Eddy+ Reverso 3 (Attention)

Champion du trollage peut-être bien mais moi, ce genre de propos, ne me fait pas rire du tout, d’autant plus qu’ils reçoivent depuis quelques temps un écho bienveillant au plus haut niveau de nos institutions. Sans doute suis-je encore un nostalgique (ou un disciple) de ces « hussards noirs de la République » qui sous la III° République, on répandu dans les campagnes l’école de Jules Ferry : laïque, gratuite et obligatoire, sans oublier un idéal de tolérance.
Durant sa scolarité, un petit Français aura la chance de pratiquer une bonne douzaine d’Activités Physiques ou Artistiques appartenant à des familles différentes (sports collectifs, activités aquatiques, gymniques, athlétiques, d’expression, sports de combats ou de raquettes, etc.). Bien sûr, cette pratique sera parfois chiante mais parfois extraordinaire, dans des conditions matérielles minables ou excellente et avec des profs nuls et très cons mais aussi avec des pédagogues aux compétences et au charisme incontestables (sans oublier que diriger un jeune vers un club lorsqu’on découvre des aptitude certaines pour un sport est le lot presque quotidien des « profs de gym »).

Sans le sport obligatoire à l’école, combien de familles auront les moyens (ou la volonté) d’assurer et de pérenniser, par le biais des clubs, le 1/10° de cet enseignement ?
Sans le sport obligatoire à l’école, combien de jeunes filles issues de l’immigration seront privées de toute pratique corporelle ?
Sans le sport obligatoire à l’école, qu’en sera-t-il de la santé publique des génération futures (l’obésité par ex).

Je ne vais pas en rajouter, je ne vais pas non plus m’étendre sur la pratique dans le milieu associatif où l’on trouve des choses formidables mais où l’on côtoie également des horreurs de toutes natures. J’ajoute enfin que de nombreux enseignants d’EPS sont impliqués dans les clubs où ils apportent beaucoup de leur temps … encore libre !

B.A.

Qu’on soit d’accord B.A. je pense que l’activité physique est une nécessité pour le bon développement mais je pense également que le milieu scolaire est le plus mauvais milieu pour l’apprécier. Un cours d’EPS entre un cours de maths et un cours d’anglais, les notes à la fin du trimestre, tu admettras que ça n’a rien de génial.

Le système devrait inciter à l’inscription dans les clubs avec une très importante collaboration entre les clubs et le système scolaire. Et si tu peux justifier d’une pratique réelle en club tu pourrais être dispenser de sport scolaire.

Et si les aptitudes sont très loin d’être certaines mais que ça lui plait c’est au moins aussi important non ?

Ah ? Parce que tu trouves que dans ce domaine le système actuel a fait ses preuves ??

Posté en tant qu’invité par J2LH00Q:

Champion du trollage peut-être bien mais moi, ce genre de propos, ne me fait pas rire du tout, d’autant plus qu’ils reçoivent depuis quelques temps un écho bienveillant au plus haut niveau de nos institutions. Sans doute suis-je encore un nostalgique (ou un disciple) de ces « hussards noirs de la République » qui sous la III° République, on répandu dans les campagnes l’école de Jules Ferry : laïque, gratuite et obligatoire, sans oublier un idéal de tolérance.
Durant sa scolarité, un petit Français aura la chance de pratiquer une bonne douzaine d’Activités Physiques ou Artistiques appartenant à des familles différentes (sports collectifs, activités aquatiques, gymniques, athlétiques, d’expression, sports de combats ou de raquettes, etc.). Bien sûr, cette pratique sera parfois chiante mais parfois extraordinaire, dans des conditions matérielles minables ou excellente et avec des profs nuls et très cons mais aussi avec des pédagogues aux compétences et au charisme incontestables (sans oublier que diriger un jeune vers un club lorsqu’on découvre des aptitude certaines pour un sport est le lot presque quotidien des « profs de gym »).

Sans le sport obligatoire à l’école, combien de familles auront les moyens (ou la volonté) d’assurer et de pérenniser, par le biais des clubs, le 1/10° de cet enseignement ?
Sans le sport obligatoire à l’école, combien de jeunes filles issues de l’immigration seront privées de toute pratique corporelle ?
Sans le sport obligatoire à l’école, qu’en sera-t-il de la santé publique des génération futures (l’obésité par ex).

Je ne vais pas en rajouter, je ne vais pas non plus m’étendre sur la pratique dans le milieu associatif où l’on trouve des choses formidables mais où l’on côtoie également des horreurs de toutes natures. J’ajoute enfin que de nombreux enseignants d’EPS sont impliqués dans les clubs où ils apportent beaucoup de leur temps … encore libre !

B.A.[/quote]
+1

[quote=B.A.]J’ajoute enfin que de nombreux enseignants d’EPS sont impliqués dans les clubs où ils apportent beaucoup de leur temps … encore libre !

B.A.[/quote]
Et je tire mon chapeau à ceux qui organisent bénévolement des sorties multiactivités, qui permettent à des jeunes de milieux modestes de découvrir des loisirs qu’ils n’auraient jamais connu autrement.
J’en connais, et leur dis bravo !

Mais c’est que ce système au demeurant idéal existe ! Même si en définitive cela relève de la pure utopie sociale, tellement les laissés pour compte sont nombreux.

On peut voir une tel système en Chine (c’était pareil dans l’ex-URSS). Les clubs, c’est l’Etat, le sport, c’est l’Etat. La vitrine est merveilleuse, on l’a vu aux derniers J.O., mais à quel prix ? Le choix des activités est-il libre ? Faire du sport dans un cadre stricte, militaire voire concentrationnaire est-il épanouissant ? J2LH n’aurait sans doute jamais pu faire d’escalade (l’escalade n’est pas aux Jeux !) et pour aller en montagne il faut s’inscrire à l’avance auprès d’une organisation gouvernementale pour aller faire tel sommet avec tels compagnons, à telle date, etc…
Mais j’imagine bien que J2LH ne pense pas à ça car il existe une autre forme d’organisation qui reprend à sa façon ce principe idéal, c’est le système ultra-libéral qui a cours aux USA. Les écoles, les campus universitaires sont organisés de cette façon, le sport y est roi, la plupart des clubs sportifs étant précisément des clubs universitaires et ça marche fort ! Sauf qu’aux USA les écoles, les universités qui fonctionnent comme ça sont payantes et c’est même très cher ! Donc les blacks et les portoricains (les défavorisés en général) n’y vont pas, ils vont à l’école publique … et s’épanouissent sur un terrain de basket au coin de la rue…
Je crois que malheureusement nos gouvernements (de droite comme de gauche) sont très tentés par le système libéral qui se débarrasse ou presque de sa mission de service publique d’éducation au profit (à tous les sens du terme) du privé. Il ne reste plus à l’état que de payer des vigiles et des détecteurs d’armes à l’entrée des écoles publiques …
Et c’est bien en continuant à jalouser les profs, à stigmatiser en permanence et par tous les moyens ce qui se fait à l’école qu’on donne du blé à moudre à nos chers décideurs qui veulent depuis longtemps « dégraisser le mammouth ».

B.A.

Posté en tant qu’invité par Fr:

Mais c’est que ce système au demeurant idéal existe ! Même si en définitive cela relève de la pure utopie sociale, tellement les laissés pour compte sont nombreux.

On peut voir une tel système en Chine (c’était pareil dans l’ex-URSS). Les clubs, c’est l’Etat, le sport, c’est l’Etat. La vitrine est merveilleuse, on l’a vu aux derniers J.O., mais à quel prix ? Le choix des activités est-il libre ? Faire du sport dans un cadre stricte, militaire voire concentrationnaire est-il épanouissant ? J2LH n’aurait sans doute jamais pu faire d’escalade (l’escalade n’est pas aux Jeux !) et pour aller en montagne il faut s’inscrire à l’avance auprès d’une organisation gouvernementale pour aller faire tel sommet avec tels compagnons, à telle date, etc…
Mais j’imagine bien que J2LH ne pense pas à ça car il existe une autre forme d’organisation qui reprend à sa façon ce principe idéal, c’est le système ultra-libéral qui a cours aux USA. Les écoles, les campus universitaires sont organisés de cette façon, le sport y est roi, la plupart des clubs sportifs étant précisément des clubs universitaires et ça marche fort ! Sauf qu’aux USA les écoles, les universités qui fonctionnent comme ça sont payantes et c’est même très cher ! Donc les blacks et les portoricains (les défavorisés en général) n’y vont pas, ils vont à l’école publique … et s’épanouissent sur un terrain de basket au coin de la rue…
Je crois que malheureusement nos gouvernements (de droite comme de gauche) sont très tentés par le système libéral qui se débarrasse ou presque de sa mission de service publique d’éducation au profit (à tous les sens du terme) du privé. Il ne reste plus à l’état que de payer des vigiles et des détecteurs d’armes à l’entrée des écoles publiques …
Et c’est bien en continuant à jalouser les profs, à stigmatiser en permanence et par tous les moyens ce qui se fait à l’école qu’on donne du blé à moudre à nos chers décideurs qui veulent depuis longtemps « dégraisser le mammouth ».

B.A.[/quote]
Là c’est un peu enfoncer une porte cochère ouverte, mais on dirait (avec stupeur) qu’il faut « encore » s’y coller et ton commantaire y travaille et fait preuve de pédagogie appliquée à l’encontre de certaines personnes, qui n’ont visiblement pas « encore » compris que le privé est ce qui plombe le pays. J’aimerais beaucoup connaître quelle entreprise l’état n’aide pas, à coups de subventions (d’argent public).
Je suis pour dégraisser le mamouth (cf. le privé)

Non, mais je me fais une spécialité de rendre la monnaie de leur pièces à ceux qui allume un contributeur/contribution sur c2c. N’oublions pas que c2c n’existe que grâce aux contributions de chacun.
Bernard met bénévolement un texte de valeur à la disposition de la communauté et certains ne trouvent pas mieux que le pourrir sous le prétexte qu’il est professeur d’EPS !! Bien évidement, qu’il est toujours possible de trouver à redire quelque chose sur l’article de Bernard (rien n’est parfait). Néanmoins, un minimum de respect pour le travail réalisé et pour la personne ne me semble pas beaucoup demander. Je rappelle que ce texte est disponible gratuitement sur c2c.

L’article sur le rappel me semble un bon article, très complet, ouvert avec des références anglo-saxonnes et allemandes sur des pratiques non classique en France. Bravo.
Les propos sur pourquoi le rappel à l’école sont vraiment très intéressant et ça me semble une très bonne évolution dans l’escalade à l’école qui se résume trop souvent à la moulinette.

Certains encadrants de clubs se sont sentis agressés pour la simple et bonne raison qu’ils ont l’impression que l’école est en train d’empiéter sur leur fond de commerce ou plutôt leur raison de pratiquer dans le cadre initiation club. Mais où est donc le problème ? Tant mieux si les gamins savent tirer un rappel. C’est toujours ça en moins à leur apprendre dans un club, surtout que ça n’a rien d’existant. Bernard, n’hésite pas à leur apprendre à poser des coinceurs. J’aurais moins peur quand j’en emmène en montagne et ça m’évitera la séance d’initiation. Le problème est peut être que Bernard a classé les diplômés fédéraux en grimpeur niveau 2 alors que les professeurs d"EPS option Escalade sont en niveau 3. :lol: :lol: Mais ca m’étonnerait beaucoup que J2 ou Eric pratiquent souvent le noeud Dufour ? :stuck_out_tongue: :stuck_out_tongue:

Tout le monde peut contribuer sur c2c. Si vous pensez pouvoir amener des choses à la communauté, n’hésiter pas à rédiger un article, même quelques lignes sur des choses très simple. Rien n’étant parfait, les critiques seront toujours le bienvenu/possible, mais il est préférable qu’elles soient constructives et ne pourrissent pas inutilement le boulot des autres.

Bernard, encore merci pour ton article. Il y a fort à parier que certains dinosaures fédéraux auraient des choses à apprendre d’un mammouth comme toi. :stuck_out_tongue:

tetof, tes remerciements et compliments me touchent et me gênent à la fois.

Apporter ma petite contribution à c2c, eu égard à ce que j’y trouve me semble la moindre des choses et si d’autres peuvent profiter de ma petite expérience ça me fait plaisir … gratuitement, contrairement à ce que pensent certains !

Je crois qu’ll ne faudrait pas non plus oublier d’où on vient : il y a 20 ans, il fallait presque se cacher pour encadrer un A.S. Scolaire Escalade le mercredi après midi ! Je rappelle que l’escalade a parcouru un sacré bout de chemin depuis les années 90, sous l’impulsion principalement des enseignants d’EPS qui ont démocratisé (à l’école) la pratique de l’escalade, ont été à l’origine de la création des murs d’escalade en France, de la mise en place des compétitions, de la formation des B.E. (Claude Vigier, Luc Thibal, Thierry Olive pour ne citer que mes copains de promo !).
Et il est vrai que dans le seul cadre de l’A.S. de mes différents établissements, j’ai sans doute fait découvrir l’escalade et l’alpinisme à beaucoup plus de jeunes que les plus motivés des cadres fédéraux (et les sorties de l’A.S. ne coûtent rien aux élèves). Quelques uns de mes anciens élèves sont devenus mes plus fidèles compagnons de cordée, certains sont devenus guides.
http://www.mont-aiguille.com/montaigu/portraits.htm

Concernant le classement en « grimpeur de niveau 2 » les diplômés fédéraux et en « niveau 3 » les professeurs d"EPS option Escalade, je fais référence, sans le préciser, j’en conviens, à l’époque où il existait une option « lourde » dans bon nombre de sports (jusque dans les années 90 il me semble). Ces options « lourdes » avaient une importance capitale pour la réussite du concours, tant sur le plan de la pratique, la théorie et la pédagogie. C’était sans conteste un niveau B.E.3. Beaucoup de ces enseignants formés ainsi, qui étaient souvent issus d’une certaine élite sportive nationale ou internationale, sont devenus cadres techniques Jeunesse et Sports dans leur sport d’option (CTR, DTN, entraîneurs Nationaux, responsable de pôles, formateurs B.E., etc.). Concernant l’escalade, beaucoup sont devenus guides, plusieurs ont obtenu le B.E. par équivalence. Il est rai que depuis la suppression de ces options « lourdes », depuis que le concours s’est intellectualisé à outrance, le niveau des candidats au CAPEPS (quel que soit le sport) est pour certains (pas tous !), purement livresque, sans aucune expérience et bien en deçà du niveau Initiateur Fédéral.

B.A.

Etait-il utile de politiser la discussion ?? Je pense sincèrement que le sport scolaire est le meilleur moyen de dégouter les gamins, ne n’est pas une question de droite ou de gauche.

Etait-il utile de politiser la discussion ??[/quote]
Laubardemont, commissaire de Richelieu disait "« Donnez-moi six lignes de l’écriture d’un homme, et je me charge d’en extraire de quoi le faire pendre » …

J2LH lit à moitié ou fait semblant de ne pas tout comprendre ?

Il ne faut pas mélanger l’éducation physique et sportive dans le cadre des cours obligatoires et le sport scolaire (du mercredi) dans le cadre de l’Association Sportive et de l’UNSS qui est facultatif. Les acteurs sont les mêmes mais on n’y fait pas tout à fait la même chose !

B.A.

Je parlais évidement des cours obligatoire, désolé de ne pas utiliser le bon jargon.

Etait-il utile de politiser la discussion ?? Je pense sincèrement que le sport scolaire est le meilleur moyen de dégouter les gamins, ne n’est pas une question de droite ou de gauche.[/quote]
B.A.,

_c’est formidable que l’escalade soit enseigné à l’école. C’est bien continuez.
en vrac :
-motivation de la note (barèmes pas trop hauts)=>les mauvais se sentent moins mauvais (surtout les filles)
-convivialité
-implication
-responsabilité
-peu ou pas de différence de niveau entre les sexes
-facilité d’apprentissage
-liberté, autonomie
-équilibre
-aspects psychologiques
-… la liste est encore longue

  • constat : y’a bcp de jeunes qui accrochent et après se tournent vers les clubs

_je pense que J2 fait partie comme moi (à moins que je me trompe) des frustrés qui se sont fait pourrir à l’école car mauvais en sports co, badminton, gym et autres sports de tapettes :lol:
perso en sport ma moyenne était souvent autours de 7/8 à part en endurance!

Posté en tant qu’invité par Variante:

Pour un sujet sur le Reverso 3 c’est pas mal.

[quote=Ravoire]_je pense que J2 fait partie comme moi (à moins que je me trompe) des frustrés qui se sont fait pourrir à l’école car mauvais en sports co, badminton, gym et autres sports de tapettes :lol:
perso en sport ma moyenne était souvent autours de 7/8 à part en endurance![/quote]
Me too. Ca doit être le profil de sélection pour devenir alpiniste. :lol:

[quote=Ravoire]_je pense que J2 fait partie comme moi (à moins que je me trompe) des frustrés qui se sont fait pourrir à l’école car mauvais en sports co, badminton, gym et autres sports de tapettes
perso en sport ma moyenne était souvent autours de 7/8 à part en endurance![/quote]
Ah non, j’ai toujours eu facilement la moyenne, c’est par pour ça que ça m’amusait beaucoup. Mon point de vue sur le sport scolaire, pardon les cours d’EPS, vient de la différence énorme de plaisir ressentie entre les cours d’EPS et la pratique en club ou plus simplement entre copains sous la simple forme du jeu. J’ai toujours été nul en foot mais autant je pouvais m’éclater en récréation, ou en dehors de l’école et ce n’est qu’un exemple.

[quote=Ravoire]-motivation de la note (barèmes pas trop hauts)=>les mauvais se sentent moins mauvais (surtout les filles)
-convivialité
-implication
-responsabilité
-peu ou pas de différence de niveau entre les sexes
-facilité d’apprentissage
-liberté, autonomie
-équilibre
-aspects psychologiques[/quote]
Il faudrait arrêter de croire que l’école doit tout enseigner et tout noter !

Peu nombreux sont ceux ici qui aimeraient avoir une note en rentrant de leur sortie à ski ou d’une jounée d’escalade, pourquoi penser que les enfants sont différents et aiment qu’on les note ou que ça les motive ?

Ca doit être pour ça que je ne suis pas alpiniste :lol: :lol:

J2LH, tu es sans doute sans le savoir un disciple de Jean-Marie Brohm !


Et dans une certaine mesure j’aimerai l’être aussi !
C’est légitime, c’est un bel idéal … mais pas toujours réaliste dans le monde qui est le notre, malheureusement. C’est la société qui est à changer et on ne va pas vraiment dans ce sens, donc pour ne pas mourir trop con, on fait pour le mieux avec ce qu’on a !
B.A.

Posté en tant qu’invité par Eric_Toulon:

[quote=B.A.]tetof, tes remerciements et compliments me touchent et me gênent à la fois.

Apporter ma petite contribution à c2c, eu égard à ce que j’y trouve me semble la moindre des choses et si d’autres peuvent profiter de ma petite expérience ça me fait plaisir … gratuitement, contrairement à ce que pensent certains !

Je crois qu’ll ne faudrait pas non plus oublier d’où on vient : il y a 20 ans, il fallait presque se cacher pour encadrer un A.S. Scolaire Escalade le mercredi après midi ! Je rappelle que l’escalade a parcouru un sacré bout de chemin depuis les années 90, sous l’impulsion principalement des enseignants d’EPS qui ont démocratisé (à l’école) la pratique de l’escalade, ont été à l’origine de la création des murs d’escalade en France, de la mise en place des compétitions, de la formation des B.E. (Claude Vigier, Luc Thibal, Thierry Olive pour ne citer que mes copains de promo !).
Et il est vrai que dans le seul cadre de l’A.S. de mes différents établissements, j’ai sans doute fait découvrir l’escalade et l’alpinisme à beaucoup plus de jeunes que les plus motivés des cadres fédéraux (et les sorties de l’A.S. ne coûtent rien aux élèves). Quelques uns de mes anciens élèves sont devenus mes plus fidèles compagnons de cordée, certains sont devenus guides.
http://www.mont-aiguille.com/montaigu/portraits.htm

Concernant le classement en « grimpeur de niveau 2 » les diplômés fédéraux et en « niveau 3 » les professeurs d"EPS option Escalade, je fais référence, sans le préciser, j’en conviens, à l’époque où il existait une option « lourde » dans bon nombre de sports (jusque dans les années 90 il me semble). Ces options « lourdes » avaient une importance capitale pour la réussite du concours, tant sur le plan de la pratique, la théorie et la pédagogie. C’était sans conteste un niveau B.E.3. Beaucoup de ces enseignants formés ainsi, qui étaient souvent issus d’une certaine élite sportive nationale ou internationale, sont devenus cadres techniques Jeunesse et Sports dans leur sport d’option (CTR, DTN, entraîneurs Nationaux, responsable de pôles, formateurs B.E., etc.). Concernant l’escalade, beaucoup sont devenus guides, plusieurs ont obtenu le B.E. par équivalence. Il est rai que depuis la suppression de ces options « lourdes », depuis que le concours s’est intellectualisé à outrance, le niveau des candidats au CAPEPS (quel que soit le sport) est pour certains (pas tous !), purement livresque, sans aucune expérience et bien en deçà du niveau Initiateur Fédéral.

B.A.[/quote]
Certes ta contribution est la bienvenue, j’ai d’ailleurs diffusé la description comparative du machard (en haut ou en bas); certes celle-ci très complète permet de balayer le sujet de façon particulièrement exhaustive dans le milieu scolaire…
Il n’empeche, un document de 28p sur ce sujet est à mon sens réservé à un public qui dispose du temps necessaire à son étude et manque singulièrement de praticité. Et je réitère mon avis quant à la justification de la pratique du rappel en milieu scolaire qui à mon sens est une des dérives intelectuelles de l’EPS que tu condamne par ailleurs.
Je suis d’ailleurs étonné, pour avoir suivi des débats sur l’EPS, de voir qu’un savoir particulièrement spécifique puisse faire l’objet d’un apprentissage, alors meme que si j’ai bien compris, l’idée est surtout d’acquérir des compétences réinvestissables dans un maximum de sports…
Quant au classement niv 2 et 3, je crois qu’en effet le niveau initiateur demandé est assez éloigné d’un niveau pro même si dans la réalité, les pratiques sont bien souvent les mêmes…