Je pense que sur le lot il y avait des sae ( donc pas brevetés sne), des sne (donc ok si voie d’une longueur), Le résumé : https://alpinemag.fr/drame-orpierre-escalade-prison-encadrants-edito/
Ce secteur des voies de 2 longueurs et la présence d’une corde de rappel de 50m tendrait a penser " initiation grande voie" donc hors compétence d’un sne. En tant qu’ex dtr a cette époque je pense avoir eu la majorité des encadrants a un moment où à un autre de leur formation donc ils ont tous entendu " les conneries un jour ça tue" et « le manquement délibéré ( je sais qu’il faut pas faire ça mais je l’ai fait) a une obligation de sécu renforcée (car mineurs) ça se paye cher (et c’est normal) », le pire c’est que c’est comme au permis, a l’examen on fait tout comme il faut et ensuite c’est m’importe quoi ( défaut de surveillance, corde courte, pas de noeud et pour finir " on ne laisse jamais glisser la corde a la descente", ce troisième niveau de sécurité ayant beaucoup de mal à etre entendu dans les clubs, la ligne a d’ailleurs disparue de l’UFC autonomie affichée a la salle que je fréquente (initiative locale ou fédérale ?)
Encadrement et responsabilité juridique
Je ne suis pas certaine que le défaut de certification sne/sae ait été le motif prédominant de la sévérité de la décision.
C’est surtout la gravité des erreurs commises, y compris dans le choix du matériel, et le défaut de surveillance afin de prévenir les erreurs des stagiaires.
Faire une initiation à la grande voie, avec des longueurs de 50m, en prenant un seul brin de 50 m, ce qui veut dire longueur max du rappel de… 25m, c’est déjà un gros souci.
Ensuite, pour la moulinette, il aurait été surtout prudent de ne pas prendre la même couleur pour la corde de 50m et celle de 80m.
C’était courir un risque de confusion, conduisant à s’engager dans une moulinette de 40 m avec une corde de 50m qui n’autorisait en réalité qu’à descendre 25 m au grand maximum… et la victime aurait pu s’en sortir, certes moyennant quelques complications, à la condition qu’un noeud ait été fait en bout de corde, ce qui n’était pas le cas et n’avait pas été vérifié.
S’agissant des cordes de même couleur, une bêtise de ce genre a failli nous arriver à La Bérarde : au moment d’installer le rappel, ma femme, pour se décorder et s’installer sur le rappel… avait commencé à défaire le noeud de sa longe. De fait, on s’est aperçues qu’on avait choisi des longes de la même couleur que l’un des brins du rappel… Donc, des couleurs différentes pour chaque longueur de corde, ça aurait éliminé un facteur de risque.
A Orpierre ?
A ma connaissance aucun rappel n’est obligatoire (à condition de sortir les voies).
(Mais supposer qu’ils voulaient faire de la GV parce qu’ils avait des cordes de 50m me parait aussi capillotracté).
Ce n’est jamais garanti… En grande voie, il vaut mieux prévoir un plan B.
En effet, mais en cas d’accident tout y passe, genre suivi des epi même si ça n’a aucun rapport.
J’ai cru lire que la 50m était un brin de rappel (prendre une 50 a simple dans ce contexte, il faut vraiment être sur qu’aucune voie ne dépasse 20m)
Le tribunal a retenu plusieurs fautes graves : formation insuffisante des mineurs aux gestes de sécurité (notamment le nœud de sécurité), absence de surveillance à proximité des cordes lors de la séance, et utilisation de matériel inadapté (cordes trop courtes). Chacune de ces négligences exposait les participants à un risque mortel.
https://www.benevolat.org/accident-sportif-aggravation-de-la-peine-des-encadrants/
On est tout de même sur le ba BA : former, surveiller et prendre le bon matériel. Tu prends une corde trop courte, tu n’expliques pas de faire un nœud en bout de corde et tu ne surveilles pas : ça fait beaucoup !
Compte tenu de l’accumulation de négligences graves et des conséquences, je ne trouve pas que les sanctions soient particulièrement lourdes : 2 ans avec sursis et interdiction d’encadrer pour 2 encadrants, 20 000€ pour le club.
Le bénévolat associatif n’excuse pas tout, et encore heureux.
Article d’Alpine : « Pour mieux voir il recule un peu. La corde, trop courte, lui file entre les doigts »…
ça m’est arrivé il y a longtemps, un grimpeur chevronné m’assure, pas de noeud, je file sans comprendre (!) sur le bloc plat et incliné dessous, looping, pas de mal, mais on s’en souvient.
C’est pas faux, je serai d’ailleurs preneur des attendus du jugement et de l’appel s’ils étaient disponibles en ligne…
Les jugements des tribunaux correctionnels ne sont pas publiés. Les seules qui en auraient copie, ce sont les parties en cause.
Je ne comprends pas ce fonctionnement : la justice n’a-t-elle pas un devoir de transparence ?
Elle émet des jugements, mais on n’a pas le droit de savoir les raisons ?
Et quand bien même ça serait publié au moins en partie ( si c’était le choix d’une des parties en cause ), un jugement reste un jugement sur des bases où la « vérité » est souvent mal établie et dépend des points de vue et des témoignages. Donc ça peut toujours être sujet à discussion.
Comme on l’a déjà évoqué dans les discussions récentes à propos de l’accident mortel en alpi de Belledonne, on peut peut-être considérer que la justice fait son boulot en matière de « punition », mais pas du tout sur ce que je pense être le plus important : prévenir de futurs accidents ce qui impliquerait de communiquer correctement et dans le détail sur tous les éléments techniques et humains qui ont pesé dans le jugement.
Je pense que c’est fait en aéronautique (BEA ?) mais pas pour les sports de montagne.
Les juges ont comme les dieux le droit de vie ou de mort. Il y a bien dans notre pays (pas dans des accident sportif bien sûr) des gens qui sont maintenus en prison sans preuves, tout juste parce qu’un juge à la « conviction » que la personne est coupable et ça ne choque pas grand monde.
Ils ne sont pas publiés systématiquement, mais n’est-il pas possible d’en demander une copie auprès du tribunal ? (éventuellement éditée pour masquer le nom des protagonistes). Je pensais que si, mais je me trompe peut-être.
Sinon, qui a accès à ces décisions ? Je suppose au moins qu’un juge ou un avocat peut l’avoir dans le cadre de son travail.
Par ailleurs certains de ces jugements sont ensuite repris dans des ouvrages sur la jurisprudence (et deviennent donc publics). Comment cela se passe-t-il ? Faut-il l’accord des parties ?
Il faut peut-être ne pas exagérer…
Je trouve bizarre que la justice ne soit pas plus transparente pour tout le monde et qu’une personne non concernée ne puisse avoir les attendus du jugement ; mais les partis concernés y ont bien accès, et peuvent faire appel !
Pour les juges, plus depuis 1981.
Enfin ce n’est pas un juge en cours d’assise, mais un jury.
On peut en obtenir copie auprès du greffe, mais il faut connaître le nom des parties et le numéro de RG.
Oui, les avocats peuvent obtenir copie de la décision, via e-Barreau.
Certaines décisions de première instance sont publiées par les éditeurs juridiques, mais surtout dans les dossiers qui présentent un intérêt, par exemple dans le cas où la décision amorce un revirement. Généralement, on publie plus largement à partir des arrêts de Cour d’appel, que ce soit sur Légifrance ou sur les bases de jurisprudence des éditeurs juridiques. Les décisions et arrêts publiés sur Légifrance sont anonymisés.
Le plus simple serait que le CAF de Roanne, impliqué, transmette la décision à la FFCAM qui publierait, à défaut de l’identité des parties, au moins la motivation de la décision. Le nom des parties pourrait facilement être anonymisé afin de préserver leur vie privée.
Cela pourrait alimenter une base, mise en ligne par la FFCAM et accessible aux adhérents.
En voilà une bonne idée 
Qui se charge de la proposer à la FFCAM ?
Au niveau de notre club, sans victime grave et sans suite juridique, on n’arrive pas à avoir les retours de certains incidents sérieux.
Je suppose que c’est soit parce que les impliqués ont peut d’être « attaqués », soit parce qu’ils ne veulent pas mettre en porte à faux les organisateurs de la sortie.
Je ne pense pas qu’un club publiera qq chose qui le mette en cause, ca n’est pas dans notre culture.
Malheureusement…
La base Sérac est remarquable, elle n’a rien d’exhaustif puisqu’elle fonctionne sur du volontariat, mais elle permet de récupérer bcp d’incidents. Merci à tous ceux qui participent, et incitation aux autres pour s’y mettre au plus vite !
