortant des habits, humidité atmosphérique se déposant très vite sur l’écran, refroidissement de celui-ci… ? As tu déjà testé dans de mauvaises conditions (là où on a VRAIMENT besoin d’un GPS…) ?

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Ce film montre qu’on peut tenter quelque chose, mais que si la réalité est différente (tempête 4h plus tôt) et si la topographie est compliquée (un plateau suspendu en forme de selle de cheval, ou un passage étroit à trouver est plus paumatoire dans le brouillard qu’un vallon un peu serré + col évident par exemple), l’attitude la plus sage est le demi-tour ; qui n’a été envisagé sur le terrain par aucun des 3 groupes.

Perso je trouve qu’un GPS sans fond de carte avec courbes de niveaux est super dur à utiliser. Si en cas de tempête c’est chaud d’utiliser un smartphone givré, et dur de se repérer précisément sur un autre GPS quand on n’a pas une grosse expérience, ça veut dire qu’il faut pas trop ou pas que compter dessus, et ne pas devoir naviguer pendant plusieurs heures sur un terrain paumatoire.
Sursac : pas besoin quand on fait demi-tour…

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… Fiabilité
Reste que la trace enregistrée par le GPS de Tommaso présente un vide inexpliqué entre 13h02 et 14h32 soit pendant près d’une heure trente! Auraient-ils pu se fier à cet instrument pendant ce laps de temps pour s’orienter sur leur parcours s’ils y avaient eu recours ! (voir de 51:04 --> 52:36)

Merci, supers articles, je trouve.

Deux extraits que je trouve particulièrement marquants :

Celui de C2C : Il apparait alors que seulement 13% des personnes ont des connaissances claires en nivologie lors que 65% des personnes pensent les avoir.

Et la 1ère analyse en ski de rando :
C’est bien souvent suite à un enchaînement de petites décisions sans conséquences apparentes, encouragées par différents facteurs contributifs s’auto renforçant et impactant la perception des dangers, que les participants se retrouvent dans une situation critique où une dernière inadéquation (le virage au mauvais endroit, le déséquilibre) termine de déséquilibrer une situation déjà sous tension, et abouti à l’accident.

Non, quand la météo est mauvaise, je sors pas.
Toutefois je vois pas trop comment il pourrait « geler », il ne contient pas d’eau.

En rajoutant la lettre W pour Wheather (la météo) à l’aide mémoire FACETS, on aurait un nouvel acronyme :

WTF ACES, que l’on pourrait judicieusement traduire par : « c’est quoi ce merdier les as » ?.

ACES signifie les as en français (les meilleurs des meilleurs), mais peut aussi signifier : Adverse Climbing Experience Strategy.

A s’en rappeler pour questionner la décision d’un chef de groupe ou d’un guide en cas de doute sur sa stratégie d’ascension…

W : wheather
T : tracks
F : familiarity
A : acceptance
C : commitment
E : expert halo
S : scarcity

Les flocons ou gouttes qui se déposent dessus.
Le smartphone fonctionne-t-il avec un écran mouillé, ou que se passe-t-il si on sort u smartphone un peu chaud qui reçoit des flocons ? Je crains qu’ils ne fondent d’abord avant de geler sur l’écran…

A mon sens, ne jamais sous-estimer le mauvais temps : orientation difficile, difficulté à voir la pente, difficulté à analyser les risques… et pas de secours possible !

peut-être. Mais s’il givre j’imagine qu’un coup de gants et ça retire le givre. Sous la pluie c’est pas une soucis, j’utilise souvent mon tel sous la pluie sans problème.
Par contre pour la carte papier, quand il y a du vent c’est pour moi inutilisable, elle s’envole, fait flap flap, se déchire. Peut-être en la mettant en petit format dans une fourre plastique.

scarcity ? c’est quoi ?

C’est là où qu’ c’est qu’habitent les balafrés… Ou qu’on soigne les ceusses qu’on des escarres*.

*

Origine du mot scar en anglais.

Au passage : Scarface (film avec Al Pacino), ça veut pas dire escarre aux fesses.

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Les cristaux liquides peuvent geler vers -20°C. La batterie gèle aussi.

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A propos des GPS/smartphones :

  • ça n’est pas très clair mais il me semble avoir compris que le guide italien ne s’est pas servi de son smartphone, même avant l’arrivée de la tempête (sinon je ne vois pas pourquoi ils auraient erré dès 10h du matin en allant beaucoup trop au sud)
  • le GPS du client italien ne permettait pas d’identifier et de rallier le passage étroit permettant d’accéder aux vignettes (il me semble qu’il n’avait dessus que le sentier d’été qui passe plus au sud)
  • une fois pris dans le gros de la tempête, avoir un GPS ou un smartphone ne change pas grand chose : de toutes façons tu ne vois pas le bout de tes skis et tu ne tiens plus debout…

La question que je me pose est : est-ce qu’ils auraient réussi à passer si ils n’avaient pas perdu tant de temps à chercher leur chemin ? c’est pas sûr vu que le groupe du guide américain est passé « tout juste » alors qu’ils étaient probablement beaucoup plus rapides et qu’ils ont navigué droit au but.
Même question pour le groupe des français.

Moi ce que je retiens surtout de cet accident, ainsi que ceux de 2000 et de cette année, c’est que dans ce coin plus qu’ailleurs, il ne faut pas jouer à « on sera passé avant l’arrivée du mauvais temps ».
Il semble que le Foehn se bloque un temps coté italien puis déborde brusquement et de façons difficile à prévoir, et là en très peu de temps on perd complètement la visi. Une fois pris dans la nasse on est en grand danger de ne plus pouvoir progresser et dans ce cas ce n’est plus une question de GPS ou autre, juste la capacité de s’enterrer et de survivre.

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PS. Déjà utilisé plusieurs fois le smartphone dans du mauvais temps (neige, vent fort mais pas extrême) ou par température très froide (-15 à -18°) => jamais rencontré de problème.

En pratique tu le sors 15 à 30 secondes pour le consulter puis tu le remet bien au chaud et au sec dans la poche donc pas de souci de givre ou d’écran qui se fige avec le froid.

Maintenant c’est clairement pas fait pour l’avoir en permanence sous les yeux pour progresser dans la bonne direction, pour ça il faut un vrai GPS d’expédition et/ou une boussole et un gars derrière pour corriger ta trajectoire si tu veux aller à peu près droit.
Perso ma philosophie est d’éviter de se trouver dans cette situation… (autant que faire se peut)

Une autre difficulté à ne pas sous-estimer quand les cristaux de glace frappent le visage à plus de 100 km/h, c’est l’obligation de conserver son masque de ski ou les lunettes solaires de vue. Ce qui dégrade énormément la lisibilité des ecrans

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Tt à fait !
A mon avis, c’est valable pour toute sortie un peu engagée : que se passera-t-il; s’il y a ou souci quelconque avec retard ?

Dans une situation comparable de vent tempétueux (un peu moins fort et surtout à une altitude plus basse), je vous invite à lire la dernière analyse de Maud Vanpoulle sur ce récit de la base SERAC

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Comme on pourra lire : " Malgré un vent tempétueux et un danger d’avalanche marqué (3), un groupe décide de sortir sur un itinéraire qu’il connait bien afin de tester ses capacités dans une situation critique."

Ah ben voui, inutile d’enfoncer la porte, c’est ouvert !! Ça ne pouvait pas se faire à la maison !