Là on mélange allègrement des choses qui n’ont rien à voir.
Une « victime qui peut se prévaloir d’un préjudice subi dans le cadre d’une relation contractuelle », ça concernerait la justice civile, dont le rôle est de réparer ce genre de préjudice.
En passant, il n’y a d’ailleurs aucun « contrat » en cause dans cette affaire, et encore moins « payant », puisqu’il s’agit d’une sortie d’alpinisme entre membres du même club alpin, donc je ne vois pas bien à quoi tu fais référence.
Ici, depuis le début on ne parle que de justice pénale. La justice pénale n’est pas rendue au nom de la victime, mais au nom du peuple français. Son but est de punir l’auteur d’un acte délictueux dont le juge estime qu’il porte atteinte à une ou des victimes, voire à l’ensemble de la société.
C’est de cette mise en cause pénale, et de la peine qui en résulte, qu’il est question. Rien d’autre.
Par ailleurs, que signifie « cela dépasse l’appréciation personnelle des juges » ??
Évidemment que ça ne se joue pas que sur l’appréciation personnelle des juges*, mais évidemment aussi qu’elle compte, cette appréciation. Le juge n’est pas une machine à appliquer un Code, surtout dans des domaines comme la montagne où il n’existe pas de Code. Donc, oui, l’appréciation personnelle des juges compte, et l’appréciation personnelle des juges qui ont eu à juger de cas similaires (= la jurisprudence) compte aussi. Et pas qu’un peu: dans ce genre de domaine sans Code spécifique, c’est même le principal support sur lequel s’appuient les décisions.
C’est bien pour ça que les jugements récents suscitent de nombreux questionnements parmi les encadrants. Rien à voir avec de la curiosité morbide pour un accident, dont on se doute bien, par ailleurs, à quel point il doit être traumatisant pour toutes les personnes impliquées, avec lesquelles on compatit d’autant plus sur ce forum qu’on a tous aussi, à plus ou moins grande distance, été en contact de drames de la montagne.



