Précisément : quand le juge estime qu’il a besoin des connaissances de personnes expérimentées dans un domaine, il ordonne une expertise judiciaire. Il y a beaucoup à dire sur la compétence des experts et comme dit plus haut, le juge a tendance à les suivre. La vérification des compétences des experts, lorsqu’ils candidatent à l’inscription sur les listes des cours d’appel, est une faiblesse de ce système, quel que soit le domaine considéré d’ailleurs.
Quelle que soit la situation, le juge retient que, dans une cordée, la responsabilité est endossée par le plus expérimenté. Il en découle qu’encadrant « autonome » ou pas, stagiaire ou pas, le plus expérimenté des encadrants du groupe reste responsable, sauf à pouvoir dégager sa responsabilité s’il n’avait absolument aucun moyen de prévenir l’accident ou de contrôler l’action du co-encadrant moins expérimenté (ou du stagiaire…).
La fédération a simplement durci ses formations pour s’efforcer de se prémunir contre l’insécurité juridique liée à l’appréciation de l’expérience et de la compétence, de sorte qu’on puisse estimer qu’un brevet atteste d’un certain niveau de ce point de vue. Mais le principe général demeure : l’encadrant le plus expérimenté sera responsable des fautes commises par les autres, s’il est prouvé qu’il pouvait prévenir ou agir.